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Droit de grève : Frédéric Cuvillier veut « transformer » la loi Diard, pas l’abroger

Posted by ardsl sur 18 septembre 2012

Interpellé par des journalistes lors de sa visite à Berlin au salon des transports ferroviaires InnoTrans, Frédéric Cuvillier a démenti « toute remise en cause du service minimum dans les transports« , après des informations parues dans Le Parisien faisant état d’une possible remise en question de la loi encadrant le droit de grève.

Après un démenti officiel par voie de communiqué mardi 18 septembre 2012, Frédéric Cuvillier qui s’était visiblement exprimé sur le sujet en marge de la Fête de l’Humanité dimanche 16 septembre, a précisé devant des journalistes présents à Berlin pour un salon des transports qu’il n’est pas question « de travailler à l’abrogation de la loi Diard, ni de la remettre en cause« .

Le ministre délégué des Transports a toutefois ajouté : « je ne suis pas persuadé que cette loi soit parvenue à sa finalité et j’ai la certitude qu’elle prive les partenaires sociaux de ses rythmes et de ses lieux de concertation avant un conflit social. Ces lieux de discussion préventifs sont nécessaires (…) La loi Diard, il faut l’améliorer, pas l’abroger, et la sortir du contexte politique et politicien » dans lequel elle a été imaginée, a conclu le ministre.

Pour rappel, la loi Diard de mars 2012 a étendu au transport aérien les dispositions de la loi de 21 août 2007 sur la continuité du service public dans les transports de voyageurs (SNCF, RATP, transports urbains) avec une déclaration préalable des grévistes 48 heures à l’avance et des prévisions de trafic 24 heures à l’avance. Cette loi a également introduit l’obligation pour les agents grévistes d’indiquer 24 heures à l’avance qu’ils reprendront le travail.

Objectif affiché, permettre aux entreprises d’optimiser l’utilisation des personnels non grévistes en réaffectant des agents et en adaptant son plan de transport aux moyens humains dont elles disposent.

La loi Diard est vivement contestée par les syndicats qui y voient une « atteinte » au droit de grève (lire).

Selon une responsable du ministère interrogée avant l’intervention du ministre à Berlin, le gouvernement s’interroge sur l’éventualité de revoir certaines modalités d’application pour améliorer le dialogue social, sans préciser celles qui pourraient être revues.

(Avec mobilicites.com).

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La RATP ne connaît pas la crise

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Malgré un contexte économique déprécié et les chiffres du chômage qui s’envolent, entraînant forcément une baisse de la mobilité en partie compensée par la hausse des prix du carburant, la RATP qui exploite les transports publics parisiens, une partie du réseau francilien et de nombreux réseaux en province et à l’étranger tire son épingle du jeu. Les filiales réalisent 14% du chiffre d’affaires du groupe.

« Les résultats semestriels 2012 se maintiennent à un niveau historiquement élevé, en ligne avec les objectifs. Ces bons résultats concernent aussi bien l’ÉPIC que les filiales », se félicite le patron de la RATP Pierre Mongin.

Les filiales, dont le chiffre d’affaires atteint 365 millions d’euros, contribuent à 14% du chiffre d’affaires du groupe, contre 12% au 30 juin 2011 à périmètre constant.

Au premier semestre 2012, sa principale filiale, RATP Dev qui réalise 64% de son chiffre d’affaires à l’international, a remporté plusieurs marchés au Maghreb (tram d’Alger, d’Oran et de Constantine en Algérie, tram de Casablanca au Maroc) et aux États-Unis avec le réseau de bus d’Austin au Texas et le tram de Washington.

En Grande-Bretagne, RATP Dev a racheté le transporteur britannique HR Richmond, et le marché britannique constitue aujourd’hui la première zone d’activité de la filiale à égalité avec la France. Grâce à la force de la livre sterling par rapport à l’euro et depuis l’héritage des actifs nés de la fusion Veolia Transdev.

CA « impacté » et légère baisse de trafic

Au 30 juin 2012, semestre au cours duquel les activités de gestionnaire d’infrastructure et d’opérateur de transport ont été séparées dans les comptes de l’entreprise publique, le chiffre d’affaire consolidé du groupe s’élevait à un peu plus de 2,5 milliard d’euros, en progression de 0,2% à périmètre constant, mais impacté négativement par la déconsolidation de Systra et l’application de la nouvelle norme comptable IFRIC 12 au matériel roulant dans le cadre du nouveau contrat signé avec le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), précise le communiqué. « À méthode constante, la progression du chiffre d’affaires consolidé aurait été de 4,5%« , a insisté Pierre Mongin lors de sa présentation devant la presse, le 3 septembre en fin de matinée.

Le résultat d’exploitation se maintient à 265 millions grâce notamment à la performance des filiales et en dépit d’un contrat plus exigeant avec le STIF qui s’est traduit part la remise à zéro des incitations financières de la RATP. Le contrat signé en mars est implacable sur la ponctualité et la régularité des métros, RER et bus. Malus à l’appui.

Le résultat net du groupe baisse à 149 millions d’euros, contre 155 millions en juin 2011 (en partie à cause de ce système de bonus-malus plus drastique), et la contribution des filiales à ce résultat net augmente de 3 millions d’euros.

Quant aux recettes voyageurs, elles affichent une hausse de 3,2% à 1,126 milliard d’euros, malgré une baisse du trafic de 0,8% depuis janvier 2012, uniquement sur le réseau d’autobus et de tramways. Recul que Pierre Mongin attribue eassentiellement aux travaux de construction ou de prolongement des lignes de tramways. La bonne tenue des recettes malgré le recul du trafic s’explique par la hausse des prix des tickets et l’augmentation du nombre des abonnements vendus.

Signe d’un report de la voiture vers les transports collectifs à cause de l’envolée du prix des carburants ? Pierre Mongin en a l’intuition, « même si nous ne disposons d’aucune étude pour l’étayer« , a t-il confié.

6,5 milliards d’investissements d’ici à 2016

Au premier semestre, le groupe a investi 580 millions d’euros dont 564 millions en Île-de-France (+7,2%) avec notamment les nouvelles rames du RER A et les rames rénovées sur le RER B. En ligne de mire pour le second semestre 2012, l’automatisation intégrale de la ligne 1 du métro (et les prolongements de la ligne 12 du métro et des lignes de tramway T1, T2 et T3, soit 25 kilomètres de lignes de tram.

Et sur les quatre prochaines années, le budget d’investissement inscrit dans le contrat avec le STIF est de 6,5 milliards d’euros pour moderniser les transports franciliens.

La capacité d’autofinancement du groupe représente 430 millions d’euros, « mais un besoin en fonds de roulement conjoncturel a nécessité un endettement supplémentaire sur la période« , indique la RATP dont la dette historique représente plus de 5 milliards d’euros.

Les perspectives pour fin 2012

Le transporteur public compte bien jouer un rôle de choix dans le projet du Grand Paris Express en se positionnant sur les marchés de maîtrise d’œuvre, « en particulier celui des systèmes« , a indiqué Pierre Mongin.

En province, où RATP Dev a remporté les bus de Charleville-Mézières et a été renouvelée pour exploiter ceux de Moulins et de Bourges, la filiale est candidate à l’exploitation de plusieurs autres réseaux comme à Boulogne-sur-Mer, Sens, Châtellerault, Pays des Olonnes. À l’international enfin, l’entreprise attend des résultats d’appels d’offres en Asie et « sur la route de l’Asie« .

Restent certains actifs de Veolia qui cherche à se désinvestir de sa filiale transport Veolia Transdev et qui semblent intéresser la RATP, comme SNCF : « nous nous sommes mis d’accord avec Guillaume Pépy, mais la décision revient d’abord à l’État« . Et à l’autorité de la concurrence … C’est vers l’Asie, où RATP Dev a une joint venture avec Veolia que le duo Mongin – Janaillac lorgne tout particulièrement.

(Avec mobilicites.com).

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Suicides et accidents sur le rail : des conducteurs préparés mais pas épargnés

Posted by ardsl sur 25 juillet 2012

Face à l’accident de voyageur – très souvent un suicide – sur les voies du métro ou sur les voies ferrées, les conducteurs sont formés pour parer à l’urgence mais bénéficient aussi de dispositifs pour surmonter cette situation traumatique, dont ils ont été acteurs malgré eux.

« Tous les accidents ne sont pas égaux, certains sont plus impressionnants que d’autres, mais il y a toujours un avant et un après« , raconte à l’AFP Sylvie Teneul, responsable du Pôle de soutien psychologique à SNCF.

À la RATP, Luc Roumazeille, en charge de l’Institut d’accompagnement psychologique et de ressources (IAPR), explique que « parfois l’impact est mesuré et dans d’autres cas, il y a littéralement un effondrement« .

Sur le réseau RATP, environ 75 tentatives de suicide sur les voies sont enregistrées chaque année : la moitié sur le RER, l’autre moitié dans le métro.

À SNCF, qui fait circuler des trains sur 32000 km de voies dans l’Hexagone, un peu moins de 400 accidents voyageurs mortels surviennent tous les ans.

Au-delà de l’arrêt de la circulation et de la désorganisation du trafic à gérer, se pose le problème de la prise en charge des conducteurs.

Depuis une vingtaine d’années, le thème est abordé dès leur formation initiale, via l’aspect technique (freinage, sécurisation du train, alerte au centre de régulation) et l’aspect psychologique.

« On ne se prépare pas à ce genre d’événement mais on peut essayer d’intégrer la possibilité d’y être confronté« , souligne Luc Roumazeille.

Sylvie Teneul indique : « on peut expliquer comment on réagit à ça et le sens des procédures entourant l’accident, qui peuvent être lourdes« .

« Grand moment de solitude pour le conducteur »

Après l’arrêt du train et une fois l’alerte donnée, à la RATP, « dans la minute, l’encadrement descend sur le quai et prend en charge le conducteur (…) pendant que les interventions des secours se font« .

À SNCF, où le réseau est bien plus immense, les accidents peuvent survenir en rase campagne. Le conducteur doit aller constater lui-même l’accident, notamment pour voir si le corps n’a pas été projeté sur une autre voie.

« C’est un grand moment de solitude pour le conducteur« , note Sylvie Teneul, même s’il est parfois accompagné d’un contrôleur.

« Il y a le face-à-face avec la mort qui rappelle notre propre condition de mortel et aussi l’accès à une intimité du corps qu’on n’est pas censé avoir« , poursuit la psychologue.

Arrivent ensuite pompiers et forces de l’ordre, et, le plus rapidement possible, un cadre SNCF d’astreinte qui va accompagner le conducteur.

La déposition au commissariat est « un moment difficile« , note Sylvie Teneul. L’agent sera reconduit chez lui et le dispositif en place rappelé : permanence téléphonique 24h/24 avec un psychologue, possibilité de rendez-vous en face-à-face, visite au médecin du travail, entretien avec son responsable avant la reprise.

Le but est de faire « un état des lieux des ressources de la personne » car l’événement aura un impact psychologique différent en fonction du contexte personnel.

« L’idée, c’est un accompagnement à la reprise le plus rapidement possible pour ne pas bloquer, mais il y a des situations où il faut quelques jours d’arrêt« , note Luc Roumazeille.

Lors des entretiens, « le conducteur dit souvent j’ai tapé, on lui apprend à dire le train a tapé« , explique Sylvie Teneul.

Dans de rares cas, il peut y avoir une impossibilité à reconduire. Une inaptitude provisoire sera d’abord prononcée, avant un éventuel reclassement dans l’entreprise.

(Avec AFP).

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