ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Archive for the ‘CGN’ Category

Les bateaux de la CGN surfent sur les records

Posted by ardsl sur 6 août 2012

Les bateaux de la CGN viennent d’établir un nouveau record de fréquentation pour le mois de juillet avec plus de 340000 passagers embarqués du 1er au 31 juillet 2012.

Les bateaux de la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN) ont établi un nouveau record de fréquentation en juillet. Durant ce mois, ils ont embarqué quelque 340000 passagers. Selon la compagnie, cette hausse est à mettre sur le compte de la clientèle de loisirs.

Malgré une météo en dents de scie et un tourisme hôtelier en berne, la CGN a pu compter sur une nombreuse clientèle locale et régionale, a déclaré lundi 6 août Terry Guillaume, porte-parole de la CGN. Le trafic pendulaire, qui a augmenté de 20% depuis le début de l’année, n’a représenté qu’un quart des passagers le mois dernier, a-t-il indiqué.

En juillet, la CGN a également réalisé deux des trois plus grosses journées de ces dix dernières années : 17247 passagers le mercredi 18 et 16819 le mercredi 25 juillet, a précisé Terry Guillaume. Le meilleur résultat, 17500 voyageurs, avait été atteint le 11 août 2011.

À la fin du premier semestre 2012, la CGN a ainsi enregistré 88000 passagers de plus que lors de la même période de 2011. L’an dernier avait déjà été une année record pour la compagnie puisqu’elle avait passé le cap historique des 2 millions de passagers annuels.

(Avec tdg.ch).

Publicités

Posted in CGN, Chablais, Fréquentation, Genève, Genevois, Loisirs, Vaud | Tagué: , | Leave a Comment »

Un manager moderne à la tête de la CGN

Posted by ardsl sur 4 août 2012

Rémi Walbaum, cofondateur du supermarché en ligne, Le Shop, préside désormais le conseil d’administration de la Compagnie Générale de Navigation sur le Léman (CGN).

Féru d’alpinisme et créateur de start-up, Rémi Walbaum n’a vraiment pas le profil du vieux loup de lac. Depuis le 16 mai 2,12 ce sportif de 54 ans est pourtant le président du conseil d’administration de la Compagnie Générale de Navigation sur le Léman (CGN), désormais en main majoritaire des cantons de Vaud, Genève et Valais. Ceux-ci ont surpris en choisissant un entrepreneur qui reconnaît ne pas être «un passionné du lac». Si le directeur opérationnel de l’École hôtelière de Lausanne a intensément pratiqué la planche à voile dans sa jeunesse, c’était surtout en mer. Il trouvait alors le Léman pas assez agité.

En arrivant à la tête d’un transporteur en perpétuel avis de tempête depuis des années, Rémi Walbaum veut mettre le cap sur une zone de calme plat. «Il faut dépassionner les débats autour de la CGN. Le conseil d’administration doit pouvoir se concentrer sur la stratégie à long terme et avoir une réflexion analytique.» Le cofondateur du supermarché en ligne, Le Shop, veut mettre ses talents de manager moderne au service d’un des plus vieux transporteurs suisses.

Le rêve de Rémi Walbaum est de faire de la CGN une concurrente des grandes attractions touristiques suisses que sont, à ses yeux, les chemins de fer de la Jungfrau et les vapeurs du lac des Quatre-Cantons. «Faire une croisière sur le Léman doit devenir incontournable pour les touristes. Nous avons un produit formidable, il faut apprendre à le vendre en Chine, au Brésil…»

(Avec La Tribune de Genève).

Posted in CGN, Chablais, Genève, Genevois, Loisirs, Valais, Vaud | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Rémi Walbaum, président de la CGN : « il est impératif de lancer de nouvelles lignes »

Posted by ardsl sur 4 août 2012

Le 16 mai dernier, Rémi Walbaum, 53 ans, a été élu président de la Compagnie générale de navigation (CGN). Entrepreneur suisse, le nouveau président de la CGN n’est pas issu du milieu. Il a été appelé pour « rénover » l’entreprise.

Il livre ses ambitions pour l’entreprise.

Quel a été votre parcours avant d’arriver à cette présidence ?

« Je suis entrepreneur de métier. Je suis le fondateur du site de vente en ligne leshop.ch (premier supermarché en ligne de Suisse), qui a été racheté par Migros. J’ai également lancé une chaîne de boulangerie, « Fleur de pains ». »

Comment êtes-vous arrivé à la CGN ? Aviez-vous déjà un pied dans l’entreprise ?

« Le conseiller d’État qui est venu me chercher a sûrement été intéressé parce que j’avais déjà rénové deux métiers traditionnels, l’épicerie et la boulangerie. En revanche, je n’avais pas du tout de pied à la CGN auparavant. Je suis également professeur à HEC Lausanne et directeur à l’école hôtelière. Je ne suis même pas marin… mais alpiniste ! »

Quel regard portez-vous sur cette entreprise ?

« Il y a beaucoup de passionnés à la CGN… Mais c’est bien d’avoir un peu de recul, d’apporter un autre regard, extérieur. Et puis : je suis binational (suisse et français). C’est important dans les relations avec les autorités françaises ! La CGN, c’est d’abord un magnifique patrimoine historique. J’aime dire que si on pouvait faire payer à chaque fois qu’un bateau de la compagnie est pris en photo sur le lac, ça rapporterait plus que la vente des billets ! »

Quel regard portez-vous sur la division de la flotte en deux entités distinctes : d’un côté une filiale pour le transport public, de l’autre pour les bateaux Belle-Époque et la flotte plus touristique ?

« Les choses sont plus simples : c’est le payeur qui commande. Il est normal que celui qui détient le capital détienne les droits de vote. Avant, les trois cantons n’étaient pas majoritaires, ce n’est plus le cas maintenant. Ils détiennent plus de 57 % des parts, avec en face un autre partenaire, l’ABVL (l’Association des bateaux à vapeur du Léman). Ce sera donc à travers la CGN Belle Époque que nous devrons trouver les fonds pour rénover les bateaux anciens. »

Reverra-t-on des bateaux Belle Époque sur les rives françaises ?

« Bien entendu, comme c’est déjà le cas actuellement avec des croisières vers Yvoire notamment. Six bateaux sur huit fonctionnent, les lignes ont peu de latitude à changer. »

Où en sont aujourd’hui les différentes liaisons transfrontalières ?

« Le transport public est une obligation pour la société. L’augmentation du nombre de frontaliers, la pression immobilière assez forte en France, tout ceci impacte durablement la CGN pour les années à venir. L’augmentation du trafic est déjà monumentale : plus 20 % entre 2011 et 2012. L’engorgement des routes, côtés suisse et français, est une réalité autour de ce lac dont nous sommes tous riverains : le bateau permet d’éviter cet engorgement. Nous avons tous le même problème : partout il y a des montagnes derrière les berges. Sur le peu d’espace qu’il reste, il faut caser les maisons et les routes. Si on peut se déplacer autrement pour accéder quelque part, ça évite la saturation générale ! »

Y aura-t-il de nouveaux bateaux, pour la ligne Thonon – Lausanne, par exemple ?

« Oui, sûrement. Mais le rythme ne sera pas celui auquel tout le monde s’attend. On n’augmente pas une flotte en cinq minutes. La société n’a pas les financements pour acheter seule des bateaux. »

Quel développement envisagez-vous pour ces liaisons ? De nouvelles destinations, à l’est notamment (Évian – Montreux, etc.) ?

« Cela fera partie des études. Mais nous ne sommes pas tout seuls, il faut aller voir les autorités françaises et suisses. L’idée c’est qu’il y ait une véritable étude pour comprendre les vrais besoins des uns et des autres, à terme. Ce n’est que seulement après que nous pourrons acheter des bateaux. Nous allons donc commencer par un grand tour de table, fin août. Il faut engager un gros travail de réflexion pour connaître les enjeux pour 2020. À l’avenir, il sera impératif de lancer de nouvelles lignes, d’abord parce que les relations transfrontalières ne font que s’améliorer et croître. Les collaborations sont de plus en plus intenses ; nous avons par exemple un élu français, Monsieur Denais (maire de Thonon-les-Bains) au conseil d’administration de la CGN. »

(Avec Le Messager).

Posted in CGN, Chablais, Genève, Genevois, Suisse, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

CGN : reprise des navettes Thonon – Lausanne

Posted by ardsl sur 7 février 2012

La CGN assurera normalement la ligne N2 Thonon – Lausanne mercredi 8 février.

Les lignes N3 et N4 ne seront pas assurées du 8 au 10 février.

La CGN met en place des bus de remplacement :

  • au départ de Chens à 7h et 19h.
  • au départ de Nyon à 8h et 18h.

Posted in CGN, Chablais, Vaud | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Grand froid : la CGN suspend les lignes N2, N3 et N4

Posted by ardsl sur 6 février 2012

Le grand froid, mêlé à une bise tempétueuse, contraint la CGN à prendre des mesures afin de garantir la sécurité des passagers. Une suspension de lignes est à nouveau annoncée pour mardi 7 février.

Vendredi 3 février, trois lignes NaviMobilité sur quatre ont été suspendues et, en raison de la bise tempétueuse annoncée, cela sera à nouveau le cas, mardi 7 février. Seuls les débarcadères de Lausanne et Évian, mieux abrités, seront desservis ce mardi.

Les lignes N2 (Lausanne – Thonon), N3 (Nyon – Yvoire) et N4 (Nyon – Chens) ne fonctionnent pas mardi 7 février.

La ligne N1 (Lausanne – Évian) est renforcée pour accueillir les passagers habituels de la ligne N2. 2 allers-retours supplémentaires sont prévues sur la ligne N1. Voici les horaires de la ligne N1 pour la journée du 6 février :

  • au départ d’Évian : 5h40, 6h45, 7h00, 8h10, 8h20, 10h05, 11h45, 13h15, 14h45, 16h15, 18h00, 19h20, 20h45, 22h00 et 23h00.
  • au départ de Lausanne : 4h55, 6h20, 7h40, 9h25, 11h00, 12h30, 14h00, 15h30, 17h00, 17h15, 18h20, 18h40, 20h00, 21h30 et 22h30.

Les usagers de Thonon sont invités à emprunter la ligne N2 à Évian.

Le trajet entre Thonon et Évian peut s’effectuer en transport public :

  • par la ligne TER Thonon – Évian. Départs de la gare SNCF de Thonon à 7h46, 8h19, 9h19, 11h22, 12h47, 13h19, 15h22, 17h19, 17h46, 18h47, 19h19, 19h47, 20h19, 21h19, 22h45 et 23h21. Départs de la gare SNCF d’Évian à 5h02, 5h34, 5h45, 6h30, 7h04, 7h34, 8h06, 8h34, 10h30, 12h34, 13h09, 14h30, 16h34, 16h50, 17h06, 18h06, 18h34 et 20h34. Télécharger les horaires détaillés. La gare d’Évian est à 1300 mètres du débarcadère de la CGN.
  • par la ligne E du réseau BUT. Départs de la place des Arts à Thonon à 5h05, 6h24, 7h25, 7h45, 8h30, 9h00, 9h30, 10h30, 11h00, 11h45, 12h25, 13h30, 14h00, 14h30, 15h00, 15h30, 16h00, 16h30, 17h00, 17h15, 17h30, 18h00, 18h30 et 19h10. Départs du débarcadère d’Évian à 5h30, 6h55, 7h15, 7h30, 8h02, 8h52, 10h57, 11h52, 13h25, 13h57, 14h27, 14h52, 15h22, 15h58, 16h22, 16h52, 17h55, 18h32 et 19h20. Télécharger les horaires détaillés

Aucune substitution pour la ligne N3 (Nyon – Yvoire).

Pour la ligne N4 (Nyon – Chens), la CGN met en place des cars de remplacement.

  • Départs de Chens pour Nyon à 7h et 19h.
  • Départs de Nyon pour Chens à 8h et 18h.

Télécharger le communiqué de la CGN

Posted in CGN, Chablais, Genève, Retards / Suppressions, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La CGN a transporté plus de 2 millions de passagers en 2011

Posted by ardsl sur 12 janvier 2012

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) a embarqué plus de 2 millions de personnes en 2011, un record depuis 1964, année de l’Exposition nationale. Avec 100000 passagers de plus qu’en 2010, l’augmentation de la fréquentation atteint 8%.

Cette hausse est constante depuis dix ans, relève la CGN dans un communiqué. La productivité par employé est aussi en hausse depuis l’introduction des vedettes et des Navibus, passant de 9937 passagers transportés par employé en 2006 à 11430 en 2011.

Lignes transfrontalières saturées

Le taux de couverture des charges avoisinera 80%, soit une légère amélioration par rapport à 2010, relève la CGN qui bouclera ses comptes en mars. Les lignes transfrontalières ont généré des revenus supérieurs aux attentes.

Les perspectives pour 2012 sont plus réservées. Les lignes transfrontalières étant arrivées à saturation, la marge de progression sera restreinte, prévient la CGN, qui table sur une fréquentation comparable à celle de 2011.

Pendulaires enthousiastes

La société a besoin de moyens supplémentaires pour acquérir de nouveaux bateaux pour transporter les pendulaires, une décision qui appartient aux autorités côté suisse et français. Entre 2010 et 2011, la fréquentation des pendulaires sur la ligne Thonon – Lausanne a augmenté de 38,5%. Au total 1600 pendulaires empruntent quotidiennement les lignes de la CGN.

La CGN emploie 206 personnes, pour 171 temps pleins. Elle dispose d’une flotte de 19 bateaux.

(Source : ATS).

Posted in CGN, Chablais, Fréquentation, Genève, Vaud | Tagué: , , | Leave a Comment »

Les Navibus de la CGN déroutés sur Évian

Posted by ardsl sur 5 janvier 2012

Les navettes rapides, qui assurent la liaison lacustre Lausanne-Thonon, ont été déroutées sur le port d’Évian ce jeudi 5 janvier en fin d’après-midi, en raison des fortes rafales de vent qui soufflaient sur le Léman.

Plus légers et donc moins stables sur des eaux déchaînées, les Navibus ont emboîté le pas des bateaux de plus gros gabarit affectés à la desserte Lausanne-Évian. « Nous sommes restés dans leur sillage », expliquait un passager, qui rapportait avoir été particulièrement secoué : « nous étions tous livides ».

À terre, des navettes routières ont été mises en place pour acheminer les usagers vers Thonon.

(Avec ledauphine.com).

Posted in CGN, Chablais, Vaud | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Vendredi 16 décembre : les bateaux de la CGN à quai !

Posted by ardsl sur 15 décembre 2011

En raison des forts annoncés par Météo France et Météo Suisse sur le lac Léman, vendredi 16 décembre, la CGN a décidé d’annuler l’ensemble de ces liaisons. Aucun bateau ne reliera donc la France à la Suisse.

La CGN transporte 1600 pendulaires du lundi au vendredi entre les rives françaises et les rives suisses du Léman.

Des rafales à 110km/h sont prévues.

Posted in CGN, Chablais, Genève, Vaud | Tagué: , | Leave a Comment »

À cause des travaux à Vésenaz, des frontaliers préfèrent le bateau

Posted by ardsl sur 24 novembre 2011

Les travaux à l’entrée de Genève, pour réaliser la traversée couverte de Vésenaz, perturbent sérieusement la circulation depuis plusieurs mois déjà.

Ceux-ci se sont intensifiés à la fin de l’été.

Les services genevois de la mobilité estiment que le temps de trajet pour les automobilistes empruntant cette portion de route est rallongé d’une vingtaine de minutes, le matin et le soir. C’est pour cette raison que des couloirs réservés aux bus ont été aménagés, en même temps que la cadence de ces derniers a été renforcée. L’objectif est d’amener les pendulaires à privilégier les transports en commun.

Certains frontaliers ont préféré éviter carrément le secteur de Vésenaz. Ceux qui travaillent de l’autre côté de Genève (vers l’ONU par exemple), auraient désormais intérêt à opter pour un tout autre itinéraire : passer par le lac.

La ligne CGN entre Chens et Nyon connaît une augmentation de fréquentation, certes régulière depuis son ouverture en janvier 2006, mais particulièrement notable depuis quelques mois. En moyenne 176 personnes empruntent quotidiennement l’une des quatre traversées d’avant 9 heures.

« Entre octobre 2010 et octobre 2011, l’augmentation a été de 41%. Elle était même de 59% entre les mois de juin des deux années« , relève Terry Guillaume, chargé de la communication de la CGN.

Les bateaux, eux, ne sont pas prêts d’arriver à saturation à l’instar des Navibus entre Thonon et Lausanne. « Sur chaque traversée, il y a en moyenne entre 21 et 76 personnes« , expose M. Guillaume, « or les bateaux comptent 200 places. Il y a encore du potentiel.» A leur arrivée à Nyon, les pendulaires trouvent, enfin, divers moyens de transports en commun : des bus et des trains, en direction de Genève comme de Lausanne. « Parmi les abonnés CGN, il n’est pas rare d’en trouver qui empruntent deux voire trois moyens de transport en commun différents », se félicite Terry Guillaume.

(Source : Le Messager).

Posted in CGN, Fréquentation, Genève, Genevois, Vaud | Tagué: , , , | Leave a Comment »

La capacité de transport de la CGN arrive à saturation et les usagers s’inquiètent

Posted by ardsl sur 24 novembre 2011

À Thonon, les passagers sont de plus en plus nombreux à prendre le bateau pour Lausanne. Lignes surchargées et prix excessifs, les usagers de la CGN tirent la sonnette d’alarme et insistent sur la saturation du service.

«Cette année, il y aura encore des passagers refusés », avait prévenu Luc-Antoine Baehni, le directeur de la CGN, qui ne s’est bien sûr pas trompé.

C’est désormais devenu courant, en particulier sur la ligne la plus fréquentée, Thonon-Lausanne. « Je me suis fait refusé sur la ligne Lausanne-Thonon. J’ai dû prendre le bateau pour Évian et, de là, appeler un ami pour qu’il me ramène en voiture à Thonon », se désole Manuel, habitué des bateaux de la CGN. Quant à Audrey, elle prend désormais des précautions : « J’arrive en avance, pour être sûre. C’est plus prudent. »

Pas de solutions en vue

La ligne Thonon-Lausanne est en effet victime de son succès. À sa création en 2009, la ligne accueillait environ 4 000 passagers par mois contre 14 000 aujourd’hui. Et le doublement des navettes n’a pas vraiment réglé le problème. « Le 8 novembre, malgré deux Navibus de 120 places chacun, 6 personnes sont restées à quai. Je vous laisse imaginer la tension qui règne sur les quais, l’énervement, que ce soit des usagers vis à vis de la CGN ou entre usagers. Honnêtement, on ne peut pas savoir jusqu’où peut aller cet énervement », s’interroge Quentin Dréal, coordinateur de la sous-commission transport lacustre auprès du groupement transfrontalier européen (GTE).

L’inquiétude est d’autant plus vive qu’à court terme la situation ne semble pas en voie d’amélioration. « Aujourd’hui, nous arrivons à la limite de notre capacité à augmenter les places disponibles avec les bateaux actuels. Nous étudions en ce moment tous les scénarios possibles pour gérer cette situation à court terme », fait savoir la CGN sans en dire plus mais bien consciente de la gravité de la situation. « Certains chefs d’entreprise nous ont déjà signalé que des employés frontaliers abandonnent le bateau pour reprendre leur voiture en raison de la saturation actuelle des lignes de la CGN. »

Prix excessifs

Contraint de s’adapter à la situation, les usagers de la CGN sont d’autant plus réticents à le faire que les prix pratiqués leur paraissent excessifs alors que le service rendu ne s’améliore pas. « Il y a eu un supplément vitesse de 100 CHF ajouté à l’abonnement général annuel de la ligne Thonon-Lausanne et la suppression des tarifs étudiants. Il est certain que la rentabilité s’améliore mais on peut s’interroger sur ce qui motive l’évolution des prix », note Quentin Dréal. Les prix du billet pour une traversée restent ce qui étonne le plus les amateurs de comparaison. « La traversée entre Friedrichshafen et Romanshorn, sur le lac Constance, est vendue 8,60 euros contre environ 15 euros entre Thonon et Lausanne. Je ne vois pas ce qui explique de tels écarts », s’étonne le bénévole du GTE.

Du côté de la CGN, on assure qu’il n’y a rien de surprenant : « Il est plus pertinent de comparer l’abonnement mensuel qui est le titre de transport le plus utilisé par les pendulaires. Celui-ci est de 172 euros sur le lac de Constance contre 287 euros pour Thonon-Lausanne. Soit 1,7 fois plus cher et la distance de Thonon à Lausanne (19 km) est 1, 7 fois supérieure à celle entre Friedrischahafen et Romanshorn (11 km). Le tarif kilométrique est donc identique. De plus, la traversée de Thonon à Lausanne se fait en 27 minutes contre 41 minutes sur le lac de Constance », se défend la CGN.

Un blocage politique et financier

Conscients que leur capacité d’accueil atteint son plafond, les dirigeants de la CGN planchent désormais sur la mise à l’eau de nouveaux bateaux : « A long terme, la solution peut-être, par exemple, d’augmenter le nombre de Navibus ou de construire un nouveau type de bateaux, plus grands, qui selon les études menées à ce jour pourrait être un trimaran d’une capacité d’environ 400 places », note la compagnie. Et de rappeler que « toute nouvelle ligne ou doublure doit trouver un financement avant d’être mise en service, de même pour la commande d’un nouveau bateau. » Avec environ 25 millions CHF d’investissements annoncés pour 2012, la CGN dépense. Seulement : « Sur ce total, 6,2 millions seront affectés au chantier naval qui a bien besoin de travaux mais 14 millions seront consacrés à la restauration du « Vevey » et 4,5 millions pour le « Ville de Genève ». Or, le premier est un bateau à aubes et le second date tout de même de 1978 », s’étonne Quentin Déal. Alors que le transport public arrive à saturation, on peut en effet être surpris de voir la compagnie investir dans de tels bateaux. « La CGN est une société atypique qui dépend du financement des cantons suisses qui laissent peu de marge de manœuvre au conseil d’administration de la société », explique Jean Denais, maire de Thonon et membre du conseil d’administration de la compagnie.

Le poids des traditions

La situation se complique encore du fait du poids d’associations de défense de la flotte patrimoniale. Les Amis des bateaux à vapeur du Léman (ABVL) et la fondation genevoise Pro vapore détiennent ainsi près de 40 % du capital de la compagnie (18 % des subventions accordées contre 10 % pour la France) et pèsent d’autant plus lourdement sur les choix d’investissement que les flottes patrimoniales et transport public ne sont pas distinguées sur le plan comptable au sein de la société. De quoi faire hésiter les collectivités françaises avant d’augmenter leur financement, comme le réclament les autorités suisses qui demandent 1,5 million de CHF en plus du million versé aujourd’hui par les collectivités françaises (Ville de Thonon, communauté de communes du Pays d’Évian et celle du Bas-Chablais pour environ 145 000 euros, et enfin le conseil général à hauteur de 435000€).

Un problème que devrait en partie régler la séparation de la CGN en trois entités annoncée pour février 2012 : une holding qui regroupera une société consacrée à l’exploitation de la flotte patrimoniale et une autre au transport public. Les collectivités françaises sauront alors plus précisément à quoi servent leurs subventions. « Il faut encore que cela soit accepté par l’assemblée générale extraordinaire de février et ce n’est pas gagné. Les petits porteurs sont inquiets », nuance Quentin Déal.

Mais la question du financement français c’est aussi celle de la participation de l’État. « Nous finançons mais nous sommes à la limite de nos compétences. Le conseil général finance par exemple en vertu de la compétence tourisme », explique Jean Neury, conseiller général et maire de Veigy. L’élu défend l’idée d’un groupement européen de coopération transfrontalière. « La création d’un tel groupement permettrait d’organiser le transport lacustre à l’échelle transfrontalière et d’impliquer l’État. »

Les usagers s’organisent pour peser sur les décisions de la CGN

Certes, les frontaliers sont en général peu enclins à manifester mais il faut croire que la CGN à trouver les limites de leur patience. « Il y a des gens qui refusent aujourd’hui de présenter leur abonnement s’ils sont contraints de voyager à l’extérieur du bateau », raconte Quentin Déal qui, de son côté, a choisi un autre mode de protestation.

Voyageur sur la ligne Évian-Lausanne depuis 1982, il assure aujourd’hui la coordination de la sous-commission transport lacustre créée au printemps 2011 au sein du groupement européen transfrontalier. « Jusqu’alors, les frontaliers étaient un peu seuls face à la CGN. L’idée, c’était de s’organiser pour être entendu, avoir une parole collective. » Dès l’été 2011, la sous-commission commence par mener une enquête qualitative auprès des usagers. « Nous avons constaté une satisfaction assez médiocre au niveau de l’offre et partout des prix trop chers. » A suivi, la désignation de deux représentants pour chacune des trois lignes. Une action bénévole mais ambitieuse. « Nos rapports avec la CGN sont bons, sur le mode de la coopération. Nous comptons remettre prochainement un plan d’action à son directeur », glisse Quentin Déal qui ne s’inquiète pas seulement de questions de prix ou de places dans les bateaux. « Depuis 2001, jamais les voyageurs n’ont participé à des exercices d’alerte. Les enquêtes montrent que très peu de passagers savent où se trouvent gilets de sauvetage et extincteurs. »

(Source : Le Messager).

Posted in CGN, Chablais, Vaud | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :