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Archive pour la catégorie ‘CEVA’

Jean-Jack Queyranne : “le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie”

Publié par ardsl le 23 mai 2012

Jean-Jack Queyranne à Genève le 15 novembre 2011 lors de l’inauguration des travaux du CEVA. Photo : Joël Grandcollot.

Selon le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, le CEVA (Cornavin Eaux-Vives Annemasse) symbolise l’avenir du Grand Genève. Le président de la région Rhône-Alpes regrette les querelles politiques locales autour du projet du CEVA.

Pourquoi le CEVA est-il, à vos yeux, un projet majeur ?

« Le CEVA établit des liens entre les différentes composantes de cette agglomération. Cette agglomération est aujourd’hui fortement marquée par les phénomènes transfrontaliers et ce qu’ils génèrent en matière de difficultés de transport, de pollution et d’encombrement.

Aujourd’hui, le CEVA s’impose comme étant un moyen de transport moderne… même s’il a été imaginé il y a déjà cent ans ! Le CEVA a fait l’objet d’un engagement de la Région dès 2004 : il a été voté à l’unanimité et a toujours été confirmé depuis. Il nous semblait en effet indispensable qu’il y ait une sorte de RER entre Annemasse et Cornavin pour mettre fin à cette absurdité qui voulait que les trains passent par Bellegarde pour revenir à Annemasse.

Mais par ailleurs, ce CEVA permettra d’irriguer toute la Haute-Savoie avec cette étoile annemassienne à quatre branches permettant d’aller sur Évian, sur la vallée de l’Arve, Annecy et Bellegarde. C’est aussi pour cela que la Région s’est engagée, puisqu’au-delà du financement des travaux du parcours, nous investissons dans 19 rames d’un montant total de 150 millions d’euros, auquel s’ajoutera le déficit d’exploitation. »

Le financement du projet (côté français) est subitement passé de 244 à 231 millions d’euros. Sur quoi rogne-t-on ?

« Du côté de RFF, l’estimation faite avait été généreuse (en euros valeur 2017) ; celle-ci a été revue à la baisse. Par ailleurs, quelques aspects techniques ont permis de revoir la facture à la baisse d’une dizaine de millions d’euros. »

Le dossier s’est extrêmement politisé en Haute-Savoie, créant une sorte de scission entre les intérêts du nord et du sud du département : comprenez-vous les crispations nées autour de ce projet ?

« Non, je ne les comprends pas. Le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie. En même temps, et cela a été un des éléments de la discussion sur le financement, les fonds frontaliers ont aussi une utilité pour soutenir les projets d’investissement. Concernant des projets d’investissement de cette nature-là, il semble parfaitement légitime que ces fonds les financent afin d’améliorer la vie quotidienne. »

Rappelez-nous comment s’est bouclé le financement de la partie française…

« 45 millions d’euros pour l’État, 55M€ pour la Région, 55M€ pour le Conseil général, un peu plus de 28M€ pour les collectivités locales (dont le Syndicat d’aménagement du Chablais, pour 5,25 M€), 35 M€ pour RFF et enfin 12 M€ pour la Confédération helvétique (via les CFF). »

Pourquoi les CFF abondent-ils à hauteur de 12 M€ ?

La puissance électrique n’est pas la même entre le réseau suisse et le réseau français : un système de conversion de puissance électrique doit être mis en place ; les Suisses ont accepté de le prendre en charge.

Comment se fait-il que la Suisse puisse débloquer plus d’un milliard de francs en un temps record et que plusieurs années soient nécessaires côté français pour trouver 230 millions d’euros ?

« Côté français ce sont certes deux kilomètres, mais auxquels s’ajoute la gare d’Annemasse. Or, au départ, on avait surtout parlé de l’infrastructure ferroviaire sans voir les effets sur la gare d’Annemasse. Nous avons par ailleurs travaillé pour maintenir la circulation des trains de fret (Eaux d’Évian notamment) impliquant des aménagements importants. La Région s’est fortement engagée mais il a fallu obtenir le soutien de l’État qui, au départ, ne voyait ce CEVA que comme une simple liaison locale. Il a fallu convaincre que c’était bien plus que cela pour obtenir un financement significatif. Dans un contexte de restriction des finances publiques, il a donc fallu négocier, arbitrer, discuter pour obtenir ces crédits. Je pense que l’arrivée de la Région dans ces discussions (nous sommes entrés dans le CRFG (Comité régional franco-genevois) en 2004) a été un élément déterminant dans cette réussite parce que nous ne sommes plus restés dans une vision “localiste”, étroite, faite de petits intérêts locaux. »

Justement, le CEVA est-il le symbole de ce projet d’agglomération franco-valdo-genevois dont la seconde mouture sera signée fin juin ?

« Oui c’est un des liens essentiels. Il y en aura d’autres à développer, je pense par exemple pour le Pays de Gex au prolongement du tram qui arrive au rond-point du CERN. Mais oui, le symbole du CEVA est fort. On ne pouvait pas imaginer un projet d’agglomération sans progrès en matière de transport. »

Le projet sera opérationnel sur le Chablais pour 2017

Le CEVA (Cornavin-Eaux Vives-Annemasse) ne se résume pas à un simple RER genevois. Les trains irrigueront toute la région, jusqu’à Évian-les-Bains notamment.

Le CEVA doit entrer en fonction en décembre 2017. Le Chablais bénéficiera d’une cadence horaire et même à la demie-heure en période de pointe. Les temps de parcours pour se rendre à Cornavin seront significativement améliorés.

Enfin, Jean-Jack Queyranne « ne comprend pas » la polémique lancée par Astrid-Baud Roche (lire).

(Avec Le Messager).

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La ville et le canton de Genève unis pour l’extension la gare Cornavin

Publié par ardsl le 22 mai 2012

La ville et le canton de Genève se sont unis lundi 21 mai pour défendre ensemble, et avec les CFF, la nécessité d’une extension de la gare de Cornavin. Il s’agit d’obtenir le soutien de Berne pour doubler les capacités sur la ligne Genève – Lausanne d’ici 2030.

L’extension de la gare de Cornavin a trouvé de nouveaux soutiens. La ville et le canton de Genève, ainsi que les CFF (lire), se sont unis lundi 21 mai pour défendre cette extension jugée d’une nécessité absolue et urgente puisqu’il s’agit de doubler les capacités sur la ligne Genève – Lausanne pour 2030.

Cet appel solennel est destiné aux élus à Berne, afin qu’ils libèrent au plus vite le financement nécessaire, qui se monte à 790 millions. Mais c’était aussi un “coup de gueule” à l’égard de Zurich, qui fait pression pour faire passer ses propres projets en priorité.

Le contexte

À l’horizon 2030, le nombre de passagers en gare Cornavin va doubler. Avec la mise en service du RER dès la fin des travaux de CEVA en 2017, la gare atteindra son niveau de saturation. Les CFF ont besoin de deux voies et d’un quai supplémentaire pour absorber ses flux supplémentaires.

Deux options de réalisation sont proposées par les CFF pour lesquelles le canton et la Ville de Genève souhaitent s’associer afin de mandater un expert indépendant. Le but : arbitrer entre les deux variantes selon des critères d’impact urbain et de financement.

Autre fait important, les chambres fédérales vont discuter cet automne d’une enveloppe pour les infrastructures ferroviaires. Le Conseil fédéral propose un paquet de 3,5 milliards dans lequel ne figure pas l’extension de Cornavin. D’où l’importance que la Ville et le Canton de Genève se montrent unis dans ce dossier. La Métropole lémanique, qui regroupent les conseils d’État de Genève et Vaud, fait également pression pour que ce crédit passe de 3,5 à 6 milliards.

Le bas des Grottes rasé ?

Les CFF souhaitent étendre Cornavin en réalisant deux voies au nord de la gare. Avec cette variante, 350 logements seront détruits, seuls 300 pourraient être reconstruits.

Le Collectif 500 propose la variante d’une gare souterraine à Cornavin. «Trop cher» pour les CFF qui évaluent les travaux à 1,7 milliards de francs, «soit 900 millions». Un calcul erroné pour Les Verts genevois, qui estiment que la variante souterraine a de meilleures chances d’être réalisée, car moins contestée.

Enfin, la Ville et l’État veulent qu’un expert vérifie les coûts avancés par les CFF.

Genève et Lausanne en retard sur Zurich

Selon Michèle Künzler : «la Ville et le Canton, fait exceptionnel, ont adressé une lettre commune au Conseil fédéral pour défendre le financement de l’extension de la gare Cornavin. La lettre, signée par les mains du président du Conseil d’État Pierre-François Unger et le maire de Genève, Pierre Maudet, a également été envoyée aux chambres fédérales».

«Les infrastructures romandes, Genève et Lausanne, sont en retard par rapport au réseau zurichois», a martelé Michèle Kunzler. Ces 10 dernières années, l’axe Lausanne-Genève a multiplié par deux le nombre de voyageurs, passant de 25000 à 50000. En 2030, 100000 voyageurs sont prévus chaque jour.

Variantes abandonnées

«Toutes les hypothèses on été étudiées par les CFF», a souligné Michèle Kunzler.

«Cette région a pris un retard grave quand on compare le maillage ferroviaire genevois à celui de Zurich», a rappelé Rémy Pagani.

«Après deux ans de réflexion, on peut dire aujourd’hui où nous devons positionné cette gare», a poursuivi Rémy Pagani. En accord avec les CFF et le Conseil d’État, il n’est pas nécessaire de repositionner la gare ailleurs, comme l’aéroport ou celle de La Praille. Des coûts prohibitifs ont été argués.

«Au final, la gare Cornavin est le lieu stratégique qui mettra d’absorber l’explosion des voyageurs ferroviaires. L’avenir du trafic ferroviaire se situe à Cornavin», a assuré Rémy Pagani.

Deux variantes vont être mises à l’étude. Deux voies et un quai ajoutés en surface, ou une construction souterraine.

Situation actuelle dramatique

Une augmentation de la capacité ferroviaire genevoise est urgente“, a déclaré Laurent Staffelbach, chef de projet Leman2030. “Le bassin lémanique est la région la plus dynamique de Suisse et nous devons mettre en place l’infrastructure pour assurer cette croissance“.

Retard de 30 ans

«Quand nous comparons le maillage des agglomérations bâloises et zurichoises à celle de Genève, les CFF estiment que cette dernière a pris 30 ans de retard», a souligné Laurent Staffelbach avant de préciser : «les responsabilités sont partagées.»

La capacité de Cornavin

«La gare de Cornavin a aujourd’hui une capacité de 20 trains par heure, soit 500 par jour. À l’horizon 2018 avec l’entrée en service du CEVA, la gare va saturer. Deux voies supplémentaires permettent d’augmenter la capacité de 40% de trains en plus», a rappelé Laurent Staffelbach. Cela permettrait d’assurer le système ferroviaire à Genève jusqu’en 2050.

Déplacer la gare à La Praille ? Une aberration !

Déplacer la gare centrale de Cornavin à La Praille serait une aberration“, ont affirmé les CFF. “Cela déplacerait l’hypercentre genevois à La Praille d’ici à 2050.”

Autre point, la facture s’élèverait à plus de 6 milliards de francs suisses, soit plus que le paquet total destiné à l’ensemble du pays prévu par la Confédération.

Enfin, les CFF ont estimé la durée des travaux à 40 années dans le cas de La Praille, 25 ans pour la gare de l’aéroport, «ce qui plongerait Genève dans une crise ferroviaire inacceptable», a déclaré Laurent Staffelbach.

Pas de quai à Montbrillant

L’esquisse avancée par le Collectif 500 «a le mérite d’offrir une solution», ont reconnu les CFF. Le concept est techniquement valide et compatible. Restent les coûts. Ils sont estimés à 1,7 milliards de francs par les CFF.

La solution d’un quai à Montbrillant est abandonnée. Le quai serait trop éloigné du centre de gravité de la gare.

La variante “nord”

La variante «nord» qui verrait une destruction partielle du quartier des Grottes reste d’actualité.

Expert mandaté

«Un expert indépendant a été mandaté pour étudier les deux variantes retenues», a ajouté Michèle Kunzler. La conseillère d’État a rappellé que la priorité reste l’obtention du financement de l’extension par Berne.

Pour rappel, les chambres débattront du paquet cette automne. Cornavin n’en fait pour l’heure pas partie.

La solution en surface est la meilleure

«Nous pensons, tous critères confondus, que la solution en surface est la meilleure», a rappelé Laurent Staffelbach, malgré la peur des Genevois, très attachés au quartier des Grottes.

Le représentant des CFF a rappelé qu’il ne s’agissait nullement d’une opération immobilière comme certains l’ont argué, mais de résoudre un problème ferroviaire.

Les CFF vexés

L’engagement d’un expert par la ville et le canton de Genève agace les CFF. Les chiffres avancés par la régie concernant le coût de la variante souterraine, soit 1,7 milliard, laissent sceptiques les Genevois. «Nous sommes vexés», a rappelé par deux fois le représentant des CFF, Laurent Staffelbach.

L’extension de la gare profitera à tous

«L’extension de la gare Cornavin profitera au bassin lémanique, mais également à la Suisse alémanique», selon Michèle Kunzler et Laurent Staffelbach.

(Avec rts.ch et tdg.ch).

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Accord sur le financement du CEVA côté français

Publié par ardsl le 1 mai 2012

Le lancement des travaux du CEVA s’est déroulé le 15 novembre 2011 devant une locomotive de 1912 et une autre de 2011. (Photo : Joël Grandcollot).

L’État français, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, RFF et les collectivités locales ont trouvé vendredi 30 avril un accord de répartition des 231 millions d’euros nécessaires à la mise en place sur France du CEVA (la liaison ferroviaire Annemasse – Cornavin).

La facture des deux kilomètres qui séparent la frontière genevoise de la gare d’Annemasse est de 231,35 millions d’euros. Les collectivités françaises annoncent qu’elles sont tombées d’accord pour boucler le financement de la liaison entre Cornavin et Annemasse. La bonne nouvelle intervient alors que les négociations pour le deuxième plan quinquennal d’aménagement du Grand Genève entame leur dernière ligne droite avant la signature d’Agglo 2.0 prévue le 26 juin prochain à Annemasse.

En novembre 2011, alors que les travaux du CEVA démarraient à Genève (lire), il manquait encore 30 millions d’euros côté français. Comme toujours en France, c’est à l’approche d’une élection majeure que le dossier se débloque. Vendredi 27 avril, tous les financeurs étaient réunis à Lyon au siège de la Région Rhône-Alpes. Réseau Ferré de France (RFF) a présenté un chiffrage définitif, à hauteur de 231,35 millions. “C’est la fourchette basse de la prévision initiale“, note le maire d’Annemasse Christian Dupessey, qui assure “que le projet ne sera pas réduit.

L’État apportera 45 millions d’euros, la Région Rhône Alpes et le département de Haute Savoie 55 millions chacun, les communautés de communes concernées 28,75 millions en partie aidées par le département. Enfin RFF investira 35 millions d’euros, «sous réserve de l’assentiment de son conseil d’administration», soulignent les communiqués de presse diffusés par le Conseil général et la mairie d’Annemasse. «Une formule qui ne remet pas en cause l’accord», rassure Christian Dupessey.

Dans son communiqué, le maire d’Annemasse précise que l’Office fédéral des transports, qui assure les relations avec la France, financera pour 12 millions d’euros le dispositif en gare d’Annemasse qui permettra de commuter une voie du courant français au courant suisse. «C’est une demande des CFF qui doit permettra la circulation entre Lausanne à Annemasse des nouvelles compositions à deux étages de la régie fédérale présentées la semaine dernière» explique l’élu annemasien qui ajoute, pince-sans-rire : «jusqu’à vendredi dernier, c’était à peu-près le seul financement vraiment assuré». L’Union Européenne pourrait également apporter 600000€.

Cadencements

Fin 2017, il y aura un train toutes des 10 minutes entre Cornavin et Annemasse. Entre Annemasse et Évian il y aura bien un train toutes les demi-heures, matin et soir (lire). Le crédit cadre de 231 millions d’euros ne prévoit pas le financement des trains. La Région Rhône-Alpes devra encore trouver 150 millions d’euros pour acquérir la moitié des 40 compositions prévues. Quant aux parkings-relais, ils seront à la charge des collectivités locales. «J’espère bien qu’Agglo 2.0, le nouveau plan d’aménagement quinquennal de la région dégagera quelques financements de la Confédération et de Genève», lâche le maire d’Annemasse.

Marchandage local

Les agglomérations et communauté de communes d’Annemasse, de Thonon, d’Évian, de Reigner, de La Roche-sur-Foron et de Bonneville voient leur participation passer de 18 à 28 millions d’euros. Le président du Conseil général du département de la Haute-Savoie Christian Monteil a accepté d’augmenter la rétrocession des fonds frontaliers aux communes concernées par le CEVA. La récente renégociation de la répartition entre l’Ain et la Haute-Savoie l’y aide sans doute un peu. Enfin, le député UMP des bords du lac d’Annecy, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, ne se serait pas opposé à ce dernier montage. Quelle sera la part de chaque collectivité ? “Il appartient au Conseil général d’en décider“, explique le maire d’Annemasse. “Le nombre d’habitants et la fréquentation attendues sont deux des critères qui seront pris en compte. En gare d’Annemasse passeront 4 millions de voyageurs dès 2018 contre 300000 aujourd’hui.”

Quelle utilisation des 231M€ ?

Les 231,35 millions d’euros comprennent :

  • la construction de 2 km de voies, majoritairement en tranchée couverte (génie civil important), avec la création d’un pont route vers la fin de cette tranchée, dans un secteur contraint.
  • la reprise importante de la gare d’Annemasse (nouvel accès souterrain, renouvellement et modernisation de tous les enclenchements, création d’au moins deux voies à quai supplémentaires, modification importante des accès à la zone de garage, intégration d’une voie électrifiée en 15kV coté Genève…).
  • la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron (automatisation).
  • la reprise de la gare d’Évian.

(avec tdg.ch).

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Le Chablais bénéficiera du CEVA dès sa mise en service prévue fin 2017

Publié par ardsl le 20 avril 2012

Avec CEVA, la gare de Thonon-les-Bains sera à 53 minutes de Genève Cornavin, avec à la clé 22 relations quotidiennes possibles entre Thonon et Genève.

Les gares d’Évian, Thonon, Perrignier, Bons-en-Chablais et Machilly, situées sur la ligne ferroviaire Évian – Annemasse bénéficieront dès décembre 2017 de relations directes avec le centre de Genève grâce à la réalisation du CEVA (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse).

Un hebdomadaire a publié dans son édition du 19 avril des “informations” pour le moins erronées sur la desserte du Chablais à l’horizon de la mise en service du CEVA.

Ouverture du CEVA : décembre 2017

Les travaux du CEVA ont pris du retard, en raison des recours déposés pour les opposants genevois au projet. Ils ont démarré le 15 novembre 2011 (lire). La justice suisse a débouté les derniers opposants le 29 mars 2012 (lire).

La durée incompressible des travaux est de 6 ans.

Le CEVA ne pourra donc être mis en service avant fin 2017. Les CFF et RFF visent une ouverture aux voyageurs pour le lancement du service 2018, soit le 9 décembre 2017.

Aménagement des gares de Thonon et Évian

Les gares de Thonon et Évian seront réaménagées d’ici 2017.

La ligne Évian – Annemasse bénéficie déjà d’une signalisation moderne

Depuis février 2007, la ligne à voie unique reliant Évian à Annemasse est équipée d’une signalisation automatique (BAL), qui autorise le passage de 70 trains par jour. Le trafic actuel comprend 32 TER (16 allers-retours) et une dizaine de trains de fret.

A l’ouverture du CEVA, il est envisagé la circulation de 22 allers-retours TER sur la ligne Évian – Annemasse, soit un train toutes les 30 minutes aux heures de pointes et un train par heure le reste de la journée.

Pour aller au delà de ce niveau de trafic, le doublement de certaines sections de la ligne a été étudié. Un investissement de 126 millions de francs suisses (105 M€) serait envisagé à un horizon 2019-2022. Il s’agirait notamment d’organiser des croisements dynamiques des trains à Machilly, Bons-en-Chablais et Perrignier (en allongeant les voies d’évitement actuelles). Ce projet pourrait être financé au titre du projet d’agglomération franco valdo-genevoise. C’est la mesure 137. Ce projet n’est pas dans les priorités ferroviaires pour la période 2015-2018, car il n’est pas indispensable pour accroître le trafic ferroviaire sur la ligne du Chablais.

En revanche, la section Annemasse – La Roche-sur-Foron, commune aux trains Annecy – Annemasse et Saint-Gervais – Annemasse, n’est pas actuellement équipée du BAL. Il est indispensable que cette section dispose d’une signalisation performante pour assurer une cadence horaire entre Genève et Annecy ainsi qu’entre Genève et Saint-Gervais. C’est pourquoi cette mesure a un caractère prioritaire et doit être réalisée d’ici 2018. Sinon cela signifierait que le RER franco-valdo-genevois ne pourrait pas desservir efficacement la vallée de l’Arve et le bassin annecien.

L’imposture d’Astrid Baud-Roche

La conseillère municipale de Thonon-les-Bains et candidate dissidente de l’UMP à la députation, Astrid Baud-Roche est la seule personne à s’exprimer (et donc sans doute la seule à avoir droit de cité aux yeux de cet hebdomadaire) dans cet “article”.

Astrid Baud-Roche déclare successivement : « les élus du Chablais ont pris une véritable douche froide » en découvrant que le Chablais n’avait plus la priorité. « En 2013, nous avons trois projets : Genève/Annemasse et Annemasse/La Roche en priorité 1 ; et Annemasse/Chablais en priorité 2. Au départ, il s’agissait d’un projet global de RER sud-lémanique. Maintenant, comme on ne peut pas tout payer, la priorité est donnée à Annecy. Bernard Accoyer a voulu récupérer la liaison pour l’agglomération annécienne. De toute façon, il a récemment déclaré que la Haute-Savoie du nord n’était pas une priorité. Une fois de plus on fait passer l’agglo d’Annecy avant nous. »

Astrid Baud-Roche fait preuve d’une démagogie sans limite en tenant de tels propos. Il n’y a jamais eu la volonté de privilégier une branche du futur RER plutôt qu’une autre. C’est la situation actuelle (signalisation moderne sur Annemasse – Évian ; signalisation archaïque sur Annemasse – La Roche – Annecy / Sallanches) qui explique que la desserte ferroviaire actuelle :

  • 16 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Évian.
  • 9 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Saint-Gervais.
  • 5 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Annecy.

Le Chablais bénéficie incontestablement d’une meilleure desserte vers Annemasse que la vallée de l’Arve ou que le bassin annecien.

Astrid Baud-Roche tente de faire croire que le Chablais serait oublié par le futur RER. Elle est sans doute la seule à croire en Haute-Savoie que le RER serait “un RER sud-lémanique“. Le RER desservira toute la Haute-Savoie, et pas seulement Annemasse et le Chablais. La priorité n’a jamais été donné dans ce projet à Annecy. La priorité absolue est de réaliser la liaison manquante entre Cornavin et Annemasse et la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron. C’est ainsi que la Haute-Savoie se dotera d’un RER desservant à la fois le Chablais, Annemasse, Annecy et la vallée de l’Arve.

Nous laisserons néanmoins Bernard Accoyer (député-maire UMP d’Annecy-le-Vieux et premier vice-président de la communauté de l’agglomération annecienne) répliquer aux attaques personnelles d’Astrid Baud-Roche. Néanmoins, on peut que constater qu’Astrid Baud-Roche tente de faire croire que Bernard Accoyer serait un ardent défenseur du CEVA pour relier Annecy – Genève. Les faits ne sont pas en faveur des propos de la conseillère municipale de Thonon. Bernard Accoyer a été le défenseur numéro 1 de la création d’une seconde autoroute entre Annecy et Genève. Il a tenté à plusieurs reprises de s’opposer à la réalisation du CEVA. Il était d’ailleurs absent lors de l’inauguration des travaux le 15 novembre 2011 à Genève et tente toujours de faire capoter le plan de financement de la partie française du CEVA. Bernard Accoyer est également un opposant à l’agglomération franco valdo-genevoise. Il n’y siège pas et ne peut donc agir sur le choix des investissements définis par cette agglomération transfrontalière.

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Les fonds frontaliers devraient financer le CEVA selon Christian Dupessey

Publié par ardsl le 18 avril 2012

Le 29 mars, le tribunal fédéral suisse a rejeté les quatre derniers recours contre le projet de liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (lire). Maintenant tous les regards se tournent vers la France qui n’a toujours pas bouclé le financement concernant sa partie. Interview de Christian Dupessey, président du comité français pro CEVA. Christian Dupessey est également maire PS d’Annemasse et conseiller régional.

Combien de temps faudra-t-il attendre encore ?

Avec le président de la Région et celui du Conseil général, nous avons souhaité mettre rapidement tous les financeurs autour d’une table. Cette réunion devrait avoir lieu avant la fin avril. Cela serait un signe positif fort si nous pouvons boucler ce budget avant la signature du deuxième projet d’agglomération franco-valdo-genevois qui aura lieu le 27 juin. Il faut que l’on passe des engagements verbaux à la concrétisation.

On parle de cette concrétisation depuis longtemps : pourquoi est-ce aussi long ?

Les Suisses ont été plus rapides pour débloquer l’argent nécessaire… Côté français il y a eu quelques freins dont certains étaient politiques et au plus haut niveau… On a connu un grand progrès en novembre dernier lorsque Jean-Jack Queyranne a pu annoncer que toutes les collectivités locales s’engageaient dans le financement du CEVA. À partir de là, on a beaucoup progressé. Il reste à savoir qui financera les 30 à 33 millions d’euros manquants. La politique de fonds d’infrastructures prélevés sur les fonds frontaliers par le Conseil général devrait y trouver sa concrétisation.

L’épisode des recours est terminé alors qu’il y en a eu une soixantaine de déposés. Avez-vous eu des doutes sur l’avenir du CEVA ?

J’ai eu des doutes mais mes craintes portaient plutôt sur le retard du projet. Sur sa réalisation, il y a eu tellement d’arguments, d’engagements en particulier côté suisse, pour que l’on puisse être à chaque moment optimiste. La votation de l’année dernière a été un moment extrêmement fort. À partir de l’instant où la population genevoise disait “oui” au CEVA et de façon massive, on savait que l’on y arriverait. Aujourd’hui la balle est du côté français, on ne peut plus tergiverser, il faut que l’on signe cette convention de financement dans les semaines qui viennent.

Les frontaliers sont régulièrement montrés du doigt à Genève : un projet franco-suisse comme le CEVA changera-t-il cet état d’esprit ?

Un des éléments qui a pu créer des incompréhensions c’est le “A” de CEVA : on a longtemps cru qu’il s’agirait d’un RER entre Cornavin et Annemasse. Je préfère parler d’étoile ferroviaire de la Haute-Savoie du Nord. Les rames, qui vont bientôt être achetées, vont aller jusqu’à Évian, Saint-Gervais ou Annecy. Quand on crée une infrastructure qui a pour rôle de relier les gens, on crée aussi du lien social. Ceux qui cherchent des boucs émissaires seront affaiblis par la réalisation du CEVA. Ils le savent et c’est pour cela qu’ils étaient contre.

(Avec Le Messager).

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Défaite sans appel des opposants au CEVA !

Publié par ardsl le 29 mars 2012

Le lancement des travaux du CEVA s'est déroulé le 15 novembre 2011 devant une locomotive de 1912 et une autre de 2011. (Photo : Joël Grandcollot).

Le Tribunal fédéral a rejeté jeudi 29 mars 2012 les quatre ultimes recours contre la future liaison ferroviaire Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse.

Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté les quatre derniers recours contre CEVA. La plus haute instance juridique suisse a ainsi levé les dernières restrictions bloquant encore partiellement le démarrage du chantier de la future liaison ferroviaire Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse. Elles empêchaient notamment le percement du tunnel de Champel.

Les recours émanaient tous de propriétaires ou de locataires d’immeubles situés à la hauteur de ce tunnel et de la halte de Champel. Les autres tronçons de la future ligne n’étaient plus remis en cause.

Avec cette décision du TF, le projet CEVA bénéficie enfin d’une autorisation de construire en force sans plus aucune restriction.

«Le Conseil d’État salue cette décision du Tribunal fédéral qu’il attendait avec impatience, comme 61,2% des Genevois qui avaient soutenu le projet le 29 novembre 2009. La justice a explicitement constaté que les mesures de protection prévues et les charges imposées aux maîtres d’ouvrage protégeront les riverains de manière adéquate et suffisante. Nous allons enfin pouvoir consacrer toutes nos forces et nos ressources à la construction à proprement parler de cet ouvrage structurant pour notre agglomération et dont nous avons tant besoin», s’est réjouit François Longchamp, conseiller d’État chargé du département des constructions et des technologies de l’information.

Clause contestée

En dernière instance, le TF a confirmé la décision d’approbation des plans prise par l’Office fédéral des transports (OFT) en 2008 ainsi que l’une de ses clauses les plus contestées. Celle-ci prévoit que les mesurages dans les ouvrages souterrains et les immeubles concernés ne seront effectués qu’une fois le gros-oeuvre achevé.

Des pronostics précis en matière de propagation de vibrations et de génération du son solidien, soit le grondement sourd provoqué par le passage des trains, sont «extrêmement difficiles et sujet à des imprécisions relativement importantes en raison de la nature géologique du sol», a souligné le TF.

Pour déterminer l’ampleur des immiscions éventuelles, la méthode consistant à procéder à des mesurages sur le site, une fois le gros-oeuvre achevé, est adéquate, poursuit le TF.

Dalles flottantes

Il ressort des rapports d’expertise que les valeurs préconisées par les normes applicables seront très probablement respectées avec un système de dalles flottantes. Selon le TF, «les mesures de protection prévues et les charges imposées aux maîtres d’ouvrage protégeront les riverains de manière adéquate et suffisante contre les vibrations et le bruit solidien.» Il appartiendra par conséquent à l’OFT de définir la nature exacte des protections à poser, une fois les mesurages effectués, ajoute la haute instance.

En décembre dernier, avant de rendre son verdict définitif, le TF avait provisoirement interdit l’abattage d’arbres au Val d’Arve, là où devrait être aménagé le portail du futur tunnel de Champel.

Premier coup de pioche le 15 novembre 2011

Ces mesures n’avaient pas empêché le démarrage du chantier. Le premier coup de pioche avait été donné le 15 novembre 2011 (lire notre article sur cet événement). La conseillère fédérale Doris Leuthard, (cheffe du Département fédéral des transports), le président de la Région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne et le président du Conseil général de la Haute-Savoie Christian Monteil avaient participé à la cérémonie.

«Après le Tribunal administratif fédéral et l’Office fédéral des transports, le Tribunal fédéral confirme à son tour la conformité du dossier d’approbation des plans déposé en 2006. Cela souligne la qualité du travail accompli pour concrétiser ce projet ferroviaire capital pour la région franco-valdo-genevoise», s’est félicité Philippe Gauderon, chef Infrastructure, CFF SA.

Devisé à 1,5 milliard de francs pour le tronçon qui sera construit sur sol suisse et à 240 millions d’euros pour les deux kilomètres qui seront aménagés sur sol français, le CEVA devrait être inauguré en décembre 2017 (voir les calendriers des travaux sur Suisse et sur France). Il sera la colonne vertébrale du futur réseau RER, qui rayonnera à partir de Genève jusqu’en Haute-Savoie et dans le canton de Vaud. Long de 13,7 km, le tracé du CEVA avait suscité pas moins d’une soixantaine d’oppositions.

(Avec tdg.ch).

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CEVA : le Conseil général de la Haute-Savoie apporte 1M€ en plus

Publié par ardsl le 20 mars 2012

Le CEVA va permettre le raccordement ferroviaire entre les gares de Genève Cornavin et Annemasse via La Praille et les Eaux-Vives. Ce nouvel équipement nécessite la modernisation de 2 km de ligne en France, entre la frontière et la gare d’Annemasse.

Le prolongement du projet CEVA en France implique plusieurs volets d’aménagements :

  • section frontière – gare d’Annemasse : tranchée couverte à double voie
  • gares d’Annemasse et d’Évian-les-Bains : modernisation des installations
  • section Annemasse – La Roche-sur-Foron : block automatique.

Lundi 19 mars, la Commission permanente du Conseil général de la Haute-Savoie a décidé d’autoriser la signature de conventions et le versement de financements complémentaires des études d’avant-projets et de projets de ces différents volets d’aménagement, pour un montant global de 1,075M€.

 

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CEVA : le calendrier des travaux sur Suisse

Publié par ardsl le 15 mars 2012

Le planning des travaux du CEVA à Genève.

Les travaux ont été lancés le 15 novembre 2011. CEVA est un chantier majeur qui devrait durer environ 6 ans.

Pour construire CEVA, il convient de réaliser d’importants ouvrages tout au long du tracé. Bien que majoritairement souterrains, certains, comme les stations ou les tranchées couvertes, doivent être réalisés depuis la surface. Les travaux visibles sont centrés sur six sites principaux : Lancy – Pont-Rouge, Carouge-Bachet, Val d’Arve, Champel-Hôpital, Genève-Eaux-Vives et Chêne-Bourg. Pour respecter le calendrier de construction planifié sur 6 ans, il convient de réaliser tous ces ouvrages en parallèle.

Travaux impactant sur le trafic ferroviaire existant

Chêne-Bourg – Annemasse à partir du printemps 2013

Une tranche couverte doit être construite entre Chêne-Bourg et Annemasse.

Cela implique une suppression définitive du trafic ferroviaire dès le printemps 2013.

Viaduc de la Jonction, mars 2014 – novembre 2015

Les travaux sur le viaduc dureront 20 mois à partir d’avril 2014, chaque voie étant traitée à tour de rôle. Pendant ce temps, les trains circuleront donc sur une seule voie.

Durant la première année de travaux, une voie provisoire doit être construite, côté Jonction, afin de permettre aux trains en provenance de Châtelaine de circuler sur la voie de gauche.

Durant certaines phases de travaux, les trains de fret circulant entre Bellegarde et La Praille devront être tractés par des locomotives diesel.

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RFF envisage de fermer les lignes Saint-Julien-en-Genevois – Évian et Annemasse – La Roche-sur-Foron pendant une grande partie de l’année 2016 !

Publié par ardsl le 14 mars 2012

Le CEVA raccordera les réseaux ferroviaires français et suisse.

CEVA (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse) est le trait d’union ferroviaire jusqu’alors manquant reliant la gare de Genève Cornavin à la gare d’Annemasse (soit un tracé de 16 km, majoritairement conçu en souterrain). Sa mise en service est prévue pour décembre 2017.

De Genève à la frontière (14 km), le projet est porté par le Canton de Genève, les CFF et la Confédération. Le premier coup de pioche a été donné le 15 novembre 2011 à La Praille (lire). Six ans de chantier sont nécessaires pour réaliser cette nouvelle ligne ferroviaire et les 5 gares (Lancy–Pont-Rouge, Carouge–Bachet, Champel–Hôpital, Genève–Eaux-Vives et Chêne-Bourg) qui en jalonnent le tracé.

Réseau Ferré de France est chargé des travaux sur le territoire français, c’est-à-dire de de la frontière à la gare d’Annemasse (2 km), mais aussi au-delà d’Annemasse puisque des aménagements sont également prévus en gare d’Évian et sur la ligne Annemasse – La Roche-sur-Foron.

L’enquête publique sur la partir française du CEVA devrait se tenir en 2012.

Les travaux entre Chêne-Bourg et Annemasse devraient commencer courant 2013. Ils nécessiteront l’interruption totale du trafic ferroviaire entre Annemasse et la Suisse. La Région Rhône-Alpes, le canton de Genève, Annemasse agglo et SNCF travaillent sur un plan de transport pour assurer une desserte routière de substitution entre Annemasse et Genève.

Des travaux sont nécessaires en gare d’Annemasse. RFF compte les faire en 2016, pendant une grande partie l’année, avec une interruption totale du trafic ferroviaire.

Pendant cette période :

  • aucun train à Annemasse.
  • aucun train entre Annemasse et Évian.
  • transfert sur la route du fret (l’usine des Eaux d’Évian utilise principalement le rail pour acheminer sa production).
  • aucun train entre Annemasse et La Roche-sur-Foron.
  • aucun train entre Saint-Julien-en-Genevois et Annemasse.
  • les trajets entre Paris ou Lyon et la vallée de l’Arve devraient s’effectuer via Annecy. Cela induit un allongement du temps de parcours de 10 minutes pour Lyon et de 35 minutes vers Paris (par rapport aux temps de parcours actuels via Bellegarde).

Le calendrier des travaux sur France du CEVA. Source : RFF.

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Débat houleux autour du CEVA

Publié par ardsl le 25 février 2012

Un débat au Grand conseil genevois lié au CEVA (liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse) a donné lieu à une scène inhabituelle vendredi 24 février. Le député du Mouvement citoyens genevois Éric Stauffer (MCG) a fini par lancer son verre d’eau sur le député libéral-radical Pierre Weiss (PLR).

Le parlement genevois débattait vendredi 24 février d’un déclassement en lien avec le CEVA, liaison ferroviaire entre les Eaux-Vives et Annemasse. Le MCG, notoirement opposé au projet, multiplie les demandes de renvoi en commission.

Accusations d’Éric Stauffer

Éric Stauffer a accusé certains parlementaires de mêler leurs intérêts personnels et leur mandat politique, qualifiant Genève de “république bananière“.

Le débat s’éternisant, plusieurs motions d’ordre ont été déposées pour clore la possibilité de prendre la parole, dont une défendue par Pierre Weiss (PLR).

Brève altercation

Les débats s’envenimèrent. Soudain, Éric Stauffer saisit son verre d’eau et lança son contenu en direction de Pierre Weiss, qui l’accusait d’avoir été condamné. Une brève altercation s’en suivit. La séance fut alors levée.

Le bureau du Grand conseil et les chefs de groupe se sont retirés pour discuter de l’incident. À son retour, les parlementaires procèdèrent au vote à l’origine des échanges musclés. Le président précisa que l’incident entre les deux parlementaires et ses éventuels conséquences seront traités plus tard. Le bureau du parlement se penchera aussi sur une prise d’image par un député lors de l’incident.

(Avec tsrinfo.ch).

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