ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Après le viol d’une contrôleuse d’un TER : «en tant que femme, on est exposée»

Posted by ardsl sur 22 août 2012

Ligne Saint-Étienne – Firminy. Les contrôleurs SNCF ne sont guère surpris de l’agression ayant eu lieu jeudi 16 août, «au vu des conditions de travail».

Lundi 21 août, sur la ligne TER entre Saint-ÉEtienne et Firminy, les contrôleurs rencontrés ne sont, à l’unanimité, guère surpris par le viol subi jeudi 16 août par une contrôleuse SNCF (lire).

« Ce qui est arrivé jeudi dernier, c’est inadmissible » s’insurge une jeune contrôleuse en emploi saisonnier rattachée au dépôt de Saint-Étienne, qui se déclare « choquée » par le viol subi par sa collègue.

« Nous sommes formés deux semaines (une semaine de théorie, une autre de pratique), sans être préparés à affronter ce type de conflits. Nous ne savons absolument pas comment réagir, car on ne nous a rien dit. Moi, j’ai appris sur le tas, en discutant avec des collègues plus expérimentés. L’autre jour, j’ai fini ma journée à une 1h30 du matin. J’ai fini par obtenir la présence de la police après être passée par des délègues syndicaux. »

Aujourd’hui, la jeune femme déclare ne pas vouloir travailler à SNCF pour un été supplémentaire.« Mon contrat se termine à la fin du mois et je dois dire que j’ai hâte, vu comment ça se passe. Je savais que ça pouvait arriver, mais depuis jeudi, je ne prends plus aucun risque pour ma sécurité » conclut- elle. Pour certains titulaires, être contrôleur à SNCF est « de plus en plus difficile ». « Les gens sont de plus en plus agressifs à l’encontre du personnel » témoigne un jeune contrôleur. Ce dernier estime ne pas être surpris par l’agression sexuelle dont a été victime la jeune contrôleuse en emploi saisonnier.

Et il n’est pas le seul. Pour un autre agent SNCF, rattaché au dépôt de Lyon, le fait même de confier la sécurité d’un train entier à un seul agent apparaît difficilement gérable.

« En tant que contrôleur, même en tant qu’homme, on constate tous les jours que le comportement de certaines personnes n’a rien d’irréprochable. Quand on est une femme, de surcroît, on peut aisément imaginer que ça ne doit pas être évident… ».

Les premières intéressées confirment : être seule à bord d’un train, c’est prendre un risque. « L’agression sexuelle de jeudi dernier n’a rien de surprenant », confie une contrôleuse rattachée au dépôt de Saint-Étienne. « En tant que femme, on est quotidiennement exposée. Et ce, peut importe la ligne. Mais les têtes pensantes de l’entreprise préfèrent prendre des risques, plutôt que de perdre de l’argent. Alors, imaginer mettre deux agents dans un train régional est tout bonnement utopique ». Car, au même titre que jeudi 16 août, les contrôleurs SNCF sont le plus souvent un par train. Cette règle est aussi valable pour les emplois saisonniers.

Les faits : une contrôleuse violée par un abonné entre Le Chambon-Feugerolles et Firminy

L’agression remonte au jeudi 16 août. Au cours d’un trajet ferroviaire sur la ligne Saint-Étienne – Le-Puy-en-Velay, une jeune contrôleuse effectuant un remplacement saisonnier a été victime d’un viol à bord du train, par un abonné qu’elle venait de contrôler.

Les faits se sont produits aux alentours de 18h, alors que le train circulait entre les gares du Chambon-Feugerolles et de Firminy.

L’agresseur, un homme âgé de 54 ans inconnu des services de police, a depuis été mis en examen et écroué.

(Avec Le Progrès).

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :