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Le blog des usagers

Archive for 12 septembre 2012

Les jeunes « addict » aux transports publics ?

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Partant du principe que les bonnes habitudes se prennent tôt et que la plupart des comportements se figent entre 18 et 25 ans, le GIÉ Objectif transports publics a cette année ciblé sa « Journée » du 19 septembre sur les jeunes.

Un sondage réalisé par Ipsos montre que seuls 35% des utilisateurs des transports collectifs de plus de 18 ans estiment qu’il est primordial de disposer d’une voiture, et 83% à juger que les bus, métro et tram sont le mode de transport qui répond le mieux à leurs attentes. « Les jeunes ont des addictions« , résume le président du GIÉ, Bernard Soulage (PS). « On préfère qu’ils soient addict au transport public plutôt qu’à la voiture ! »

(Avec ville-rail-transports.com).

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Autorité de la concurrence : Fret SNCF en mauvaise posture face à ECR

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Satisfaction pour la société Euro Cargo Rail (ECR) qui se plaignait de longue date des pratiques anticoncurrentielles de Fret SNCF. Saisie en octobre 2009 par l’opérateur ferroviaire privé, filiale fret de la DB, l’Autorité de la concurrence a clôturé le 7 septembre son instruction qui semble lui donner raison sur de nombreux points.

Dans son rapport, l’Autorité de la concurrence retient notamment les prix anormalement bas mis en œuvre par Fret SNCF sur le marché des trains massifs « ayant pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Cette politique a débuté le 31 mars 2006 et est toujours en cours, écrit la Cour des comptes dans son rapport daté du 26 mars 2012. Face aux représentants de Fret SNCF expliquant que ces pratiques isolées ne relevaient pas d’une stratégie délibérée, l’Autorité de la concurrence a créé la surprise en présentant des tests prouvant la mise en œuvre de ces « prix prédateurs », raconte un participant à l’audience. Les rapporteurs de l’Autorité de la concurrence ont estimé que ces faits sont « d’une extrême gravité ». Ils pourraient donner lieu à une amende, affirment Les Échos. La décision devrait être prise avant la fin de l’année. D’ores et déjà, les opérateurs privés pourraient se prévaloir d’une des conclusions des rapporteurs, selon laquelle les pratiques de SNCF ont surenchéri « les coûts d’entrée des concurrents et, en n’apportant pas les avantages qualitatifs et quantitatifs pouvant être escomptés par les chargeurs, causé un dommage certain à l’économie du secteur ».

Les conclusions du rapport

« En conclusion, les rapporteurs considèrent que les arguments avancés par la SNCF et France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire) ne permettent de remettre en cause les griefs notifiés que de façon marginale (durée et qualification de certaines infractions relatives à l’accès aux cours de marchandises). Ainsi, ils sont d’avis que doivent être retenus les griefs suivants :

À l’encontre de l’Épic SNCF :

  1. Une pratique d’abus de position dominante de la SNCF sur le marché de la délivrance de formation diplômante de conducteur de train constituée par la transmission par l’encadrement de son unité de formation des candidatures et l’initiation d’un recrutement parallèle à cette formation en mai 2006 ayant entraîné la désorganisation de son concurrent et retardé son expansion sur le marché des services ferroviaires offerts aux chargeurs.
  2. Une pratique d’abus de position dominante de la SNCF en tant que GID sur le marché de la gestion déléguée de l’accès à l’infrastructure consistant en la transmission d’informations confidentielles à sa branche Fret entre avril 2006 et septembre 2008.

À l’encontre de Fret SNCF, imputés à l’Épic SNCF :

  1. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché de l’accès à l’infrastructure consistant en une sur-réservation de capacités et une non-restitution des sillons qu’elle n’utilise pas aux fins de limiter l’accès de ses concurrents à cette ressource essentielle à l’offre de services ferroviaires aux chargeurs pendant la période allant de janvier 2006 à février 2009.
  2. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF, débutant en novembre 2006 et toujours en cours, sur le marché des cours de marchandises dites CM4 consistant en une publication tardive et incomplète des cours de marchandises dans le DRR.
  3. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des cours de marchandises dites CM4, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours, consistant en une pratique tarifaire dissuasive, non transparente et contraire à la Directive 2001/14/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2001 concernant la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire, la tarification de l’infrastructure ferroviaire et la certification en matière de sécurité et le décret en Conseil d’État n° 2003-194 du 7 mars 2003 relatif à l’utilisation du réseau ferré national.
  4. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des cours de marchandises CM4 de Poix-de-Picardie et Saint-Louis-les-Aygalades, pendant la période allant de mai 2009 à octobre 2011, consistant en une discrimination tarifaire ayant pour objet et pour effet de favoriser sa filiale VFLI face aux nouveaux entrants.
  5. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur la cour de Mitry-Mory, pendant la période allant d’avril 2009 à août 2010, consistant en un accès gratuit pour VFLI à la cour de Mitry-Mory.
  6. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF consistant à sur-réserver des wagons de type EX spécialisés dans le transport de granulat pendant une période allant de mai 2006 à février 2008, afin de limiter l’accès de ses concurrents à cette ressource et de retarder ainsi leur entrée sur le marché des services ferroviaires offerts aux chargeurs.
  7. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF, consistant en la location de locomotives à sa filiale Naviland Cargo à des prix en dessous des prix de marché, débutant en octobre 2007 et toujours en cours, ayant pour effet de favoriser cette dernière face aux autres entreprises ferroviaires et opérateurs de transport combiné de marchandises.
  8. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des services ferroviaires de train massif consistant en la mise en œuvre des prix d’éviction ne couvrant pas ses coûts totaux et ayant pour effet de fausser le jeu de la concurrence par d’autres moyens que la concurrence par les mérites, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours.
  9. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché du wagon isolé consistant en la signature d’accords-cadre liant la vente des services de wagon isolé à ceux de train massif pendant la période allant de 2007 à décembre 2010, ayant pour effet de verrouiller une partie du marché du train massif ouvert aux nouvelles entreprises ferroviaires.
  10. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des terrains embranchés consistant en le maintien des contrats liant les conventions d’occupation aux services ferroviaires, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours, et ayant pour effet de dissuader les chargeurs de changer de prestataire ferroviaire.

À l’encontre de France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire), imputé à France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire) et à l’Épic SNCF : une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF au travers de la filiale de la SNCF France Wagons active sur le marché de la location de wagons, consistant en l’application des prix discriminatoires pendant la période allant du 31 mars 2006 au 31 décembre 2010, ayant pour effet de favoriser Fret SNCF par rapport aux autres entreprises ferroviaires.

Les pratiques mises en œuvre par la SNCF ont principalement eu pour objectif d’empêcher ou de ralentir l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché du train massif, récemment ouvert à la concurrence. Ainsi, le cumul de ces pratiques anticoncurrentielles mises en œuvre sur un marché naissant revêt une extrême gravité en raison du caractère potentiellement structurant qu’elles peuvent avoir. Elles ont par ailleurs, en surenchérissant les coûts d’entrée de ses concurrents et en n’apportant pas les avantages qualitatifs et quantitatifs pouvant être escomptés par les chargeurs, causé un dommage certain à l’économie du secteur. »

(Avec ville-rail-transports.com).

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Les transports urbains connaissent une poussée de fréquentation : + 8,3% en 18 mois

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Fréquentation à la hausse dans les transports publics qui font l’objet d’opérations promotionnelles le 19 septembre 2012 à l’occasion la Journée des transports publics, mais l’offre ne suit plus, faute de financement de la part des collectivités locales dont les budgets sont asphyxiés. Les exploitants suggèrent d’autres sources de financement.

À deux jours de la Conférence environnementale organisée par le ministère de l’Écologie les 14 et 15 septembre 2012, les Français interrogés par l’Ipsos se disent très soucieux sur l’impact de l’environnement sur la santé. Et encore, l’étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) n’avait pas encore rendu public ses conclusions concernant cette fois, l’impact de la pollution sur la santé dans 9 villes françaises dont Paris, Lyon, Lille et Marseille.

« Le coût de la mortalité liée à la pollution de l’air s’élève à 442 euros par an et par habitant« , a relevé Bruno Gazeau, délégué général de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), lors d’une conférence de presse présentant la Journée des transports publics du 19 septembre. Il citait les résultats d’une étude publiée en mars 2012 par le Conseil national de l’air.

Cette journée nationale dédiée aux transports collectifs urbains, départementaux et régionaux organisée pendant la Semaine européenne de la mobilité vise à faire découvrir les transports publics (bus, métros, tramways, autocars, trains) en les rendant plus attractifs, parce que gratuits ou à 1 euro seulement le trajet. (Consulter la liste des réseaux participants et leurs actions).

Fréquentation à la hausse en 2011 et 2012

De fait, les transports urbains attirent de plus en plus de clients au fil des ans. Après les années fastes comprises entre 2000 et 2010 où les chiffres de fréquentation ont connu des hausses annuelles importantes, +25% en dix ans, avant de se heurter aux réalités de la crise économique de 2008, le trafic est reparti à la hausse en 2011 à + 5% (+5,3% dans les villes de plus de 250000 habitants) et +3,5% depuis début 2012, selon les statistiques de l’UTP qui regroupe près de 200 réseaux de transport urbain.

« Les chiffres sont bons, la demande est là, mais l’offre ne peut plus suivre faute de financements« , déplore Bruno Gazeau.

En panne de ressources

Si la Fédération nationale du transport de voyageurs (FNTV) qui regroupe les autocaristes ne pas dispose de chiffres de fréquentation précis à bord des cars interurbains parce que le marché est très atomisé avec de nombreuses PME familiales, « les départements ne cessent de développer l’offre de transport, parfois jusqu’à 50%« , constate Éric Ritter, secrétaire général de la fédération professionnelle. « Mais, ces collectivités locales commencent à revenir sur la gratuité des services scolaires, par exemple en Isère ou dans le Haut-Rhin« , ajoute-t-il.

C’est bien ici que le bât blesse : devant les changements de comportement des citoyens, une plus grande sensibilité à l’environnement, et sans doute à cause de la hausse du prix de l’essence, la demande de transport augmente. Mais l’offre ne suit plus, faute de recettes et de financements suffisants. Les collectivités locales doivent se serrer la ceinture, leurs budgets sont asphyxiés.

« L’offre de transports publics progresse moins que la demande« , déplorent les deux organisations professionnelles réunies au sein de l’Apam (Association pour la promotion des acteurs de la mobilité). Dans l’urbain, cette offre n’augmente que de 3,5% en 2011 contre + 5% pour la trafic.

Nouvelles sources de financement

Pour rappel, outre les recettes commerciales, les transports publics sont financés par la fiscalité locale et le versement transport (VT), un impôt assis sur la masse salariale des entreprises de plus de neuf salariés.

Selon l’UTP, ces deux derniers leviers sont aujourd’hui difficilement mobilisables compte tenu de la conjoncture économique, voilà pourquoi elle défend « la pérennité du versement transport dans la configuration actuelle pour limiter les charges qui pèsent sur les employeurs« , auquel viendrait s’ajouter un VT « interstitiel » dans les zones situées hors des périmètres de transport urbain mais où se trouvent des zones d’habitat et d’emplois.

« La tendance des collectivités est de nous inciter à réduire l’offre« , explique Bruno Gazeau qui plaide aussi pour l’augmentation de la contribution des voyageurs : « depuis dix ans l’augmentation des tarifs est inférieure à l’inflation« . L’UTP déplore une « baisse continue et régulière des recettes commerciales qui couvre 35% des dépenses« .

L’organisation propose aussi de nouvelles sources de financement « vertueuses« , selon les principes pollueur-payeur ou utilisateur-payeur. Comme « l’incitation des entreprises à réduire l’accidentologie routière (deux-tiers des accidents du travail sont des accidents de trajets)« , la mise en place de péages urbains ou encore la réforme du stationnement dont le montant des recettes « est aujourd’hui largement inférieur à son potentiel« .

« Faute d’un système performant de contrôle et de recouvrement des amendes (…), une large part des automobilistes préfère prendre le faible risque d’une amende plutôt que de s’acquitter du prix de leur stationnement« , explique l’UTP, qui rejoint les élus du transport réunis au sein du Gart. Ils revendiquent le transfert de la compétence du stationnement payant de surface vers les collectivités locales.

Autant de sujets sur le bureau du nouveau ministre des Transports qui n’en manque déjà pas.

La pollution atmosphérique tue

Dans une étude publiée le 10 septembre 2012, l’Institut de veille sanitaire (InVS) tire un bilan accablant : sur neuf villes françaises – Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse – les conséquences de la pollution sur la santé et sur les coûts sociaux sont « tout à fait substantielles ».

L’étude (Aphekom) porte sur l’impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l’air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l’organisme. Ces microparticules générées par les gaz d’échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l’activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le cœur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Premier constat : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m³ de PM 2,5. Marseille est la ville française dont l’air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris arrive cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

(Avec mobilicites.com).

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Le Panoramique des Dômes, sur les bons rails, malgré tout

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Lancé en mai 2012, le Panoramique des Dômes a atteint 206000 voyageurs fin août 2012. Et ce, malgré une mise en service délicate et des péripéties multiples et diverses sur les versants du Puy-de-Dôme.

En 1907, déjà, un petit train rejoint le sommet du Puy de Dôme : une belle aventure contrariée par la Grande Guerre. Relancé dans les années 1920, le projet meurt finalement en 1925, faute de rentabilité.

Démantelée, la voie ferrée est asphaltée et un premier autobus atteint le sommet en juin 1926. Un péage est ensuite mis en service et l’accès aux voitures autorisé, avec toutes les joies que l’on connaît : pollution, embouteillages, accrochage, impossibilité d’avancer vers le sommet du volcan…

Si bien qu’il faut réglementer tout cela, voire interdire les voitures au profit des navettes d’autobus. Une solution qui, une fois mise en place, ne fait que déplacer le problème puisque 7000 bus circulent chaque année !

Le Conseil général du Puy-de-Dôme examine d’autres solutions compatibles avec les exigences du lieu, classé Grand Site de France en 2008. Il faut satisfaire les besoins touristiques mais aussi scientifiques (station météo et physique du globe), militaires (centre de transmission de l’armée), sans oublier les très nombreux libéristes et randonneurs.

Rames pendulaires à récupération d’énergie

Envisagés un temps, les projets de funiculaire et de téléphérique sont écartés pour éviter l’implantation de pylônes à flanc de montagne. Un train à crémaillère est donc choisi. Il part du pied du volcan et suit le tracé de la route, autrement dit celui de l’ancien chemin de fer.

Leader mondial dans le domaine du train à crémaillère, la société suisse Stadler emporte le marché. Elle propose des rames pendulaires à récupération d’énergie. La voiture descendante utilise son freinage électrique en inversant les moteurs : ils deviennent générateurs d’alimentation et distribuent le surplus d’électricité à la rame montante.

À l’issue de trois ans d’études et deux ans de chantier, aggravé par les conditions météorologiques, le Panoramique des Dômes entre en service en mai 2012 avec trois semaines d’avance.

Il atteint le sommet du Puy-de-Dôme en 15 minutes, soit 5 minutes de moins qu’il y a 100 ans ! Mais la vitesse n’est pas le but recherché.

Loi des séries

Le 26 mai rencontre le succès avec 5000 passagers mais… il y a souvent un mais qui vient tout gâcher. En fin de journée, un violent orage arrose abondamment le voyage inaugural.

Le bilan est lourd : coulée de boue, voies ferrées détruites, gare inondée, passagers bloqués au sommet…

« C’est un phénomène météo exceptionnel« , précise la direction. Un arrêté de catastrophe naturelle est décrété. Au final, ce sont trois semaines d’arrêt et surtout un bide en matière d’image et de communication.

« Cela ne se reproduira pas« , ajoute la direction. « On a refait le mur de Berlin, et trouvé les causes« . En l’occurrence, une large friche qui n’aurait pas dû être déboisée.

Le pépin se chiffre quand même à 1 million d’euros, pris en charge par les assurances.

Mauvais aiguillage

Et la loi des séries se poursuit le 13 juillet à minuit, heure du dernier trajet. Inattention ? Fatigue ? Toujours est-il que le pilote ne respecte pas l’aiguillage.

L’engin déraille près du sentier des muletiers. Pas de victime mais une turbine détériorée et un aiguillage cassé. Il faut en commander un autre, le fabriquer, mais les Suisses sont en vacances ou en effectif réduit. Il a fallu attendre mi-août pour réparer les dégâts.

Résultat : un seul train a pu effectuer les allers-retours durant cette période. TC Dôme s’est adapté. « Il n’y a pas eu de bousculade au portillon, ni file d’attente« , affirme Jérôme Geoffray, le directeur. Un avis pas forcément partagé par tous les usagers.

Sécurité thermique

Dernier incident les 18 et 19 août à la suite d’une mise en route intempestive de la sécurité thermique qui a bloqué le train. On ne sait pas si la canicule est responsable de la surchauffe mais les passagers ont du attendre au sommet, voire redescendre à pied. Le problème, résolu en quelques jours, n’était « qu’une histoire de réglages ! »

Une consolation tout de même : « les victimes de dysfonctionnement sont remboursées si elles en font la demande« .

L’hiver

Le train est désormais passé à l’heure d’hiver, c’est-à-dire un aller-retour toutes les heures pour un voyage allongé de 2 minutes.

La neige et les grands froids, attendus dans quelques mois, ne semble pas effrayer Louis-Rolland Gosselin, le directeur général. « C’est une première ! Jusqu’à présent, l’accès au sommet était interdit en hiver. Nous avons les équipements appropriés : une fraise à neige très puissante et une lame sous le train. Nous ne redoutons pas les mois à venir même si l’on est jamais à l’abri d’un pépin« .

Rappelons au passage que le constructeur est suisse. Et en Helvétie, le froid est connu, comme en Auvergne d’ailleurs.

Optimisme

206000 montées enregistrées, chiffre jugé très satisfaisant par les responsables . « Nous avions fixé notre objectif annuel à 400000 personnes et en trois mois, nous avons fait plus de la moitié« .

Côté restauration au sommet (une cafétéria et un restaurant gastronomique), on risque même, à terme, de manquer de place. « Nous sommes victimes de notre succès. L’offre pourrait devenir insuffisante. Nous avons fait des propositions au Conseil général pour augmenter la capacité d’accueil. Sachant que nous n’avons pas le droit de construire, nous risquer très vite d’arriver à saturation« .

(Avec tourmagazine.fr).

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Les travaux de la gare de Lunel vont prendre un tour impressionnant

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Réseau Ferré de France (RFF) a entamé, voici quelques mois, d’importants travaux de modernisation de la gare de Lunel et des voies ferrées qui permettent aux voyageurs de l’atteindre. Des travaux qui vont prendre, après des débuts relativement discrets, un tour très voyant, voire carrément impressionnant, en ce mois de septembre.

En effet, le tablier métallique du pont-rail qui surplombe le boulevard du Général-Sarrail doit être remplacé et élargi. Ceci lors de travaux de nuit, afin de gêner le moins possible la circulation sur cet axe majeur, qui permet de rejoindre, depuis le centre-ville, l’autoroute, puis Sommières.

La dépose du tablier actuel est tout d’abord programmée les nuits du mardi 11 au vendredi 14 septembre. Quant à la pose du nouveau pont, elle suivra lors des nuits du lundi 17 au mercredi 19 septembre.

Le coût total des travaux sur la gare de Lunel, financés par RFF, la Région Languedoc-Roussillon et l’État, s’élève à 17,42M€. Ils se poursuivront jusqu’en 2014.

(Source : Midi Libre).

 

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Pas de journée de carence en cas d’arrêt maladie pour les agents SNCF

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a jugé mardi 11 septembre 2012 que SNCF ne pouvait prélever de journée de carence lors des arrêts maladie de ses agents, une mesure que l’entreprise ferroviaire avait renoncé à appliquer avant même que la justice ne rende sa décision.

La 1ère chambre civile a estimé que les agents de SNCF sont exclus du champ d’application de l’article de la loi de finances pour 2012, instauré par le précédent gouvernement, qui prévoit cette journée de carence visant les fonctionnaires et bénéficiaires de régimes spéciaux.

« Aucun fondement textuel ne permet de considérer que les salariés ne relevant pas d’un régime obligatoire de sécurité sociale doivent s’entendre comme ceux bénéficiant d’un statut ou relevant d’un régime spécial obligatoire par opposition au régime général », souligne le jugement, consulté par l’AFP.

Il ajoute qu’il n’appartient pas au tribunal de « conférer à la loi un sens qui se heurte à l’application littérale de ses termes, visant clairement un régime obligatoire et non pas le régime général par opposition aux régimes spéciaux de sécurité sociale ».

Comme la RATP, SNCF avait suspendu « avec effet immédiat » début juin l’application d’une journée de carence sans attendre le jugement, avait annoncé l’UNSA cheminots, qui a assigné l’entreprise ferroviaire.s

Un porte-parole du syndicat avait alors affirmé que SNCF avait pris cette décision « à la suite de la décision du TGI de Paris sur la RATP« , soulignant la similitude de la situation des deux entreprises.

Le tribunal a en effet annulé la journée de carence à la RATP le 5 juin.

La journée de carence (non indemnisée) avait été décidée par le précédent gouvernement en novembre et vise les 5,3 millions de fonctionnaires ainsi que les salariés des régimes spéciaux de prévoyance, dont ceux de la SNCF et la RATP.

Ces salariés n’étaient pas soumis jusque-là à une journée de carence, contrairement aux salariés du privé pour lesquels trois jours de carence existent (non pris en charge par la Sécurité sociale), mais ils sont souvent pris en charge par les entreprises.

(Avec AFP).

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Des travaux sur la ligne ferroviaire Clermont-Ferrand – Volvic

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Dans le cadre des travaux engagés depuis cet été, sur la ligne Clermont-Ferrand – Volvic, certaines phases de chantier nécessitent la réalisation de travaux de nuit.

Dans le cadre du Plan Rail Auvergne, Réseau Ferré de France réalise actuellement des travaux de remise à neuf de la voie entre les gares de Clermont-Ferrand et Durtol. Ce renouvellement complet de la voie ferrée est une opération exceptionnelle qui se déroule en moyenne tous les 40 à 50 ans.

Si le chantier suit son cours, des travaux vont devoir être réalisés de nuit, occasionnant des nuisances sonores ponctuelles. La phase la plus bruyante consiste à remettre du ballast sous la voie. Cette phase dure environ 30 minutes par tronçon de quelques centaines de mètres.

Cette gêne ponctuelle va durer quelques semaines, à l’avancement du chantier. Aussi, les riverains de la ligne sont susceptibles de connaitre des désagréments.

Ces travaux de nuit ont démarrer le 10 septembre au soir sur le secteur de Chamalières.

Sur la période 2009-2013, l’État, la Région Auvergne et Réseau Ferré de France investissent 213 millions d’euros sur le réseau ferré auvergnat.

(Avec lamontagne.fr).

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Insolite : une jeune femme accouche dans un bus à Clermont-Ferrand

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Une jeune femme de 26 ans a accouché dans un bus de la T2C mardi 11 septembre, à Clermont-Ferrand.

L’heureux événement s’est produit en début d’après-midi avenue Carnot, sur la ligne B. La jeune femme était accompagnée de ses deux enfants et de son mari. Le docteur Laurent Boniol a assisté la maman. Celle-ci a ensuite été transportée au CHU avec son bébé. « Tout s’est très bien passé » selon le médecin.

(Avec lamontagne.fr).

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Deux morts et un blessé grave sur une ligne ferroviaire à Boisset

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Deux ouvriers travaillant sur un chantier ferroviaire ont perdu la vie et un autre a été grièvement blessé mardi 11 septembre en fin d’après-midi à Boisset (Cantal).

Un accident du travail a fait deux morts et un blessé grave mardi 11 septembre à Boisset. Le drame est survenu vers 16h30, sur un chantier de réfection des voies ferrées de la ligne Aurillac – Figeac. L’accident s’est produit à quelques kilomètres de la gare de Boisset, en direction de Maurs.

Les premières constatations indiquent qu’un wagon technique transportant du ballast s’est détaché de l’engin qui le tractait. Le wagon a heurté un groupe de six ouvriers qui travaillaient sur le chantier. Il a ensuite dévalé la voie sur un peu plus d’un kilomètre avant de percuter un engin de levage et de dérailler, disloqué.

Deux ouvriers sont décédés lors du choc, qui a été « violent » selon le préfet du Cantal. Un troisième ouvrier, très gravement blessé, a été transporté par l’hélicoptère du Samu d’Aurillac au centre hospitalier de la préfecture cantalienne puis au CHU de Clermont-Ferrand. Son pronostic vital était engagé.

Les trois victimes travaillaient pour des sous-traitants spécialisés dans les travaux ferroviaires. Le directeur régional de RFF, maître d’œuvre mandaté pour ces travaux, a fait le déplacement ainsi qu’un responsable de SNCF.

Une trentaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place, ainsi que vingt-cinq militaires du groupement de gendarmerie du Cantal (brigade de Maurs, peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, brigade de recherche et techniciens d’identification criminelle d’Aurillac).

Sur place, le préfet du Cantal, Marc-René Bayle, a exprimé « sa compassion et sa sympathie » pour les victimes, leurs familles, les blessés et leurs proches.

Le maire de la commune, Joël Lacalmontie, s’est rendu sur les lieux de l’accident. À la demande du préfet, une cellule d’aide psychologique a été ouverte à la salle polyvalente de Boisset, afin d’aider trois autres ouvriers, témoins de l’accident, très choqués.

Le procureur de la république d’Aurillac a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. Une cellule de crise a été ouverte à la préfecture du Cantal afin d’informer les familles et de trouver un hébergement pour celles qui souhaitant venir sur les lieux du drame.

Au siège lyonnais de la direction régionale Rhône-Alpes-Auvergne de Réseau Ferré de France, maître d’œuvre mandaté pour ces travaux, c’est la consternation. « Ce type d’accident, surtout avec ce bilan humain, est très rare. Cela n’était pas arrivé depuis des années. » Et Caroline Le Guellec, directrice de communication, de poursuivre. « Les ouvriers travaillaient pour une entreprise à laquelle nous avons déjà fait appel. Le chantier était conduit dans le cadre du Plan Rail Auvergne, sur l’axe Aurillac – Figeac ». Cette portion fait l’objet de travaux de rénovation (sécurisation de parois rocheuses, renouvellement de dizaines de kilomètres de voies…) jusqu’au 2 novembre.

Réfection des voies et pose de filets protecteurs sur les lignes Aurillac – Toulouse et Aurillac – Brive

Depuis lundi 27 août, les trains ne circulent plus entre Aurillac et Lamativie (Lot), perturbant la liaison ferroviaire avec Brive. Des cars de substitution ont été mis en place afin d’acheminer les voyageurs.

Cette interruption de trafic est due à d’importants travaux de sécurisation de la ligne Aurillac – Figeac, qui ont débuté en mai dernier. « Nous avons procédé à la réfection des voies entre Maurs et Viescamp. Cette nouvelle coupure de la circulation est le prolongement des travaux commencés en mai », explique Lilian Carle, responsable de l’agence opérationnelle Auvergne de RFF.

Lacapelle-Viescamp est le point de jonction entre les deux lignes Aurillac – Figeac et Aurillac – Brive. Des travaux entre Aurillac et Lacapelle-Viescamp obligent donc à couper les deux itinéraires.

« On change tout : les traverses, les rails et le ballast« , ajoute Lilian Carle. « La voie datait des années 1950. Pour des raisons de sécurité, la vitesse était limitée à 55 km/h entre Maurs et Viescamp. On va retrouver une vitesse normale de 75 km/h. »

Ces travaux sur la ligne Aurillac – Figeac, qui entrent dans le cadre du Plan Rail Auvergne, nécessitent un investissement de 32 millions d’euros. 3000 tonnes de ballast sont nécessaires pour réaliser un kilomètre de ligne. Exit les traverses en bois, les voies sont désormais en béton. La technique utilisée est celle du « long rail soudé » : il n’y a plus de joint entre les deux voies. « C’est un vrai gain de confort pour les usagers. Le joint est un point de faiblesse de la voie », précise le responsable de RFF.

Des travaux de protection des parois rocheuses vont également être réalisés. Entre Viescamp et Aurillac, du grillage va être posé afin de retenir les blocs de pierres. Des ponts vont aussi être consolidés et l’étanchéité refaite.

Dans le même temps, entre Viescamp et Lamativie, des opérations de remplacement des filets détecteurs vont être entreprises. « Il s’agit d’un autre système de protection. Lorsqu’un rocher tombe, il vient sectionner un fil. Un signal rouge permet alors d’arrêter le train », explique Lilian Carle.

Ces travaux sur la ligne Aurillac – Brive étaient nécessaires pour des raisons de sécurité. « Les filets dataient de plusieurs dizaines d’années. Ils étaient usés. Si on ne remplace pas les fils, ils cassent tout seuls et mettent en route la signalisation, ce qui a pour conséquence d’arrêter les trains« , poursuit-il. « L’année dernière, la ligne Viescamp-Lamativie avait été coupée pendant presque un mois suite à la chute d’un rocher. »

L’enveloppe pour les travaux de régénération des filets entre Viescamp et Lamativie s’élève à un million d’euros.

De nouveaux travaux sont programmés en 2013 sur la partie Viescamp – Lamativie, pour un montant de 15,5 millions d’euros. Remplacement de rails, travaux sur les tunnels et les parois rocheuses sont au cahier des charges, avec pour conséquence, une dernière coupure de la circulation.

(Avec La Montagne).

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Rénovation des voitures Téoz : la ligne Paris – Clermont-Ferrand prioritaire

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Les deux première rames Téoz rénovées en France seront destinées à la ligne Clermont-Ferrand – Paris. Détail des aménagements. 

Classée ligne d’équilibre du territoire (TET) depuis le 1er janvier 2011, avec onze autres en France, la ligne Clermont-Ferrand – Paris doit bénéficier d’importants investissements. Une provision de 300 millions d’euros a ainsi été faite par l’État pour la maintenance et la rénovation de ces lignes ferroviaires. À commencer par l’acquisition de matériels.

« Le cahier des charges pour commander ce matériel est prêt », indique le président de la Région Auvergne René Souchon (PS), qui a « demandé au ministre des Transports de lancer cet appel d’offres au plus vite. C’est une nécessité absolue ».

« On ne connaît pas encore les décisions prises par l’État« , précise-t-on du côté de SNCF. « Nous devrions en savoir un peu plus en fin d’année 2012, début d’année 2013« .

Série de chantiers

D’ici là, SNCF a entamé, de son côté, une série de chantiers concernant le matériel existant.

Pour accomplir les huit allers-retours quotidiens, les locomotives affectées à la ligne sont actuellement en remotorisation. « Nous opérons des changements électroniques pour fiabiliser les locomotives, en doublant les points de mesure », explique Bernard Bolot, directeur délégué Intercités Est-Centre.

Surtout, le matériel roulant Téoz est en « pleine rénovation », insiste t-il, en rappelant que « les deux premières rames rénovées en France concernent la ligne Clermont – Paris ». La première sera mise en service « début novembre », la seconde, « fin décembre ».

D’ici 2014, les douze rames de la ligne seront réaménagées. Coût à charge de SNCF : 30 millions d’euros. Dans le détail, SNCF a ainsi travaillé sur « les amortisseurs pour une plus grande stabilité à l’intérieur des voitures ».

« Toutes les moquettes et tous les dessus de sièges en première classe et en deuxième seront changés« , souligne Bernard Bolot. « Les toilettes vont être fiabilisées, l’espace enfants sera amélioré dans les voitures multiservices, lesquelles vont aussi être remises aux normes pour les personnes à mobilité réduite ; les places en vis-à-vis vont être élargies en première classe ; des prises électriques installées dans les voitures de deuxième classe ; les tablettes de travail seront agrandies dans les compartiments et des portemanteaux installés« .

(Avec La Montagne).

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