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Le blog des usagers

Archive for 5 novembre 2011

Retour sur le comité de ligne de l’Ouest lyonnais

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Jeudi 3 novembre, la Région Rhône-Alpes a organisé à Charbonnières-les-Bains, le comité des lignes TER de l’Ouest Lyonnais.

Jean-Charles Kohlhaas (au centre)

ll y a des chiffres qui font rigoler « à défaut de faire pleurer », lance un usager dans la salle. Comme bien d’autres participants qui ont assisté, à la réunion du comité de ligne présidée par l’élu régional (EELV) Jean-Charles Kohlhaas, il est agacé par des trains qui n’arrivent pas ou qui sont en retard. Le sujet est presque devenu récurrent sur les lignes ferroviaires de l’Ouest lyonnais. Alors, quand Pascal Delaitre, directeur SNCF du TER Rhône-Alpes, leur annonce que « la ponctualité est bien meilleure à l’Ouest que sur la majorité des TER en Rhône-Alpes », ça passe mal.

Pascal Delaitre (directeur du TER Rhône-Alpes)

Le directeur y met cependant de sérieux bémols. « Si, dit-il au cours du premier semestre 2011, la tendance est à l’amélioration, la situation s’est nettement détériorée depuis septembre où, en général, par rapport à l’offre normale, on a mis en œuvre environ 50 % de l’offre ». « On est loin« , souligne Jean-Charles Kohlhaas « des 6 000 trains annulés en 2010, cela ne veut pas dire que ça va nettement mieux ».

L’une des raisons de ce dysfonctionnement : le conflit en cours sur la question des contrôleurs qui n’est toujours pas réglée.

Cela dit, selon SNCF, les choses devraient aller mieux début novembre. « On a désormais les ressources qui nous permettent de nous engager et de tenir un plan de transport d’environ 90 % pour les deux branches Sain-Bel/Lyon et Lozanne/Lyon » précise le directeur des TER. Mais pour Nathalie, comme pour Frédérique, le compte n’y est pas. Aux heures de pointe, on leur a annoncé un train tous les quarts d’heure, aujourd’hui il y en a un toutes les demi-heures. « Vous parlez de 90 % on n’est pas d’accord avec vous, aujourd’hui on est bien en dessous et on peut vous le démonter. » Jean-Charles Kohlhaas a aussi fait ses calculs : « Dans l’hyper pointe, on est à un train à la demi-heure et non au quart d’heure. Pour les trains suivants vous devriez les assurer à 200 %, mais ils arrivent le plus souvent à unité simple, alors que c’est tendu. »

Aujourd’hui, répond Pascal Delaitre, « nous sommes supposés avoir 70 trains journaliers, notre ambition est de réaliser plus de 60 trains. Cela suppose, ajoute-t-il, un arbitrage à mener entre la ponctualité et le nombre de trains. Il est préférable de supprimer un train pour que le suivant soit à l’heure ». « À chaque réunion, on reprend toujours les mêmes problèmes« , s’impatiente Blandine. « Que faites-vous pour améliorer cela ? » « Les gens font le maximum pour assurer un service », se défend Pascal Delaitre, qui annonce « un geste commercial » vis-à-vis de la clientèle. « Ce n’est pas ce que l’on demande », reprennent en chœur plusieurs participants. « Du fait de ces mouvements sociaux« , enchaîne Nathalie, « près de 70 % des jeunes sur la ligne Saint-Paul/Sain-Bel sont obligés de partir une demi-heure, voire trois quarts d’heure plus tôt. Certains d’entre eux ont un temps de trajet qui dépasse les deux heures. Depuis septembre, ces enfants sont pénalisés. »

Et cela devrait durer. Le conflit n’est toujours pas réglé et les travaux ne sont pas encore terminés.

(Avec Le Progrès).

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3 contrôleurs SNCF aggressés dans la vallée de l’Arve

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Un contrôle de billet a dégénéré dans le TER 884338/9 (Saint-Gervais 16h00 – Genève Eaux-Vives 17h25), vendredi 4 novembre. Trois contrôleurs (deux hommes et une femme) ont été pris à partie par une dizaine de jeunes. Deux d’entre eux ont été insultés et bousculés. La contrôleuse a reçu un coup de poing. Les deux autres contrôleurs ont été victimes de coups de poing et de coups de pied. A la suite de ces violences, un arrêt du train a été demandé en gare de Cluses. L’un des auteurs a été interpellé par la brigade de gendarmerie de Cluses/Scionzier et a été placé en garde à vue. L’enquête se poursuit. Les agents de la SNCF ont bénéficié d’arrêt de travail, dont quatre jours pour la contrôleuse.

Tout a commencé lorsqu’une contrôleuse a voulu vérifier les titres de transport d’un groupe de jeunes passagers. Le TER se trouvait entre Sallanches et Magland. « Visiblement, ils n’en avaient pas« , raconte un passager. « Le ton est très vite monté et une partie des jeunes a commencé à s’en prendre à l’agent. » L’un des jeunes fait tomber la casquette de la contrôleuse et lui envoie un coup de poing. Deux contrôleurs rejoignent alors leur collègue pour lui porter secours. Les trois agents essuient alors des coups de poing et des coups de pied, sous les yeux des autres passagers, horrifiés et choqués par cette scène de violence.

La gendarmerie est alors alertée et un comité d’accueil est mis en place en gare de Cluses. Lorsque le train s’arrête, le groupe d’agresseurs se disperse et tente de fuir, mais un individu, suspecté d’être un des agresseurs, est arrêté par les gendarmes.

Un des suspects arrêtés en gare de Cluses

Défavorablement connu des forces de l’ordre, l’homme, majeur et originaire du bassin clusien, a été placé en garde à vue. Le train a ensuite poursuivi sa route jusqu’à la gare de Genève Eaux-Vives, sous l’autorité du quatrième contrôleur présent dans le convoi.

La brigade de gendarmerie de Cluses a ouvert une enquête et a procédé à l’audition du jeune homme arrêté.

Les trois agents agressés ont été pris en charge par la direction régionale de la SNCF a indiqué, hier, le service communication de l’entreprise. La contrôleuse agressée s’en tire avec quatre jours d’arrêt de travail mais aucune ITT. Une plainte a toutefois été déposée auprès de la gendarmerie. L’individu placé en garde à vue devrait être entendu par le parquet de Bonneville à l’issue de son audition à la brigade de Scionzier. Il pourrait avoir à répondre de violences en réunion envers un agent de la SNCF, deux facteurs aggravants.

Un second suspect interpellé dimanche 6 novembre

Dimanche 6 novembre au matin, une deuxième personne a été interpellée dans le cadre de l’enquête portant sur l’agression des trois contrôleurs. Elle a été identifiée par la vidéo enregistrée au sein du TER Saint-Gervais – Genève. Selon la compagnie de gendarmerie de Bonneville, on s’orienterait vers une présentation au magistrat lundi 7 novembre des deux agresseurs présumés suivie d’une probable comparution immédiate.

(Avec lemessager.fr, France Bleu Pays de Savoie et Le Dauphiné Libéré).

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Le SYTRAL va-t-il vraiment couper les lignes TCL de l’Est et de l’Ouest lyonnais ?

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Le SYTRAL menace de ne plus desservir 7 communes extérieures à son périmètre, dont Genas, Vaugneray et Grézieu. Un arrêt qui pourrait être effectif d’ici à septembre 2012. En cause : le coût élevé de ces lignes, au regard de la participation financière de ces territoires. Le Département du Rhône – qui devrait quitter le SYTRAL d’ici à la fin de l’année – en profite pour leur faire une offre concurrente, qui passe par un syndicat périurbain. Mais les usagers devraient y perdre au change.

C’est un courrier, venu rompre la trêve estivale. Le 30 août dernier, le SYTAL écrivait à Genas, ainsi qu’à Brindas, Chasselay, Grézieu-la-Varenne, Pollionay, Sainte-Consorce et Vaugneray. De façon lapidaire, la missive dénonçait la convention tarifaire qui liait ces collectivités au syndicat de transport. Celles-ci sont desservies par des bus TCL, bien que non adhérentes au SYTRAL. Leurs entreprises ne sont donc pas soumises au versement transport (1,75% de la masse salariale), comme le sont celles qui appartiennent au périmètre du SYTRAL, même si elles s’acquittent d’une « tarification spécifique, dite suburbaine« . En rompant cette convention tarifaire, Bernard Rivalta, président PS du SYTRAL agite le spectre de l’arrêt de ces lignes de bus qui pourrait intervenir en septembre 2012.

Perte pour le SYTRAL : 9 millions par an

La situation particulière de ces 7 communes avait été abordée par le rapport de la chambre régionale des comptes du 23 mai dernier. Il soulignait notamment le manque à gagner pour le Sytral : « la contribution des communes ne compense pas le surcoût lié à leur desserte (…) Le non assujettissement des entreprises implantées dans ces communes conduit à l’absence de perception d’environ 9 millions d’euros par an, alors que les conventions passées avec ces communes ne procurent au Sytral qu’une recette d’environ 75 000 euros« . Evoquant le bus n°68, Jean-Pierre Jourdain, président de la communauté de communes de l’Est lyonnais (CCEL), parle d’une « ligne déficitaire financée par le Grand Lyon« . « On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre« , renchérit Michèle Vullien, numéro deux du SYTRAL, favorable au changement. Pour se défendre, le maire de Vaugneray fait notamment valoir que le Département, qui dispose de la compétence transports interurbains, contribue au financement de ces lignes spécifiques via sa participation au SYTRAL.

Pour survivre, le SYTRAL devra s’étendre

Le sujet n’est pas seulement financier, il est aussi politique. La chambre régionale des comptes estime que « pour des raisons d’intérêt financier, de cohérence, d’égalité devant l’impôt (tant pour les entreprises que pour les contribuables) et de qualité de service rendu à l’usager, il serait nécessaire que le SYTRAL s’élargisse s’il doit perdurer« . La recommandation est impérative : « La dévolution, par la communauté urbaine, de la compétence transport au profit d’un syndicat dont l’aire de plein exercice continue à recouvrir très exactement la sienne n’apparaît guère justifiée« . En clair, pour survivre, le SYTRAL devra s’étendre à des territoires n’appartenant au Grand Lyon. Voilà qui explique aussi sa volonté d’intégrer ces 7 communes.

Les conditions posées à l’Est lyonnais

Les discussions avec Genas avaient pourtant bien commencé. En octobre 2010, un schéma de desserte est même adopté par la communauté de communes de l’Est lyonnais (comprenant Genas). Mais selon le président de la CCEL, les discussions ont capoté quand Bernard Rivalta et Gérard Collomb « ont posé un ultimatum et conditionné leur proposition à l’adhésion préalable au pôle métropolitain« , actuellement en gestation et qui comprendrait le Nord Isère, la plaine de l’Ain et St-Etienne. Condition exprimée lors d’un déjeuner houleux en juin et qui n’a pas été posée aux communes de l’Ouest.

L’enjeu pour le président de l’agglomération qui guigne la tête de cette future organisation est d’absorber l’Est lyonnais pour mieux contrôler l’aéroport St-Exupéry. Or le maire de Genas ne veut pas entendre parler du pôle métropolitain. « Je ne peux pas engager mes 12 000 habitants dans un système que je ne connais pas« , plaide Daniel Valero. Des réserves qui exaspèrent Michèle Vullien, numéro deux du SYTRAL. « Le pôle métropolitain, ce n’est pas un service à la carte : l’un pioche les transports, l’autre la culture, un autre les sports. On ne peut vouloir être dedans et dehors« .

Contraintes supérieures pour l’usager

Certaines collectivités, à l’instar de Brindas, sont inclines à rejoindre le SYTRAL. « Pour l’instant, c’est ce que je préférerais« , confie Christiane Agarrat, maire UMP. Et tant pis si ses entreprises devront mettre au pot ? « Il faut que les entreprises pensent aux usagers et à leurs salariés qui prennent souvent les transports en commun. Certaines se plaignent de ne pouvoir recruter faute de lignes de bus« , justifie l’élue. D’autres municipalités hésitent. C’est pour les assister dans leur choix que le préfet pilote des groupes de travail.

La communauté de communes de l’Est Lyonnais a déjà tranché. Le 19 juillet, au cours d’un vote de principe, ils ont adhéré au nouveau syndicat porté par le Département, qui verrait le jour en 2012 et qui regrouperait les communes hors SYTRAL. Un choix que les élus présentent comme rétrospectivement naturel. « Excepté Genas, ce sont des communes qui n’ont pas des modes de vie d’agglomération. Or le SYTRAL sait surtout proposer un service urbain dense« , estime Michel Forissier, 1er vice-président du Département.

Cette décision ne sera cependant pas sans conséquence pour l’usager. A l’heure actuelle, un utilisateur des lignes départementales qui voyage aussi sur le réseau TCL peut s’acquitter chèrement d’un abonnement unique de 71,90 euros (qui comprend les 49,10 euros mensuels des TCL et les 25 euros mensuels des lignes départementales) ou d’un ticket unique de 3,10 euros (1,60 euro pour les TCL et 2 euros pour le Département).

Vers une disparition du SYTRAL ?

Le maire de Genas est prêt à une prise en charge supérieure de la collectivité. Mais les passagers ne pourront pas – sauf accord avec le SYTRAL – bénéficier de plusieurs arrêts de bus. La question se pose sur leur trajet retour : ils n’auront d’autre choix que d’embarquer au point de départ de la ligne pour rentrer chez eux. Pour le président de la CCEL, l’intérêt est surtout d’atteindre Grange Blanche, avec une connexion au métro D.

Le paradoxe, dans cette affaire, est que ni le SYTRAL, ni le Département ne sont sûrs de gérer les transports à horizon 2015. S’il ne s’étend pas, le premier est condamné à « rendre » la compétence transport au Grand Lyon. Le second pourrait faire les frais de la réforme territoriale et ne plus soutenir financièrement les transports, que ce soit au SYTRAL ou au futur syndicat de transport qu’il appelle de ses vœux.

Atoubus : Genas a-t-elle été punie ?

En attendant un blocus des bus du SYTRAL, Genas a déjà été punie. Sa desserte a empiré depuis la mise en œuvre d’Atoubus, censée améliorer le service de transport. La municipalité déplore notamment des durées de trajet plus longues sur la ligne principale n°68 du fait de la suppression des lignes directes. « C’est un tortillard. On met 20 minutes de plus pour rejoindre Lyon« , affirme une collaboratrice. Il est désormais plus fréquent qu’un passager mette plus d’une heure pour rallier son point d’arrivée. Il encourt donc une pénalité s’il ne s’acquitte pas d’un 2e ticket.

Claudia est élève du lycée Jean-Paul Sartre, seulement distant de 7km de son domicile. Agacée par les problèmes qu’elle rencontre, elle a organisé une pétition qui a recueilli 400 paraphes, déposée avant le lancement d’Atoubus. Avec la suppression des lignes directes, elle peut passer une heure et quart dans les transports chaque soir. « Si cette décision devait être maintenue, elle entraînerait des conséquences graves allant de la perte de l’emploi pour les uns à l’obligation d’utiliser des véhicules personnes pour les autres en alourdissant un trafic urbain déjà trop encombré« , s’inquiète la maman dans un courrier. « Quelle image de notre société projetez-vous en appliquant des mesures tellement méprisables !« , conclut la missive.

Ces plaintes étonnent Michèle Vullien, administratrice du SYTRAL, qui confie ne pas avoir connaissance « de remontées provenant particulièrement de Genas« . « Le bilan d’Atoubus est globalement très positif« , soutient-elle. Elle explique que les observations d’usagers remontent actuellement à la directrice de l’exploitation, qui centralise les doléances. Des améliorations seront ensuite apportées.

Département : vers une sortie du SYTRAL d’ici à la fin de l’année

Le rapport de la chambre régionale des comptes a fait l’effet d’une bombe. Les magistrats ont clairement posé la question du maintien du Département dans le SYTRAL alors que « les limites du périmètre de transport urbain lyonnais se confondent avec celles de la Courly« . »Nous ne pouvons pas rester dans le SYTRAL qui a une seule compétence qui est celle du transport urbain« , confirmait Michel Mercier lors de la dernière assemblée départementale. « Il veut en sortir avant la fin de l’année« , nous informe un conseiller général. Conséquence : des élus départementaux envoyés par le conseil général ne siègeront plus au conseil syndical du SYTRAL, comme Georges Barriol, le vice-président. La question de la participation financière du Département est aussi posée (19 millions d’euros), même si la collectivité peut continuer à payer pour une organisation dont elle n’est pas partie prenante.

Le coup d’éclat de Bernard Rivalta

Le 13 septembre dernier, le président du SYTRAL est venu régler ses comptes publiquement avec le maire de Genas, prenant à témoin les habitants.

Ce fut l’invité surprise de la soirée. Le 13 septembre, Bernard Rivalta a improvisé un coup d’éclat. Le maire UMP de Genas, Daniel Valero, tenait une réunion publique avec les habitants. Il avait à coeur d’exposer aux habitants les raisons de son choix en faveur d’un syndicat piloté par le Département.

La journée avait commencé pour l’élu par une entrevue avec le préfet. Celui-ci se voulait rassurant : oui Genas pourrait intégrer le SYTRAL sans adhérer au pôle métropolitain. Une condition qui avait pourtant été posée par Bernard Rivalta et par Gérard Collomb, bien décidés à intégrer à leur pôle l’aéroport de St-Exupéry qui est sur le territoire de la communauté de communes de l’Est lyonnais.

Sur le coup Daniel Valero doute. Les discussions avec le Département sont bien avancées, et il compte justement en rendre compte le soir même à sa population. Il appelle Michel Forissier, 1er vice-président du conseil général, pour savoir s’il est courant. « Les choses vont-elles se débloquer avec le SYTRAL ? », demande en substance le maire de Genas. « On n’en est pas là« , répond le maire de Meyzieu, surpris. L’horloge tourne. Il faudra avoir les idées au clair quand il s’agira de les exposer aux habitants.

« Comme si on était à l’époque médiévale »

Ce jour-là, la salle se remplit. Environ 200 personnes veulent savoir si leur bus va continuer à fonctionner l’an prochain. Le maire commence à faire des présentations sur rétroprojecteur quand Bernard Rivalta pénètre dans la salle et se place au premier rang. Il est invité par les socialistes de Genas, à défaut de l’être par les organisateurs de la soirée. « Je lui ai tendu le micro » raconte Daniel Valero.

Le président du SYTRAL couvre d’invectives les élus qui lui font face. Réagissant aux propositions du Département, il assène : « encore faut-il que l’on accepte de mettre des arrêts dans le Grand Lyon… » Une nouvelle menace ? Bernard Rivalta avait déjà envisagé publiquement d’interdire aux bus l’entrée dans le territoire de l’agglomération. « Comme si on était à l’époque médiévale« , s’insurge Agata Poirot, habitante. « Ce sont des propos de comptoir qui ne sont pas sérieux« , relativise aujourd’hui Michel Forissier qui le connait bien. « On ne peut pas prendre en otage les usagers du service public« .

Le Département propose deux lignes dans sa zone industrielle, une 3e vers St-Exupéry, et une 4e vers Lea, offrant une correspondance vers la Part-Dieu. L’une d’elles conduirait aux 7 Chemins (traversés prochainement par T2) et peut-être jusqu’à Grange Blanche. Par ailleurs, la commune serait le terminus d’une ligne menant à Collombier et St-Bonnet. Les parties les plus isolées se verraient proposer un transport à la demande. Le service devrait être opérationnel en septembre 2012.

(Source : lyoncapitale.fr).

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Grève SNCF du 8 novembre : des perturbations limitées

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Quatre syndicats ont déposé un préavis de grève pour la journée du mardi 8 novembre pour protester contre le projet européen de libéralisation du rail. Le trafic ne devrait toutefois pas être très perturbé.

A priori, les usagers de la SNCF peuvent souffler. Le mouvement de grève lancé par quatre syndicats à partir de lundi 20 heures jusqu’à mercredi matin ne devrait pas, sauf surprise venant du terrain, entraîner de perturbations sérieuses au niveau national. La CGT, l’UNSA, la CFDT et la CFTC ont appelé les cheminots à se joindre au mouvement lancé le 8 novembre par la Fédération européenne des travailleurs du transport (ETF) pour peser sur les travaux des députés européens. Ceux-ci doivent examiner la semaine prochaine le projet de directive sur la refonte du « premier paquet ferroviaire », destinée à accentuer l’ouverture du marché à la concurrence. Les syndicats y voient un projet de démantèlement des entreprises historiques, et donc de la SNCF en France. « Cette journée d’action est destinée à informer et mettre en garde les usagers« , indique Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT-cheminots. « Ces changements sont en train de se faire en dehors de tout débat démocratique ! »

La mobilisation vise également à influer sur les travaux des Assises du Ferroviaire, qui planchent notamment sur les relations entre la SNCF et Réseau Ferré de France, l’organisme chargé de gérer le réseau. Les quatre syndicats demandent un retour de cette fonction dans le giron de la SNCF. Ils font donc sur ce point précis cause commune avec leur président, Guillaume Pépy, qui porte la même revendication. Pour autant, pas question -pour l’instant-de paralyser le trafic afin de se faire entendre. « L’objectif est plutôt de sensibiliser l’opinion« , confirme l’UNSA, qui souhaite une grève « symbolique ». « Nous laissons le choix aux cheminots de marquer le coup ou pas », indique la FGAAC-CFDT, qui précise qu’aucune manifestation n’est prévue. La CGT, de son côté, n’a pas donné de directives au niveau national : « les organisations choisiront les modalités en fonction de leurs revendications locales », précise Gilbert Garrel. Une mobilisation plus marquée dans telle ou telle région n’est donc pas à exclure. Quant à Sud, l’organisation, traditionnellement combative, ne fait pas partie de l’ETF. Elle ne s’est donc pas associée au mot d’ordre de grève.

SNCF publiera dimanche 6 novembre en fin d’après-midi le programme des circulations prévues pour le 8 novembre

(Avec Les Echos).

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La CGT s’oppose à la libéralisation des liaisons nationales par autocar

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

La CGT des transports critique la volonté du gouvernement de présenter un projet de loi autorisant les liaisons nationales par autocar, estimant qu’il faisait « le choix de la route » et de « la concurrence directe avec le rail et le service public ferroviaire« .

« Le gouvernement pousse les feux de la concurrence entre le rail et la route en voulant autoriser des liaisons nationales par autocar« , écrit dans un communiqué la fédération CGT.

« C’est la politique du bas coût (low cost) qui se généralise comme dans l’aérien« , poursuit le syndicat « au mépris également de l’environnement, nous éloignant – encore un peu plus – des objectifs du Grenelle de l’environnement« .

La CGT Transports « rappelle que le secteur des transports est responsable de 30% des émissions nationales de gaz à effet de serre, dont 96% sont imputables au mode routier« .

« Rappelons que le transport routier est le plus subventionné avec des coûts externes les plus importants supportés par la collectivité et le contribuable (congestion, bruit, accident, pollution, etc.)« , poursuit le communiqué.

« Pendant ce temps, des lignes SNCF où circulent des trains d’équilibre du territoire (TET) sont laissées à l’abandon, voire menacées de fermeture« , ajoute la CGT Transports.

Il y a une dizaine de jours, le ministère des Transports a indiqué travailler à un projet de loi visant à autoriser les liaisons nationales par autocar, après avoir permis depuis le début de l’année le cabotage sur les liaisons internationales.

Désormais, un bus effectuant une liaison internationale régulière peut prendre un passager dans une ville française et le débarquer dans une autre commune de l’Hexagone.

Le texte pourrait être présenté en février, avait indiqué un porte-parole en expliquant que l’avantage recherché résidait dans le coût au kilomètre, moins élevé en autocar qu’en train.

Néanmoins, « les ouvertures de ligne se feront après consultation avec les collectivités et sous réserve qu’elles ne compromettent pas un contrat de service public« , avait précisé le ministère, faisant référence à la concurrence directe que ces lignes pourraient faire à la SNCF.

(Source : AFP).

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Les bagages doivent dégager dans les trains

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Aux heures de pointe, les contrôleurs n’hésitent plus à rappeler à l’ordre les voyageurs qui s’étalent sur plusieurs sièges.

Ranger son sac pour laisser les autres s’asseoir est un geste qui se perd.

«Chers voyageurs, notre train est fortement occupé. Nous vous prions de ne pas déposer vos bagages sur les sièges.» Etrange annonce, entendue dans un train CFF rempli de pendulaires. L’ex-régie fédérale a-t-elle émis de nouvelles directives pour caser davantage de voyageurs aux heures de pointe ? «Non, répond Frédéric Revaz, porte-parole des CFF. Il n’y a pas de prescription officielle pour cette annonce. Elle est laissée au jugement de l’agent de train, s’il pense que cela peut améliorer la situation.» Pas question d’infantiliser les voyageurs, «mais de leur rappeler certains principes de bon sens».

Pas formellement interdit

Ranger ses bagages quand le train se remplit n’est pas un réflexe pour tout le monde. «C’est même un geste qui se perd », constate Pascal Fiscalini, chef de train et membre du Syndicat du personnel des transports (SEV). « Ça va de pair avec l’individualisme grandissant de notre société.» Il trouve légitime ce genre d’annonces, mais préfère personnellement interpeller les voyageurs de vive voix pour leur rappeler les bonnes manières. «Les réactions négatives sont rares», précise le vice-président de la sous-fédération des agents de train.

Reste qu’il n’est pas formellement interdit de déposer un bagage à côté de soi. Par contre, si le train se remplit, les contrôleurs sont en droit d’exiger des voyageurs qu’ils rangent leur barda ailleurs. Après tout, un billet ne donne pas droit à deux sièges. En réalité, il ne donne même pas forcément droit à une place assise ! La loi exige des CFF qu’ils transportent les voyageurs, mais ne garantit pas la qualité de ce transport.

Les voyageurs devront s’habituer à ce genre d’annonces. Car les CFF prévoient d’ici à 2030 une augmentation de clientèle de 50% en moyenne. Et plus de 100% sur l’arc lémanique.

(Source : Le Matin).

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4 novembre : le métro D arrêté une heure en raison d’un sac de sport abandonné à Gorge de Loup

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Le trafic a été interrompu, vendredi 4 novembre à 18h40 sur la ligne D du métro lyonnais, après la découverte d’un colis suspect à la station Gorge de Loup, dans le neuvième arrondissement. Les agents TCL ont fait évacuer les lieux à cette heure de grande affluence, tandis que la police établissait un périmètre de sécurité. Il s’agissait en fait d’un sac de sport abandonné.

Un service partiel a été assuré entre Vieux Lyon et Gare de Vénissieux.

Tout doute levé, et en l’absence de danger, le trafic a repris normalement aux alentours de 19h40.

(Source : Le Progrès).

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SNCF : La CGT des Hautes-Alpes appelle à une grève de 59 minutes le 8 novembre

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Un préavis de grève a été déposé à la SNCF par la CFDT, la CGT, l’Unsa et la CFTC pour ce mardi 8 novembre. Cette journée d’action européenne vise à dénoncer “les projets de libéralisation du système ferroviaire”. Dans les Hautes-Alpes, la CGT Cheminots appelle les agents à un arrêt de travail de 59 mn en prise de service.

(Source : Le Dauphiné Libéré.)

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4 novembre : le TGV Lille – Grenoble en panne au Grand-Lemps

Posted by ardsl sur 5 novembre 2011

Vendredi 4 novembre, le TGV 5154/5 (Grenoble 4h51 – Lille Europe 9h37) est tombé en panne au Grand-Lemps. Cela a paralysé le trafic ferroviaire entre Grenoble et Lyon, ainsi qu’entre Grenoble et Paris.

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