ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Archive for the ‘Grèves’ Category

Trenitalia en grève dimanche 14 octobre

Posted by ardsl sur 14 octobre 2012

Un mouvement de grève à Trenitalia est programmé dimanche 14 octobre. La plupart des trains sont maintenus.

Les TGV Paris – Milan, les EC Genève – Milan et Genève – Venise circulent normalement.

Le détail des perturbations pour le trafic grandes lignes interne à l’Italie est disponible sur le site de Trenitalia.

Posted in Grèves, Italie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Qui est responsable des conséquences d’une grève des transports ?

Posted by ardsl sur 11 octobre 2012

Une rame TER en gare de Bellegarde

Si un usager est victime des conséquences d’une grève, il doit se retourner contre SNCF, l’autorité organisatrice des transports et non pas contre le transporteur, juge la Cour de cassation annulant un jugement du tribunal de Sète de mai 2011.

Dans une décision du 26 septembre 2012, les juges de cassation annulent un précédent jugement qui estimait que SNCF était responsable des préjudices subis par un usager en cas de défaillance des services ferroviaires, comme une grève ou des retards récurrents des trains. Ils renvoient l’affaire devant le tribunal de Montpellier.

Depuis la loi de 2007 sur le service minimum dans les transports, ce sont les autorités organisatrices (État ou collectivités locales) qui définissent, en cas de perturbation prévisible du trafic, les dessertes prioritaires et les niveaux de service (fréquences, plages horaires). Elles organisent un plan de transport minimum et un plan d’informations pour que les usagers ne subissent pas une « atteinte disproportionnée à la liberté d’aller et venir, à la liberté d’accès aux services publics, à la liberté du travail, à la liberté du commerce et de l’industrie et à l’organisation des transports scolaires« , estiment les juges.

En l’espèce, une jeune femme attaquait SNCF pour les retards liés à des mouvements sociaux qui avaient affecté la ligne Sète – Perpignan pendant 14 jours en octobre 2010 et l’avaient empêchée d’’accomplir normalement son activité professionnelle. Elle avait assigné SNCF pour le remboursement de la moitié du prix mensuel de son abonnement et réclamait le paiement de dommages-intérêts.

SNCF ne contestait pas sa responsabilité mais seulement l’ampleur du désagrément, et le juge de proximité l’avait condamnée suite à son assignation pour « inexécution de ses obligations contractuelles et non-respect de ses obligations de ponctualité« .

« Il faut des autorités de transport de plein exercice »

La Cour de cassation a annulé ce jugement en utilisant l’argument suivant : « en statuant par de tels motifs, quand était recherchée non pas, la responsabilité de l’autorité organisatrice de transport, pour insuffisance du plan de transport mais celle de la SNCF, la juridiction de proximité n’a pas donné de base légale à sa décision« .

Pour le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), cela « met en lumière l’impérieuse nécessité de permettre aux régions de devenir des autorités organisatrices de plein exercice afin de disposer de toutes les informations nécessaires pour valider un plan de transport et d’informations aux usagers en cas de grève à la SNCF« . « Dans l’état actuel des choses, c’est la SNCF, unique exploitant des lignes TER qui dispose de ces informations« , ajoute un représentant du Gart.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Grèves, Politique, SNCF | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Aix-les-Bains : le réseau Ondéa perturbé par une grève

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Une partie des conducteurs du réseau Ondéa a débuté lundi 1er octobre un mouvement de grève. Ils veulent une augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail.

Le trafic est assuré à 100% samedi 6, dimanche 7 et lundi 8 octobre.

Liste des courses supprimées vendredi 5 octobre :

  • ligne 1 : Lafin 7h30 – Lycée Marlioz 7h55.
  • ligne 2 : Pont-Rouge 7h15 – Centre commercial de Marlioz  7h43.

Liste des courses supprimées mercredi 3 octobre :

  • ligne 1 : Lycée Marlioz 7h05 – Collège Grésy 7h40 et Collège Grésy 7h45 – Lafin 7h55.
  • ligne 2 : Pont-Rouge 7h15 – Centre commercial de Marlioz  7h43.
  • ligne 3 : Collège Garibaldi 705 – Lycée Marlioz 7h42.
  • ligne 12 : Mouxy 7h22 – Lycée Marlioz 7h46.

Liste des courses supprimées mardi 2 octobre :

  • ligne 1 : Laffin 7h30 – Lycée Marlioz 7h55 et Lycée Marlioz 19h26 – Lafin 19h45.
  • ligne 2 :  Centre commercial de Marlioz  7h13 – Pont-Rouge 7h35.
  • ligne 3 : Lycée Marlioz 7h22 – Collège Garibaldi 8h00.
  • ligne 4 : Les Confins 7h42 – Lycée Marlioz 8h24.
  • ligne 7 : Grésy mairie 7h25 – Collège Grésy 7h47 et Grésy mairie 7h55 – Collège Grésy 8h17.
  • ligne 11 : Sérarges 7h05 – Gare SNCF 7h30 .
  • ligne 17 : Grésy Mairie 7h05 – Lycée Marlioz 7h46.

15 conducteurs sur 34 ont suivi ce mouvement lundi 1er octobre. Il se traduit par un débrayage. Certains conducteurs n’assurent pas la première course prévue à leur service. En conséquence, les courses suivantes ont été supprimées :

  • ligne 1 : Laffin 6h30 – Plage du Bourget 7h10
  • ligne 2 :  Pont-Rouge 6h15 – Centre commercial de Marlioz 6h40, Centre commercial de Marlioz 6h40 – Pont-Rouge 7h02, Centre commercial de Marlioz  7h13 – Pont-Rouge 7h35, Centre commercial de Marlioz 18h03 – Pont-Rouge 18h27 et centre commercial de Marlioz 18h40 – Pont-Rouge 19h04.
  • ligne 4 : Les Confins 7h00 – Lycée Marlioz 7h46.
  • ligne 6 : Massonats 7h05 – Lycée Marlioz 7h38.
  • ligne 8 : Gare SNCF 7h05 – Méry Forunet 7h25 et Méry Fournet 7h25 – Gare SNCF 7h50.
  • ligne 12 : Lycée Marlioz 11h10 – Mouxy Angolet 11h34.
  • ligne 17 : Grésy Mairie 7h05 – Lycée Marlioz 7h46.
  • ligne 18 :  Collège Garibaldi 15h50 – Lycée Marlioz 16h07.

Une réunion entre la direction de Keolis et les grévistes a eu lieu mardi 2 octobre.

Le préavis de grève court jusqu’au 31 décembre.

(Avec France Bleu Pays de Savoie).

Posted in Grèves, Savoie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Grève mardi 9 octobre : très peu de perturbations prévues

Posted by ardsl sur 7 octobre 2012

La CGT lance à un appel national à la grève dans le motif de défendre l’industrie et les emplois, mardi 9 octobre. Tour d’horizon des rares perturbations prévues.

SNCF

Aucune perturbations sur TGV, Intercités et les TER en PACA, Bourgogne, Auvergne et Franche-Comté.

En Rhône-Alpes, tous les trains sont maintenus.

Seuls quelques conducteurs de cars sur la ligne 73 vont cesser le travail.

73 Aubenas – Privas – Valence – Valence TGV liste des cars maintenus

Transports urbains

Trafic assuré à 100% en Rhône-Alpes, Bourgogne, Auvergne, Jura, Alpes-du-Sud, Languedoc-Roussillon et Vaucluse, à l’exception du réseau de Chambéry.

STAC (Chambéry)

  • Fonctionnement normal des lignes régulières 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 26, 27, 29 et N1
  • Fonctionnement normal des lignes Noctambus C1, C2, C3 et C4
  • Fonctionnement normal des lignes scolaires 100, 200, 300, 400, 500, 600, 700 et 800.
  • Les autres lignes sont légèrement impactés. Pour en savoir, consulter les prévisions minimales de trafic du réseau STAC

(Avec AFP).

Posted in Ardèche, Drôme, Grèves, Provence, Rhône | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Circulation ferroviaire : suppressions et retards constatés mercredi 3 octobre

Posted by ardsl sur 3 octobre 2012

Accident de personne dans le Var

Un TER, qui transportait une centaine de passagers, a percuté mortellement un piéton à Roquebrune-sur-Argens (Var). La circulation a été totalement interrompue dans ce secteur à 9h30. Elle a repris progressivement sur une voie à 11h25. Elle a repris normalement à  12h.

Grève en Belgique

Un mouvement de grève affecte la SNCB. Aucun TGV ne circule entre Bruxelles et Lille, ainsi qu’entre Bruxelles et Roissy.

Trains supprimés

  • TER 885116/7 (Saint-Marcellin 7h04 – Grenoble 7h48) en raison de la panne d’un autre train.
  • TER 17756 (Part-Dieu 7h20 – Bercy 12h22) : supprimé uniquement entre Dijon et Bercy, en raison de l’attente d’un personnel. Mise en place d’un train de remplacement.
  • TER 885411 (Saint-André-le-Gaz 7h33 – Gières 8h39) : supprimé uniquement entre Grenoble et Gières.
  • IC 716 (Saint-Gall 8h11 – Genève aéroport 12h24) : supprimé uniquement entre Cornavin et Coitrin, en raison d’un dérangement à l’appareil d’enclenchement. Mise en place d’un train de remplacement.
  • TER 873402 (Clermont-Ferrand 8h23 – Saint-Germain-des-Fossés 9h06) en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 873409 (Saint-Germain-des-Fossés 9h17 – Clermont-Ferrand 10h03) en raison de la réutilisation de la rame du 873402.
  • TER 17762 (Part-Dieu 13h20 – Bercy 18h22) : supprimé uniquement entre Lyon et Dijon, en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 883748/9 (Chambéry 16h24 – Grenoble 17h23) en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 887343 (Perrache 17h19 – Gières 19h24) : supprimé uniquement entre Grenoble et Gières.
  • TER 885166/7 (Grenoble 17h37 – Chambéry 18h36) en raison de la réutilisation de la rame du 883748/9.
  • TER 885382 (Gières 19h35 – Grenoble 19h47) en raison de la réutilisation prévue de la rame du 887343.

Trains retardés

2h de retard pour le TGV 5474/5 (Montpellier 17h02 – Strasbourg 22h49) en raison d’un accident de personne.

1h15 de retard pour :

  • le TGV 6962/3 (Annecy 7h31 – Paris 11h15) en raison d’une panne à Grenay.
  • le TGV 5462/3 (Metz 8h15 – Montpellier 15h01) en raison de l’attente du 5472/3 à Dijon.
  • le TGV 6906 (Grenoble 8h17 – Paris 11h19) en raison de la panne du 6962/3 à Grenay.
  • le TGV 5472/3 (Strasbourg 9h16 – Montpellier 15h01) en raison d’un problème de signalisation à Sélestat.

1h de retard pour l’IC 4416/7 (Tours 16h16 – Part-Dieu 21h20) en raison d’un incident technique sur le train et d’un détournement par Saint-Étienne.

50 minutes de retard pour :

  • le TER 17818 (Part-Dieu 20h20 – Dijon 22h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 875746/7 (Part-Dieu 20h40 – Clermont-Ferrand 23h08).
  • le TER 886036 (Part-Dieu 21h20 – Mâcon 22h06) en raison de l’attente d’un personnel.

40 minutes de retard pour :

  • le TGV 5148/9 (Metz 6h11 – Nice 15h36) en raison d’un vol de câble entre Lunéville et Blainville.
  • le TER 17756 (Part-Dieu 7h20 – Dijon 9h19) en raison de l’attente d’un personnel.
  • le TGV 6886/7 (Nice 10h57 – Genève 17h16) en raison d’un accident de personne dans le Var.
  • les TGV 5016/7 et 9864/5 (Nice 11h27 – Lille Europe 18h57) en raison d’un accident de personne dans le Var.
  • le TER 886438 (Part-Dieu 16h50 – Bourg-en-Bresse 17h42) en raison d’un incident technique sur le train.

30 minutes de retard pour :

  • le TER 873270 (Brioude 4h36 – Clermont-Ferrand 5h44) en raison de la panne d’un autre train.
  • le TER 17600 (Grenoble 5h17 – Part-Dieu 6h46) en raison de l’affluence et d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 9240 (Milan 6h07 – Paris 13h23).

25 minutes de retard pour :

  • le TER 885411 (Saint-André-le-Gaz 7h33 – Grenoble 8h25).
  • le TER 885607 (Grenoble 12h10 – Gap 14h26).
  • le TER 887343 (Perrache 17h19 – Grenoble 19h09) en raison de l’attente d’un personnel.

20 minutes de retard pour :

  • le TGV 6900 (Grenoble 5h11 – Paris 8h23) en raison de l’affluence et d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 6902 (Grenoble 6h06 – Paris 9h19) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 17809 (Dijon 9h40 – Part-Dieu 11h40) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 17522/3 (Chambéry 12h38 – Valence 14h48) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 885668/9 (Gap 13h28 – Grenoble 15h43).
  • le TER 891418 (Chalon-sur-Saône 14h17 – Dijon 15h10).
  • le TER 17532/3 (Annecy 15h37 – Valence 18h46) en raison de la panne d’un autre train.
  • le TER 17766 (Part-Dieu 17h20 – Bercy 22h22) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 875742/3 (Part-Dieu 17h40 – Clermont-Ferrand 20h01).
  • l’ICN 638 (Bâle 19h03 – Genève aéroport 21h56) en raison de personnes à proximité des voies.
  • le TER 17823 (Dijon 19h40 – Part-Dieu 21h40) en raison de difficultés lors de la préparation du train.

15 minutes de retard pour :

  • le TGV 6644 (Part-Dieu 6h52 – Paris 8h49) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 17605 (Part-Dieu 7h14 – Grenoble 8h40).
  • l’IC 716 (Saint-Gall 8h11 – Genève 12h17) en raison d’un dérangement à l’appareil d’enclenchement.
  • l’EC 32 (Milan 8h25 – Genève 12h18).
  • le TER 17617 (Part-Dieu 12h14 – Grenoble 13h37) en raison de l’attente d’un personnel.
  • l’ICN 531 (Genève aéroport 14h05 – Saint-Gall 18h15) en raison de l’attente d’un personnel.
  • le TER 17621 (Part-Dieu 14h14 – Grenoble 15h35) en raison d’une correspondance avec un train retardé.
  • le TER 96646/7 (Genève 16h42 – Grenoble 19h05) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 17767 (Bercy 17h31 – Part-Dieu 22h40) en raison de l’affluence et de travaux.
  • l’ICN 1641 (Lausanne 18h45 – Bâle 20h53) en raison de personne à proximité des voies. Mise en place d’un train supplémentaire au départ de Laufen.
  • le TER 885680 (Gap 19h30 – Grenoble 21h47).
  • l’IR 2548 (Berne 23h08 – Genève 1h05).

(Avec metrofrance.com).

Posted in Grèves, Retards / Suppressions | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

De possibles blocages pour le tram-train de l’Ouest lyonnais

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Photo : Edmond Luca.

La mise en service commerciale du tram-train entre Lyon et Sain-Bel a eu lundi 24 septembre. Sud-Rail a déposé un préavis de grève.

Le syndicat est en conflit avec la direction régionale SNCF, il déplore la situation des futurs conducteurs de tram-train qui ne bénéficient pas de la même formation que leurs collègues qui conduisent les trains classiques (plus légère avec quatre mois de formation au lieu de dix), ils seront moins bien payés et ils devront en plus s’accommoder de nouvelles taches qui ne font pas partie selon eux de leur métier, comme l’accueil des passagers ou encore la maintenance des trains. Une quarantaine de conducteurs de tram-train est concernée par ces mesures, ils seront entre 50 et 60 d’ici la fin de l’année 2012.

Une réunion entre Sud-Rail et la direction SNCF était programmée vendredi 21 septembre à 14h.

L’inauguration du tram-train a eu lieu samedi 22 septembre dès 9h30 à la gare Saint-Paul en présence de nombreux élus comme Gérard Collomb, le sénateur-maire (PS) de Lyon, le président du Conseil général du Rhône, Michel Mercier (DVD) mais également le préfet du Rhône, Jean-François Carenco.

Pour la journée du lundi 24 septembre, la direction régionale SNCF a décidé de maintenir toutes les circulations ferroviaires dans l’Ouest Lyonnais, sauf entre 9h et 16h où des cars de remplacement ont été mis en place.

Sud-Rail manifeste

Entre 400 militants de Sud-Rail, selon la police, et 700 selon les organisateurs, ont manifesté lundi 24 septembre à Lyon dans le cadre d’un rassemblement national pour dénoncer notamment la « casse » des emplois SNCF et la privatisation des TER.

Le rassemblement avait lieu devant la gare Saint-Paul de Lyon, qui dessert l’ouest lyonnais par un nouveau tram-train inauguré samedi 22 septembre.

« Cette gare est un lieu symbolique, car ici, c’est un laboratoire pour la SNCF« , a expliqué Sébastien Gillet, représentant régional du syndicat, selon lequel « il n’y aura plus de contrôleurs à bord » de ces tram-trains.

« On craint donc une dégradation de la sécurité à bord » autant pour les usagers que pour les conducteurs, qui « seront les seuls représentants de la SNCF » dans les rames, a ajouté Sébastien Gillet.

Sud-Rail redoute aussi « que ce modèle soit repris sur d’autres lignes de la région et même au niveau national« .

Le syndicat manifestait aussi contre « la casse » des emplois et une « déqualification de la filière agents de conduite« . Selon Sébastien Gillet, SNCF a créé un « nouveau grade de conducteur » pour ceux affectés au tram-train, avec un salaire inférieur à celui des autres agents de conduite.

(Avec lyonmag.com et AFP).

Posted in Grèves, Ouest Lyonnais | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Droit de grève : Frédéric Cuvillier veut « transformer » la loi Diard, pas l’abroger

Posted by ardsl sur 18 septembre 2012

Interpellé par des journalistes lors de sa visite à Berlin au salon des transports ferroviaires InnoTrans, Frédéric Cuvillier a démenti « toute remise en cause du service minimum dans les transports« , après des informations parues dans Le Parisien faisant état d’une possible remise en question de la loi encadrant le droit de grève.

Après un démenti officiel par voie de communiqué mardi 18 septembre 2012, Frédéric Cuvillier qui s’était visiblement exprimé sur le sujet en marge de la Fête de l’Humanité dimanche 16 septembre, a précisé devant des journalistes présents à Berlin pour un salon des transports qu’il n’est pas question « de travailler à l’abrogation de la loi Diard, ni de la remettre en cause« .

Le ministre délégué des Transports a toutefois ajouté : « je ne suis pas persuadé que cette loi soit parvenue à sa finalité et j’ai la certitude qu’elle prive les partenaires sociaux de ses rythmes et de ses lieux de concertation avant un conflit social. Ces lieux de discussion préventifs sont nécessaires (…) La loi Diard, il faut l’améliorer, pas l’abroger, et la sortir du contexte politique et politicien » dans lequel elle a été imaginée, a conclu le ministre.

Pour rappel, la loi Diard de mars 2012 a étendu au transport aérien les dispositions de la loi de 21 août 2007 sur la continuité du service public dans les transports de voyageurs (SNCF, RATP, transports urbains) avec une déclaration préalable des grévistes 48 heures à l’avance et des prévisions de trafic 24 heures à l’avance. Cette loi a également introduit l’obligation pour les agents grévistes d’indiquer 24 heures à l’avance qu’ils reprendront le travail.

Objectif affiché, permettre aux entreprises d’optimiser l’utilisation des personnels non grévistes en réaffectant des agents et en adaptant son plan de transport aux moyens humains dont elles disposent.

La loi Diard est vivement contestée par les syndicats qui y voient une « atteinte » au droit de grève (lire).

Selon une responsable du ministère interrogée avant l’intervention du ministre à Berlin, le gouvernement s’interroge sur l’éventualité de revoir certaines modalités d’application pour améliorer le dialogue social, sans préciser celles qui pourraient être revues.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Aéroports, Grèves, Politique, RATP, SNCF | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Les syndicats volent dans les plumes du service prévisible

Posted by ardsl sur 10 septembre 2012

La CGT, UNSA, Sud, CFDT et FO s’élèvent contre l’application de dispositions de la loi sur le service prévisible dans l’aérien qui impacte directement les transports terrestres (SNCF, RATP, tous les transports urbains et interurbains). Elle oblige les grévistes à déclarer la reprise du travail ou de se rétracter 24 heures à l’avance.

Dans un communiqué commun du 10 septembre, ces syndicats « s’opposent avec la plus grande force et la plus grande détermination à l’instauration de nouvelles mesures qui, sous couvert d’encadrer le droit de grève, n’ont qu’un objectif : rendre impraticable un droit constitutionnel« .

La loi Diard (du nom de son auteur, le député UMP Éric Diard) sur le service minimum dans l’aérien impacte en effet les transports publics.

Elle a déjà étendu au transport aérien les dispositions de la loi de 21 août 2007 sur la continuité du service public dans les transports de voyageurs (SNCF, transports urbains, interurbains) avec la déclaration préalable des grévistes 48 heures à l’avance, et des prévisions de trafic 24 heures à l’avance.

Elle introduit l’obligation pour les grévistes d’indiquer 24 heures à l’avance qu’ils reprendront le travail. Autrement dit, le salarié qui s’était déclaré gréviste mais renonce à faire grève ou qui décide de cesser la grève, devra en informer l’entreprise au plus tard 24h avant.

Les syndicats signataires jugent « stupide » le préavis individuel de reprise du travail, « une procédure qui soumet l’usage du droit de grève à un imbroglio de procédures le rendant inutilisable et l’enferme dans une logique purement répressive« .

« Nous demandons au gouvernement actuel et à la majorité parlementaire de revenir sur cette mesure dont l’inefficacité n’a d’égale que la volonté politique de bâillonner l’expression de mécontentement des salariés« , disent les syndicats.

Tout en garantissant le droit de grève, la loi permet aux entreprises d’optimiser l’utilisation des personnels non grévistes en réaffectant des agents et en adaptant son plan de transport aux moyens humains dont elles disposent. La loi vise donc à atténuer les conséquences d’une grève. « Cette disposition permettra à l’employeur de réaffecter utilement l’agent qui se déclare non grévistes à un service, et de respecter les obligations d’information des voyageurs le jour de la grève« , explique Sylvette Mougey, directrice du département des affaires sociales de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

(Avec mobilicites.com).

Posted in Grèves | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Ligne des Causses : les trains remplacés par des cars le 7 septembre en raison d’une grève

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

La quasi totalité des circulations ferroviaires prévues vendredi 7 septembre sur la ligne électrifiée à voie unique des Causses (axe Béziers – Millau – Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues) sont assurées par autocar, en raison d’un mouvement de grève initié par la CGT, FO et Sud Rail. Il offre ainsi l’occasion pour SNCF de tester une desserte routière pour un jour de pointe hebdomadaire … Il n’est pas exclu que la route devienne le mode de transport unique dans ce secteur rural des Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En raison d’un mouvement de grève non reconductible mené par la CGT, FO et Sud Rail, SNCF n’assure que deux services ferroviaires sur la ligne des Causses vendredi 7 septembre. Il s’agit d’un aller-retour entre les deux villes les plus peuplées de Lozère (Mende 13300 habitants et Marvejols 5400 habitants) :

  • 878984 : Mende 16h20 – Marvejols 17h07.
  • 878987 : Marvejols 17h23 – Mende 18h10 (train prolongé à La Bastide Saint-Laurent).

Toutes les autres circulations sont transférées sur la route. L’Aubrac (le train Intercités quotidien entre Clermont-Ferrand et Béziers) est maintenu sur rail entre Clermont-Ferrand et Neussargues dans les deux sens. Des cars de remplacement sont mis en place entre Neussargues et Béziers.

Télécharger les horaires des cars sur l’axe Béziers – Clermont-Ferrand pour la journée du 7 septembre

La CGT, FO et Sud-Rail justifient ce mouvement de grève par une inquiétude sur le devenir de la ligne ferroviaire Neussargues – Béziers. En gare de Millau, un rassemblement des cheminots a eu lieu à 9h, avec prises de parole des délégués syndicaux. Un autre rassemblement s’est tenu en gare de Bédarieux à 10h30. Les syndicats dénoncent « un transfert du rail vers la route« . Pour Yves Béral, de la CGT : « le report modal sur la route aura des conséquences. On est en totale contradiction avec les directions prises lors du Grenelle de l’environnement où la priorité était donnée au ferroviaire ».

Dans les faits, ce transfert sur la route vendredi 7 septembre est le résultat direct du mouvement mené par ces trois organisations syndicales. Certains considèrent même que l’archaïsme des syndicats arcboutés sur le statut quo est responsable de l’agonie actuelle de la ligne et qu’elle va conduire à la fermeture de nombreuses lignes dans le Massif Central.

L’intersyndicale exige à la fois :

  • le maintien de tous les trains sur la ligne Béziers – Neussargues
  • une refonte des horaires des trains
  • la création d’arrêts supplémentaires
  • la modernisation de la ligne des Causses avec un relèvement des vitesses de circulation des trains
  • l’arrêt des transferts des trains vers les cars.

Les syndicats font courir une rumeur selon laquelle la Région Languedoc-Roussillon procéderait à une réduction du nombre de trains entre Millau (Aveyron – Région Midi-Pyrénées) et Béziers (Hérault) au service 2013 (qui débute le 9 décembre 2012). En tout cas, la Région n’a mené aucune concertation avec les usagers, puisqu’il n’y a pas de comités de ligne en Languedoc-Roussillon. Le service actuel entre Millau (22900 habitants) et Béziers (72600 habitants), villes reliés en 1h50 par le rail, pour un jour classique comporte 3 allers-retours (2 TER Languedoc-Roussillon et l’Intercités Clermont-Ferrand – Millau – Béziers). Selon les syndicats, un aller-retour TER pourrait être supprimé (il s’agirait des départs de Béziers à 12h03 et de Millau à 13h37).

Il faut dire que la Région Languedoc-Roussillon a purement et simplement supprimé 8 trains dans les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal depuis le 8 juillet 2012, alors qu’ils existaient depuis plusieurs années avec une fréquentation quasi nulle. Il s’agissait d’un aller-retour Mende – Saint-Chély-d’Apcher positionné à un horaire totalement aberrant, d’un aller-retour Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher, d’un train Tournemire – Saint-Rome, d’un train Millau – Saint-Chély-d’Apcher et d’un aller-retour hebdomadaire Millau – Neussargues.

Toujours le 8 juillet 2012, la desserte ferroviaire entre Alès (42900 habitants) et Bessèges (3200 habitants), dans le département voisin du Gard qui comportaient 3 allers-retours du lundi au samedi et 2 allers-retours le dimanche a été suspendue en raison du manque d’usagers et de l’état calamiteux de la ligne. Une desserte routière de remplacement a été mise en place. En 2007, malgré l’insistance de feu Georges Frêche (PS) qui présidait alors le Conseil régional Languedoc-Roussillon, Max Roustan, alors député-maire UMP d’Alès, avait refusé d’inscrire la rénovation de la ligne ferroviaire  Alès – Bessèges au contrat de plan État-Région.

Yves Béral (GCT) n’y va pas par quatre chemins pour critiquer la politique de la Région Languedoc-Roussillon. Pour lui, « la Région fait clairement le choix du bus, mais considère du coup les habitants des hauts cantons de l’Hérault, de la Lozère et de Millau comme des citoyens de seconde zone. » Il estime que la Région veut « faire des économies et […] déshabiller les petites lignes pour tout envoyer sur le littoral » (l’axe Cerbère – Perpignan – Narbonne – Béziers – Montpellier – Nîmes – Avignon).

Christian Bourquin, le président PS de la Région Languedoc-Roussillon, s’est rendu en gare de Mende le 22 juin 2012. Il venait inaugurer la mise en place du train à 1€ en Lozère. Cette mesure est en vigueur depuis le 23 juin pour les trajets internes à l’axe Marvejols – Mende – La Bastide Saint-Laurent. Cette mesure est soutenue par la CGT, sous réserve qu’il y ait des trains. Ainsi Yves Béral affirme que « le TER à 1€ entre La Bastide et Marvejols, c’est une très bonne chose.Cela peut amener du monde dans les trains. Mais faut-il encore qu’il y ait des trains« . D’ailleurs même, SNCF semble septique quant à l’efficacité de la mesure. Elle table sur une hausse de la fréquentation limitée à 10% sur l’axe Marvejols – La Bastide Saint-Laurent grâce à l’instauration du TER à 1€. Les prévisions de SNCF sont donc très éloignés des résultats obtenus par cette mesure sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation estivale a été multipliée par 6.

Le revers de la médaille du TER à 1€ revient à la Région qui doit compenser les pertes de recettes à SNCF. C’est autant d’argent qui n’est plus disponible pour maintenir ou développer la desserte ferroviaire en zone rurale. Le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs la seule Région à avoir mis en place partiellement le TER 1€. Mais cette mesure tarifaire, ne résout en rien la question de l’économie ferroviaire, qui résulte de deux facteurs : le niveau du trafic et les coûts de production. Désormais on conjugue des coûts d’exploitation élevés par rapport au trafic et un niveau de recette minimaliste du fait de la tarification à 1€.

La Région Languedoc-Roussillon va désormais développer de nouvelles dessertes routières pour désenclaver la Lozère. Ainsi lors de sa venue à Mende, Christian Bourquin a annoncé le lancement en décembre 2012 d’une liaison en car directe entre Mende et Montpellier. « Il faut que la Lozère et Mende soient encore plus reliés à la capitale régionale. La Région a besoin de Montpellier, mais Montpellier a aussi besoin de la Région« , a justifié le président du Conseil régional. Ce n’est pas le point de vue des syndicats qui estiment que les cars « vont faire doublon avec les trains » existant entre Mende et Nîmes via la ligne des Cévennes.

La CGT accuse la Région Languedoc-Roussillon de tenir un double discours. Selon le syndicat, avec en réduisant les dessertes ferroviaires, la Région Languedoc-Roussillon « précipite ainsi la fermeture des lignes Béziers – Neussargues et Marvejols – Mende« . Déjà en 2009, une étude intitulée « Transports, communications, déplacements pour le Massif central » évoquait la nécessité de fermer les sections Bédarrieux – Saint-d’Apcher et Mende – Marvejols.

Des critiques du même ordre sont émises vis à vis de la Région Midi-Pyrénées. « Le Grand Toulouse a été une priorité. On l’a compris. Mais on a l’impression que l’Aveyron est le grand oublié« .

Christian Bourquin affirme lui que « la fréquentation doit être le seul gage de la survie de nos lignes« . Autrement dit, les trains peu ou pas fréquentés sont sur la sellette de la Région. D’autres lignes du Languedoc-Roussillon pourront donc voir leur desserte ferroviaire réduite dans les prochains mois.

Dans les faits, la prochaine ligne concernée par une fermeture, pourrait être la section Neussargues – Saint-Chély-d’Apcher de la ligne Clermont-Ferrand – Béziers. Cette section cumule les handicaps :

  • sur un linéaire de 55 kilomètres entre Neussargues (1000 habitants) et Saint-Chély-d’Apcher (5100 habitants), se trouve une seule localité, la ville de Saint-Flour (7300 habitants).
  • une ligne vieillissante (ouverte en 1888 et électrifiée en 1931) et insuffisamment entretenue. Conséquence : des ralentissements ont été mis en place. La vitesse maximale autorisée se situe entre 75 et 90km/h.
  • un ouvrage d’art dans un état inquiétant : la traversée viaduc de Garabit (long  de 564 mètres et haut de 123 mètres) est limitée à 40 km/h.
  • un temps de parcours peu performant : il faut désormais compter une heure pour un trajet ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte à cheval sur les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Ces deux Régions n’ont jamais collaboré pour mettre en place une desserte interrégionale contrairement à la desserte ferroviaire Clermont-Ferrand – Nîmes via la ligne des Cévennes. Résultat : la Région Auvergne a orienté en toute logique sa desserte TER vers Aurillac (29 900 habitants, ce qui est en fait la ville la plus peuplée du Cantal) et ne met en place que quelques liaisons par autocar pour desservir Saint-Flour. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon limite sa desserte à Saint-Chély-d’Apcher, dernière gare de Lozère avant l’Auvergne. Ainsi depuis le service 2012, il n’y a plus de desserte TER ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte ferroviaire réduite à peau de chagrin. En dehors du fret (usine ArcelorMittal à Saint-Chély-ad’Apcher), il ne reste plus qu’un aller-retour sur cette section assurée au quotidien par l’Aubrac, le train Intercités Béziers – Clermont-Ferrand (assuré par du matériel thermique alors que la section Béziers – Neussargues est sous caténaire). Un train classé parmi les trains d’équilibre du territoire jusqu’en décembre 2013. Quel sort lui sera réservé par l’État en 2014 ? Rien ne filtre à ce sujet. Mais la suppression pure et simple n’est pas à exclure, en raison de la vétusté de la ligne.
  • la concurrence de l’A75, qui est gratuite sur tout son parcours (sauf pour la traversée du viaduc de Millau).
  • un tracé qui multiplie les détours. L’A75 est directe entre Saint-Flour et Clermont-Ferrand, tandis que la voie ferrée est contrainte à un détour par Neussargues. Ainsi la Région Languedoc-Roussillon a développé depuis plusieurs années des relations par autocars via l’A75 entre Clermont-Ferrand et Mende (avec arrêts systématiques à Marvejols et Saint-Chély d’Apcher et à certains horaires à Saint-Flour) avec un temps de parcours largement inférieur à celui permis par la voie ferrée.

Plus globalement, ce début de polémique pourrait enclencher un véritable débat sur le devenir du transport ferroviaire en zone rural. Dans le cas du Massif Central, la faible fréquentation liée à une densité de population très faible sur des lignes en piteux états. Le plan Rail Auvergne, comme son homologue de Midi-Pyrénées a permis de sauvegarder les lignes les plus fréquentées. Mais il ne comportait aucune intervention sur les lignes Millau – Rodez ou Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon n’a opté pour un plan Rail.

La situation des finances publiques amène un jour ou l’autre à se poser la question suivante. Est-il raisonnable d’engager des centaines de millions d’euros pour rénover une ligne avec un trafic qu’on sait par définition faible ?

Dans le cas de la ligne des Causses, il faudrait investir plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’alimentation électrique, régénérer la voie, reprendre les ouvrages d’art et rénover les points d’arrêts pour un potentiel de voyageurs très limités. Même sur une ligne rénovée de A à Z, on voit mal les Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon financer une desserte cadencée aux 2 heures entre Béziers et Neussargues, car les besoins de déplacements entre Neussargues et Béziers sont très faibles.

Autant dire, que la ligne des Causses est dans une impasse totale. Il n’y a guère que les sections Séverac-le-Château – Millau – Béziers et Marvejols – Mende qui peuvent justifier la pertinence d’une modernisation de la ligne ligne et un certain potentiel de trafic local. Les analystes les plus sévères ne voudraient conserver que la section Bédarrieux (6800 habitants) – Béziers, c’est-à-dire le seul trafic du périurbain biterrois.

Autrement dit si l’on refuse à cette perspective, il convient de changer les conditions d’exploitation sur les lignes rurales du Massif central. La FNAUT considère que l’exploitation ferroviaire avec un seul agent à bord (le conducteur) est une solution préférable au transfert sur route et à la fermeture d’une ligne ferroviaire. ces méthodes d’exploitation courantes en Suisse ont permis de sauver les lignes du Morvan (Bourgogne).

(Avec Midi Libre et midilibre.fr).

Posted in Auvergne, Grèves, Languedoc-Roussillon, Politique, Service 2012, Service 2013, Service 2014, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Dijon s’offre un tramway et un préavis de grève

Posted by ardsl sur 31 août 2012

La cité des ducs de Bourgogne s’est dotée à une vitesse record de deux lignes de tramway. La première est inaugurée samedi 1er septembre, la seconde début décembre 2012. Indispensable pour accélérer le développement urbain de cette agglomération de 250000 habitants qui ne pouvait plus se passer d’un mode de transport lourd même si le réseau de bus était déjà musclé. Seul ombre au tableau, le préavis de grève déposé par la CGT le jour de l’inauguration.

Vingt kilomètres de ligne de tramway en trente mois ! Le Grand Dijon (252000 habitants et 22 communes) a mis le turbot. Et la première, longue de 8,5 kilomètres, est inaugurée samedi 1er septembre 2012. La suivante, 11,5 kilomètres, le sera le 8 décembre.

Avec ce nouveau mode, 95% de la population est à moins de 300 mètres d’un arrêt de transport public. Et c’en est fini des tickets papier, tous les voyageurs, abonnés et occasionnels circulent depuis juin avec une carte magnétique sans contact.

Coût des deux lignes de tramway, 399 millions d’euros dont près de 100 millions consacrés aux aménagements urbains. Financés par le Grand Dijon, la Banque européenne d’investissement (286,9 millions), l’État (47M€), le Conseil régional de Bourgogne (40M€), le Département de la Côte d’Or (20M€) et le FEDER (5,5M€). Le taux du versement transport a été porté à 2%, qui rapportera 52 millions d’euros en 2012.

Un investissement conséquent justifié par la hausse de la fréquentation dans les bus du réseau Divia (exploité par Keolis) et la volonté politique d’avoir une ville « douce à vivre« . Ce qui passait par une circulation automobile apaisée et un report modal de la voiture vers les transports collectifs. « Dijon est une ville embouteillée, surtout aux heures de pointe. Sur les boulevards intérieurs nous pouvions avoir entre 20000 et 25000 voitures par jour. Pour un Parisien, ce n’est rien du tout, mais pour nous c’est énorme« , affirme André Gervais, élu communiste du Grand Dijon, délégué au tramway et aux modes doux au Grand Dijon.

Autre impératif justifiant la construction d’un mode lourd, le contrat d’agglomération qui prévoit de créer des zones d’activités, de construire mille logements par an, un Zénith, une piscine olympique, un nouvel hôpital et d’étendre le campus universitaire. « Sans transport structurant, tous ces projets ne tiendraient pas le coup« .

Des Lianes et un plat de spaghettis

« Nous avions un bon réseau, mais vieillissant. Il était radio-concentrique, toutes les lignes passaient par le centre-ville. C’était un plat de spaghettis avec des lignes qui n’en finissaient plus« , décrit André Gervais. Le réseau de bus Divia a donc été hiérarchisé avec la création de six « Lianes », des lignes à haut niveau de service.

Le succès a été immédiat occasionnant des points de saturation. Notamment dans la rue de la Liberté (axe principal de Dijon) où transitaient plus de 1100 bus par jour. Conséquence : des conflits avec les piétons et un centre-ville qui était tout sauf apaisé. « En observant la fréquentation des Lianes dont l’une transportait plus de 20000 passagers par jour, l’étude d’opportunité a démontré qu’il fallait franchir une nouvelle étape, laquelle passait par un mode lourd. Le projet était financièrement réalisable car l’agglomération n’était pas endettée« .

Désenclavement

En 2008, le tramway était inscrit au programme des élections municipales. « Une fois élus, nous avons immédiatement lancé la consultation publique portant sur le choix du mode (tramway ou bus à haut niveau de service BHNS) et sur les tracés« . Le tramway l’a remporté. Et les tracés des deux Lianes principales retenus car les plus fréquentés.

« Nous avons étudié les corridors où étaient concentrés les principaux trafics et superposé les potentiels d’habitation et d’emplois actuels et futurs« , explique André Gervais. « Dans la partie sud de T2, il est prévu de construire 6000 logements sur d’anciens terrains militaires. Cette ligne offrira un temps de parcours de 34 minutes, deux fois moins que la Liane. Précédemment, il fallait une heure pour aller de Chenôve (la deuxième ville de l’agglomération dijonnaise) jusqu’à Valmy. Cela ne favorisait pas le développement des transports, ni les conditions d’accès aux grands services publics« .

Déployées sur trois communes (Dijon, Chenôve et Quetigny), les deux lignes de tram desserviront à terme la gare SNCF, le centre-ville, les grandes administrations, les pôles d’emplois de l’est dijonnais. Il doit « entrer » dans le CHU et traverser le campus universitaire. Il relie aussi l’auditorium, le palais des congrès, le parc des expositions, le conservatoire régional, la cité judiciaire, le grand stade, la piscine, le CREPS, le Zénith.

Et désenclave au passage trois quartiers prioritaires de la politique de la ville : le Mail, les Grésilles et le centre de Quetigny. Au total, il dessert un tiers de la population et des emplois et deux tiers des étudiants de l’agglo.

« On peut se faire plumer avec une DSP comme avec un PPP »

Autre première, le recours aux partenariats public privé (PPP) pour « maîtriser les coûts et partager les risques. Actuellement la problématique des autorités organisatrices de transport est bien d’équilibrer leurs investissements« , argumente André Gervais. Le premier, signé en juillet 2010 avec Ineo concerne la conception, la construction, la maintenance et le financement de l’ensemble des équipements électriques et les systèmes de commande des deux lignes de tramway. Le contrat sur 26 ans porte également sur la gestion de l’approvisionnement en énergie avec, entre autres, l’installation de 6200 modules photovoltaïques sur les toits et les ombrières du centre de maintenance des tramways et des bus. Ces unités produiront annuellement 1,3 gWh et permettront d’éviter l’émission de 120 tonnes de Co².

Le second PPP conclu en mai 2012 avec Heuliez et Barclays porte sur l’achat de 102 bus hybrides dont 61 articulés et 41 standards. Un contrat de 15 ans de 88 millions d’euros. C’est quasiment la moitié du parc qui sera renouvelé. « La qualité est essentielle pour gagner de nouveaux clients et sortir de l’image que le transport public est le transport du pauvre. Or le bon matériel coûte cher. Tout comme l’énergie« , observe André Gervais.

L’élu communiste affirme « vendre sans état d’âme » ce type de partenariat. « Il est tout aussi possible de se faire plumer dans une DSP que dans un PPP. Ce qui compte, c’est de savoir ce que l’on inscrit au cahier des charges et comment on négocie. Dans les deux PPP, nous avons défini des clauses de garantie. On sait qu’il n’y aura pas de dérive de coûts horrible« .

Préavis de grève le jour de l’inauguration

Autre solution pour réaliser des économies d’échelle, l’achat des rames de tramways avec Brest (20 pour Brest, 32 pour Dijon) qui a permis d’économiser 20% sur un marché de 126 millions d’euros avec Alstom et le regroupement sur le nouveau centre de maintenance du siège social de Divia, des dépôts de bus et de tramway. Une gestion, « en bon père de famille« , selon l’élu.

Tout était donc prêt pour l’entée en scène du tram de Dijon le 1er septembre, mais la moutarde est montée au nez de la CGT qui profite de la belle occasion d’une inauguration pour déposer un préavis de grève de 24h. Le syndicat dénonce la « dégradation des conditions de travail » des conducteurs de bus et tramway, qui seront à l’avenir obligés « de commencer leur service plus tôt et de le terminer plus tard« , selon Frédéric Pissot, délégué syndical CGT, cité par l’AFP. « La direction a fait des petites avancées mais on maintient notre préavis de grève car les salariés sont en colère« , a ajouté le syndicaliste. Les syndicats FO et CFDT ont eux, levé leur préavis de grève.

« L’amplitude de fonctionnement de notre réseau a été élargie à l’occasion de l’arrivée du tramway« , reconnaît Gilles Fargier, directeur de Keolis Dijon. (Il dirigea par le passé la Sibra à Annecy). « On peut considérer qu’il s’agit d’une dégradation des conditions de travail, on peut aussi considérer que cela fait partie de nos missions de service public« , relève-t-il. Ces changements visent notamment à desservir le CHU « dès 6h du matin pour que le personnel puisse s’y rendre en tramway« , précise le directeur du réseau.

Keolis prévoit des perturbations essentiellement sur son réseau de bus, mais « pas de difficultés majeures » sur la ligne de tramway.

Le réseau Divia en chiffres

  • 2 lignes de tram : T1 entre Dijon gare – Quetigny centre (8,5 kilomètres, 16 stations) et T2 entre Valmy – Chenôve centre (11,5 kilomètres, 21 stations, dès le 8 décembre).
  • 32 rames de tramway pour les lignes T1 et T2
  • 5 lignes de bus « Lianes »
  • 13 lignes de bus urbains
  • 3 lignes de bus de proximité
  • 2 navettes Flexo
  • 1 ligne de centre-ville
  • 1 ligne de quartier
  • 1 ligne express
  • 230 bus
  • 11 millions de km
  • 143000 voyages par jour
  • 750 salariés
  • 400 vélos en libre-service.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Bourgogne, Grèves | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :