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La qualité de l’air ne s’améliore pas à Genève

Posted by ardsl sur 24 juin 2012

Le rapport « Qualité de l’air 2011 » indique que les niveaux de pollution sont supérieurs à ceux de 2010. Explications et perspectives.

La pollution de l’air genevois a empiré en 2011 par rapport à l’année précédente. Inutile de s’alarmer pour autant, d’après le rapport, car les immissions (pollution ambiante, c’est à dire la pollution à l’endroit où elle déploie ses effets sur l’Homme et l’environnement) sont stables sur la dernière décennie.

Pour certains polluants, comme l’oxyde d’azote ou les particules fines (PM10) ces immissions restent cependant supérieurs aux valeurs limites fixées dans l’ordonnance sur la protection de l’air (OPair).

«Cette augmentation par rapport à 2010 est provoquée principalement par les conditions météorologiques», explique Benoît Lazzarotto, responsable du réseau d’observation de la pollution de l’air à Genève (ROPAG) au sein du service de protection de l’air du canton de Genève.

Un vent inexistant, une période de sécheresse ou l’occurrence d’inversions de températures favorisent effectivement l’augmentation des concentrations des oxydes d’azote, particules fines et autres ennemis de l’environnement issus de l’activité humaine.

Qu’en est-il pour l’été 2012 ? le responsable du ROPAG estime que «tous les ingrédients sont réunis pour la génération d’un pic de pollution, comme chaque été».

Benoît Lazzarotto insiste sur la nécessité du plan de mesures OPair, qui «a vocation à agir à la source des émissions pour redescendre aux niveaux acceptables». Un travail de longue haleine qui se concentre particulièrement sur les enjeux de la mobilité, de l’énergie et de l’isolation des bâtiments.

Même s’il est loin de tout résoudre, «le plan a le mérite d’exister et d’agir» selon Benoît Lazzarotto. Sa mission de base consiste d’une part en des recommandations sanitaires pour les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, asthmatiques) et d’autre part en des recommandations civiques.

Ne pas aggraver la situation

Et là, le civisme signifie «ne pas aggraver la situation». Cela veut dire privilégier les transports publics, la mobilité, et si ce n’est pas possible se mettre à l’Éco-drive. Enseignée, cette façon de conduire est plus écologique et plus économique. Sans les cours, il suffit de faire un bon usage de sa boîte de vitesse et de ne pas conduire de manière brusque.

En 2011, on constate un niveau d’émissions d’oxyde d’azote par habitant de 5,5 kg dans le canton genevois, alors qu’il est de 10,1 kg pour la Suisse. Mais Genève est une ville attractive, l’agglomération s’étend, la population croît et se concentre. Donc le niveau de pollution globale augmente.

(Avec tdg.ch).

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