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Archive for 10 juin 2012

La galerie de sécurité du tunnel du Fréjus devrait être transformée en second tube de circulation !

Posted by ardsl sur 10 juin 2012

Officiellement les autorités française et italienne s’étaient engagés à ce que le second tube du tunnel du Fréjus constitue une galerie de sécurité. Mais, les démarches pour transformer la galerie de sécurité en un second tube de circulation sont en cours. Explications et décryptage.

Les associations pour le respect de l’environnement et pour des transports durables (dont la FNAUT) ont été déboutées il y a quelques semaines par le tribunal administratif de Grenoble. Elles contestaient les options retenues par l’État français pour la construction de la galerie de sécurité du tunnel routier du Fréjus (entre la Savoie et le Piémont).

En effet le gabarit retenu par l’État permet la transformation de l’ouvrage en un tube de circulation permanente.

Les associations avaient vu juste. Le 1er juin 2012, le président de la Société Italienne du Tunnel Autoroutier du Fréjus (SITAF) a vendu la mèche. Sa société et la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus (SFTRF) étudient actuellement la modification des systèmes incendies et de contrôle du tunnel pour ouvrir la galerie de sécurité à la circulation des voitures et des poids lourds.

Le coût de cette transformation serait de 30M€, ce qui porterait le coût total de ce nouveau tube de circulation à 440 M€. Comme vient de l’indiquer le président de la SITAF, « cela n’a aucun sens de dépenser tout cet argent juste pour une galerie de sécurité : il faut l’ouvrir aux poids lourds internationaux et aux voitures ».

Il convient de préciser que d’importants fonds publics ont été accordés à la SITAF et à la SFTRF pour la construction de la galerie de sécurité. En France, cela s’est fait à travers du plan de relance du gouvernement Fillon, avec plus de 50M€ à la clé.

SITAF et SFTRF veulent augmenter le trafic routier au Fréjus

Dans cette déclaration, le président de la SITAF a également indiqué que cette transformation permettrait d’annuler les limitations de trafic qui sont en place depuis l’accident de 2005 : la limitation à 70 km/heure et les distances de sécurité de 150 mètres entre chaque véhicule.

« Cela permettra d’avoir un tunnel plus compétitif et concurrentiel au tunnel du Mont-Blanc », a-t-il indiqué au journal italien Luna Nuova.

En 2010, 572000 camions sont passés par le tunnel du Mont-Blanc, contre 732000 au tunnel du Fréjus.

Bernadette Laclais défend la galerie de sécurité, mais s’oppose à l’accroissement de la capacité de trafic admise au Fréjus

La maire de Chambéry et vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, la socialiste Bernadette Laclais justifie sa position. « Le 4 juin 2005, le jour où est survenu le dramatique incendie de poids lourds qui a coûté la vie à deux personnes, j’ai été très vite sur place et j’ai mesuré dans toute son ampleur les conditions d’intervention des services de sécurité. J’en ai gardé la conviction qu’une galerie de sécurité était indispensable et c’est pourquoi j’en ai soutenu le projet, tout en défendant fermement le principe qu’il ne puisse permettre d’accroître la capacité du trafic admise dans le tunnel. »

Les explications de la SFTRF

Patrice Raulin, président de la SFTRF a fourni quelques explications à Bernadette Laclais. Il avoue que des « études (techniques, de sécurité et environnementales), sont actuellement en cours en vue de l’éventuelle mise en circulation de la galerie de sécurité. Ces études font suite au retour d’expérience de l’incendie du 29 novembre 2010, qui a vu un camion emprunter la voie à contre sens pour éviter un autre camion en feu, dans la fumée sans aucune visibilité. Ce retour d’expérience a montré que seule une circulation dans un seul sens , dans des tubes séparés (le tunnel et la galerie de sécurité) était de nature à améliorer très substantiellement la sécurité des usagers. »

Selon Patrice Raulin, la « mise en circulation dans un seul sens de la galerie de sécurité ne créerait aucun accroissement de capacité de circulation, le tunnel existant étant réduit à une voie de circulation. La capacité du tunnel du Fréjus resterait ainsi de 2 fois une voie, comme actuellement, de même que celle du tunnel d’Orelle de l’autoroute de la Maurienne, et d’une grande partie de la rampe d’accès du Fréjus, ouvrages qu’il n’est pas question d’élargir ; d’ailleurs, le viaduc du Charmaix, qui fait partie de cette rampe, et doit être reconstruit prochainement, le sera avec un profil de 2 fois une voie« .

Il ajoute la « SFTRF confirme que sa seule et unique motivation est la sécurité des usagers. En cohérence avec cet objectif, elle est favorable à l’accompagnement de la mise en circulation de la galerie, le cas échéant, par un contingentement du trafic poids lourds dans le tunnel« .

Patrice Raulin affirme que « seuls les gouvernement sont habilités à décider l’ouverture au trafic de la galerie de sécurité, après avis de la Commission Intergouvernementale (CIG), et cette décision n’est pas précise à ce jour« .

Un plan B « tout routier » au Lyon – Turin ferroviaire

Bernadette Laclais n’imagine pas que l’aménagement de la galerie de sécurité en un second tube de circulation puisse justifier un renoncement au projet du Lyon – Turin ferroviaire. Elle maintient son « engagement résolu pour le ferroutage et l’aboutissement au plus vite du projet Lyon – Turin« .

Pourtant les derniers faits ne vont pas forcément dans le sens des déclarations de Bernadette Laclais. Un scénario tout routier, incluant l’abandon du Lyon – Turin semble se dessiner. La galerie de sécurité du Fréjus deviendrait un second tube de circulation, l’A43 devrait passer à deux fois trois voies dans le Nord-Isère et l’Avant-Pays Savoyard (lire), ne manquerait plus alors que le contournement autoroutier de Chambéry. Ce projet, pourtant absent du SNIT (schéma national des infrastructures de transport), pourrait refaire surface.

Le Préfet de la Région Rhône-Alpes, Jean-François Carenco, rappelle dans son schéma régional des transport (appelé document de cohérence des déplacements, auquel l’ARDSL a eu accès malgré l’absence de concertation avec les associations), que le « contournement autoroutier de Chambéry a été étudié afin, d’une part, d’assurer la continuité du réseau concédé entre les autoroutes A41 et A43 et, d’autre part, d’apporter une réponse au problème posé par la saturation et la sécurité de la VRU de Chambéry en écartant en particulier 50% du trafic poids lourds de l’agglomération. Ces études ont conduit à retenir un tracé ouest de 14 km, déclaré projet d’intérêt général (PIG) le 14 mai 2007. Ce projet, estimé à 700M€, se pose cependant de fait en concurrence avec les projets de prolongement de l’autoroute ferroviaire alpine et de la LGV Lyon-Turin. »

Autrement dit, une alternative « tout routière » au Lyon – Turin ferroviaire n’est pas écartée.

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Les nouvelles lignes à grande vitesse ne sont pas près d’être construites

Posted by ardsl sur 10 juin 2012

Lors de sa première conférence de presse, le nouveau ministre des Transports a expliqué que certaines des décisions prises par le gouvernement Fillon en matière de transports n’étaient plus d’actualité. Décryptage.

Pour sa première rencontre avec la presse, Frédéric Cuvillier, l’actuel ministre des Transports et maire de Boulogne-sur-Mer, a choisi le Salon des Transports publics, à Paris. Discours rapide et pressé, mais riche en informations sur les orientations du gouvernement : « nous voulons éviter la fracture territoriale, trop longtemps insuffisamment réalisée« , a expliqué le ministre, tout jeune quadragénaire.

L’aménagement du territoire, donc, a été donné comme priorité au ministre. Peut-être par opportunisme politique – le parti socialiste ayant énormément perdu de terrain dans les zones rurales face au FN. Mais peut-être parce que le gouvernement est sensible à une situation devenue intenable dans les campagnes, en particulier en ce qui concerne les transports publics.

Pour l’ouverture du marché ferroviaire, il est urgent d’attendre

Thierry Mariani, son prédécesseur avait fait de la défense du voyageur son cheval de bataille. Encore avant lui, Dominique Bussereau avait beaucoup poussé l’arrivée du secteur privé dans ces domaines traditionnellement publics – tant dans les ports que dans le ferroviaire.

À propos de privé, la deuxième information notable est qu’il est très urgent d’attendre : le précédent gouvernement, à l’issue des Assises du Ferroviaire, avait décidé d’accélérer l’ouverture du marché. Les premiers à être concernés étaient les trains d’équilibre du territoire, mis en concurrence en 2014, puis les TER, et enfin le marché national, d’ici 2019. « Ce n’est pas la question la plus urgente. Il faut réfléchir à ce qui s’est passé dans le fret. Peut-être y avait-il avant moi une obsession de l’ouverture à la concurrence, mais désormais, il faut travailler avec tous les acteurs avant de prendre une décision« . Décryptage : Fret SNCF souffre énormément de l’arrivée du privé, plus léger et plus compétitif, et il serait bon de ne pas réitérer cette expérience malheureuse.

Les 2000 km de voies nouvelles de LGV ne verront pas le jour

Sur tous ces chantiers, de toute façon, conformément avec la volonté de François Hollande – dont Frédéric Cuvillier est très proche – de rééquilibrer les pouvoirs, il y aura un débat avec le Parlement. « Il faut que le Parlement soit respecté, et qu’il y ait un débat public sur les chantiers en cours. Il nous faut une démarche, une logique, il nous faut de l’efficacité, et de l’efficacité durable, en particulier sur les dossiers qui ne sont pas financés« . Décryptage : les 2000 kilomètres de nouvelles lignes à grande vitesse décidées par le Grenelle de l’Environnement ne verront pas le jour.

Frédéric Cuvillier a été réélu au premier tour sans difficulté député du Pas-de-Calais le 10 juin. Mais la rumeur veut que Nicole Bricq ait demandé deux ministres délégués pour travailler avec elle, et non pas un seul. Un remaniement interne et un nouveau partage des tâches est donc à prévoir.

(Avec challenges.fr).

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Chambéry – Lyon : une voie unique ferroviaire et prochainement une autoroute à 3 voies

Posted by ardsl sur 10 juin 2012

La voie ferrée reliant Chambéry à Lyon est toujours à voie unique entre Chambéry et Saint-André-le-Gaz. L’autoroute A43 qui relie également Chambéry et Lyon va passer à 3 voies sur de nouvelles portions. Une enquête sera lancé le 18 juin 2012.

La modernisation de la voie ferrée entre Chambéry et Saint-André-le-Gaz n’est pas à l’ordre du jour, malgré son classement au registre des lignes malades et des retards récurrents.

En revanche, l’A 43 verra sa capacité accrue dans les prochaines années.

La société d’autoroutes Area compte avant tout fluidifier le trafic en créant des sections supplémentaires dotées d’une troisième voie. La société dit agir dans « un souci de confort et de sécurité des usagers. »

Les prochaines sections dotées d’une troisième voie se situent d’une part dans le secteur de La Tour-du-Pin et dans le secteur compris entre Chambéry nord et le tunnel de l’Épine.

Du côté de la sous-préfecture iséroise, il s’agit d’ajouter une troisième voie réservée aux véhicules lents sur une distance de 6 kilomètres, depuis l’échangeur existant avec l’A 48 et jusqu’à l’aire des Marouettes.

Le trafic est actuellement de 35 000 véhicules/jour dans les deux sens à hauteur de La Tour-du-Pin sur l’A43.

L’enquête publique débutera le 18 juin 2012. Les travaux devraient être lancés en 2013, pour une mise en service prévisionnelle début 2015. En raison du nombre d’ouvrages d’art touchés par le projet et de la nécessité de mettre aux normes le système d’assainissement, la facture est conséquente, sur le papier estimée à 45 millions d’euros HT.

En Savoie, une voie pour les véhicules lents est déjà en place. L’objectif est notamment de créer une véritable bande d’arrêt d’urgence (BAU) sur toute la longueur de la montée vers le tunnel de l’Épine, pensée en particulier pour faciliter la circulation des véhicules de secours. Le nombre d’ouvrages d’art touchés est moins important que dans le cas turripinois. Il est envisagé, le cas échéant, de faire passer la “BAU” derrière les piles de pont existantes. Le montant prévisionnel avoisine les 15 millions d’euros (HT). Il faudra tout de même revoir toute la signalisation déjà installée dans la montée. La phase de préparation administrative doit débuter en juin. Le terme du chantier est espéré pour la fin de l’année 2014.

Dans les deux cas, la charge financière sera entièrement assumée par Area dans le cadre du contrat de plan 2009-2013 passé avec l’État.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Circulation ferroviaire : suppressions et retards constatés dimanche 10 juin

Posted by ardsl sur 10 juin 2012

TGV en panne

Le TGV 6181 (Paris 16h49 – Nice 22h27) est tombé en panne en région parisienne. Le train est arrivé en PACA avec 4h15 de retard.

Les TGV suivants au départ de Paris ont pris 15 à 25 minutes de retard.

Trains supprimés

  • RE 2638 (Lausanne 20h48 – Genève 21h39) en raison de l’absence d’un personnel.

Trains retardés

50 minutes de retard pour :

  • le TGV 5098 (Nice 13h26 – Dijon 19h38) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 5198/9 (Nice 13h26 – Metz 22h44) même motif.

40 minutes de retard pour :

  • le TGV 9834/5 (Bruxelles 15h18 – Marseille 20h46) en raison d’un accident de personne.
  • le TER 177643 (Bercy 15h38 – Part-Dieu 20h40) en raison d’un voyageur malade à bord.
  • le TGV 5022/3 (Lille Europe 16h02 – Marseille 20h46) en raison de l’attente du 9834/5 à Lille.
  • le TGV 5184/5 (Nice 14h27 – Lille Europe 21h57) en raison d’un dérangement d’installation.

30 minutes de retard pour :

  • le TGV 5462/3 (Metz 8h15 – Montpellier 14h58) en raison de difficultés lors du couplage avec le 5472/3 à Dijon.
  • le TGV 5472/3 (Strasbourg 9h16 – Montpellier 14h58) en raison de difficultés lors du couplage avec le 5462/3 à Dijon.

25 minutes de retard pour :

  • le TGV 5306/7 (Bordeaux 7h37 – Dijon 15h39) en raison de l’attente d’un personnel à Lyon.
  • le TGV 6232 (Figueras 10h20 – Paris 15h56) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 6062 (Perpignan 10h51 – Paris 15h56) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 5332/3 (Nantes 14h54 – Grenoble 20h49) en raison de la panne d’un autre train.
  • le TER 18542 (Bourg-Saint-Maurice 15h10 – Part-Dieu 18h20).
  • le TGV 6829 (Dijon 15h52 – Nice 22h33).
  • le TER 17935 (Part-Dieu 16h40 – Chambéry 17h58) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TGV 7778 (Nice 17h27 – Part-Dieu 21h58).
  • le TGV 6876 (Nice 17h27 – Dijon 23h40).
  • le TER 875718/9 (Clermont-Ferrand 17h56 – Part-Dieu 20h20) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 9272 (Lausanne 18h30 – Paris 22h21) en raison d’un dérangement à la ligne de contact.

20 minutes de retard pour :

  • le TER 17704 (Marseille 9h06 – Part-Dieu 12h40).
  • le TER 17760 (Part-Dieu 11h20 – Bercy 16h22).
  • le TER 18507 (Part-Dieu 17h40 – Modane 20h19).
  • le TGV 6057 (Paris 18h07 – Montpellier 21h34) en raison de la panne d’un autre train.
  • le TGV 6217 (Paris 18h07 – Perpignan 23h24) même motif.
  • le TGV 9781 (Paris 18h11 – Genève 21h27) en raison de la panne d’un autre train.
  • le TGV 6638 (Part-Dieu 18h36 – Paris 20h36).
  • le TER 17816 (Part-Dieu 19h20 – Dijon 21h19) en raison d’une correspondance avec un train retardé.
  • l’IC 740 (Saint-Gall – Genève aéroport 23h36) en raison d’un dérangement technique.

15 minutes de retard pour :

  • le TGV 5166/7 (Toulouse 7h18 – Lille Europe 14h30) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17402 (Marseille 8h35 – Laragne 10h39).
  • le TGV 9836/7 (Bruxelles 16h18 – Perpignan 23h41) en raison d’un accident de personne.
  • le TER 17406 (Marseille 16h35 – Laragne 19h00).
  • le TGV 5020/1 (Lille Europe 17h02 – Perpignan 23h41) en raison d’un accident de personne.
  • le TER 873277 (Clermont-Ferrand 17h11 – Saint-Étienne 19h43).
  • le TGV 6923 (Paris 17h37 – Grenoble 20h40) en raison de la panne d’un autre train.
  • le TGV 6949 (Paris 17h49 – Annecy 21h30) même motif.
  • le TGV 6627 (Paris 17h53 – Part-Dieu 19h56) même motif.
  • le TGV 9277 (Paris 17h57 – Lausanne 21h47) même motif.
  • le TGV 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) même motif.

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