ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Articles Tagués ‘Lausanne’

Suppressions et détournements de certains TGV Paris – Lausanne et Paris – Berne entre le 30 mars et le 6 juillet

Publié par ardsl le 28 mai 2012

Des travaux vont entraîner des modifications dans les dessertes TGV entre Paris et la Suisse du 30 mars au 17 juin.

Les TGV 9260 (Lausanne 6h22 – Paris 10h10) et 9261 (Paris 7h57 – Lausanne 11h44) sont supprimés :

  • le 31 mars.
  • les 1er, 21 et 22 avril.
  • les 6, 7, 12, 13, 18, 19 et 27 mai.
  • les 2, 3, 9, 10, 16 et 17 juin.

Le TGV 9264 (Lausanne 8h22 – Paris 12h18) est supprimé les 21 et 22 avril. Ce TGV est détourné par Genève les 6, 7, 18, 19 et 27 mai. Les arrêts à Dijon, Dole, Frasne et Vallorbe sont supprimés.

Le TGV 9268 (Lausanne 12h22 – Paris 16h17) est supprimé :

  • les 6, 7, 18, 19 et 27 mai.
  • les 2, 3, 4, 5 et 6 juillet.

Le TGV 9269 (Paris 11h57 – Lausanne 15h44) est supprimé uniquement le 28 avril. Ce TGV est détourné par Genève les 6, 7, 18, 19 et 27 mai. Les arrêts à Dijon, Dole, Frasne et Vallorbe sont supprimés. Départ de Paris à 12h16. Arrivée à Lausanne à 16h47.

Le TGV 9270 (Lausanne 16h25 – Paris 20h21) est détourné dimanche 6 et vendredi 18 mai. Les arrêts à Vallorbe, Frasne, Dole et Dijon sont supprimés.

Le TGV 9271 (Paris 13h57 – Lausanne 17h48) est détourné dimanche 6 mai. Les arrêts à Dole, Frasne et Vallorbe sont supprimés.

Le TGV 9272 (Lausanne 18h30 – Paris 22h21) est détourné par Genève les 6, 7, 18  et 19 mai. Les arrêts à Dijon, Dole, Frasne et Vallorbe sont supprimés. Départ de Lausanne à 18h10. Arrivée à Paris à 22h29.

Le TGV 9273 (Paris 15h57 – Lausanne 19h47) est détourné par Genève les 6, 7, 18  et 19 mai. Les arrêts à Dijon, Mouchard, Frasne et Vallorbe sont supprimés. Départ de Paris à 15h42. Arrivée à Lausanne à 20h21.

Le TGV 9277 (Paris 17h57 – Lausanne 21h47) est supprimé les 6, 7, 18 et 19 mai.

Les trajets entre Paris et Lausanne restent possible par correspondance à Genève.

Le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h18) est supprimé :

  • le 31 mars.
  • les 1er, 21 et 22 avril.
  • les 6, 7, 8, 12, 13, 18, 19, 20 et 27 mai.
  • les 2, 3, 9, 10, 16 et 17 juin.

Le TGV 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) est supprimé :

  • les 30 et 31 mars.
  • les 20 et 21 avril.
  • les 5, 6, 7, 11, 12, 17, 18, 19 et 26 mai.
  • les 1er, 2, 8, 9, 15 et 16 juin.

Le TGV 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) a été retardé de 35 minutes à l’arrivée à Berne les 17 et 18 avril en raison de travaux.

Les trajets entre Paris et Berne restent possible par correspondance à Bâle.

Les autres TGV entre Paris et la Suisse sont maintenus (voir les horaires des autres TGV Paris – Lausanne).

Publié dans Suisse, Travaux, Vaud | Tagué: , , , , , | 4 Commentaires »

Circulation ferroviaire : suppressions et retards constatés mardi 22 mai

Publié par ardsl le 22 mai 2012

Ligne Lausanne – Vevey

Un accident de personne a eu lieu à Saint-Saphorin. Le trafic devrait être perturbé jusqu’à 16h. Les RER S3 ont été supprimés entre Vevey et Cully.

Trains supprimés

  • TER 886172 (Pierrelatte 5h13 – Mâcon 8h25) : supprimé uniquement entre Pierrelatte et Perrache, en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • TER 883710/1 (Chambéry 7h24 – Grenoble 8h23) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • IR 1429 (Genève aéroport 12h47 – Brigue 15h31) : supprimé uniquement entre Vevey et Brigue, en raison d’un accident de personne à Saint-Saphorin.

Trains retardés

2h de retard pour le TER 17767 (Bercy 17h31 – Part-Dieu 22h40) en raison d’un incident technique sur le train.

1h15 de retard pour :

  • le TGV 5314/5 (Toulouse 16h50 – Part-Dieu 20h50) en raison des intempéries.
  • le TGV 6880/1 (Toulouse 17h50 – Part-Dieu 21h54) même motif.

1h de retard pour le TER 875718/9 (Clermont-Ferrand 17h56 – Part-Dieu 20h20) en raison d’un dérangement d’installation.

50 minutes de retard pour le TGV 5120/1 (Lille Europe 11h02 – Marseille 15h48) en raison d’un dérangement d’installation.

40 minutes de retard pour :

  • le TGV 9244 (Milan 11h10 – Paris 19h10) en raison d’une panne à Modane.
  • le TER 875736/7 (Part-Dieu 14h40 – Clermont-Ferrand 17h08) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 875716/7 (Clermont-Ferrand 16h55 – Part-Dieu 19h20) en raison d’un dérangement d’installation.

30 minutes de retard pour le TGV 6960/1 (Annecy 5h31 – Paris 9h18) en raison d’un dérangement d’installation.

25 minutes de retard pour :

  • le TER 17506/7 (Annecy 5h44 – Valence 8h46).
  • le TGV 6902 (Grenoble 6h23 – Paris 9h22) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 883702/3 (Chambéry 6h24 – Grenoble 7h23).
  • le TGV 6930/1 (Paris 6h45 – Annecy 10h30) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 883706/7 (Chambéry 6h57 – Saint-Marcellin 8h56).
  • le TGV 6648 (Part-Dieu 7h36 – Paris 9h33) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 5306/7 (Bordeaux 7h37 – Dijon 15h39) en raison des intempéries.
  • le TER 18514 (Modane 7h44 – Part-Dieu 10h20) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 885132/3 (Saint-Marcellin 9h04 – Chambéry 11h02) en raison de la réutilisation de la rame du 883706/7.
  • le TGV 5318/9 (Rennes 9h07 – Montpellier 15h30) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 5326/7 (Nantes 9h08 – Montpellier 15h30) en raison d’un dérangement d’installation.

20 minutes de retard pour :

  • le TER 884654/5 (Saint-Gervais 8h03 – Bellegarde 9h51).
  • le TGV 6608 (Part-Dieu 8h04 – Paris 10h18) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 9832/3 (Bruxelles 10h18 – Perpignan 17h43) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 6611 (Paris 10h57 – Part-Dieu 12h56) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TGV 9866/7 (Marseille 13h10 – Bruxelles 18h42) en raison du déclenchement du signal d’alarme.
  • l’EC 39 (Genève 13h42 – Milan 17h35) en raison d’un accident de personne à Saint-Saphorin.
  • le TER 883506 (Chambéry 17h15 – Saint-André-le-Gaz 18h09) en raison de l’attente d’un personnel.

15 minutes de retard pour :

  • le TGV 6150 (Toulon 5h08 – Paris 9h14) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 893901 (Paray-le-Monial 5h54 – Part-Dieu 7h52).
  • le TGV 6230 (Montpellier 6h24 – Paris 9h56) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 887107 (Villefranche 7h11 – Vienne 8h26) en raison d’un dérangement d’installation
  • le TGV 6904 (Grenoble 7h20 – Paris 10h26) même motif.
  • le TER 895824/5 (Belfort 7h33 – Part-Dieu 11h26).
  • le TER 882111 (Mâcon 8h11 – Bourg-en-Bresse 8h37).
  • le TER 887112 (Vienne 8h34 – Perrache 9h06) en raison de la réutilisation de la rame du 887107.
  • le TER 884554 (Évian 8h34 – Bellegarde 9h51) en raison de l’attente du 884654/5 à Annemasse.
  • le TER 17921 (Part-Dieu 8h40 – Chambéry 9h58).
  • le TER 18528/9 (Part-Dieu 10h34 – Bourg-Saint-Maurice 13h43) en raison de la réutilisation de la rame du 18514.
  • l’IR 1729 (Genève aéroport 13h24 – Brigue 16h02) en raison d’un accident de personne à Saint-Saphorin.
  • l’IC 4516/7 (Part-Dieu 15h08 – Tours 20h24).
  • le TER 875742/3 (Part-Dieu 17h40 – Clermont-Ferrand 20h01) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 875746/7 (Part-Dieu 20h40 – Clermont-Ferrand 23h08) même motif.

Retard indéterminé pour le RE 2637 (Genève 16h20 – Lausanne 17h12) en raison d’un dérangement technique à la locomotive.

Publié dans Retards / Suppressions, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , , | 1 commentaire »

La ville et le canton de Genève unis pour l’extension la gare Cornavin

Publié par ardsl le 22 mai 2012

La ville et le canton de Genève se sont unis lundi 21 mai pour défendre ensemble, et avec les CFF, la nécessité d’une extension de la gare de Cornavin. Il s’agit d’obtenir le soutien de Berne pour doubler les capacités sur la ligne Genève – Lausanne d’ici 2030.

L’extension de la gare de Cornavin a trouvé de nouveaux soutiens. La ville et le canton de Genève, ainsi que les CFF (lire), se sont unis lundi 21 mai pour défendre cette extension jugée d’une nécessité absolue et urgente puisqu’il s’agit de doubler les capacités sur la ligne Genève – Lausanne pour 2030.

Cet appel solennel est destiné aux élus à Berne, afin qu’ils libèrent au plus vite le financement nécessaire, qui se monte à 790 millions. Mais c’était aussi un “coup de gueule” à l’égard de Zurich, qui fait pression pour faire passer ses propres projets en priorité.

Le contexte

À l’horizon 2030, le nombre de passagers en gare Cornavin va doubler. Avec la mise en service du RER dès la fin des travaux de CEVA en 2017, la gare atteindra son niveau de saturation. Les CFF ont besoin de deux voies et d’un quai supplémentaire pour absorber ses flux supplémentaires.

Deux options de réalisation sont proposées par les CFF pour lesquelles le canton et la Ville de Genève souhaitent s’associer afin de mandater un expert indépendant. Le but : arbitrer entre les deux variantes selon des critères d’impact urbain et de financement.

Autre fait important, les chambres fédérales vont discuter cet automne d’une enveloppe pour les infrastructures ferroviaires. Le Conseil fédéral propose un paquet de 3,5 milliards dans lequel ne figure pas l’extension de Cornavin. D’où l’importance que la Ville et le Canton de Genève se montrent unis dans ce dossier. La Métropole lémanique, qui regroupent les conseils d’État de Genève et Vaud, fait également pression pour que ce crédit passe de 3,5 à 6 milliards.

Le bas des Grottes rasé ?

Les CFF souhaitent étendre Cornavin en réalisant deux voies au nord de la gare. Avec cette variante, 350 logements seront détruits, seuls 300 pourraient être reconstruits.

Le Collectif 500 propose la variante d’une gare souterraine à Cornavin. «Trop cher» pour les CFF qui évaluent les travaux à 1,7 milliards de francs, «soit 900 millions». Un calcul erroné pour Les Verts genevois, qui estiment que la variante souterraine a de meilleures chances d’être réalisée, car moins contestée.

Enfin, la Ville et l’État veulent qu’un expert vérifie les coûts avancés par les CFF.

Genève et Lausanne en retard sur Zurich

Selon Michèle Künzler : «la Ville et le Canton, fait exceptionnel, ont adressé une lettre commune au Conseil fédéral pour défendre le financement de l’extension de la gare Cornavin. La lettre, signée par les mains du président du Conseil d’État Pierre-François Unger et le maire de Genève, Pierre Maudet, a également été envoyée aux chambres fédérales».

«Les infrastructures romandes, Genève et Lausanne, sont en retard par rapport au réseau zurichois», a martelé Michèle Kunzler. Ces 10 dernières années, l’axe Lausanne-Genève a multiplié par deux le nombre de voyageurs, passant de 25000 à 50000. En 2030, 100000 voyageurs sont prévus chaque jour.

Variantes abandonnées

«Toutes les hypothèses on été étudiées par les CFF», a souligné Michèle Kunzler.

«Cette région a pris un retard grave quand on compare le maillage ferroviaire genevois à celui de Zurich», a rappelé Rémy Pagani.

«Après deux ans de réflexion, on peut dire aujourd’hui où nous devons positionné cette gare», a poursuivi Rémy Pagani. En accord avec les CFF et le Conseil d’État, il n’est pas nécessaire de repositionner la gare ailleurs, comme l’aéroport ou celle de La Praille. Des coûts prohibitifs ont été argués.

«Au final, la gare Cornavin est le lieu stratégique qui mettra d’absorber l’explosion des voyageurs ferroviaires. L’avenir du trafic ferroviaire se situe à Cornavin», a assuré Rémy Pagani.

Deux variantes vont être mises à l’étude. Deux voies et un quai ajoutés en surface, ou une construction souterraine.

Situation actuelle dramatique

Une augmentation de la capacité ferroviaire genevoise est urgente“, a déclaré Laurent Staffelbach, chef de projet Leman2030. “Le bassin lémanique est la région la plus dynamique de Suisse et nous devons mettre en place l’infrastructure pour assurer cette croissance“.

Retard de 30 ans

«Quand nous comparons le maillage des agglomérations bâloises et zurichoises à celle de Genève, les CFF estiment que cette dernière a pris 30 ans de retard», a souligné Laurent Staffelbach avant de préciser : «les responsabilités sont partagées.»

La capacité de Cornavin

«La gare de Cornavin a aujourd’hui une capacité de 20 trains par heure, soit 500 par jour. À l’horizon 2018 avec l’entrée en service du CEVA, la gare va saturer. Deux voies supplémentaires permettent d’augmenter la capacité de 40% de trains en plus», a rappelé Laurent Staffelbach. Cela permettrait d’assurer le système ferroviaire à Genève jusqu’en 2050.

Déplacer la gare à La Praille ? Une aberration !

Déplacer la gare centrale de Cornavin à La Praille serait une aberration“, ont affirmé les CFF. “Cela déplacerait l’hypercentre genevois à La Praille d’ici à 2050.”

Autre point, la facture s’élèverait à plus de 6 milliards de francs suisses, soit plus que le paquet total destiné à l’ensemble du pays prévu par la Confédération.

Enfin, les CFF ont estimé la durée des travaux à 40 années dans le cas de La Praille, 25 ans pour la gare de l’aéroport, «ce qui plongerait Genève dans une crise ferroviaire inacceptable», a déclaré Laurent Staffelbach.

Pas de quai à Montbrillant

L’esquisse avancée par le Collectif 500 «a le mérite d’offrir une solution», ont reconnu les CFF. Le concept est techniquement valide et compatible. Restent les coûts. Ils sont estimés à 1,7 milliards de francs par les CFF.

La solution d’un quai à Montbrillant est abandonnée. Le quai serait trop éloigné du centre de gravité de la gare.

La variante “nord”

La variante «nord» qui verrait une destruction partielle du quartier des Grottes reste d’actualité.

Expert mandaté

«Un expert indépendant a été mandaté pour étudier les deux variantes retenues», a ajouté Michèle Kunzler. La conseillère d’État a rappellé que la priorité reste l’obtention du financement de l’extension par Berne.

Pour rappel, les chambres débattront du paquet cette automne. Cornavin n’en fait pour l’heure pas partie.

La solution en surface est la meilleure

«Nous pensons, tous critères confondus, que la solution en surface est la meilleure», a rappelé Laurent Staffelbach, malgré la peur des Genevois, très attachés au quartier des Grottes.

Le représentant des CFF a rappelé qu’il ne s’agissait nullement d’une opération immobilière comme certains l’ont argué, mais de résoudre un problème ferroviaire.

Les CFF vexés

L’engagement d’un expert par la ville et le canton de Genève agace les CFF. Les chiffres avancés par la régie concernant le coût de la variante souterraine, soit 1,7 milliard, laissent sceptiques les Genevois. «Nous sommes vexés», a rappelé par deux fois le représentant des CFF, Laurent Staffelbach.

L’extension de la gare profitera à tous

«L’extension de la gare Cornavin profitera au bassin lémanique, mais également à la Suisse alémanique», selon Michèle Kunzler et Laurent Staffelbach.

(Avec rts.ch et tdg.ch).

Publié dans CEVA, Fréquentation, Genève | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Augmentation des cadences du train Lausanne – Échallens – Bercher

Publié par ardsl le 16 mai 2012

Le canton de Vaud et la direction de la ligne Lausanne – Échallens – Bercher (LEB) décident de porter la fréquence de passage des trains d’une demi-heure à un quart d’heure entre Lausanne et Cheseaux-sur-Lausanne. La cadence au ¼ d’heure vise à absorber la forte demande (+ 125% en 12 ans) et à augmenter la part modale des transports publics, actuellement de 8%, dans un secteur stratégique de l’agglomération Lausanne – Morges.

Le conseiller d’État François Marthaler et le président du LEB, Yvan Nicolier, ont présenté à la presse un projet de cadence accélérée de la “Brouette” -le surnom du train dans le canton- dès décembre 2012. Le trajet Lausanne – Cheseaux-sur-Lausanne (commune de 3900 habitants à 8 kilomètres de Lausanne) constitue en effet un tronçon stratégique sur lequel voyagent environ dix mille voyageurs chaque jour. Une saturation importante aux heures de pointe y est observée.

Une demande en constante augmentation

Le passage de la cadence de la demi-heure au quart d’heure doit donc permettre d’absorber ce flot de passagers : la demande a augmenté de 125% en 12 ans. L’objectif est également d’augmenter sensiblement le report, encore largement insuffisant, du trafic motorisé sur les transports publics dans ce secteur essentiel de l’agglomération Lausanne – Morges.

Le nombre d’habitants et d’emplois va presque doubler dans le Nord lausannois d’ici 2030, passant de 32000 à 63000, selon les projections. Quant à la demande de transports publics, elle quadruplera d’ici 2030.

Des travaux seront nécessaires

La nouvelle cadence devrait entrer en vigueur au changement d’horaire de décembre prochain. Pour y parvenir, des travaux sont nécessaires, notamment à la gare d’Union-Prilly, qui aura désormais deux voies pour permettre le croisement des trains. Le coût total de l’opération est estimé à 54 millions de francs. Le chantier a commencé le 7 mai. L’arrêt sera déplacé de 100 mètres en direction de Lausanne et l’équipement du passage à niveau d’Union-Prilly sera remplacé.

D’autres travaux sont prévus d’ici la fin de l’année. Les installations de sécurité seront renouvelées et télécommandées sur le tronçon Lausanne – Cheseaux, ce qui permettra notamment de réduire le temps de fermeture des barrières aux carrefours de Montétan et Prilly-Chasseur. Le quai et l’accès à la halte de Vernand-Camarès seront reconstruits, en lien avec les travaux sur la route cantonale, dont le financement vient d’être voté par le Grand Conseil.

À Prilly, il est prévu de supprimer le passage à niveau de la Fleur-de-Lys et de construire un franchissement dénivelé à l’horizon 2014, afin d’améliorer la sécurité routière et la stabilité des horaires.

Une nouvelle étape est déjà annoncée : l’augmentation de la cadence au quart d’heure entre Lausanne et Échallens (commune de 5 200 habitants, dont le syndic est Yvan Nicolier) à l’horizon 2016. Les investissements prévus entre 2013 et 2016 auront donc pour objectif la cadence au quart d’heure entre Lausanne et Échallens, avec notamment la construction d’un point de croisement à Étagnières.

Télécharger les horaires actuels des trains de la ligne Lausanne – Bercher (valables jusqu’au 8 décembre 2012).

Toujours plus de Vaudois en transports publics

La part des transports publics dans la mobilité vaudoise continue à progresser, selon les chiffres dévoilés par le canton le 11 mai.

L’objectif d’une réduction à 70% de la voiture en 2012 ne sera toutefois pas atteint. Il faudra probablement attendre 2014. La part modale de la voiture, de 77% en 2000, est passée à 75% en 2005 et 72% en 2010.

Le taux de motorisation baisse toutefois nettement dans le canton et celui des Vaudois possédant un abonnement de transports publics croît.

Pour mille habitants, le canton de Vaud compte désormais 512 voitures contre plus de 530 entre 2001 et 2005. En 2010, 87% des bénéficiaires de permis de conduire avaient une voiture à disposition contre 94% cinq ans plus tôt. Pour les abonnements de transports publics, 46% des Vaudois en ont un contre 37% en 2005.

Quant à l’évolution annuelle 2010-2011, elle est conditionnée par la rapide croissance démographique du canton : +1.9%, soit 13500 habitants. Elle est accentuée par une demande individuelle soutenue, tant en transports individuels motorisés (TIM), qu’en transports publics (TP). Ceci aboutit à une croissance mesurée aux écrans de 3,4% pour les TP et de 3,0% pour les TIM, un rythme encore supérieur à celui de l’évolution quinquennale qui ressort du recensement.

Face à cette demande très forte, le Conseil d’État rappelle que la variante du projet fédéral de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) à 6 milliards constitue un minimum pour rattraper le retard pris en Suisse romande.

Au niveau des projets cantonaux, le Conseil d’État se réjouit de l’accélération en cours des cadences des lignes RE et RER et de la prochaine ouverture de la halte Prilly-Malley. Il rappelle que ces mesures n’amélioreront que partiellement la qualité de l’air. C’est pourquoi, il s’engage résolument dans la mise en œuvre de la stratégie vélo et du volet mobilités douces des projets d’agglomération. En effet, les Vaudois recourent nettement moins au vélo et à la marche que la moyenne des Suisses. Il existe donc là un potentiel important pour répondre aux besoins en mobilité de manière peu coûteuse, tant pour l’environnement que pour le portefeuille.

Télécharger :

(Source : rts.ch).

Publié dans Passage à niveau, Service 2013, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Pas de trains entre Dijon et Dole du 18 au 20 et du 26 au 27 mai

Publié par ardsl le 16 mai 2012

Des travaux sur le pont ferroviaire d’Auxonne sont programmés durant plusieurs week-ends du mois de mai.

Une première coupure du trafic ferroviaire a eu lieu du dimanche 6 au mardi 8 mai.

2 autres coupures vont intervenir. La première est prévue du vendredi 18 mai (5h) au dimanche 20 mai (5h). La seconde aura lieu du samedi 26 (23h) au dimanche 27 mai (15h30).

Du 18 au 20 mai, ces travaux vont entraîner d’importantes modifications d’horaires sur le trafic TER et TGV sur la ligne Dijon – Dole, ce qui conduira à supprimer 50 trains TER remplacés par 41 autocars de substitution sur la ligne Dijon – Dole.

Du fait de ces travaux, 2 TGV Lausanne – Paris, 2 TGV Paris – Lausanne, 1 TGV Paris – Berne seront supprimés, 3 TGV Lausanne – Paris et 2 TGV Paris – Lausanne seront détournés par Genève (et ne desserviront ni la Bourgogne, ni la Franche-Comté). Lire notre article sur les suppressions et détournements des TGV Lausanne – Paris et Berne – Paris.

(Avec infos-dijon.com).

 

Publié dans Bourgogne, Jura, Travaux | Tagué: , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

L’extension de Genève Cornavin est nécessaire selon les CFF

Publié par ardsl le 14 mai 2012

D’ici 2030, les CFF doivent doubler la capacité de la ligne Lausanne – Genève et renforcer l’offre en trafic régional pour répondre à l’augmentation de la demande. Cet objectif nécessite le développement de la gare Cornavin. Les CFF ont rencontré à cinq reprises le «Collectif 500», qui propose d’y construire une gare souterraine. Après analyse de cette proposition et de toutes les alternatives, il apparaît clairement que la meilleure solution reste une extension en surface au nord de Cornavin.

D’ici 2030, les CFF prévoient de doubler la capacité en places assises de la ligne Lausanne – Genève et d’augmenter l’offre en trafic régional en direction de La Plaine. Pour réaliser ce développement capital pour l’Arc lémanique, deux voies et un quai supplémentaires doivent être construits en gare de Genève Cornavin. Cette stratégie permet d’absorber tous les scénarios les plus optimistes de progression de la demande jusqu’au-delà de 2050.

Deux variantes d’extension, dont les études sont financées par le canton de Genève, ont été analysées au nord de l’actuelle gare de Cornavin. Le projet ferroviaire, encore en phase d’études préliminaires, implique la démolition de 140 logements. En complément, des études d’urbanisme et de réaménagement du quartier, faisant de Cornavin un nouvel espace attrayant au cœur de la Ville, sont menées sous la direction de la Ville de Genève, en collaboration avec les CFF et le Canton. Ces études prévoient la démolition de 210 logements supplémentaires, portant le total à 350 logements, dont 300 seraient reconstruits, selon des modalités qui seront déterminées principalement par la Ville, propriétaire de la majorité des parcelles.

Dans tous les cas, aucune démolition n’est prévue avant l’horizon 2020. Des solutions de relogement seront mises en œuvre pour l’ensemble des habitants concernés.

Depuis le mois de mars 2012, les CFF ont rencontré à cinq reprises des membres du «Collectif 500». Un dialogue constructif a été mis sur pied pour les informer sur le projet d’extension de la gare Cornavin, l’objectif admis par tous étant de développer les capacités du transport ferroviaire à Genève. Les CFF ont en outre proposé au Collectif de participer activement aux réflexions concernant le remodelage de leur quartier.

Pas d’alternative à Cornavin, gare centrale

Les discussions avec le «Collectif 500» ont notamment porté sur de potentielles alternatives de développement en dehors de Cornavin. Elles ont démontré qu’il est impossible de déplacer la gare centrale à la Praille ou à Genève-Aéroport. Outre les problèmes de coûts et de démolitions de grande ampleur, elles impliqueraient une mise en service beaucoup trop tardive, ainsi qu’une forte perte d’attractivité du rail.

Le développement de la capacité devra donc être réalisé à Cornavin. À cet effet, le «Collectif 500» a remis aux CFF une proposition pour la construction d’une gare souterraine, sous les voies actuellement en exploitation. Cette alternative à l’extension en surface a été analysée en détail par les CFF. Quoique techniquement faisable, son financement et ses délais de réalisation posent problème. Le coût de la gare souterraine telle que proposée par le Collectif est en effet estimé à quelque 1,7 milliards de francs, soit environ 900 millions de plus que l’extension en surface.

Après étude rigoureuse de toutes les variantes de développement, il apparaît donc clairement que la meilleure solution est une extension de la gare Cornavin en surface, au nord des voies.

Genève Cornavin

La gare de Genève Cornavin accueille aujourd’hui quelque 500 trains par jour. Avec la mise en service du RER franco-valdo-genevois, après inauguration du CEVA, la gare atteindra le maximum de ses capacités. Tout développement ultérieur de l’offre ferroviaire nécessitera deux voies supplémentaires en gare, permettant de fournir 40% de capacité en plus et de proposer une offre attractive à tout le bassin genevois jusqu’au-delà de 2050.

Publié dans Genève | Tagué: , , , , , , , , , | 1 commentaire »

Interruption nocturne du trafic ferroviaire entre Genève et Versoix les 6 et 13 mai

Publié par ardsl le 4 mai 2012

Suite à d’importants travaux, le trafic ferroviaire est supprimé entre Genève et Versoix de 1h à 5h les dimanches 6 et 13 mai.

Les RE 2603 (Genève 1h18 – Lausanne 2h12) et 2605 (Genève 2h35 – Lausanne 3h39) sont supprimés entre Genève et Versoix. Des bus de remplacement sont mis en place entre Genève et Versoix. Les correspondances pour Lausanne sont assurées à Versoix. À Genève, les bus partent derrière la gare Cornavin, place Montbrillant (à côté de l’hôtel Montbrillant).

Les RE 2600 (Lausanne 1h30 – Genève 2h24) et 2702 (Lausanne 2h42 – Genève 3h36) sont supprimés entre Versoix et Genève. Des bus de remplacement sont mis en place entre Versoix et Genève. Les correspondances pour Genève sont assurées à Versoix. À Versoix, les bus partent à l’arrêt TPG du centre commercial.

 

Publié dans Travaux | Tagué: , , , | Laisser un Commentaire »

Rail : Genève et Vaud veulent davantage d’argent

Publié par ardsl le 4 mai 2012

La Métropole lémanique monte au front pour demander au Conseil fédéral d’allouer un financement plus important pour les infrastructures ferroviaires.

Dans un souci de rééquilibrage régional, Genève et Vaud veulent notamment augmenter les capacités de la gare Cornavin. L’extension de la gare ne figure pas dans la variante à 3,5 milliards de francs proposées par le Conseil fédéral, alors même qu’elle est jugée prioritaire, souligne la Métropole lémanique.

La réalisation de deux voies supplémentaires devisée à 790 millions de francs est jugée indispensable par Genève et Vaud. Il en va de même à moyen terme pour la gare de l’aéroport. Son agrandissement, estimé à 200 millions de francs, est jugé nécessaire pour garantir l’accès au deuxième aéroport de Suisse.

Les deux cantons rappellent que ces trente dernière années seulement 20% des sommes engagées par la Confédération pour le rail ont profité à la Suisse occidentale. Or, la région représente près de 40% de la population. Ils militent ainsi pour un rééquilibrage régional.

La première étape prévoit toutefois des améliorations importantes en Suisse occidentale, en particulier sur l’axe Genève-Lausanne et sur la ligne du Pied du Jura, reconnaissent Vaud et Genève.

17 cantons veulent plus d’argent pour développer le rail

Genève et Vaud ne sont pas les seuls à vouloir plus d’argent pour développer le transport ferroviaire.

Quinze cantons alémaniques dont Zurich, Argovie ainsi que ceux de Suisse centrale et orientale demandent au Conseil fédéral de modifier son projet d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire. Ils s’allient pour défendre les chantiers renvoyés au-delà de 2025 par le gouvernement.

Seul un sixième (663 millions) des 3,5 milliards de francs alloués au projet FAIF (Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire) va à la Suisse centrale et orientale ainsi qu’à Zurich et Argovie. La moitié de la population suisse vit dans ces régions, soit 3,8 millions d’habitants, a rappelé jeudi 3 mai à Zurich l’”Allianz Bahnausbau” (“Alliance Extension ferroviaire”) nouvellement formée.

Renvoyés à des jours meilleurs, la construction du tunnel de Brütten (ZH), près de Winterthour, d’un second tube au Zimmerberg, entre Zurich et Zoug, et du tunnel du Chestenberg, en Argovie, doivent au contraire être réalisés d’ici 2025, exige l’alliance. Et de réclamer que le budget du FAIF passe de 3,5 à 6 milliards de francs.

Trois projets “oubliés

Si le Conseil fédéral ne modifie pas son projet en ce sens, les goulets d’étranglement mettront en danger le développement de la moitié est de la Suisse, dénonce l’alliance. Les trois projets “oubliés” par le FAIF “ne peuvent souffrir d’aucun report supplémentaire“, a déclaré le ministre st-gallois des transports Beni Würth.

Pour son homologue zurichois Ernst Stocker, le gouvernement doit “donner la préférence aux projets qui présentent le plus grand avantage macroéconomique“. Or les tunnels du Zimmerberg et de Brütten en font partie. Quant au tunnel du Chestenberg, son percement est urgent pour décharger le tronçon le plus utilisé par le trafic mixte, a soutenu le ministre argovien Peter Beyeler.

Allianz Bahnausbau” défend les intérêts des Conférences des transports publics de Suisse centrale, orientale et de Zurich. Présenté en 2011 par le Conseil fédéral en guise de contre-projet à l’initiative de l’ATE “Pour les transports publics“, le FAIF est en cours d’examen aux Chambres fédérales.

170 millions pour le tunnel du Simplon

Les travaux d’assainissement du tunnel du Simplon dureront jusqu’en 2015. Il s’agit d’adapter les tubes aux nouvelles normes de sécurité, ont indiqué vendredi 27 avril les CFF. Coût de l’opération : 170 millions de francs.

Dans chaque tunnel, des trottoirs, des mains courantes, un éclairage de secours et une signalisation des chemins de fuite seront installés. Des liaisons entre les deux tunnels seront aménagées tous les 500 à 600 mètres et équipées de portes et d’un éclairage, détaillent les CFF.

Les travaux nécessitent la fermeture de la moitié d’un tube pour toute la durée du chantier. A certaines périodes, un tube entier devra être fermé et l’exploitation entre Brigue et Iselle (Italie) se fera alors sur une voie. Les horaires des trains sont adaptés et le transport des passagers est assuré durant les travaux, précisent les CFF.

(Source : ATS et rts.ch).

Publié dans Genève, Suisse, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Accord sur le financement du CEVA côté français

Publié par ardsl le 1 mai 2012

Le lancement des travaux du CEVA s’est déroulé le 15 novembre 2011 devant une locomotive de 1912 et une autre de 2011. (Photo : Joël Grandcollot).

L’État français, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, RFF et les collectivités locales ont trouvé vendredi 30 avril un accord de répartition des 231 millions d’euros nécessaires à la mise en place sur France du CEVA (la liaison ferroviaire Annemasse – Cornavin).

La facture des deux kilomètres qui séparent la frontière genevoise de la gare d’Annemasse est de 231,35 millions d’euros. Les collectivités françaises annoncent qu’elles sont tombées d’accord pour boucler le financement de la liaison entre Cornavin et Annemasse. La bonne nouvelle intervient alors que les négociations pour le deuxième plan quinquennal d’aménagement du Grand Genève entame leur dernière ligne droite avant la signature d’Agglo 2.0 prévue le 26 juin prochain à Annemasse.

En novembre 2011, alors que les travaux du CEVA démarraient à Genève (lire), il manquait encore 30 millions d’euros côté français. Comme toujours en France, c’est à l’approche d’une élection majeure que le dossier se débloque. Vendredi 27 avril, tous les financeurs étaient réunis à Lyon au siège de la Région Rhône-Alpes. Réseau Ferré de France (RFF) a présenté un chiffrage définitif, à hauteur de 231,35 millions. “C’est la fourchette basse de la prévision initiale“, note le maire d’Annemasse Christian Dupessey, qui assure “que le projet ne sera pas réduit.

L’État apportera 45 millions d’euros, la Région Rhône Alpes et le département de Haute Savoie 55 millions chacun, les communautés de communes concernées 28,75 millions en partie aidées par le département. Enfin RFF investira 35 millions d’euros, «sous réserve de l’assentiment de son conseil d’administration», soulignent les communiqués de presse diffusés par le Conseil général et la mairie d’Annemasse. «Une formule qui ne remet pas en cause l’accord», rassure Christian Dupessey.

Dans son communiqué, le maire d’Annemasse précise que l’Office fédéral des transports, qui assure les relations avec la France, financera pour 12 millions d’euros le dispositif en gare d’Annemasse qui permettra de commuter une voie du courant français au courant suisse. «C’est une demande des CFF qui doit permettra la circulation entre Lausanne à Annemasse des nouvelles compositions à deux étages de la régie fédérale présentées la semaine dernière» explique l’élu annemasien qui ajoute, pince-sans-rire : «jusqu’à vendredi dernier, c’était à peu-près le seul financement vraiment assuré». L’Union Européenne pourrait également apporter 600000€.

Cadencements

Fin 2017, il y aura un train toutes des 10 minutes entre Cornavin et Annemasse. Entre Annemasse et Évian il y aura bien un train toutes les demi-heures, matin et soir (lire). Le crédit cadre de 231 millions d’euros ne prévoit pas le financement des trains. La Région Rhône-Alpes devra encore trouver 150 millions d’euros pour acquérir la moitié des 40 compositions prévues. Quant aux parkings-relais, ils seront à la charge des collectivités locales. «J’espère bien qu’Agglo 2.0, le nouveau plan d’aménagement quinquennal de la région dégagera quelques financements de la Confédération et de Genève», lâche le maire d’Annemasse.

Marchandage local

Les agglomérations et communauté de communes d’Annemasse, de Thonon, d’Évian, de Reigner, de La Roche-sur-Foron et de Bonneville voient leur participation passer de 18 à 28 millions d’euros. Le président du Conseil général du département de la Haute-Savoie Christian Monteil a accepté d’augmenter la rétrocession des fonds frontaliers aux communes concernées par le CEVA. La récente renégociation de la répartition entre l’Ain et la Haute-Savoie l’y aide sans doute un peu. Enfin, le député UMP des bords du lac d’Annecy, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, ne se serait pas opposé à ce dernier montage. Quelle sera la part de chaque collectivité ? “Il appartient au Conseil général d’en décider“, explique le maire d’Annemasse. “Le nombre d’habitants et la fréquentation attendues sont deux des critères qui seront pris en compte. En gare d’Annemasse passeront 4 millions de voyageurs dès 2018 contre 300000 aujourd’hui.”

Quelle utilisation des 231M€ ?

Les 231,35 millions d’euros comprennent :

  • la construction de 2 km de voies, majoritairement en tranchée couverte (génie civil important), avec la création d’un pont route vers la fin de cette tranchée, dans un secteur contraint.
  • la reprise importante de la gare d’Annemasse (nouvel accès souterrain, renouvellement et modernisation de tous les enclenchements, création d’au moins deux voies à quai supplémentaires, modification importante des accès à la zone de garage, intégration d’une voie électrifiée en 15kV coté Genève…).
  • la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron (automatisation).
  • la reprise de la gare d’Évian.

(avec tdg.ch).

Publié dans CEVA | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 commentaire »

Quel avenir pour la ligne ferroviaire Bellegarde – Divonne – Nyon ?

Publié par ardsl le 25 avril 2012

Jadis, des trains directs circulaient entre Paris et la station thermale, le wagon-couchettes étant détaché à Bellegarde et tracté jusqu’à Divonne. La ligne de chemin de fer du Pied du Jura, reliant Bellegarde à Divonne (38 kilomètres), actuellement partiellement désaffectée, rallie de plus en plus d’adeptes. RFF (Réseau ferré de France) étudie sa réhabilitation et on connaîtra le mois prochain les données chiffrées.

De leur côté, les élus ont pris conscience de l’intérêt d’une telle ligne en site propre, dont l’emprise est conservée. Et quand bien même la Région Rhône-Alpes n’en fait pas une priorité, on sent une mobilisation « dans l’intérêt de la population et de la qualité de vie en vue d’offrir une alternative à l’automobile », soulignait, mercredi 18 avril Xavier Geillon, président de Gexrail.

L’association, née en 2009, promeut la revitalisation de cette ligne, actuellement exploitée en partie depuis Crozet pour un peu de fret (deux trains de granulats quotidiens) et l’évacuation des ordures vers l’usine d’incinération des ordures ménagères du Sidefage, à Bellegarde, à une vitesse de 20 km/heure.

Une bonne trentaine d’auditeurs, dont plusieurs élus, a assisté à cette réunion d’information, qui a fait le point sur le projet et dégagé les perspectives futures, à l’aune de l’augmentation de la population gessienne et des difficultés de circulation.

Le dernier voyageur en 1980

La voie datant de 1899, d’abord exploitée par la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée), l’a été ensuite par SNCF. La ligne a été neutralisée entre Gex et Divonne en 1990. En 1999, le trafic de marchandises était interrompu entre Gex et Divonne. Le dernier voyageur a débarqué à Divonne en 1980.

Nyon – Divonne jusqu’en 1962

La ligne de chemin de fer entre Nyon et Divonne-les-Bains a été interrompue en 1962, au moment de la construction de l’autoroute Genève – Lausanne. Les CFF qui l’exploitaient trouvant coûteux la construction d’un passage dénivelé sous l’autoroute à Eysins. L’emprise de cette voie qui arrivait à Divonne par l’avenue Marcel-Anthonioz a été partiellement urbanisée, tant côté suisse que français.

De Divonne à Annemasse

Gexrail préconise la liaison avec le futur réseau RER transfrontalier par la création d’une ligne de raccordement de 5,7 km entre la gare de Thoiry et celle de Meyrin, nécessitant le creusement d’un tunnel sous la colline de Bourdigny (GE). Cette infrastructure pourrait relier Divonne à Annemasse, par Genève, via Gex, Thoiry, Meyrin et les Eaux-Vives.

Trois options pour réhabiliter la ligne

Gexrail plaide pour la réouverture de la ligne, pour son prolongement jusqu’à Nyon (ligne supprimée en 1962) et pour un raccordement au réseau cantonal genevois. Trois options ont été envisagées par l’association transfrontalière.

L’option minimaliste visant la réouverture et l’introduction du trafic de marchandises (coût entre 6 et 10 millions d’euros). L’option médiane elle, vise la réhabilitation et l’amélioration de la ligne, pour faire circuler des TER, elle qui est partiellement utilisée comme voie piétonne ou cycliste à Gex, Cessy et Divonne-les-Bains. La dernière option consiste en une réhabilitation totale et son intégration au projet d’agglo avec une vitesse de 80 km/heure.

Dans le meilleur des cas, après connaissance et adoption de la version minimaliste, l’étude prendrait un an, suivie de six mois de travaux.

L’utilisation préconisée et la mise en place d’une ligne de bus à haute capacité, sur un réseau routier à adapter, mais néanmoins frisant la congestion, a laissé sceptiques quelques auditeurs. L’action combinée de lobbying de plusieurs associations comme Alprail (Association lémanique pour la promotion du rail) militant pour la ligne du Tonkin et le CEVA, devrait accompagner l’action entreprise auprès des pouvoirs publics, de SNCF et des autorités suisses et françaises.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Publié dans Ain, Fret, Genève, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »