ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

TPG : les contrôles massifs ont déjà piégé 1900 fraudeurs

Posted by ardsl sur 4 août 2012

Chaque mois, l’entreprise mobilise police, contrôleurs et responsables de la sécurité pour lutter contre la resquille.

Les TPG ont décidé de poursuivre les contrôles massifs au rythme de trois par mois.

Plus de 1900 passagers dépourvus de titre de transport ont été pris en flagrant délit de resquille lors de contrôles massifs organisés par les TPG ces derniers mois. Vu leur efficacité, l’entreprise va pérenniser ces opérations-chocs au rythme de trois par mois. En plus des patrouilles régulières des contrôleurs menées au quotidien.

Lancés en automne dernier, ces contrôles exhaustifs d’une durée de deux heures mobilisent une foule d’intervenants. À chaque fois, vingt contrôleurs, dix membres de la police des transports ainsi qu’une patrouille de la gendarmerie cantonale se déplacent. Sans oublier deux responsables de la sécurité du réseau TPG et, parfois, quelques gardes-frontière. Objectif de cette unité spéciale ? Vérifier le titre de transport de tous les passagers d’un véhicule, ne laissant ainsi aucune chance aux resquilleurs de prendre la fuite en toute discrétion, par une porte échappant quelques instants à la surveillance des contrôleurs. Un moyen d’obtenir enfin le taux de fraude réel sur les lignes TPG et non pas une estimation.

Trente mille vérifications

L’an passé, l’entreprise a mis sur pied six de ces opérations massives, qui ont permis de contrôler plus de 6500 personnes et de mettre la main sur 344 resquilleurs. En 2012, les TPG ont passé la vitesse supérieure en organisant jusqu’ici 21 contrôles exhaustifs, vérifiant ainsi le titre de transport de près de 25000 passagers. Le nombre de fraudeurs interceptés s’élève aujourd’hui à 1571. Sans compter les contrôles usuels menés au quotidien : d’octobre 2011 au 15 juin dernier, ces tournées régulières ont effectivement permis de verbaliser plus de 41700 personnes.

Les contrôles massifs, eux, ont débuté sur des sites faciles d’accès afin d’accueillir les nombreux intervenants, notamment à des arrêts munis de larges quais. Puis les responsables ont décidé de cibler les lignes où la vente de titres de transport faiblissait, en tentant d’agir un peu partout sur le réseau.

Mais à quoi ont véritablement servi ces opérations, puisque leur coût – 4800 francs par session, soit le prix de la mobilisation de la police des transports – est tout juste remboursé par le produit des amendes ? « Il s’agit d’une action répressive, puisque nous contrôlons et dressons des surtaxes. Mais le but réel est la prévention« , explique Isabel Pereira, porte-parole de l’entreprise. « Nous souhaitons que les gens arrêtent de frauder. En tout cas, un maximum ! »

Et cela a-t-il fonctionné ? Difficile à dire. « Le taux de fraude peut fortement varier d’un contrôle à l’autre lors de la même action« , poursuit la porte-parole. « La moyenne se situe à quelque 6% de resquille depuis le début de ces opérations. Pour l’heure, c’est assez constant. Mais comparer l’avant et l’après-contrôle exhaustif n’a pas de sens, puisque nous n’avions pas de taux de fraude réel jusqu’ici mais seulement une estimation. » Les clients, eux, se sont d’abord montrés surpris, parfois même mécontents. « Mais rien de bien agressif« , assure Isabel Pereira. « Ils ne perdent quasi pas de temps, puisque l’intervention massive de contrôleurs permet justement d’immobiliser le véhicule le moins longtemps possible : une minute et demie en moyenne. »

Bilan à l’automne

Les TPG tireront un premier bilan de ces actions à l’automne. À l’avenir, celles-ci seront pérennisées au rythme de trois contrôles par mois. La police des transports, qui patrouille désormais régulièrement sur le réseau, continuera à accompagner les contrôleurs lors de ces interventions de taille.

Plus cher pour les récidivistes

Avant de mettre en place des contrôles exhaustifs, les TPG ont décidé d’augmenter le tarif des surtaxes. Depuis l’automne 2010, une première amende coûte ainsi 80 francs si la personne peut s’en acquitter immédiatement et 120 francs si la facture doit être envoyée à son domicile. L’identité du voyageur est alors insérée dans la base de données des contrôleurs. Si dans les douze mois, le resquilleur se fait à nouveau pincer, il devra cette fois-ci débourser 240 francs.

Le passager sans titre de transport qui présente un abonnement falsifié ou donne les coordonnées d’un autre sera sanctionné par une surtaxe supplémentaire. Celui qui refuse de livrer son identité peut être remis à la police.

(Source : La Tribune de Genève).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :