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Une décision en décembre sur le devenir de l’aéroport de St-Etienne-de-St-Geoirs

Posted by ardsl sur 30 octobre 2011

« Je souhaite qu’en décembre, on prenne une décision douloureuse et quasi définitive sur l’aéroport ». Cette phrase a été prononcée jeudi 27 octobre par le président du conseil général de l’Isère, André Vallini, qui répondait à une question du conseiller général du canton de St-Geoires-en-Valdaine, André Gillet concernant « l’avenir incertain de l’aéroport de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs », après l’attribution d’une nouvelle enveloppe (1 310 000 €) pour la remise aux normes du site.

Il faut noter que décembre sera le mois du vote du budget du Département. Un budget, contraint par la crise, où des choix restrictifs pourraient être faits…

350 000 passagers sont passés, en 2010, par l’aéroport de Grenoble-Isère contre 500 000 en 2008. Le Conseil Général de l’Isère est propriétaire de l’aéroport de Grenoble. Aucune ligne régulière ne dessert cet aéroport.

En période estivale, il n’y a presque aucune liaison commerciale. L’aéroport ne fonctionne réellement que l’hiver, lorsque les charters et liaisons low-cost déversent dans l’aérogare leurs skieurs (essentiellement britanniques). Ce trafic est insuffisant pour garantir la viabilité commerciale de la plate-forme aéroportuaire.

L’aéroport coûte même très cher au Conseil général de l’Isère, son propriétaire. Celui-ci verse, chaque année, rappelle Didier Rambaud, vice-président chargé des transports, « entre 2,5 M€ et 3 M€, comprenant notamment les travaux de mises aux normes, et la redevance versée à la SEAGI (1)».

Certains avancent l’idée de positionner Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs comme une “3e piste de l’aéroport de Saint-Exupéry« .

Didier Rambaud s’interroge sur l’éventuel arrêt des activités commerciales voire la fermeture définitive. « Cela crée quelques problèmes politiques. Il n’y a pas de réponse, mais cela pourrait être l’avenir ». Certes, rappelle Didier Rambaud, « hors les lignes commerciales à vocation touristique, l’activité de la plate-forme est assurée également par les vols de loisirs de l’aéroclub du Dauphiné, et du paraclub, les services publics comme les douanes, Météo France, la base de l’école nationale de l’aviation civile, une école privée de pilotage et de photographie aérienne. Si les lignes commerciales ne génèrent que 10 % de l’activité aérienne annuelle de cet aéroport, soit environ 4 000 mouvements d’avions par an sur 40 000, elles représentent 90 % du trafic. » De quoi justifier, quoi qu’il en soit, « le souhait du président Vallini », explique Didier Rambaud, « de mettre à plat le dossier ».

Or donc, trois options sont aujourd’hui envisageables. Deux qui tiendraient la corde : « D’abord, l’arrêt de l’activité commerciale l’été qui pourrait permettre au Conseil général de diminuer sa contribution de 1 M€ par an. Associée à un plan de sauvegarde de l’emploi pour le personnel permanent de la société d’exploitation de l’aéroport ». Ensuite, « certains parlent de l’arrêt complet de toute activité commerciale de l’aéroport. Sur ce point, je ne suis pas sûr que les trois aéroports proches, ceux de Genève, Saint-Exupéry et Chambéry, aient alors la capacité d’absorber le report du trafic hivernal de Grenoble, tout particulièrement en période de pointe ». « Enfin, la dernière option : la fermeture complète de l’aéroport. Mais, à mon avis, l’Etat ne pourrait autoriser cette fermeture car cela priverait la région d’un aéroport de délestage et de secours. À mon avis, le débat porte d’abord sur les deux premières options. »

(1) Depuis 2004, l’aéroport est géré, dans le cadre d’une délégation de service public, par le groupement Vinci Airports (mandataire)/Keolis à parts égales, via la SEAGI, société d’exploitation de l’aéroport de Grenoble-Isère. Et ceci jusqu’en juin 2023.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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