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Tain : 3 morts dans un attentat à la bombe dans un TGV Marseille – Paris le 31 décembre 1983

Posted by ardsl sur 8 novembre 2011

À Tain-l’Hermitage (Drôme), l’attentat du 31 décembre 1983 contre un TGV Marseille-Paris avait fait trois morts et une quinzaine de blessés.

« Ce 31 décembre 1983, j’étais en famille chez moi. Je n’avais rien prévu de particulier en cette soirée de réveillon… Quand, subitement, vers 20 heures, nous avons entendu une énorme explosion » confie Robert Chanas.

À cet instant-là, le Tainois, cheminot de profession et sapeur-pompier volontaire pense à l’explosion de la station essence située à quelques rues de son domicile… « Quelques secondes plus tard, le standard départemental des sapeurs-pompiers m’appelait : “Il y a eu une grosse explosion à Tain. Nous ne savons pas ce qui se passe” ». «C’est instinctif, il faut sauver des vies… »

Le sergent Chanas se rend aussitôt au centre de secours tainois avant de prendre place, avec deux autres pompiers, dans un VSAB (une ambulance). Après une rapide opération de reconnaissance autour de la gare, « nous avons été les premiers secouristes à découvrir l’énorme “trou” dans le TGV et à prendre en charge les victimes » poursuit Robert Chanas. « C’était très spectaculaire, mais nous n’avons pas eu le temps de réfléchir. Dans ces conditions-là, c’est instinctif, il faut aller sauver des vies ! »

« J’ai vu l’horreur ! »

« J’ai vu l’horreur ! Ces images, je ne peux pas les oublier » livre Gilbert Perret alors chef de gare de Tain en ce dernier jour de l’année 1983. « J’étais en Savoie, dans ma famille pour le réveillon. Nous étions en train de regarder la télévision, quand les variétés ont été interrompues. J’ai alors vu sur l’écran ma gare ! Quelques secondes plus tard, mon chef d’établissement me téléphonait et me demandait de rejoindre au plus vite la Drôme. En gare de Tain/Tournon, c’était épouvantable ! L’explosion avait fait trois morts : un couple de Parisiens et une femme, épouse d’un médecin de Montélimar ; ainsi qu’une quinzaine de blessés. La bombe se trouvait dans la troisième voiture du TGV, une voiture de 1 re classe. Cette dernière était éventrée, c’était abominable ! »

Gilbert Perret d’ajouter enfin : « Attendre 28 ans pour l’ouverture du procès, c’est bien trop long pour les familles de victimes… »

Depuis lundi 7 novembre 2011, Carlos comparaît devant la cour d’assises spéciale de Paris pour quatre attentats commis en France entre 1982 et 1983, dont celui du TGV à Tain le 31 décembre 1983.

(Thomas Zimmermann, Le Dauphiné Libéré).

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