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Les TPG absents de Google Map

Posted by ardsl sur 27 août 2012

Les transports publics de Zurich, Berne et Bâle ont mis leurs informations à la disposition du géant américain. Genève planche sur le sujet.

Genève à la pointe de la technologie ? Pas certain que les touristes visitant le bout du lac approuvent. Les adeptes de smartphones ne peuvent en tout cas pas compter sur Google Map pour trouver quel bus les emmènera visiter la cathédrale Saint-Pierre. En effet, dans sa nouvelle mise à jour Google Map a inclus les données des transports publics de Zurich, Bâle et Berne. Mais pas Genève. «Notre ville est à la traîne en la matière» explique Alexis Roussel, vice-président du parti pirate genevois. «On ne peut citer qu’un exemple de mise à disposition des informations dans le canton : le Système d’information du territoire Genevois

David, Genevois, estime la situation problématique : «je ne comprends pas pourquoi les TPG n’essaient pas de faciliter la vie des usagers. Franchement, Google Map est un système hyper pratique.» Concrètement, comment marche l’application ? Il suffit de se situer sur la carte pour voir apparaître les pictos des transports les plus proches. En cliquant dessus, le nom de l’arrêt est indiqué, ainsi que les différentes lignes disponibles, les horaires et les temps d’attente. On calculera également son temps de parcours en deux clics.

Les TPG vont-ils participer au projet ? «Nous sommes conscients qu’il y a une demande et nous menons actuellement une réflexion sur le sujet» répond Philippe Anhorn, porte-parole de la régie publique. Toute la question est de savoir si l’entreprise décidera d’ouvrir ou non ses données à des tiers. Google Map pourra alors les récupérer puis les inclure à son application. «C’est une décision d’importance qui appartient à l’administration de l’entreprise. Jusqu’à présent, nous avons en priorité amélioré nos propres applications avant de nous tourner vers l’extérieur

Protection des données

Impossible de savoir quand la régie prendra sa décision, mais l’option n’est pas exclue et le succès rencontré dans les autres villes suisses pourrait séduire l’entreprise genevoise. Alexis Roussel estime que «les données du secteur public, financées par les impôts du citoyen, doivent être ouvertes». Pour l’ancien candidat au Conseil d’État, «chaque ouverture de données entraîne de nouvelles applications efficaces. Même les autres secteurs de l’administration peuvent en tirer profit

Certains frileux pourraient s’inquiéter du transfert de données vers le géant américain.«A priori, il n’y a pas à mon sens d’information personnelle, c’est-à-dire permettant d’identifier une personne, qui soit en jeu dans cette affaire» explique Olivier Tscherrig, bureau des préposés à la protection des données du canton. Les villes de Berne, Zurich et Bâle n’ont d’ailleurs pas sollicité le bureau fédéral sur le sujet.

(Avec La Tribune de Genève).

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