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Archive for 9 juillet 2012

Frédéric Cuvillier veut « mettre de l’ordre dans le SNIT »

Posted by ardsl sur 9 juillet 2012

Les grands projets issus du Grenelle de l’environnement et répertoriés dans le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) sont irréalisables en l’état actuel des finances publiques, estiment les experts du secteur qui préconisent de les hiérarchiser et de trouver de nouvelles sources de financement. Même analyse du côté du ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier.

Document de référence en la matière, le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT), prévu par la loi Grenelle 1, fixe à 245 milliards d’euros sur 25 ans l’enveloppe nécessaire pour moderniser et entretenir les infrastructures existantes tout en développant de nouvelles installations.

Il préconise à travers plusieurs dizaines de projets un report vers des modes de transport plus respectueux de l’environnement, au bénéfice du ferroviaire et du fluvial.

« C’est une charge insoutenable en termes de financement public. Cela impose de faire des choix et donc frustrer de nombreux élus« , a expliqué à l’AFP Gilles Savary, député PS de Gironde et spécialiste des questions de transport, qui considère qu’il revient au gouvernement « de définir le champ du possible« .

Une commission pour hiérarchiser les projets

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, vient de franchir un premier pas en affirmant sa volonté de « mettre de l’ordre dans le SNIT« . Ce sera la tâche d’une commission prochainement désignée et chargée de « hiérarchiser les projets, de définir un mode d’emploi ainsi que sa faisabilité financière« , selon le ministre.

Il reviendra à cette instance de passer au crible une multitude de dossiers comme la poursuite du programme de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), le développement des voies ferrées dédiées au fret grande distance ou la réalisation d’une quinzaine de projets portuaires et fluviaux.

Parmi les plus incertains, le canal Seine – Nord prévoit de connecter la Seine aux grands réseaux fluviaux de nord du continent. Certains élus contestent toutefois qu’il soit prioritaire. « C’est un problème budgétaire, car c’est un peu plus cher que prévu« , avec au moins 4,3 milliards d’euros, dont 2,1 milliards venant du privé, indique Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). « Si le canal ne se fait pas, c’est la mort du transport fluvial français« , a déclaré à l’AFP le député UMP du Nord, Thierry Lazaro.

Contraintes budgétaires

Mais au-delà de ce chantier pharaonique, c’est le gel d’une partie des grands chantiers prévus que redoutent les professionnels des travaux publics, dont le secteur a perdu 20000 emplois en cinq ans.

« Il faut que le nouveau gouvernement nous dise sur quels projets nous pouvons travailler« , réclame Patrick Bernasconi.

Le financement des projets est aussi une source de préoccupations. Face aux contraintes budgétaires, le recours au privé via les partenariats public-privé (PPP) est l’une des solutions aujourd’hui utilisées.

En quelques mois, trois contrats de LGV (Tours – Bordeaux, Le Mans – Rennes et le contournement de Nîmes et Montpellier) viennent d’être conclus entre Réseau Ferré de France (RFF) et les spécialistes des grands chantiers que sont Vinci, Eiffage et Bouygues.

Mais alors que les majors du BTP sont désormais servis, certains s’interrogent sur l’avenir de la formule.

D’autres pointent du doigt ses limites comme le député UMP de la Drôme, Hervé Mariton, qui dans un récent rapport estimait que les futures LGV ne pourraient pas être financées par un PPP car ne générant pas un trafic suffisant.

Pour Gilles Savary, c’est la piste européenne qu’il convient d’explorer notamment par le biais des « project bonds« , des emprunts communautaires destinés à financer de grands projets sans peser sur les budgets nationaux.

« Mais la condition préalable est de faire converger les priorités françaises avec la carte des réseaux transeuropéens de transport (RTE)« , estime-t-il.

L’Europe a sélectionné 30 projets d’intérêt commun dont l’un des plus emblématiques est la liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon – Turin, via un long tunnel sous les Alpes.

(Avec mobilicites.com).

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Veolia Transdev réduit sa participation dans la compagnie ferroviaire Thello

Posted by ardsl sur 9 juillet 2012

Actionnaire à 50 % de Thello, à part égale avec Trenitalia, Veolia Transdev va réduire sa participation dans la compagnie ferroviaire qui exploite depuis le 11 décembre 2011 des trains de nuit entre Paris et Venise, et envisage l’ouverture d’une liaison Paris – Rome.

Selon mobilicites.com, Veolia Transdev pourrait descendre aux alentours de 30% du capital de Thello, la coentreprise avec Trenitalia. La décision devrait être formalisée prochainement en interne.

Confronté à d’importants problèmes financiers depuis sa fusion avec Transdev, Veolia préfère donc laisser son partenaire italien, propriétaire du matériel roulant, porter l’essentiel des efforts d’investissements et de développement.

Rien à voir avec le succès de la liaison de nuit entre Paris et Venise inaugurée fin 2011 et qui enregistre une fréquentation satisfaisante. Thello prévoit d’ailleurs l’ouverture d’une liaison Paris – Rome. Ce retrait relatif s’explique par des raisons stratégiques : « en fait, il était programmé depuis longtemps« , indique la direction de Veolia Transdev.

Pas très intéressé par l’open access

Thello a permis à la filiale de Veolia Environnement de mettre un pied dans le transport ferroviaire de voyageurs en France, d’observer le marché et de tester des méthodes commerciales. Mais en réalité, le secteur du train conventionné, beaucoup moins risqué en terme de revenus que l’open access (ouverture d’une liaison aux risques et périls de l’opérateur), constitue la véritable cible de la filiale de la Caisse des dépôts et de Veolia Environnement.

Dans cette optique, Veolia Transdev vise les appels d’offre pour les contrats des trains des équilibre du territoire (TET) qui s’achèvent fin 2013, suivi peut-être de ceux des TER si le marché des lignes régionales est libéralisé.

Reste à savoir si le gouvernement Ayrault renouvellera la convention des TET en mettant en concurrence SNCF. Tout dépendra sans doute de la façon dont seront réglées la question de la réunification de la gouvernance de l’infrastructure et celle de la remise à plat des conditions sociales des cheminots qui s’annoncent très délicates socialement (lire notre article sur ce sujet).

Quant à l’échéance d’accorder la possibilité à des régions d’expérimenter l’ouverture à la concurrence sur les lignes TER, elle reste floue pour la même raison.

La DB à l’action

En tous cas, avec Trenitalia bientôt en première ligne dans la compagnie Thello, une tendance de fond se confirme : le marché des liaisons ferroviaires entre la France et l’étranger – le seul ouvert pour l’instant dans le secteur des transports ferroviaires de voyageurs – reste difficilement prenable par des acteurs privés. La crise économique qui sévit depuis fin 2008 n’arrange rien.

Le prochain challengeur de SNCF sur cette niche devrait être la compagnie nationale allemande. La Deutsche Bahn (DB) a programmé de se lancer sur le marché du Bruxelles – Lille – Londres en 2015, et très certainement aussi sur Paris – Bruxelles.

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Circulation ferroviaire : suppressions et retards constatés lundi 9 juillet

Posted by ardsl sur 9 juillet 2012

Trains supprimés

  • TER 883715 (Aix-les-Bains 7h42 – Chambéry 7h52) en raison d’un incident technique sur le train.
  • EC 37 (Genève 7h42 – Venise 14h40) : supprimé uniquement entre Genève et Brigue, en raison d’un dérangement technique à la locomotive.
  • IC 723 (Genève aéroport 10h36 – Saint-Gall 14h53) : supprimé uniquement entre Züriche et Saint-Gall, en raison d’un dérangement technique à un véhicule. Mise en place d’un train de remplacement.

Trains retardés

2h de retard pour le Lunéa 5793 (Paris Austerlitz 21h23 – Briançon 8h30) en raison d’une mise à quai tardive à Paris et de l’attente d’un personnel à Lyon.

55 minutes de retard pour l’EC 42 (Venise 16h20 – Genève 23h15) en raison d’un dérangement technique à la locomotive.

40 minutes de retard pour :

  • le TER 17751 (Sens 6h18 – Part-Dieu 10h40) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 17357 (Romans 14h22 – Briançon 18h48) en raison d’une correspondance avec un train retardé.
  • le TER 17718 (Marseille 15h06 – Part-Dieu 18h40) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • l’EC 36 (Milan 17h25 – Genève 21h18).

30 minutes de retard pour :

  • le TGV 9241 (Paris 7h49 – Milan 14h55) en raison de l’intervention des forces de l’ordre à Modane.
  • le TGV 5462/3 (Metz 8h06 – Montpellier 15h00) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 18503 (Part-Dieu 11h40 – Modane 14h35) en raison de l’affluence.
  • le TER 886030 (Part-Dieu 17h46 – Mâcon 18h34) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886170 (Marseille 19h06 – Valence 21h31) en raison d’une correspondance avec un train retardé.

25 minutes de retard pour :

  • le TGV 9240 (Milan 6h07 – Paris 13h23).
  • le TGV 5028/9 (Perpignan 13h18 – Lille Europe 19h57) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 9868/9 (Perpignan 13h18 – Bruxelles 20h42) même motif.
  • le TER 17366 (Briançon 15h08 – Romans 19h03).
  • le TGV 6876 (Nice 17h27 – Dijon 23h50) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 889440 (Part-Dieu 17h55 – Villars 18h34) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 883768 (Gières 19h44 – Saint-Marcellin 20h56) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 885840/1 (Grenoble 20h30 – Valence 21h46) même motif.

20 minutes de retard pour :

  • le TER 884604/5 (Bellegarde 8h09 – Saint-Gervais 9h55).
  • l’EC 32 (Milan 8h25 – Genève 12h18) en raison d’un dérangement technique à la locomotive.
  • le TER 96502/3 (Part-Dieu 8h38 – Genève 10h27).
  • le RE 2621 (Genève 9h20 – Lausanne 10h12) en raison d’un dérangement technique.
  • le TER 884509 (Bellegarde 10h09 – Évian 11h30) en raison de la correspondance avec le 96502/3.
  • le TER 884608/9 (Bellegarde 10h09 – Saint-Gervais 11h55) même motif.
  • le TER 884616/7 (Bellegarde 12h09 -Saint-Gervais 13h55) en raison de l’intervention des forces de l’ordre à Magland.
  • le TGV 6866/7 (Montpellier 17h28 – Genève 21h16).
  • le TER 17365 (Romans 17h54 – Gap 20h42).
  • le TGV 6057 (Paris 18h07 – Montpellier 21h36) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 6217 (Paris 18h07 – Perpignan 23h24) même motif.
  • le TER 18509 (Part-Dieu 19h40 – Modane 22h19) en raison de difficultés lors de la préparation du train.

15 minutes de retard pour :

  • le TGV 6601 (Paris 5h50 – Part-Dieu 7h56) en raison de travaux.
  • le TER 17600 (Grenoble 5h23 – Part-Dieu 6h46).
  • le TER 17558/9 (Valence 7h14 – Grenoble 8h29).
  • le TGV 6854 (Nice 7h27 – Part-Dieu 11h54).
  • le TER 17802 (Part-Dieu 8h20 – Dijon 10h19) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • l’IC 723 (Genève aéroport 10h36 – Zürich 13h39) en raison d’un dérangement technique.
  • le TER 17714 (Marseille 11h06 – Part-Dieu 14h40).
  • le TER 883504 (Chambéry 12h07 – Saint-André-le-Gaz 12h57).
  • le TER 17978/9 (Part-Dieu 12h08 – Annecy 13h59) en raison de l’affluence à Ambérieu.
  • le TGV 6972 (Annecy 12h31 – Paris 16h14) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 5198/9 (Nice 13h26 – Metz 23h25).
  • le TER 18917 (Saint-Gervais 14h06 – Chamonix 14h47) en raison de la correspondance avec le 884608/9.
  • l’IR 1428 (Brigue 15h28 – Genève 18h06) en raison d’un dérangement technique. Mise en place d’un train de remplacement Lausanne – Cornavin.
  • le TER 885615 (Grenoble 16h10 – Briançon 19h58).
  • le TER 17625 (Part-Dieu 16h14 – Grenoble 17h33) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 895812/3 (Part-Dieu 17h34 – Lons-le-Saunier 19h02) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 18507 (Part-Dieu 17h40 – Modane 20h19) en raison de travaux.
  • le TER 885619 (Grenoble 18h10 – Veynes 20h02).
  • le TER 886038 (Part-Dieu 22h20 – Mâcon 23h05) en raison d’une correspondance avec un train retardé.

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Jura : deux passages à niveau jugés potentiellement dangereux à Vercia et Arbois

Posted by ardsl sur 9 juillet 2012

Réseau Ferré de France a organisé jeudi 5 juillet une action de sensibilisation auprès des automobilistes. Dans le Jura, on dénombre un peu moins d’une dizaine d’incidents par an aux croisements entre rails et routes, notamment des bris de barrières.

À l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation de la sécurité aux passages à niveau, une action était menée à Vercia par RFF. Le Jura en compte cent six, dont deux considérés comme dangereux : à Arbois et à Vercia.

Vercia : zone dangereuse

Le passage à niveau n° 36 se trouve au croisement de la route de Bourg et de la ligne reliant Mouchard à Bourg-en-Bresse. Plus de 4000 véhicules et 20 trains y passent chaque jour. Ces dix dernières années, neuf collisions se sont produites là, dont une avec un camion et une avec un convoi exceptionnel. Le dernier accident mortel remonte à 2002. Deux jeunes gens avaient « décollé » sur la bosse que forme le passage et avaient percuté un poteau plus loin.

Depuis 1998, de nombreuses améliorations ont été apportées aux lieux : installation de feux à diodes ainsi que des potences pour une meilleure visibilité, une limitation de vitesse à 50 km/h et la pose d’un radar de contrôle de vitesse.

Autre passage à risque : Arbois

Outre Vercia, un passage à niveau à Arbois était jugé dangereux en raison du trafic routier, du taux d’accidentologie et d’une mauvaise visibilité. Là aussi, des travaux d’aménagement ont été réalisés, feux à diode, signalisation routière renforcée… Le passage à niveau devrait être bientôt déclassé.

Des règles de sécurité simples

La journée était l’occasion, pour RFF, de rappeler certaines règles à l’approche d’un passage à niveau.

Dès que le feu de signalisation clignote au rouge, il faut s’arrêter avant les barrières. Ne pas oublier que la distance d’arrêt d’un train peut atteindre 500 mètres. Une fois les barrières baissées, ne pas tenter de passer. Si vous êtes immobilisé sur une voie ferrée, il faut dégager le véhicule en enfonçant la barrière. Elle est conçue pour ne pas résister à ce type de choc. Si ce n’est pas possible, il faut évacuer toutes les personnes du véhicule et alerter au plus vite un agent du chemin de fer avec le téléphone du passage.

(Avec Le Progrès).

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