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Archive for 1 mars 2012

Lyon : une trentaine de personnes encagoulée s’en prend aux caténaires

Posted by ardsl sur 1 mars 2012

Gare Jean-Macé

Vers 12h40, ce jeudi 1er mars, une trentaine de personnes, le visage dissimulé, a fait irruption sur les rails entre les gares de Jean-Macé et Perrache et jeté des projectiles sur les caténaires. La circulation des trains a été interrompue.

Ces personnes avaient d’abord pénétré dans le technicentre SNCF dans le 7e arrondissement de Lyon et s’étaient fait ouvrir «a priori par la force» l’accès aux voies, a précisé la préfecture.

Ils étaient une trentaine, encagoulés, courant sur les voies entre les gares de Jean-Macé et de Perrache. Les protestataires ont lancé des sacs de sable sur les caténaires et brièvement déployé une banderole «Non au Lyon-Turin» durant leur action

Les trains en provenance de la gare de la Part-Dieu et en direction du sud se sont retrouvés bloqués dans l’agglomération lyonnaise. De même que ceux au départ de Perrache et en direction du nord. Des agents SNCF se sont aussitôt rendus sur place et tentaient de réparer les dégâts au plus vite.

Si vers 14h30 le trafic redémarrait peu à peu, d’importantes perturbations dans la circulation ferroviaire demeuraient.

Des forces de l’ordre ont été dépêchées sur les lieux.

Cette manifestation coup de poing a été organisée par des opposants au projet ferroviaire Lyon – Turin.

Trains supprimés

  • TER 886728/9 (Ambérieu 14h07 – Firminy 16h03).
  • TER 18531 (Part-Dieu 14h40 – Bourg-Saint-Maurice 17h43) : supprimé uniquement entre Albertville et Bourg-Saint-Maurice.
  • TER 886898/9 (Part-Dieu 15h12 – Ambérieu 15h53).
  • TER 886734/5 (Ambérieu 16h08 – Saint-Étienne 17h41) : supprimé uniquement entre Ambérieu et Lyon.
  • TER 18544 (Bourg-Saint-Maurice 18h16 – Part-Dieu 21h20) : supprimé uniquement entre Bourg-Saint-Maurice et Albertville, en raison de la réutilisation prévue de la rame du 18531.

Trains retardés

1h45 de retard pour :

  • le TER 886822/3 (Saint-Étienne 12h20 – Ambérieu 13h53).
  • le TER 18531 (Part-Dieu 14h40 – Albertville 16h40).

1h de retard pour :

  • le TER 17929 (Part-Dieu 13h40 – Chambéry 14h58).
  • le TER 17982/3 (Part-Dieu 14h08 – Annecy 15h59).
  • le TER 886826/7 (Saint-Étienne 13h20 – Ambérieu 14h53).

50 minutes de retard pour :

  • le TER 889428 (Part-Dieu 14h25 – Bourg-en-Bresse 15h30).
  • le TER 17699 (Part-Dieu 15h44 – Grenoble 17h13).

40 minutes de retard pour :

  • le TER 17621 (Part-Dieu 14h14 – Grenoble 15h33).
  • le TER 17647 (Part-Dieu 14h44 – Grenoble 16h13).
  • le TER 17623 (Part-Dieu 15h14 – Grenoble 16h37).

25 minutes de retard pour :

  • le TER 886726/7 (Ambérieu 13h07 – Saint-Étienne 14h40).
  • le TER 96512/3 (Part-Dieu 14h38 – Genève 16h27).

20 minutes de retard pour :

  • le TER 884525 (Bellegarde 16h09 – Évian 17h26) en raison de la correspondance avec le 96512/3.
  • le TER 884624/5 (Bellegarde 16h09 – Saint-Gervais 17h55) même motif.

18 minutes de retard pour le TER 889430 (Part-Dieu 15h25 – Bourg-en-Bresse 16h30).

(Avec le progres.fr).

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Schéma national des infrastructures de transport : pas très écolo et avec quel argent ?

Posted by ardsl sur 1 mars 2012

Dans un avis adopté à l’unanimité le 28 février, le Conseil économique, social et environnemental estime que le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) décidé fin octobre 2011 par le gouvernement et qui doit encore être débattu au Parlement, est « insuffisant » pour combattre les gaz à effet de serre et n’est pas clair sur son financement.

Le Conseil économique et social préconise de consacrer les budgets disponibles pour regénérer les réseaux de transport existants comme le réseau ferré par exemple, avant d’investir dans de nouvelles infrastructures.

La dernière version du SNIT définit la politique française en matière d’infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, fluviales ou aériennes pour les 20 à 30 prochaines années. Soit 245 milliards d’euros d’investissements, sans compter les 20 milliards d’euros du projet de métro automatique Grand Paris Express.

Si le projet « marque une rupture positive en terme de méthode, en associant dans un seul document les actions d’optimisation des réseaux de transport existants et les projets de développements« , il « présente d’importantes limites et des marges de progression« , juge le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans un avis adopté à l’unanimité, le 28 février.

D’une part, « la concrétisation des objectifs environnementaux n’est pas avérée (…) les contributions du SNIT à l’effort contre les gaz à effet de serre ne sont pas en rapport avec l’objectif global que s’est fixé la France : réduire ses émissions par quatre en 2050 par rapport à 1990 dans le cadre de la lutte internationale contre le changement climatique. D’autre part, « le financement du SNIT pose question« , s’inquiètent les sages du Palais d’Iena.

Taxe poids lourds, Eurovignette 3, livret d’épargne

Un euphémisme… puisque sur les 245 milliards d’euros inscrits au SNIT (105 milliards pour optimiser et régénérer les réseaux existants, 140 pour créer de nouvelles infrastructures de transport), l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, l’AFITF, ne dispose à ce jour que de deux milliards euros de budget annuel, alimentés par l’État.

La future taxe poids lourds dont l’entrée en vigueur a été maintes fois repoussée et qui devrait être effective début 2013 sur le réseau routier non concédé, est censée alimenter l’AFITF à hauteur de 782 millions d’euros par an.

Le CESE préconise donc que l’État continue à subvenir au budget de l’Agence au delà de 2013, et de jouer à fond la carte de la directive européenne Eurovignette 3 qui permet aux États membres d’intégrer dans la taxe poids lourds les coûts externes d’utilisation des routes (notamment le coût de la pollution et de la congestion).

Troisième source de financement préconisée par le CESE, un livret d’épargne dédié aux transports, comme le livret A pour le secteur de la construction.

L’AFITF aura bien besoin de tout cet argent, sinon, « il faudra 130 années de budget annuel de l’Agence pour financer les projets du SNIT« , ironisait récemment Roland Ries, le sénateur-maire de Strasbourg, conseiller transport dans l’équipe de campagne de François Hollande.

Hiérarchiser et phaser les projets

Il va falloir hiérarchiser les projets, préconise le CESE. « On s’est beaucoup focalisé sur les LGV, en partie aux dépens de l’entretien du réseau ferré et des dessertes interrégionales, entraînant parfois des hausses de temps de parcours« , constate Sébastien Genest, co-rapporteur de l’avis et président d’honneur de France Nature Environnement (FNE). Il juge que « la stratégie d’ouverture du fret à la concurrence en 2006 s’est faite dans des conditions désastreuses et n’a pas abouti au report du transport routier de marchandises sur les rails« .

« On est même en recul par rapport aux objectifs 2020 de développement du fret ferroviaire« , renchérit Pierre-Jean Rozet, co-rapporteur de l’avis, et membre du groupe CGT.

Dans cet avis, le CESE préconise de hiérachiser les projets du SNIT dans le temps (à 10, 15 et 30 ans) et selon des critères de priorité. « Il faut consacrer l’argent disponible pour regénérer les réseaux de transport existants, privilégier les infrastructures qui offriront une vraie alternative à la route et à l’aérien, avant d’envisager toute nouvelle LGV, construire des plateformes logistiques multimodales près des voies ferrées comme la nouvelle ligne Lyon-Turin, et garantir l’équilibre territorial« , insistent les co-rapporteurs. Qui arbitrera ?

Répartition des 245 milliards d’euros de dépenses du SNIT

105 milliards d’euros pour « les dépenses d’optimisation et de régénération du réseau »

  • Routier : 28,35 milliards
  • Aérien : 1,05 milliard
  • Portuaire : 1,57 milliard
  • Fluvial : 6,83 milliards
  • Ferroviaire : 67,2 milliards

140 milliards d’euros pour les dépenses de développement de réseau

  • Routier : 13,3 milliards
  • Aérien : 0,7 milliard
  • Portuaire : 3,5 milliards
  • Fluvial : 16,1 milliards
  • Ferroviaire : 107 milliards

(Source : mobilicites.com).

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Grève en Italie : trafic ferroviaire perturbé

Posted by ardsl sur 1 mars 2012

Un mouvement de grève a lieu jeudi 1er mars en Italie. Le trafic ferroviaire Genève – Milan est ainsi impacté :

  • EC 39 (Genève 13h42 – Milan 17h35) : supprimé entre Domodossola et Milan.
  • EC 36 (Milan 17h25 – Genève 21h18) : supprimé entre Milan et Domodossola.

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Éric Fournier veut faire de Chamonix une zone d’action prioritaire pour l’air

Posted by ardsl sur 1 mars 2012

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier, maire de Chamonix, propose de placer Chamonix en zone d’action prioritaire pour l’air (ZAPA). Il s’agirait de prendre de mesures de réductions du trafic motorisé en période de pic de pollutions. Explications.

L’édile chamoniard, également président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional (Nouveau Centre) veut ainsi limiter le trafic des poids lourds lors des épisodes de pollution.

ZAPA : jusqu’à 135 euros d’amende si vous roulez en zone interdite

Le décret sur les zones d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA) publié au Journal officiel du 22 février fixe le montant des amendes pour les automobilistes, chauffeurs de poids lourds, de bus et de cars qui contreviendront à la réglementation de ces zones interdites à certains véhicules jugés polluants : de 68 ou de 135 euros. À ce jour, huit villes sont candidates à l’expérimentation.

Les agglomérations volontaires pourront interdire les véhicules « les plus polluants » à pénétrer dans certaines zones, les ZAPA.

Maintenant que le décret est paru (JO du 22 février 2012), les villes vont-elles mordre aux Zapa, ces Zones d’actions prioritaires pour l’air créés par le Grenelle de l’Environnement ?

Le décret annonce la couleur : pour les automobilistes qui s’y aventureront avec un véhicule non autorisé parce que dépassant les seuils d’émissions de particules fines et d’oxyde d’azote, l’amende sera de 68 euros.

Pour les conducteurs de bus, autocars et autres poids lourds équipé d’un moteur antérieur à la norme Euro 4, le montant de l’amende s’élèvera à 135 euros. Avec immobilisation du véhicule dans tous les cas.

Dans les villes de plus de 100 000 habitants

La vallée de Chamonix, 9 février 2012. Photo : Daniel Zorloni.

Les ZAPA sont inscrites dans la loi Grenelle 2 votée en juillet 2010, et visent à réduire les émissions de particules et d’oxydes d’azote dans les agglomérations les plus polluées. Celles de plus de 100 000 habitants peuvent créer des ZAPA à titre expérimental.

Actuellement, huit agglomérations ont fait acte de candidature : Paris, Saint-Denis, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Nice, Aix-en-Provence. Les villes ont jusqu’au 16 juillet 2012 pour se porter candidates, mais la limite territoriale d’une ZAPA n’est pas encore clairement définie.

Selon une étude de faisabilité réalisée par l’Ademe, le pourcentage de véhicules non autorisés à pénétrer dans les ZAPA serait en 2012 de 64% pour les bus et autocars, 57% pour les poids lourds, 43% pour les véhicules utilitaires légers et 38% pour les véhicules légers.

Un second décret fixe, lui, la liste des véhicules dont l’accès à la zone ZAPA ne peut être interdit : il s’agit des véhicules d’intérêt général, des véhicules relevant du ministère de la Défense et des véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées.

Une ZAPA à Chamonix ?

Une modification de la loi semble nécessaire pour que Chamonix puisse s’inscrire dans le dispositif ZAPA, car la ville ne remplit pas le critère des 100 000 habitants. En effet Chamonix ne compte que 9 400 habitants permanents.

Dans tous les cas, il est urgent d’agir. La vallée de l’Arve subit des niveaux de pollution très importants. Pour réduire le trafic motorisé, il faut au plus vite rendre plus performant les transports respectueux de l’environnement. Cela signifie pour les particuliers de développer les transports publics par :

  • l’augmentation des fréquences des TER.
  • la modernisation des lignes ferroviaires (ligne du Mont-Blanc Express entre Saint-Gervais et Vallorcine, ligne Saint-Gervais – La Roche – Annecy / Annemasse).
  • l’utilisation du tramway du Mont-Blanc comme un transport public entre Le Fayet et le centre de Saint-Gervais.
  • la création d’un réseau de bus urbain à Sallanches (16 200 habitants), qui devrait également desservir les communes voisines (Cordon, Combloux, Megève, Praz-sur-Arly, Les Contamines-Montjoie, Saint-Gervais-les-Bains et Passy).
  • le développement d’un réel réseau de bus urbain à Cluses (18 000 habitants), qui devrait également desservir les communes voisines.
  • la création d’un réseau de bus urbain à Bonneville (12 300 habitants), qui devrait également desservir les communes voisines.

Pour les marchandises, il est impératif de réduire le trafic poids lourds. Le trafic international doit être reporté sur l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et Orbassano.

L’ARSMB (Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc) organise un débat public sur la pollution de la vallée de Chamonix vendredi 2 mars  à 20h30 à Chamonix (salle du Majestic).

(Avec mobilicites.com).

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Circulation ferroviaire : retards constatés lundi 27 février

Posted by ardsl sur 1 mars 2012

30 minutes de retard pour le TER 96570/1 (Genève 17h29 – Part-Dieu 19h22).

20 minutes de retard pour le RE 2845 (Lausanne 17h00 – Payerne 17h52).

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