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Le blog des usagers

Lyon : deux ans de prison ferme pour l’agresseur du contrôleur SNCF

Posted by ardsl sur 23 mai 2012

Gare Part-Dieu. Suite à l’agression d’un agent SNCF, les contrôleurs avaient fait valoir leur droit de retrait vendredi 18 mai.

L’alcool. Il n’y a aucune autre explication à l’incident qui s’est produit jeudi 17 mai en gare de la Part-Dieu. Et qui a provoqué le lendemain l’indignation de tous les cheminots, avec à la clé un droit de retrait exercé vendredi, des perturbations sur le trafic (lire), et l’exaspération des usagers.

Ces faits d’une banalité désespérante ont eu lieu jeudi 17 mai vers 20h30, en gare de la Part-Dieu, peu avant le départ d’un TER en direction de Saint-Étienne. À l’étage, un homme est affalé sur deux sièges, les jambes pendantes dans l’allée. Un usager lui demande poliment de laisser le passage. Plutôt que de faire profil bas, l’homme sort de ses gonds. Face à cet homme irascible, le passager sort du train et va alerter un contrôleur. Mais l’autre le suit et continue de l’invectiver. Sur le quai, le cheminot s’interpose et essuie des menaces de mort et des coups, jusqu’à ce que la police ferroviaire procède à l’interpellation. Bilan ? Cinq jours d’interruption de travail pour le contrôleur, et un traumatisme qui rejaillit sur toute une corporation.

Cinq jours d’ITT pour le contrôleur

Lundi 21 mai, Amar Bounoua a dû rendre des comptes à l’audience des comparutions immédiates. Mais cet homme de 41 ans, qui vit dans un foyer à Marseille, a fait preuve d’une mémoire pour le moins sélective. Il avait beaucoup bu, ne se souvient de rien, sauf de ce passager qui l’a délibérément provoqué. D’où cette grosse et légitime colère. Cela dit, il regrette et assure que cela lui servira de leçon.

Cette hypothèse n’a guère convaincu le ministère public. Il faut dire que le prévenu traîne une dizaine de condamnations sur son casier, dont la violence et l’alcool sont les dénominateurs communs. Il était sorti de prison il y a moins d’un mois. « On a tout essayé, mais il ne veut pas se soigner », a déploré la procureure Sophie Taupin, qui a requis la peine plancher, soit trois ans ferme. « Ce n’est pas de la prison mais de soins que cet homme a besoin », a tenté de défendre Me Sylvie Le Biez-Dubois. Le tribunal a ramené cette peine à deux ans ferme.

(Avec Le Progrès).

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