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La fin programmée de la voiture individuelle

Posted by ardsl sur 1 octobre 2012

Face à l’indigestion, le nombre d’automobiles en circulation va régresser. De la voiture individuelle, on va passer au véhicule serviciel, assure un expert français en marge du salon de Paris.

La voiture est l’avenir de la voiture, juge Bruno Marzloff. Il suffit de réaliser qu’avec moins d’automobiles, on pourra mieux se déplacer.

En Suisse comme en France, une grande majorité de la population vit en ville. Et souvent, elle pendule. Résultat : une indigestion de voitures, dans les rues comme sur les autoroutes.

Mais pour Bruno Marzloff, spécialiste de la mobilité, le tournant n’est pas loin. Interrogé par Rue89 en marge du Mondial de l’auto à Paris, il estime que le nombre de voiture en circulation va fatalement régresser. Et ce partout dans le monde, y compris, d’ici quelques années, en Inde, en Chine ou au Brésil.

En ville, nous sommes entrés dans le «peak car», selon lui. «Le nombre de voitures diminue en même temps que le nombre de conducteurs et le nombre de places de stationnement

À Paris, déjà, moins de 40% des foyers ont leur propre voiture. Pourquoi ? «Parce que ça devient invivable (…). Et parce qu’il existe des solutions alternatives.»

La voiture publique

Covoiturage, auto-partage, location sont les pistes privilégiées par Bruno Marzloff. Elles permettent d’augmenter la productivité de la voiture et d’en réduire le nombre.

Pour lui, la voiture doit quitter le patrimoine individuel et intégrer l’offre en transports publics. Il faut aussi «faire en sorte que les gens se déplacent moins dans cette partie des usages qu’on pourrait appeler de la mobilité subie». Et vivent les outils numériques !

Bien sûr, l’emploi et l’industrie automobile en souffriraient. Réponse de Bruno Marzloff : «On persiste à administrer des calmants là où il faut de la chirurgie sévère

Selon lui, «la puissance publique favorise la voiture électrique, mais ne remet pas en cause la voiture patrimoniale. Elle considère la construction automobile comme un secteur fondamental pour le bien-être de la nation. Erreur ! (…) En ville, on a besoin du service de la voiture, pas de l’objet.»

Le fantasme des industriels

En clair, l’expert propose de repenser fondamentalement la place de la voiture dans nos sociétés. Il verrait bien les pouvoirs publics accompagner la transition et jouer les incitateurs en taxant l’essence.

Quant aux industriels, «soit ils actent la transformation de la demande et ils développent une logique servicielle, soit ils persistent dans la fantasme d’une croissance industrielle à retrouver et ils perdront».

(Source : Newsnet).

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