ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Archive for 18 juin 2012

Pas de réouverture aux voyageurs de la rive droite du Rhône entre Valence et Avignon avant décembre 2014

Posted by ardsl sur 18 juin 2012

La réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire de la rive droite du Rhône est à nouveau retardée. Il ne fait guère de doute que la réouverture ne se fera pas avant décembre 2014. Et encore, cette date est pour le moins optimiste. Décryptage.

Il faut se souvenir que l’engagement des Régions Rhône-Alpes, PACA et Languedoc-Roussillon pour financer une étude d’opportunité et de faisabilité de la réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire de la rive droite du Rhône date du 26 septembre 2005. Le premier comité de pilotage s’est tenu le 24 octobre 2005 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche). Les résultats de l’étude menée par le cabinet TTK ont été proposés au comité de pilotage le 20 décembre 2006. La Région Rhône-Alpes a adopté le protocole d’intention pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône au TER lors de son assemblée plénière le 30 novembre 2007. L’ensemble des collectivités concernées ont signé le protocole d’intention le 21 janvier 2008 à Bourg-Saint-Andéol.

Le 5 janvier 2010, un TER entrait en gares de Pont-Saint-Esprit, Bagnols-sur-Cèze, Laudun-L’Ardoise, Remoulins… C’était le train expérimental, bondé de décideurs et de politiques, qui circulait sur la voie ferrée de la rive droite du Rhône. Sa réouverture ne faisait plus aucun doute. En effet, tous les partenaires du dossier avaient validé sa faisabilité, ses études techniques et financières. Et l’entente semblait royale entre SNCF, Réseau Ferré de France et les trois Régions Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côtes-d’Azur. Dans ce bel élan de générosité, la communauté de communes Rhône Cèze Languedoc avait sorti son chéquier pour financer les études de réhabilitation des trois gares de Pont-Saint-Esprit, Bagnols-sur-Cèze, Laudun-L’Ardoise.

Il avait été alors avancé un scénario de desserte comprenant 7 allers-retours du lundi au vendredi. Puis, un scénario se limitant à 5 allers-retours (2 le matin, un le midi et 2 le soir) fut avancé.

Jean-Jack Queyranne à Genève le 15 novembre 2011 lors de l’inauguration des travaux du CEVA. Photo : Joël Grandcollot.

À l’automne 2011, Le Dauphiné Libéré, avait interrogé le président de la Région Rhône-Alpes sur le projet d’une liaison TER Valence – Avignon par la rive ardéchoise du Rhône. À la question, « Qu’en est-il du projet de réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs ?« , Jean-Jack Queyranne avait répondu : « Des études ont été menées avec les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon. La région Rhône-Alpes a mis en place un service d’autocars entre Le Pouzin et Pierrelatte qui n’a pas eu un grand succès. On va le faire évoluer vers un transport à la demande moins coûteux et plus souple. Mais la Région maintient son objectif de réouverture d’une ligne voyageurs. Si l’offre est là, il devrait y avoir une fréquentation. Il faut en convaincre la SNCF et nos régions partenaires. On avait défini un niveau de services de 3 allers-retours par jour. »

Le 25 avril 2012 à Privas, lors du comité de ligne du Sud Ardèche, l’association d’usagers CUTPSA (membre de la FNAUT) a demandé si la réouverture de la rive droite se ferait au service 2014. La Région Rhône-Alpes a répondu que la rive droite ne sera pas rouverte au trafic voyageurs en 2014. Les études d’avant-projet sont toujours en cours. Le président du comité de ligne François Jacquart (Front de Gauche) a précisé que les partenaires sont toujours en attente de la réponse de l’État quant à la nature des investissements à réaliser au regard du fait qu’il s’agira d’une expérimentation (question de l’accessibilité aux Personnes à Mobilité Réduite).

Une présentation du projet et de son avancement devrait être faite par RFF, maître d’ouvrage, lors du prochain comité de ligne (au second semestre 2012).

Ce dossier bute sur la nature des travaux à mener pour réhabiliter les gares abandonnées dans le Gard et en Ardèche n’ont toujours pas commencé. Les Régions Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon veulent contourner la réglementation sur les PMR pour limiter le coût des travaux.

D’autres obstacles devraient surgir dans ce dossier. Aucun accord n’est en vu sur le financement de l’exploitation de cette nouvelle ligne TER entre les 3 Régions concernées. Aucune commande de matériel nouveau n’est prévue pour assurer les futures dessertes Avignon – Bagnols-sur-Cèze – Valence. Il faudrait donc prendre des rames électriques circulant sur d’autres lignes de Rhône-Alpes, PACA ou Languedoc-Roussillon.

La mise en place d’une desserte TER Valence – Avignon centre par la rive droite du Rhône permettrait de rétablir une desserte voyageurs pour 75000 habitants des villes suivantes :

  • Le Teil (8300 habitants) en Ardèche
  • Le Pouzin (2900 habitants) en Ardèche
  • Bourg-Saint-Andéol (7500 habitants) en Ardèche
  • Viviers (4000 habitants) en Ardèche
  • Rochemaure (2100 habitants) en Ardèche
  • Cruas (2700 habitants) en Ardèche
  • Pont-Saint-Esprit (10500 habitants) dans le Gard
  • Laudun-l’Ardoise (5700 habitants) dans le Gard
  • Bagnols-sur-Cèze (18600 habitants) dans le Gard
  • Villeneuve-lès-Avignon (12900 habitants) dans le Gard

Ces TER pourraient être prolongés à Romans-sur-Isère, de sorte à desservir Valence TGV.

Publicités

Posted in Ardèche, Drôme, Languedoc-Roussillon, Matériel, Provence | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Valais : des rames à deux étages en 2020

Posted by ardsl sur 18 juin 2012

Les rames à deux étages devraient pouvoir circuler en Valais à l’horizon 2020. Les cantons de Vaud et du Valais ont avancé l’argent à la Confédération pour débuter les travaux.

Lundi 18 juin 2012, les cantons du Vaud et du Valais, l’Office fédéral des transports et les CFF ont signé une déclaration d’intention pour le développement sur la ligne du Simplon. Cet engagement vise à permettre la circulation des trains à deux étages en Valais d’ici à 2020. Le préfinancement est assuré par les deux cantons et une prévision globale est envisagée jusqu’à l’horizon 2030-2040.

Cet accord vise à accroitre la capacité de transport de la ligne du Simplon. Sur le tronçon entre Lausanne et Vevey, les trains à deux étages pourront circuler dès décembre 2012. Toute la ligne jusqu’à Brigue sera ensuite adaptée à l’horizon 2020. Il a été convenu que les CFF envisageront la possibilité d’avancer ce délai.

Jacques Melly, chef du Département des transports, de l’équipement et de l’environnement du canton du Valais, François Marthaler, chef du Département des infrastructures du Canton de Vaud, Toni Eder, sous-directeur de l’Office fédéral des transports et Philippe Gauderon, chef de la division Infrastructure des CFF ont signé lundi 18 juin en gare de Vevey une déclaration d’intention sur le développement de la ligne du Simplon.

Ce document offre une vision jusqu’en 2030 – 2040 sur les mesures souhaitables en matière d’infrastructures.

Par cet engagement, les partenaires visent à assurer l’accroissement de la capacité de l’axe du Simplon en adaptant son gabarit pour les trains à deux étages. Dans le cadre de la première phase de ce développement, les travaux sur la ligne entre Lausanne et Vevey permettront, sur ce tronçon, le passage des rames à deux étages dès décembre 2012.

Toute la ligne du Simplon, jusqu’à Brigue, sera ensuite adaptée au gabarit des trains Duplex, avec une mise en service dès 2020. Il a toutefois été convenu que les CFF analyseront la possibilité d’avancer ce délai. Les études correspondantes sont en cours avec un financement de la Confédération. Certains aménagements ont d’ailleurs déjà commencé, comme la construction du tunnel de Gobet à Sierre.

 (Avec Le Nouvelliste).

Posted in Matériel, Valais, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Caisse des Dépôts prête à prendre le contrôle exclusif de Veolia Transdev ?

Posted by ardsl sur 18 juin 2012

Selon Le Figaro du 16 juin 2012, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) aurait refusé la nouvelle offre du fonds d’investissements Cube Infrastructure (Natixis) visant à racheter la part de Veolia Environnement dans leur filiale commune de transport public, Veolia Transdev.

Le Figaro précise que l’établissement public a d’ores et déjà repoussé l’offre révisée de Cube présentée le 8 juin et qui expirait le 15 juin (lire notre précédent article : « La vente de Veolia Transdev se complique de plus en plus »), car elle ne valorisait Veolia Transdev qu’à 350 millions d’euros et nécessitait une augmentation de capital de 800 millions d’euros avec participation de la CDC.

Cube aurait également des exigences en matière de gouvernance car il voudrait pouvoir désigner l’équipe dirigeante et il prévoyait des « cessions d’actifs massives aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Australie… qui auraient amputé d’un tiers environ le résultat opérationnel de Veolia Transdev« , ravivant les craintes d’un démantèlement.

Du coup, la CDC aurait proposé une alternative à Veolia Environnement en vertu de laquelle elle prendrait le « contrôle exclusif » de Veolia Transdev en portant sa participation à 60% en convertissant « tout ou partie de leurs créances d’actionnaires respectives« , soit l’équivalent de 800 millions d’euros de capital, croit savoir Le Figaro.

Le quotidien ajoute qu' »un prêt bancaire viendrait rembourser une autre partie de la dette de Veolia Transdev due à Veolia » et « quelques cessions d’actifs » permettraient à Veolia Environnement « d’atteindre le but ultime recherché : sortir de son bilan l’essentiel de la dette supportée au titre de son activité transport« .

Refus tactiques

« Les péripéties de ces six derniers mois avec Cube n’avaient de toutes façons que la vocation tactique d’amener précisément la Caisse des dépôts à faire une offre« , a déclaré une source proche du dossier, citée par le journal. Veolia Transdev étant une filiale à parts égales de Veolia Environnement et de la Caisse des Dépôts.

Le Figaro précise par ailleurs qu’outre l’offre de Cube, Keolis (groupe SNCF) et la RATP « sont plus qu’à l’affût » puisqu’elles auraient proposé il y a trois mois un projet commun de reprise d’actifs internationaux et français pour plus d’un milliard d’euros.

Et le groupe allemand Rethmann aurait également fait part récemment de son vif intérêt pour des actifs en Allemagne et en République tchèque, ajoute Le Figaro.

Mais « si on démantèle le réseau international de Veolia Transdev, on sape sa capacité à rester un acteur majeur sur le marché français« , a prévenu un proche du dossier.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Veolia | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :