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Rhône-Alpes lance son chantier de rénovation ferroviaire

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

Carte des grands chantiers prévus en 2013

Le PDG de SNCF a fait le point vendredi 6 juillet à Lyon sur la modernisation du sillon alpin sud. La ligne de TER, fréquentée par 9000 usagers par jour, sera fermée pendant un an.

L’année 2013 s’annonce encore délicate pour SNCF en Rhône-Alpes. Deux importantes rénovations de lignes ferroviaires TER vont être lancées :

  • d’une part, la section sud du sillon alpin, de Valence au sud à Moirans au nord ;
  • et, d’autre part, le tronçon Lyon-Saint-André-le-Gaz, tronc commun vers Grenoble et Chambéry.

Le premier chantier se soldera par la fermeture, à partir du 9 décembre et pendant un an, des 70 kilomètres de voies empruntées quotidiennement par 9000 usagers des TER, et les réactions sont vives. « C’est une vraie opération de corps d’armée. Ce choix a été préféré à des travaux à la petite cuillère qui se seraient étalés sur quatre ou cinq ans », a justifié Guillaume Pépy, PDG de SNCF, présent aux côtés de Josiane Beaud, sa directrice régionale en Rhône-Alpes, pour engager les premières discussions avec les différents partenaires impliqués (RFF, conseil régional…). « Rhône-Alpes est une région clef pour nous. C’est la première offre TER de France, le premier hub TGV et beaucoup de fret », a-t-il martelé. Ce dynamisme rhônalpin a ses revers : saturation et fragilité du réseau.

Cars de substitution

D’où la nécessité de lourdes remises à niveau et d’augmentation des capacités. La modernisation du sillon alpin (électrification, mise au gabarit des tunnels) coûtera au global 575 millions d’euros, dont 350 millions pour la deuxième phase incluant la création d’un raccordement direct avec le TGV à Valence, financés par l’État, la Région Rhône-Alpes, RFF et les collectivités territoriales locales (16%).

Pendant l’arrêt de la ligne, « des autocars rapides assureront les liaisons entre les grandes villes, tandis que pour les autres dessertes il faudra procéder à du cabotage. Nous travaillons actuellement sur le niveau de service nécessaire et le chiffrage financier viendra ensuite. Notre convention avec la région consacre une enveloppe à la substitution routière », a indiqué Josiane Beaud.

Pour le deuxième chantier -Lyon – Saint-André-le-Gaz -, dont l’investissement s’établit à 73 millions d’euros, les travaux seront nocturnes et s’effectueront au moyen d’un train usine qui trie et avale vieux ballast et traverses puis installe les nouveaux matériaux au rythme de 1 kilomètre chaque nuit.

Toutefois, des conséquences sont annoncées sur les circulations du matin et le débit de cet axe fréquenté par 35000 voyageurs par jour. Comme la première, cette opération est qualifiée d’urgente pour assurer « un service plus robuste », selon Guillaume Pépy.

Suivra en 2014 la ligne Lyon – Ambérieu (Ain), qui, elle, particulièrement fragile, nécessitera une intervention d’une centaine de millions d’euros.

(Avec Les Échos).

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