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Archive for 28 juin 2012

Veolia Transdev : le flou règne dans la stratégie comme dans la communication

Posted by ardsl sur 28 juin 2012

Nouvel épisode dans l’interminable feuilleton du désengagement du secteur des transports de Veolia. Mi-juin, le directeur général par intérim de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC), Antoine Gosset-Grainville, avait refusé l’offre présentée par le fonds Cube, au motif qu’elle ne valorisait Véolia Transdev qu’à 350 millions d’euros et que la CDC serait obligée de remettre près de 400 millions d’euros au pot lors de l’augmentation de capital. Désormais, le favori pour la reprise, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) exige des mesures pour redresser les activités du groupe en France. Par ailleurs, les jours d’Antoine Gosset-Granville à la tête de la CDC sont comptés. Le gouvernement entend le remplacer par Jean-Pierre Jouyet.

Sans même attendre que ne soit réglé le dossier du retrait de Veolia Environnement du capital de leur filiale commune à 50-50 Veolia Transdev, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) se pose en actionnaire de référence de l’opérateur de transport public. Selon Les Échos, les représentants de la CDC au conseil d’administration de Veolia Transdev, réuni mardi 26 juin, aurait rejeté le plan de redressement présenté par son directeur général, Jérôme Gallot, au motif, selon une source proche du dossier, qu’il ne serait pas assez ambitieux, tant sur son volet financier que sur son volet opérationnel. Un message clair adressé à la direction du troisième opérateur français des transports publics avec Keolis, filiale de SNCF, et la RATP : la CDC n’a pas l’intention de monter au capital d’une entreprise qui n’aurait pas l’ambition de jouer un rôle clef dans l’avenir des grands réseaux de transports urbains.

Interrogé par mobilicités.com, Jérôme Gallot indique qu’il « n’a pas présenté de plan de redressement » mais qu’il a « proposé des premières mesures d’amélioration de l’efficacité opérationnelle de la France, notamment dans le redressement des grands contrats urbains déficitaires. La Caisse a souhaité que j’apporte un complément à ces premières mesures« . Précisant par ailleurs, « qu’il y a un dialogue permanent entre les actionnaires et l’entreprise« .

Pour celui qui est à la tête du groupe depuis février 2011, il va falloir « en remettre une couche pour aller plus vite et plus fort dans la mise en œuvre de ce plan. » Jérôme Gallot ne cache pas que lors du mariage entre Veolia et Transdev il a hérité d’un certain nombre de contrats déficitaires en France mais aussi à l’étranger.

Et de citer le cas de la filiale allemande de Transdev qui s’était lancée dans le rachat de plusieurs opérateurs de bus et qui aujourd’hui, perdrait près de 70 millions d’euros par an.

Pour la France « nous négocions actuellement avec les collectivités locales concernées » explique-t-il, précisant que ce dialogue, entamé depuis plusieurs mois, avait été un peu gelé par la période électorale des législatives.

Une mission confiée à Philippe Segretain

La Caisse a par ailleurs confié une mission sur Veolia Transdev à Philippe Segretain, l’ancien patron de… Transdev. Celui-là même qui avait démissionné en décembre du conseil d’administration d’Egis, filiale à 75 % de la CDC, du fait, a-t-on dit à l’époque, de divergences avec Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse, sur le dossier Veolia Transdev. Il est de notoriété publique que Philippe Segretain s’était opposé à la fusion des activités transport de Veolia avec Transdev.

Sa mission consisterait à nouer des liens plus étroits avec les élus locaux qui gèrent leurs réseaux via des sociétés d’économie mixte (comme Strasbourg ou Grenoble par exemple. Eux-aussi s’étaient inquiétés, en leur temps, du mariage des deux groupes de transport, Veolia et de Transdev.

Ayrault propose Jouyet pour prendre la tête de la Caisse des dépôts

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué jeudi 28 juin qu’il allait proposer la nomination de Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et proche de François Hollande, à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Dans un communiqué, Matignon précise que « les commissions intéressées de l’Assemblée nationale et du Sénat se prononceront sur ce projet de nomination dans les conditions prévues par l’article 13 de la Constitution, après que la commission de déontologie aura rendu son avis ».

S’il est confirmé à la tête de la CDC, Jean-Pierre Jouyet devra donc s’occuper du redressement de Veolia Transdev.

La nomination de Jean-Pierre Jouyet, ancien membre du gouvernement sous la présidence Sarkozy, était pressentie depuis plusieurs semaines. Le mois dernier, « Le Monde » avait affirmé déjà que François Hollande souhaitait nommer l’ancien directeur-adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon à la tête de la CDC, ajoutant que dans ce cas, Xavier Musca, ex-secrétaire général de l’Élysée qui lorgnait lui aussi sur ce poste, lui succèderait à l’AMF.

(Avec AFP).

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Le Conseil fédéral veut un second tube autoroutier au Gothard

Posted by ardsl sur 28 juin 2012

Doris Leuthard estime que la construction d’un second tube routier au Gothard est la solution la plus judicieuse. (Photo : Joël Grandcollot).

Le Conseil fédéral veut construire un second tube au tunnel routier du Gothard. La construction d’un second tube suivie d’une réfection du tunnel coûterait 2,8 milliards.

Le tunnel routier du Gothard pourrait être doublé d’ici une quinzaine d’années. Le Conseil fédéral veut profiter des travaux de réfection pour construire une seconde galerie, qui serait mis en service au plus tôt vers 2027. Le tout devrait coûter 2,8 milliards.

Pour le Conseil fédéral, il s’agit de la solution la plus judicieuse pour conserver cet axe majeur pendant la réfection du premier tube, qui devrait durer environ trois ans. Vers 2030, on devrait donc pouvoir rouler dans deux tunnels différents.

Mais seule une voie serait ouverte dans chaque sens de marche. La seconde servirait de bande d’arrêt d’urgence. La sécurité serait sensiblement accrue vu la suppression du risque de collision frontale.

Près de 3 milliards

La construction d’un second tube suivie d’une réfection du tunnel coûterait 2,8 milliards. Ce montant inclut les frais occasionnés pour prolonger l’exploitation du tunnel originel, dont les travaux auraient dû commencer vers 2020.

Les investissements prévus sont nettement plus importants que les autres variantes examinées, a admis Doris Leuthard. Mais ils seront bien plus avantageux en termes de sécurité.

La simple réfection du tunnel actuel aurait atteint 1,2 milliard à 2 milliards et impliqué une fermeture du tube pendant 2,5 à 7 années, selon qu’on choisisse d’assurer une ouverture estivale ou non. La réfection avec la construction d’un second tube prévoit uniquement une fermeture durant 140 jours, dont 50 au printemps et 90 à l’automne.

Le Parlement se prononcera d’ici fin 2013. Le projet pourra ensuite faire l’objet d’un référendum. La votation aurait lieu en 2015.

Le Tessin satisfait, Uri déçu

Le gouvernement tessinois s’est dit « très satisfait » par la décision du Conseil fédéral. « Notre réaction à l’annonce d’une éventuelle fermeture totale du tunnel du Gothard pour assainissement et les interventions résolues qui ont suivi ont fini par porter leurs fruits« , a dit Marco Borradori, président du Conseil d’État tessinois.

Le canton d’Uri, lui, se dit déçu car il s’agit d’un mauvais signal pour le transfert du transport des marchandises de la route au rail. Le danger existe que l’Europe ne mise plus sur les NFLA, a expliqué le conseiller d’État Markus Züst, en charge des travaux publics. Le gouvernement uranais va attendre la loi qui sera soumise aux Chambres fédérales.

Critique romande

Le Comité rail-route Vaud-Genève, qui rassemble des élus et des représentants de l’économie dans le but de développer les infrastructures ferroviaires et autoroutières des deux cantons, réagit lui aussi : face à ce qui, à ses yeux, constitue un « coup de force du lobby du Gothard« , il décidera de s’opposer activement ou non au projet sur la base de réponses concrètes de Berne quant au financement des compléments de réseau autoroutier du Plateau.

Les partis politiques divisés

Le PLR salue la décision « raisonnable » du Conseil fédéral. Une infrastructure sans faille est un facteur central pour renforcer la place économique suisse et maintenir des emplois. Isoler le Tessin pour une si longue période aurait en outre mis la cohésion du pays à rude épreuve.

L’UDC rappelle qu’un 2e tunnel renforce le principal axe nord-sud de la Suisse et la sécurité routière. Le Tessin se verra mieux raccordé au reste du pays au lieu d’en rester coupé pendant des années.

Autre son de cloche à gauche : le PS trouve l’option choisie hautement discutable. Le percement d’un deuxième tunnel va ruiner les efforts consentis dans le transfert des marchandises de la route au rail, voire les réduire à néant. Le PS entend lutter de toutes ses forces contre un second tube. Au besoin, il le fera par le biais d’un référendum.

Les Verts estiment que le Conseil fédéral ne respecte pas la volonté du peuple et qu’il cède au lobby routier. Tout comme le PS, les Verts évoquent le référendum.

Transporteurs routiers satisfaits

L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) salue la nouvelle stratégie du Conseil fédéral dans le dossier de la réfection du tunnel routier du Gothard.

L’ASTAG exige la réalisation rapide d’un second tube avec voie unique et sens de circulation séparé, et donc plus sûr.

(Avec ATS et rts.ch).

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