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L’Unsa relance la polémique sur les effectifs de contrôleurs

Posted by ardsl sur 18 août 2012

Le syndicat Unsa-cheminots a déploré samedi 18 août la diminution du nombre de personnels à bord des trains après le viol jeudi 16 août d’une contrôleuse intérimaire à bord d’un TER reliant Lyon au Puy-en-Velay.

Déplorant, dans ce communiqué, «l’augmentation du nombre d’agressions sur le personnel SNCF qui sont de plus en violentes», le syndicat stigmatise la politique de l’entreprise ferroviaire dont l’objectif, selon lui, est «de diminuer les effectifs à bord des trains» avec la «suppression du deuxième agent de bord», voire la «suppression totale» de tout agent de bord.

«Combien d’agressions devrons-nous encore déplorer, pour que l’entreprise prenne véritablement conscience de ces problèmes de sûreté ?», interroge l’Unsa. «La productivité ne doit pas se faire aux dépends de la sécurité ni de la sûreté de ses personnels et des voyageurs», ajoute l’organisation syndicale qui affirme qu’elle «restera attentive aux suites du dossier».

Après cette agression, certains contrôleurs ont cessé le travail vendredi 17 août en signe de solidarité avec leur collègue.

« La productivité ne doit pas se faire au détriment de la sûreté des passagers et des agents » déplore Benjamin Rassart, secrétaire départemental de l’Union nationale des syndicats autonomes – Cheminots (UNSA Cheminots) pour le département de la Loire. « C’est la politique de la SNCF. Nous essayons de discuter avec la direction afin qu’ils maintiennent des contrôleurs, car aujourd’hui, ils en suppriment. Pourquoi ? Pour faire des économies. »

Une prochaine rencontre est prévue entre le syndicat et la direction en septembre.

« Et nous avons bien l’intention de pousser ce dossier sensible » assure Benjamin Rassart. Nathalie Wetzel, secrétaire fédérale à l’UNSA Cheminots qualifie le viol de jeudi 16 août « d’inadmissible ». « Et, ce qui nous préoccupe, c’est que malgré des cas de violences fréquents et répétés, l’entreprise ne change en rien sa politique. Quel accident faudra-t-il attendre pour que la SNCF réagisse enfin ? ».

Pour Nathalie Wetzel, les agressions de la part des usagers seraient « de plus en plus régulières, et surtout, de plus en plus violentes ».

Et le climat d’insécurité déploré par l’UNSA Cheminots est, d’après elle, en partie, dû au manque d’effectifs. « Dans les trains à grande vitesse, il y a généralement deux contrôleurs. Dans les TER, l’agent est seul. Même s’il est débutant. Cela n’est pas normal. »

Toutefois, la secrétaire fédérale du syndicat n’attribue pas ces litiges qu’au manque du personnel, mais aussi à une gestion aléatoire selon les régions.

« Même si l’on mettait dix agents à bord d’un train, le manque de sécurité serait toujours présent. Il faudrait aussi mieux former les agents. La police ferroviaire n’intervient pas systématiquement non plus. Il faudrait plus écouter les agents, qui sont les plus à même de pouvoir apprécier les risques sur une ligne, et sur une période donnée » termine-t-elle.

(Avec leprogres.fr et Le Progrès).

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