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Et si le TGV ne passait plus par Neuchâtel et Pontarlier à compter du 8 décembre 2013 ?

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Lyria pourrait décider de basculer l’aller-retour quotidien Paris – Berne par Bâle au service 2014 (qui débutera en le 8 décembre 2013). Avantage de cette solution : le TGV mettrait Berne à 4h03 de Paris, contre jusqu’à 4h49 actuellement par Neuchâtel, Pontarlier, Frasne et Dole. Inconvénient : Neuchâtel et Pontarlier seraient alors rayés de la carte des villes desservies par le TGV. Explications et décryptage du blog ARDSL.

L’aller-retour quotidien TGV Paris – Berne circule depuis toujours via Dijon, Dole, Frasne, Pontarlier et Neuchâtel. C’est l’itinéraire le plus court en kilomètres entre les capitales française et helvétique. Mais ce n’est plus l’itinéraire le plus rapide depuis le 11 décembre 2011 et l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône. Le TGV Paris – Berne doit-il rester sur la ligne classique afin de desservir Pontarlier et Neuchâtel ou doit-il emprunter la LGV pour aller plus rapidement de Paris à Berne ?

Le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h18) et 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) mettent au service 2012 respectivement 4h49 et 4h33 pour relier les deux capitales. Les temps de parcours sont peu performants en raison des ralentissements liés aux travaux sur la ligne classique en Bourgogne.

Au service 2013, le TGV 9284 (Berne 7h29 – Paris 12h11) et 9287 (Paris 17h57 – Berne 22h30) mettront respectivement 4h42 et 4h33 pour relier les deux capitales. Les temps de parcours demeurent peu performants malgré la fin des travaux en Bourgogne, les CFF n’ayant pas modifié les horaires des TGV entre Frasne, Pontarlier et Berne. Conséquence : les arrêts en gare de Pontarlier et de Frasne vont sérieusement s’allonger. La perte de temps, qui en résulte, tourne autour de 10 minutes. Le temps de parcours entre les deux capitales pourraient avoisiner les 4h20 avec un tracé parfait sur France, comme sur Suisse.

Entre le TGV direct mais plus lent et un trajet plus rapide mais par correspondance optimisée (en 5 minutes) à Bâle, il semblerait que les voyageurs bernois privilégient désormais le trajet le plus rapide. Bâle a de plus l’avantage d’avoir 6 allers-retours directs pour Paris.

Berne > Bâle > Paris

  • Quotidien : IC 1060 (Berne 7h34 – Bâle 8h29) + TGV 9206 (Bâle 8h34 – Paris gare de Lyon 11h37)
  • Quotidien : IC 1066 (Berne 9h34 – Bâle 10h29) + TGV 9210 (Bâle 10h34 – Paris gare de Lyon 13h37)
  • Quotidien : IC 1070 (Berne 11h34 – Bâle 12h29) + TGV 9218 (Bâle 12h34 – Paris gare de Lyon 15h37)
  • Quotidien : IC 1074 (Berne 13h34 – Bâle 14h29) + TGV 9222 (Bâle 14h34 – Paris gare de Lyon 17h37)
  • Sauf le samedi : IC 1078 (Berne 15h34 – Bâle 16h29) + TGV 9226 (Bâle 16h34 – Paris 19h37)
  • Quotidien : IC 1082 (Berne 17h34 – Bâle 18h29) + TGV 9230 (Bâle 18h34 – Paris gare de Lyon 21h37).

Paris > Bâle > Berne

  • Sauf le dimanche : TGV 9205 (Paris gare de Lyon 6h15 – Bâle 9h26) + IC 1067 (Bâle 9h31 – Berne 10h27)
  • Quotidien : TGV 9207 (Paris gare de Lyon 8h23 – Bâle 11h26) + IC 1071 (Bâle 11h31 – Berne 12h27)
  • Quotidien : TGV 9211 (Paris gare de Lyon 10h23 – Bâle 13h26) + IC 1075 (Bâle 13h31 – Berne 14h27)
  • Quotidien : TGV 9215 (Paris gare de Lyon 14h23 – Bâle 17h26) + EC 59 (Bâle 17h31 – Berne 18h27)
  • Quotidien : TGV 9219 (Paris gare de Lyon 16h23 – Bâle 19h26) + IC 1087 (Bâle 19h31 – Berne 20h27)
  • Quotidien : TGV 9223 (Paris gare de Lyon 18h23 – Bâle 21h26) + IC 1093 (Bâle 21h31 – Berne 22h27).

Ce comparatif met en évidence des parcours systématiquement plus performant 4h03 à 4h04 par Bâle depuis l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône. La fréquentation du TGV direct aurait donc chuté. Lyria va d’ailleurs tenter de trouver une clientèle nouvelle au TGV Paris – Berne en le prolongeant dès le 9 décembre 2012 à Interlaken, haut lieu du tourisme alpin (lire).

Le TGV Interlaken – Berne – Paris détourné par Bâle au service 2014 ?

Lyria envisage de basculer par Bâle à compter du 8 décembre 2013 l’aller-retour Paris – Berne. Le TGV circulerait entre Bâle et Interlaken en lieu et place de l’InterCity Bâle – Interlaken (avec desserte de Thoune et Olten, villes comptant respectivement 42600 et 17200 habitants) et serait couplé à Bâle à un TGV Zürich – Paris. Dans ce scénario, le TGV 9284 quitterait Berne à 7h34 pour arriver à Paris 11h37. Le retour de Paris se ferait à 18h23 pour une arrivée à Berne à 22h27.

Le gain de temps serait alors de près de 30 minutes (par rapport aux horaires 2013 via Frasne) pour les voyageurs de Berne. L’itinéraire le plus rapide entre Berne et Paris est aussi celui qui dispose du potentiel de passagers d’affaires le plus important, à un moment où Lyria déclare la guerre à l’avion (lire). Le canton de Berne compte près de 980000 habitants, dont plus de 124000 dans la seule ville de Berne.

Le détournement du TGV Paris – Berne par Bâle et Olten rayerait de la carte TGV Neuchâtel et Pontarlier, villes qui comptent respectivement 33100 et 19100 habitants. Cela n’a pas échappé aux dirigeants de Lyria, le consortium ferroviaire franco-suisse qui gère ces circulations transfrontalières et dont SNCF est l’actionnaire majoritaire. Aux yeux du consortium, qui se garde bien de l’exprimer ouvertement, l’un des deux itinéraires est superflu et d’évidence, Pontarlier et Neuchâtel ne font plus le poids face à Berne.

La direction régionale SNCF de Franche-Comté a néanmoins averti récemment Marie-Guite Dufay, d’une hypothèse de suppression, en décembre 2013, de la liaison Lyria Berne – Paris via Neuchâtel, Pontarlier, Frasne et Dole.

Dilemme pour Marie-Guite Dufay

L’ennui, c’est que la capitale du canton de Neuchâtel et la sous préfecture du Doubs, qui ont l’habitude de bénéficier de desserte TGV depuis un quart de siècle, ont déjà perdu le bénéfice du second aller-retour Paris – Berne (supprimé au service 2009 par Lyria qui avait invoqué alors une fréquentation insuffisante). La Région Franche-Comté et le canton de Neuchâtel avaient dû pour éviter d’être isolé du réseau à grande vitesse mettre en place une desserte TER  transfrontalière en correspondance à Frasne sur les TGV Paris – Lausanne.

Si le « principe de réalité » économique l’emporte cette fois encore, Neuchâtel et Pontarlier n’auront plus la moindre relation directe avec Paris. Au plan local de l’aménagement du territoire, le coup serait rude.

Ainsi la président de la Région Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, se trouve-t-elle face à un dilemme. Soit elle joue la carte rentable du Rhin-Rhône, dont elle s’est érigée en porte-drapeau près de SNCF, de RFF et de l’État, pour justifier notamment les participations financières conséquentes qu’elle sollicite afin de poursuivre le chantier qui réduira encore le temps de parcours entre Paris et Bâle. Soit elle lui préfère le désenclavement par la grande vitesse d’un secteur moins significatif au plan économique et à plus faible population. Espérer cumuler les deux semble relever du rêve improbable. Le Paris – Berne via Neuchâtel et Pontarlier semble donc condamné à disparaître. Si tel est le cas, la Région Franche-Comté et le canton de Neuchâtel devront à nouveau compenser le désengagement de relier par la mise en place de TER transfrontaliers supplémentaires.

La présidente du Conseil régional de Franche-Comté a réagi au travers du communiqué ci-dessous.

« Un premier TGV Lyria avait déjà été supprimé sur cette ligne en 2009, ce qui avait imposé la mise en place d’une liaison TER de substitution entre Neuchâtel et Frasne. Cette perspective, qui contredit toutes les assurances données par Lyria et la SNCF au cours des dernières années, aurait des conséquences très graves sur le secteur de Pontarlier, qui ne disposerait plus de liaison directe avec la Capitale. Marie-Guite Dufay souhaite que cette hypothèse donne impérativement et rapidement lieu à une large concertation avec les élus des territoires concernés. Elle relève qu’un démenti a été donné il y a quelques jours quant au risque de création d’une desserte Lausanne-Paris via Genève, évoquée lors du dernier Conseil d’administration de la SNCF. La Présidente s’était alors adressée au Président de Lyria pour lui demander des explications. Face à cette situation, Marie-Guite Dufay organisera dans les prochains jours une réunion des élus suisses et français concernés, et demandera des précisions au Président de Lyria. Je ne doute pas que la mobilisation des élus et des usagers soit très forte« .

« Étude de forme »

 Au Conseil régional, certains soupçonnent cette « concertation » avec les élus frontaliers de n’être qu’un simple « cache-sexe » diplomatique, destiné à faire avaler la pilule d’un changement d’itinéraire qui aurait été secrètement prescrit par l’état-major de Lyria. Le directeur régional SNCF en Franche-Comté, Dominique Devin, chargé d’accompagner la phase d’échanges, s’en défend. L’homme jure que « rien n’est acté », qu’il ne s’agit que de « l’étude de forme » d’une « hypothèse ». Il ajoute cependant que « la nouvelle situation nécessite un réexamen de l’existant » et glisse, l’air de rien, « qu’il serait beaucoup plus lourd s’il impactait Dole… »

(Avec macommune.info et L’Est Républicain).

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Des TGV Paris – Lausanne via Genève en 2014 ?

Posted by ardsl sur 2 octobre 2012

Lyria pourrait mettre en place une desserte Paris – Lausanne via Genève au service 2014. Ce sujet a été évoqué jeudi 27 septembre lors du conseil d’administration de SNCF.

Le dernier conseil d’administration de SNCF s’est tenu jeudi 27 septembre dans la matinée. Le devenir des relations avec la Suisse était à l’ordre du jour.

SNCF et les CFF travaillent en partenariat sur les dessertes TGV entre la France et la Suisse, via leur société commune Lyria.

Pour le service 2013, Lyria récupère l’exploitation des TGV Genève – Marseille et Genève – Nice (lire). Le TGV Genève – Montpellier sera prolongé en Espagne, à l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone (lire). Cette relation ne tombe pas dans le giron de Lyria, mais dans celui de Gala, la société commune entre SNCF et RENFE qui exploitera les nouvelles dessertes avec l’Espagne.

Pour le service 2014, les CFF doivent présenter à SNCF un projet d’exploitation de deux allers-retours Genève – Lausanne, en prolongement des Paris – Genève actuels. Cette disposition entraînerait la suppression d’un ou plusieurs allers-retours Paris – Dijon – Dole – Frasne – Vallorbe – Lausanne.

Avec un tel scénario, Lyria ferait des économies conséquentes (sur les péages payés et les effectifs de personnels) sur l’exploitation des dessertes entre Paris et la Suisse romande. Les réductions des frais d’exploitation ont d’ailleurs déjà commencé sur la desserte Paris – Genève. Un aller-retour a été supprimé 4 jours par semaine entre le 23 juillet et le 24 août. Un aller-retour est également supprimé tous les samedis depuis le 14 juillet (lire). Des réductions de fréquences sont introduites au service 2013 sur les relations Paris – Genève avec le passage de 9 à 8 allers du lundi au jeudi (lire). Ainsi la fréquence de base, entre Paris et la Suisse romande sera au service 2013 de 13 allers-retours :

  • 8 AR Paris – Bellegarde – Genève
  • 4 AR Paris – Dijon – Lausanne,
  • 1 AR sur Neuchâtel avec prolongement à Berne et Interlaken.

Si le scénario envisagé par les CFF et SNCF voyait le jour au service 2014, la fréquence de base entre Paris et la Suisse romande serait alors au service 2014 de 11 à 12 allers-retours :

  • 8 AR sur Paris – Bellegarde – Genève (dont 2 AR prolongés à Lausanne).
  • 2 à 3 AR Paris – Dijon – Lausanne.
  • 1 AR sur Neuchâtel avec prolongement à Berne et Interlaken.

Les élus de Franche-Comté s’opposent à ce projet

Lors du conseil d’administration de SNCF, Françoise Branget, conseillère régionale UMP  de Franche-Comté et ancienne députée du Doubs s’est vivement opposée à cette proposition « qui contribuerait à isoler un peu plus Dole, qui fait déjà les frais de la mise en place de la LGV Rhin-Rhône ».

Guillaume Pépy, président de SNCF, s’est engagé personnellement à apporter des solutions afin de garantir les meilleures conditions possibles de desserte des territoires francs-comtois concernés.

Dans un communiqué, la conseillère régionale juge qu’une telle décision, si elle se concrétisait, « serait incompréhensible en terme d’équité du maillage ferroviaire des territoires du Jura et du Haut-Doubs, et notamment de la desserte de Frasne et Pontarlier ».

(Avec Le Progrès).

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Travaux majeurs sur l’axe Lyon – Grenoble de 2012 à 2014

Posted by ardsl sur 26 septembre 2012

Un opération de renouvellement de la voie et du ballast avait eu lieu sur la ligne Lyon – Saint-Étienne en mars 2009

RFF renouvelle la voie et le ballast d’une grande partie de la ligne Lyon – Grenoble entre 2012 et 2014. Une réunion de présentation de ces travaux a eu lieu le 24 avril 2012.

En 3 ans, RFF renouvelle près de 165km de voies pour un montant de 175M€. Ces opérations de renouvellement voie ballast (RVB) seront effectuées par une suite rapide. C’est un train « usine » qui permet une mécanisation de certaines tâches (dégarnissage, remplacement de traverses, pose des rails …) et donc un meilleur rendement.

Les travaux ont lieu de nuit. Certains trains circulant en extrémité de journée sont supprimés. Les autres trains sont maintenus, mais doivent circuler à vitesse réduite.

Les travaux en 2012

C’est la voie 2 entre Moirans et Saint-André-le-Gaz qui est concernée.

Des travaux préparatoires ont commencé dès le mois de janvier. Les travaux principaux ont lieu du 16 juillet au 28 octobre.

Pendant 11 semaines, entre le 30 juillet et le 14 octobre, la section Saint-André-le-Gaz – Moirans est fermée à tout trafic ferroviaire de nuit pendant 9h30. La coupure touche les deux voies de manière simultanée pendant 8h. Une limitation temporaire de vitesse à 40km/h affecte la voie 2. Cela entraîne une perte de temps de 8 minutes.

Conséquences prévues pour les TER et les TGV du 30 juillet au 17 octobre

L’intégration des limitations de vitesse impose une reprise des horaires des TER et des TGV entre Saint-André-le-Gaz et Grenoble.

Les TER et TGV partent plutôt de Grenoble.

Une dizaine de TER du périurbain grenoblois est supprimé. Dans la mesure du possible, des arrêts supplémentaires à Rives, Voiron, Voreppe et Moirans sont effectués sur les trains encadrant.

Télécharger les horaires valables du 30 juillet au 17 octobre :

Des mofications d’horaires supplémentaires sont applicables du 17 septembre au 17 octobre

Sens Grenoble > Moirans > Saint-André-le-Gaz

  • TGV 5154/5 (Grenoble 4h28 – Lille Europe 8h57) : départ avancé de 8 minutes à compter du 6 août. Train supprimé uniquement entre Grenoble et Lyon Part-Dieu du mardi au samedi.
  • TGV 5352/3 (Grenoble 5h04 – Nantes 11h02) : départ avancé de 8 minutes.
  • TGV 6900 (Grenoble 5h20 – Paris 8h23) : départ avancé de 9 minutes. Ce train ne circule qu’à partir du 27 août.
  • TER 17600 (Grenoble 5h23 – Part-Dieu 6h46) : départ avancé de 6 minutes du lundi au vendredi. Train supprimé le samedi (mise en place d’un car direct).
  • TER 17602 (Grenoble 5h47 – Part-Dieu 7h16) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 885300 (Gières 5h35 – Perrache 7h41) : départ avancé de 5 minutes.
  • TGV 6902 (Grenoble 6h23 – Paris 9h19) : départ avancé de 17 minutes.
  • TER 17604 (Grenoble 6h26 – Part-Dieu 7h50) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 17606 (Grenoble 6h47 – Part-Dieu 8h16) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 885302 (Gières 6h35 – Saint-André-le-Gaz 7h50) : arrivée retardée de 4 minutes.
  • TER 17504/5 (Grenoble 7h08 – Valence 8h16) : départ avancé de 3 minutes.
  • TER 883700/1 (Chambéry 5h57 – Saint-Marcellin 7h56) : avancé de 4 minutes au départ de Grenoble.
  • TGV 6904 (Grenoble 7h20 – Paris 10h23) : départ avancé de 8 minutes.
  • TER 17608 (Grenoble 7h23 – Part-Dieu 8h46) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 885408 (Gières 7h21 – Rives 8h06) : retardé de 12 minutes au départ de Grenoble.
  • TER 17610 (Grenoble 7h47 – Part-Dieu 9h16) : départ avancé de 13 minutes. Arrêt exceptionnel à 7h49 à Moirans.
  • TER 883706/7 (Chambéry 6h57 – Saint-Marcellin 8h56) : avancé de 2 minutes au départ de Grenoble. Arrêt exceptionnel à 8h22 à Voreppe.
  • TER 885416 (Gières 7h51 – Rives 8h36) : supprimé.
  • TGV 6906 (Grenoble 8h23 – Paris 11h19) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 17612 (Grenoble 8h26 – Part-Dieu 9h46) : départ avancé de 2 minutes.
  • TER 17684 (Grenoble 8h47 – Part-Dieu 10h16) : départ avancé de 3 minutes.
  • TER 885318 (Gières 8h35 – Saint-André-le-Gaz 9h50) : arrêts à Réaumont et au Grand-Lemps supprimés.
  • TER 17614 (Grenoble 9h23 – Part-Dieu 10h46) : départ avancé de 4 minutes.
  • TER 17646 (Grenoble 9h47 – Part-Dieu 11h16) : départ avancé de 7 minutes.
  • TER 885428 (Gières 9h35 – Rives 10h22) : départ avancé de 6 minutes.
  • TGV 6908 (Grenoble 10h23 – Paris 13h19) : départ avancé de 16 minutes.
  • TER 17616 (Grenoble 10h26 – Part-Dieu 11h46) : départ avancé de 9 minutes.
  • TER 17618 (Grenoble 11h23 – Part-Dieu 12h46 ou 12h50) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 885456 (Gières 11h35 – Rives 12h22) : arrivée retardée de 5 minutes.
  • TGV 6910 (Grenoble 12h23 – Paris 15h19) : départ avancé de 21 minutes.
  • TER 17620 (Grenoble 12h26 – Part-Dieu 13h46) : départ avancé de 5 minutes. Arrêt à Voiron supprimé.
  • TER 885326 (Gières 12h21 – Rives 13h06) : supprimé.
  • TER 17692 (Grenoble 12h47 – Part-Dieu 14h16) : départ avancé de 10 minutes. Arrêts exceptionnels à Moirans à 12h49 et Rives à 13h06.
  • TER 885366 (Gières 12h35 – Saint-André-le-Gaz 13h50) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 17622 (Grenoble 13h23 – Part-Dieu 14h46) : départ avancé de 4 minutes.
  • TER 17624 (Grenoble 14h26 – Part-Dieu 15h46) : départ avancé de 4 minutes.
  • TER 17696 (Grenoble 14h47 – Part-Dieu 16h16) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 885364 (Gières 14h35 – Saint-André-le-Gaz 15h50) : départ avancé de 4 minutes.
  • TER 883734 (Grenoble 15h12 – Saint-Marcellin 15h56) : départ retardé de 1 minute. Arrêt à Saint-Égrève supprimé.
  • TGV 6920 (Grenoble 15h20 – Paris 18h25) : départ avancé de 12 minutes. Ce train ne circule qu’à partir du 27 août.
  • TER 17626 (Grenoble 15h23 – Part-Dieu 16h46) : départ avancé de 4 minutes.
  • TER 17648 (Grenoble 15h47 – Part-Dieu 17h16) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 885468 (Gières 15h35 – Rives 16h22) : avancé de 2 minutes au départ de Grenoble.
  • TER 17628 (Grenoble 16h26 – Part-Dieu 17h46) : départ avancé de 6 minutes. Arrêt exceptionnel à Moirans à 16h33.
  • TER 885476 (Gières 16h21 – Rives 17h06) : supprimé.
  • TER 17630 (Grenoble 16h47 – Part-Dieu 18h16) : départ avancé de 12 minutes. Arrêts exceptionnels à Moirans à 16h49 et Rives à 17h06.
  • TER 885370 (Gières 16h35 – Perrache 18h41) : départ avancé de 1 minute. Arrêt à Échirolles supprimé.
  • TER 885480 (Gières 16h51 – Rives 17h36) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 96642/3 (Genève 14h59 – Valence 18h18) : avancé de 1 minute au départ de Grenoble.
  • TER 883746 (Grenoble 17h12 – Saint-Marcellin 17h56) : départ avancé de 2 minutes.
  • TGV 6922 (Grenoble 17h20 – Paris 20h25) : départ avancé de 7 minutes.
  • TER 17632 (Grenoble 17h23 – Part-Dieu 18h46) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 885484 (Grenoble 17h35 – Rives 18h06) : supprimé.
  • TER 883752 (Gières 17h27 – Saint-Marcellin 18h26) : départ avancé de 3 minutes. Arrêt exceptionnel à Voreppe à 17h50.
  • TER 17634 (Grenoble 17h47 – Part-Dieu 19h16) : départ avancé de 12 minutes. Arrêts exceptionnels à Moirans à 17h51 et à Rives à 18h07.
  • TER 885374 (Gières 17h35 – Saint-André-le-Gaz 18h46) : départ avancé de 4 minutes. Arrêt à Échirolles supprimé.
  • TER 885488 (Gières 17h51 – Rives 18h36) : arrêts à Moirans et Réaumont supprimés.
  • TER 17636 (Grenoble 18h26 – Part-Dieu 19h46) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 883756/7 (Chambéry 17h24 – Saint-Marcellin 19h26) : avancé de 1 minute au départ de Grenoble. Arrêt exceptionnel à Voreppe à  18h53.
  • TER 885492 (Gières 18h21 – Rives 19h06) : supprimé.
  • TER 17638 (Grenoble 18h47 – Part-Dieu 20h16) : départ avancé de 12 minutes. Arrêts exceptionnels à Moirans à 18h50 et Rives à 19h06.
  • TER 885378 (Gières 18h37 – Saint-André-le-Gaz 19h50) : départ avancé de 6 minutes.
  • TER 883760/1 (Chambéry 17h58 – Saint-Marcellin 19h56) : supprimé uniquement entre Grenoble et Saint-Marcellin.
  • TER 885494 (Gières 18h51 – Rives 19h36) : supprimé.
  • TGV 6924/2948 (Grenoble 19h20 – Paris 22h25) : départ avancé de 8 minutes.
  • TER 17640 (Grenoble 19h23 – Part-Dieu 20h46) : départ avancé de 5 minutes.
  • TER 883766/7 (Chambéry 18h24 – Valence 21h20) : avancé de 2 minutes au départ de Grenoble.
  • TER 885496 (Gières 19h21 – Rives 20h06) : supprimé uniquement entre Gières et Grenoble. Arrêts à Voreppe et Réaumont supprimés.
  • TER 885382 (Gières 19h35 – Perrache 21h41) : départ avancé de 4 minutes. Arrêt à Échirolles supprimé. Train supprimé uniquement entre Grenoble et Perrache du lundi au jeudi.
  • TER 17642 (Grenoble 20h23 – Part-Dieu 21h50) : départ avancé de 5 minutes les samedis, dimanches et fêtes. Train supprimé du lundi au vendredi.
  • TER 885386 (Gières 20h35 – Saint-André-le-Gaz 21h50) : départ avancé de 2 minutes. Train supprimé uniquement entre Grenoble et Saint-André-le-Gaz du lundi au vendredi.
  • TGV 6928 (Grenoble 21h20 – Paris 0h25) : départ avancé de 7 minutes.
  • TER 17644 (Grenoble 21h23 – Part-Dieu 22h46) : départ avancé de 3 minutes les dimanches et fêtes.  Train supprimé du lundi au vendredi.
  • TER 885498 (Grenoble 21h50 – Rives 22h22) : arrivée retardée de 7 minutes.

Sens Saint-André-le-Gaz > Moirans > Grenoble

  • TER 885303 (Saint-André-le-Gaz 5h12 – Grenoble 6h09) : supprimé du mardi au vendredi.
  • TER 885405 (Saint-André-le-Gaz 5h58 – Gières 7h10) : départ avancé de 3 minutes.
  • TER 885305 (Rives 6h38 – Gières 7h25) : départ avancé de 3 minutes. Train supprimé entre Grenoble et Gières.
  • TER 885407 (Saint-André-le-Gaz 6h28 – Gières 7h39) : départ avancé de 3 minutes.
  • TER 17601 (Part-Dieu 6h08 – Grenoble 7h33) : arrivée retardée de 3 minutes du lundi au vendredi. Train supprimé le samedi (mise en place d’un car de remplacement).
  • TER 885309 (Rives 7h38 – Gières 8h25) : départ avancé de 2 minutes. Arrêt à Voiron supprimé.
  • TER 885417 (Rives 8h24 – Gières 9h10) : départ avancé de 2 minutes.
  • TGV 6901 (Paris 6h41 – Grenoble 9h37) : départ avancé de 1 minute. Arrivée retardée de 3 minutes.
  • TER 885425 (Rives 9h38 – Gières 10h25) : supprimé.
  • TGV 6905 (Paris 9h37 – Grenoble 12h40) : arrivée retardée de 3 minutes.
  • TER 885319 (Rives 12h54 – Gières 13h39) : départ avancé de 2 minutes.
  • TER 17617 (Part-Dieu 12h14 – Grenoble 13h33) : arrivée retardée de 6 minutes du lundi au vendredi.
  • TER 885449 (Rives 13h38 – Grenoble 14h09) : supprimé.
  • TER 17621 (Part-Dieu 14h14 – Grenoble 15h33) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TGV 6917 (Paris 12h41 – Paris 15h37) : arrivée retardée de 4 minutes.
  • TER 17647 (Part-Dieu 14h44 – Grenoble 16h13) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TER 885471 (Rives 16h54 – Gières 17h39) : départ avancé de 2 minutes.
  • TER 17625 (Part-Dieu 16h14 – Grenoble 17h33) : arrivée retardée de 4 minutes le week-end.
  • TER 885473 (Rives 17h24 – Grenoble 17h55) : supprimé.
  • TER 885173 (Saint-Marcellin 17h34 – Grenoble 18h18) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TER 885477 (Rives 17h54 – Gières 18h39) : départ avancé de 2 minutes.
  • TER 17629 (Part-Dieu 17h14 – Grenoble 18h37) : arrivée retardée de 3 minutes.
  • TGV 6919/2949 (Paris 15h37 – Grenoble 18h40) :  arrivée retardée de 4 minutes.
  • TER 885178/9 (Saint-Marcellin 18h04 – Chambéry 20h02) : suppression de l’arrêt à Saint-Égrève.
  • TER 885481 (Rives 18h24 – Gières 19h10) : supprimé.
  • TER 887343 (Perrache 17h19 – Gières 19h25) : arrivée avancée de 1 minute du lundi au vendredi et de 4 minutes le weeek-end. Arrêt à Échirolles supprimé le week-end.
  • TER 17635 (Part-Dieu 18h44 – Grenoble 20h13) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TER 887351 (Perrache 19h19 – Grenoble 21h09) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TER 17639 (Part-Dieu 19h44 – Grenoble 21h13) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TER 17641 (Part-Dieu 20h14 – Grenoble 21h33) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TGV 6925 (Paris 18h41 – Grenoble 21h37) : arrivée retardée de 2 minutes.
  • TER 885493 (Rives 21h25 – Gières 22h12) : départ retardé de 13 minutes le vendredi. Train supprimé du lundi au jeudi.
  • TER 17643 (Part-Dieu 21h10 – Grenoble 22h37) : supprimé du lundi au jeudi.
  • TGV 6927 (Paris 19h37 – Grenoble 22h40) : train supprimé du lundi au jeudi. Arrivée retardée de 5 minutes le samedi.
  • TGV 5122/3 (Lille Europe 18h26 – Grenoble 22h56) : arrivée retardée de 4 minutes le dimanche. Train supprimé uniquement entre Lyon Part-Dieu et Grenoble du lundi au vendredi.
  • TER 17645 (Part-Dieu 22h06 – Grenoble 23h33) : supprimé du lundi au vendredi.
  • TGV 6929 (Paris 20h41 – Grenoble 23h37) : supprimé le vendredi.

Les travaux en 2013

C’est la section Lyon – Saint-André-le-Gaz qui sera concernée au premier semestre. Les travaux préparatoires commenceront dès le mois de janvier avec une coupure du trafic ferroviaire entre 22h et 5h. Les travaux principaux auront lieu de début mars à fin juin. La circulation ferroviaire sera interrompu entre 22h et 5h30. Des limitations temporaires de vitesse seront introduites. Durant cette période, les TER Lyon – Chambéry devraient être détournés par Ambérieu-en-Bugey.

Après des travaux de préparation au mois de janvier, un « train-usine » travaillera toutes les nuits entre mars et juin 2013, à raison d’un kilomètre par nuit entre les gares de Vénissieux et de Saint-André-Le-Gaz en Isère. « Ce train avale le ballaste usagé, il le lave et le recycle pour le remettre sur les voies avec du ballaste neuf. Il mange les traverses et il arrache les rails« , expliquent en détail les responsables. « On va faire du 100% neuf, il n’y aura plus de rails soudés, le saccadé sera estompé et le nombre de rails cassés va diminuer« , justifie également Guillaume Pépy, président de SNCF.

En contrepartie à ce nouveau confort, les usagers des lignes Lyon – Grenoble et Lyon – Chambéry vont devoir faire face à des perturbations. Le lendemain matin des travaux, la circulation sera ralentie sur les portions rénovées : les trains devront rouler à 60km/h au lieu des 120 habituels. Un ralentissement qui impacte du même coup le débit sur ces deux lignes : moins de trains circuleront et des bus de remplacement seront mis en place pour assurer un service complet. « Ces travaux-là ne peuvent pas être repoussés. Mais il faut que les usagers comprennent qu’une fois les travaux terminés, il y aura moins de pannes et moins de retards« , explique le président de la SNCF. Ces travaux devraient coûter 75 millions d’euros, entièrement pris en charge par RFF (Réseau Ferré de France).

«On sait que cela ne va pas être drôle et que les perturbations seront importantes, mais il n’est pas possible de reculer.» Josiane Beaud, directrice régionale de la SNCF, ne cache pas son inquiétude.

«Les trains devront rouler à 60 km/h»

Si le plan de transport durant les six mois que durera le chantier n’est pas encore arrêté – il le sera au plus tard le 30 septembre – SNCF sait d’ores et déjà que les 22000 passagers qui empruntent chaque jour la ligne Lyon – Grenoble seront pénalisés. «Les travaux auront lieu la nuit mais, en journée, les trains devront rouler à 60 km/h au lieu des 120 habituellement. Ainsi, il n‘en passera plus que 6 par heure au lieu de 9. On travaille sur les 3 autres», poursuit la directrice régionale. Et de préciser qu’un « horairiste » va passer son été sur ce problème. D’ores et déjà, Josiane Beaud élimine le recours à la substitution routière : « cette ligne est tellement chargée, lance-t-elle que c’est inconcevable de faire ce qui est prévu sur le sillon alpin ! Imaginez la noria de cars qui serait lancée sur les routes ! »

Rabattement sur d’autres gares

Pour les TER, la solution passerait plutôt selon la directrice régionale par des cars de rabattement sur d’autres gares, par exemple celle de La Verpillère. Vendredi 6 juillet 2012, lors d’une rencontre avec les élus et les acteurs économiques, d’autres idées ont été émises comme le remplacement du TGV Grenoble – Saint-Éxupéry par un car de substitution. Pourquoi pas ? a lancé Josiane Beaud qui promet d’informer au plus vite les usagers.

La phase 1 Lyon – Grenay est prévue du 4 au 24 mars 2013. 220 trains seront concernés par ce chantier chaque jour, dont 130 TER, 70 TGV et 13 trains de fret, les autres étant des convois de circulation technique.

La phase 2 Grenay – Saint-André-le-Gaz s’étalera du 18 mars au 28 juin. Cette fois, ce sont 170 trains qui seront concernés, dont 130 TER, 32 TGV et 6 trains de fret.

Les travaux se dérouleront la nuit après le passage du dernier train, soit sur une plage de sept heures et demie au lieu des neuf heures et demie initialement demandées par RFF. 300 ouvriers et 180 agents SNCF, principalement dédiés à la sécurité du personnel et des circulations, sont nécessaires à l’accomplissement d’un tel chantier qui permet de renouveler 1000 m de voie par jour.

Les travaux en 2014

C’est la voie 1 entre Saint-André-le-Gaz et Moirans qui sera concernée.

Des travaux préparatoires auront au premier semestre avec une coupure nocturne du trafic ferroviaire de 6h. Les travaux principaux auront lieu au second semestre.

Télécharger le document de la réunion de présentation  des travaux sur l’axe Lyon – Grenoble

Les principaux sujets abordés lors de la réunion du 24 avril 2012

  1. Rives. Le RVB ne concerne pas les voies d’évitement.
  2. Beaucroissant et Saint-Jean-de-Moirans. Les quais de ces haltes seront détruits lors des travaux. Ils seront reconstruits ensuite (sans mise aux normes PMR, puisque ces haltes ne sont pas desservies).
  3. Trains surchargés. La Région Rhône-Alpes craint que la suppression de certains trains entraînent la surcharge d’autres TER. SNCF explique que la situation est regardée au cas par cas et que les suppressions de trains ne permettent pas forcément de dégager du matériel pour renforcer les compositions des trains. De plus, sur certains matériels, et en particulier sur le matériel Corail, le fait de rajouter des voitures empêche le respect des horaires et donc le tracé des sillons (matériel plus lourd donc plus lent). Blandine Lopez (SNCF) précise également qu’aucune flotte d’autocars n’est à ce jour prévue pour absorber un éventuel surplus de fréquentation. Toutefois, si le besoin s’en faisait ressentir en opérationnel, des dessertes routières seraient mises en place. La Région demande à ce que SNCF lui transmette les comptages des trains et arrêts supprimés.
  4. Fret. SNCF alerte sur le fait que les trains fret n’ont pas encore été pris en compte dans l’élaboration des grilles. Le projet présenté peut donc être amené à évoluer dans les mois à venir. En effet, du fait des travaux, les trains de fret qui circulent habituellement de nuit, circuleront en journée, en heure creuse. Il existe donc un risque pour qu’ils impactent les circulations voyageurs en milieu de journée. RFF confirme que les circulations fret seront insérées dans les semaines à venir, et qu’elles n’impacteront pas les heures de pointe.
  5. Communication. SCNF prévoit une communication importante auprès des voyageurs pendant la période de travaux (fiches horaires, site TER, affichage en gare, SMS …). RFF de son côté, précise aussi qu’une communication sera faite autour du chantier : communication auprès des riverains, mise à disposition d’un numéro vert, rencontre des maires concernés par des travaux sur leurs passages à niveaux. Une visite de chantier est également à l’étude mais il reste des difficultés à régler notamment en terme de sécurité, le chantier se déroulant de nuit.
  6. Réaumont. Aucun train au départ de Grenoble entre 17h43 et 18h46 ne dessert Réaumont. Ce problème est identifié par SNCF, mais reste sans solution à ce jour.
  7. Saint-Égrève. Le TER partant à 19h12 de Grenoble pour Saint-Marcellin est supprimé. Aucune substitution n’est prévue.

(Avec mlyon.fr et 20 minutes Grenoble).

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Ligne des Causses : les trains remplacés par des cars le 7 septembre en raison d’une grève

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

La quasi totalité des circulations ferroviaires prévues vendredi 7 septembre sur la ligne électrifiée à voie unique des Causses (axe Béziers – Millau – Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues) sont assurées par autocar, en raison d’un mouvement de grève initié par la CGT, FO et Sud Rail. Il offre ainsi l’occasion pour SNCF de tester une desserte routière pour un jour de pointe hebdomadaire … Il n’est pas exclu que la route devienne le mode de transport unique dans ce secteur rural des Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En raison d’un mouvement de grève non reconductible mené par la CGT, FO et Sud Rail, SNCF n’assure que deux services ferroviaires sur la ligne des Causses vendredi 7 septembre. Il s’agit d’un aller-retour entre les deux villes les plus peuplées de Lozère (Mende 13300 habitants et Marvejols 5400 habitants) :

  • 878984 : Mende 16h20 – Marvejols 17h07.
  • 878987 : Marvejols 17h23 – Mende 18h10 (train prolongé à La Bastide Saint-Laurent).

Toutes les autres circulations sont transférées sur la route. L’Aubrac (le train Intercités quotidien entre Clermont-Ferrand et Béziers) est maintenu sur rail entre Clermont-Ferrand et Neussargues dans les deux sens. Des cars de remplacement sont mis en place entre Neussargues et Béziers.

Télécharger les horaires des cars sur l’axe Béziers – Clermont-Ferrand pour la journée du 7 septembre

La CGT, FO et Sud-Rail justifient ce mouvement de grève par une inquiétude sur le devenir de la ligne ferroviaire Neussargues – Béziers. En gare de Millau, un rassemblement des cheminots a eu lieu à 9h, avec prises de parole des délégués syndicaux. Un autre rassemblement s’est tenu en gare de Bédarieux à 10h30. Les syndicats dénoncent « un transfert du rail vers la route« . Pour Yves Béral, de la CGT : « le report modal sur la route aura des conséquences. On est en totale contradiction avec les directions prises lors du Grenelle de l’environnement où la priorité était donnée au ferroviaire ».

Dans les faits, ce transfert sur la route vendredi 7 septembre est le résultat direct du mouvement mené par ces trois organisations syndicales. Certains considèrent même que l’archaïsme des syndicats arcboutés sur le statut quo est responsable de l’agonie actuelle de la ligne et qu’elle va conduire à la fermeture de nombreuses lignes dans le Massif Central.

L’intersyndicale exige à la fois :

  • le maintien de tous les trains sur la ligne Béziers – Neussargues
  • une refonte des horaires des trains
  • la création d’arrêts supplémentaires
  • la modernisation de la ligne des Causses avec un relèvement des vitesses de circulation des trains
  • l’arrêt des transferts des trains vers les cars.

Les syndicats font courir une rumeur selon laquelle la Région Languedoc-Roussillon procéderait à une réduction du nombre de trains entre Millau (Aveyron – Région Midi-Pyrénées) et Béziers (Hérault) au service 2013 (qui débute le 9 décembre 2012). En tout cas, la Région n’a mené aucune concertation avec les usagers, puisqu’il n’y a pas de comités de ligne en Languedoc-Roussillon. Le service actuel entre Millau (22900 habitants) et Béziers (72600 habitants), villes reliés en 1h50 par le rail, pour un jour classique comporte 3 allers-retours (2 TER Languedoc-Roussillon et l’Intercités Clermont-Ferrand – Millau – Béziers). Selon les syndicats, un aller-retour TER pourrait être supprimé (il s’agirait des départs de Béziers à 12h03 et de Millau à 13h37).

Il faut dire que la Région Languedoc-Roussillon a purement et simplement supprimé 8 trains dans les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal depuis le 8 juillet 2012, alors qu’ils existaient depuis plusieurs années avec une fréquentation quasi nulle. Il s’agissait d’un aller-retour Mende – Saint-Chély-d’Apcher positionné à un horaire totalement aberrant, d’un aller-retour Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher, d’un train Tournemire – Saint-Rome, d’un train Millau – Saint-Chély-d’Apcher et d’un aller-retour hebdomadaire Millau – Neussargues.

Toujours le 8 juillet 2012, la desserte ferroviaire entre Alès (42900 habitants) et Bessèges (3200 habitants), dans le département voisin du Gard qui comportaient 3 allers-retours du lundi au samedi et 2 allers-retours le dimanche a été suspendue en raison du manque d’usagers et de l’état calamiteux de la ligne. Une desserte routière de remplacement a été mise en place. En 2007, malgré l’insistance de feu Georges Frêche (PS) qui présidait alors le Conseil régional Languedoc-Roussillon, Max Roustan, alors député-maire UMP d’Alès, avait refusé d’inscrire la rénovation de la ligne ferroviaire  Alès – Bessèges au contrat de plan État-Région.

Yves Béral (GCT) n’y va pas par quatre chemins pour critiquer la politique de la Région Languedoc-Roussillon. Pour lui, « la Région fait clairement le choix du bus, mais considère du coup les habitants des hauts cantons de l’Hérault, de la Lozère et de Millau comme des citoyens de seconde zone. » Il estime que la Région veut « faire des économies et […] déshabiller les petites lignes pour tout envoyer sur le littoral » (l’axe Cerbère – Perpignan – Narbonne – Béziers – Montpellier – Nîmes – Avignon).

Christian Bourquin, le président PS de la Région Languedoc-Roussillon, s’est rendu en gare de Mende le 22 juin 2012. Il venait inaugurer la mise en place du train à 1€ en Lozère. Cette mesure est en vigueur depuis le 23 juin pour les trajets internes à l’axe Marvejols – Mende – La Bastide Saint-Laurent. Cette mesure est soutenue par la CGT, sous réserve qu’il y ait des trains. Ainsi Yves Béral affirme que « le TER à 1€ entre La Bastide et Marvejols, c’est une très bonne chose.Cela peut amener du monde dans les trains. Mais faut-il encore qu’il y ait des trains« . D’ailleurs même, SNCF semble septique quant à l’efficacité de la mesure. Elle table sur une hausse de la fréquentation limitée à 10% sur l’axe Marvejols – La Bastide Saint-Laurent grâce à l’instauration du TER à 1€. Les prévisions de SNCF sont donc très éloignés des résultats obtenus par cette mesure sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation estivale a été multipliée par 6.

Le revers de la médaille du TER à 1€ revient à la Région qui doit compenser les pertes de recettes à SNCF. C’est autant d’argent qui n’est plus disponible pour maintenir ou développer la desserte ferroviaire en zone rurale. Le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs la seule Région à avoir mis en place partiellement le TER 1€. Mais cette mesure tarifaire, ne résout en rien la question de l’économie ferroviaire, qui résulte de deux facteurs : le niveau du trafic et les coûts de production. Désormais on conjugue des coûts d’exploitation élevés par rapport au trafic et un niveau de recette minimaliste du fait de la tarification à 1€.

La Région Languedoc-Roussillon va désormais développer de nouvelles dessertes routières pour désenclaver la Lozère. Ainsi lors de sa venue à Mende, Christian Bourquin a annoncé le lancement en décembre 2012 d’une liaison en car directe entre Mende et Montpellier. « Il faut que la Lozère et Mende soient encore plus reliés à la capitale régionale. La Région a besoin de Montpellier, mais Montpellier a aussi besoin de la Région« , a justifié le président du Conseil régional. Ce n’est pas le point de vue des syndicats qui estiment que les cars « vont faire doublon avec les trains » existant entre Mende et Nîmes via la ligne des Cévennes.

La CGT accuse la Région Languedoc-Roussillon de tenir un double discours. Selon le syndicat, avec en réduisant les dessertes ferroviaires, la Région Languedoc-Roussillon « précipite ainsi la fermeture des lignes Béziers – Neussargues et Marvejols – Mende« . Déjà en 2009, une étude intitulée « Transports, communications, déplacements pour le Massif central » évoquait la nécessité de fermer les sections Bédarrieux – Saint-d’Apcher et Mende – Marvejols.

Des critiques du même ordre sont émises vis à vis de la Région Midi-Pyrénées. « Le Grand Toulouse a été une priorité. On l’a compris. Mais on a l’impression que l’Aveyron est le grand oublié« .

Christian Bourquin affirme lui que « la fréquentation doit être le seul gage de la survie de nos lignes« . Autrement dit, les trains peu ou pas fréquentés sont sur la sellette de la Région. D’autres lignes du Languedoc-Roussillon pourront donc voir leur desserte ferroviaire réduite dans les prochains mois.

Dans les faits, la prochaine ligne concernée par une fermeture, pourrait être la section Neussargues – Saint-Chély-d’Apcher de la ligne Clermont-Ferrand – Béziers. Cette section cumule les handicaps :

  • sur un linéaire de 55 kilomètres entre Neussargues (1000 habitants) et Saint-Chély-d’Apcher (5100 habitants), se trouve une seule localité, la ville de Saint-Flour (7300 habitants).
  • une ligne vieillissante (ouverte en 1888 et électrifiée en 1931) et insuffisamment entretenue. Conséquence : des ralentissements ont été mis en place. La vitesse maximale autorisée se situe entre 75 et 90km/h.
  • un ouvrage d’art dans un état inquiétant : la traversée viaduc de Garabit (long  de 564 mètres et haut de 123 mètres) est limitée à 40 km/h.
  • un temps de parcours peu performant : il faut désormais compter une heure pour un trajet ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte à cheval sur les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Ces deux Régions n’ont jamais collaboré pour mettre en place une desserte interrégionale contrairement à la desserte ferroviaire Clermont-Ferrand – Nîmes via la ligne des Cévennes. Résultat : la Région Auvergne a orienté en toute logique sa desserte TER vers Aurillac (29 900 habitants, ce qui est en fait la ville la plus peuplée du Cantal) et ne met en place que quelques liaisons par autocar pour desservir Saint-Flour. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon limite sa desserte à Saint-Chély-d’Apcher, dernière gare de Lozère avant l’Auvergne. Ainsi depuis le service 2012, il n’y a plus de desserte TER ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte ferroviaire réduite à peau de chagrin. En dehors du fret (usine ArcelorMittal à Saint-Chély-ad’Apcher), il ne reste plus qu’un aller-retour sur cette section assurée au quotidien par l’Aubrac, le train Intercités Béziers – Clermont-Ferrand (assuré par du matériel thermique alors que la section Béziers – Neussargues est sous caténaire). Un train classé parmi les trains d’équilibre du territoire jusqu’en décembre 2013. Quel sort lui sera réservé par l’État en 2014 ? Rien ne filtre à ce sujet. Mais la suppression pure et simple n’est pas à exclure, en raison de la vétusté de la ligne.
  • la concurrence de l’A75, qui est gratuite sur tout son parcours (sauf pour la traversée du viaduc de Millau).
  • un tracé qui multiplie les détours. L’A75 est directe entre Saint-Flour et Clermont-Ferrand, tandis que la voie ferrée est contrainte à un détour par Neussargues. Ainsi la Région Languedoc-Roussillon a développé depuis plusieurs années des relations par autocars via l’A75 entre Clermont-Ferrand et Mende (avec arrêts systématiques à Marvejols et Saint-Chély d’Apcher et à certains horaires à Saint-Flour) avec un temps de parcours largement inférieur à celui permis par la voie ferrée.

Plus globalement, ce début de polémique pourrait enclencher un véritable débat sur le devenir du transport ferroviaire en zone rural. Dans le cas du Massif Central, la faible fréquentation liée à une densité de population très faible sur des lignes en piteux états. Le plan Rail Auvergne, comme son homologue de Midi-Pyrénées a permis de sauvegarder les lignes les plus fréquentées. Mais il ne comportait aucune intervention sur les lignes Millau – Rodez ou Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon n’a opté pour un plan Rail.

La situation des finances publiques amène un jour ou l’autre à se poser la question suivante. Est-il raisonnable d’engager des centaines de millions d’euros pour rénover une ligne avec un trafic qu’on sait par définition faible ?

Dans le cas de la ligne des Causses, il faudrait investir plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’alimentation électrique, régénérer la voie, reprendre les ouvrages d’art et rénover les points d’arrêts pour un potentiel de voyageurs très limités. Même sur une ligne rénovée de A à Z, on voit mal les Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon financer une desserte cadencée aux 2 heures entre Béziers et Neussargues, car les besoins de déplacements entre Neussargues et Béziers sont très faibles.

Autant dire, que la ligne des Causses est dans une impasse totale. Il n’y a guère que les sections Séverac-le-Château – Millau – Béziers et Marvejols – Mende qui peuvent justifier la pertinence d’une modernisation de la ligne ligne et un certain potentiel de trafic local. Les analystes les plus sévères ne voudraient conserver que la section Bédarrieux (6800 habitants) – Béziers, c’est-à-dire le seul trafic du périurbain biterrois.

Autrement dit si l’on refuse à cette perspective, il convient de changer les conditions d’exploitation sur les lignes rurales du Massif central. La FNAUT considère que l’exploitation ferroviaire avec un seul agent à bord (le conducteur) est une solution préférable au transfert sur route et à la fermeture d’une ligne ferroviaire. ces méthodes d’exploitation courantes en Suisse ont permis de sauver les lignes du Morvan (Bourgogne).

(Avec Midi Libre et midilibre.fr).

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Sorgues : des bus supplémentaires en attendant un renforcement de la desserte ferroviaire

Posted by ardsl sur 24 août 2012

Un bus du réseau Sorg’en bus.

La ville de Sorgues (18200 habitants), située entre Avignon et Orange tente progressivement de sortir du tout voiture.

Sorgues, septième ville la plus peuplée du Vaucluse (les 6 premières étant Avignon, Carpentras, Orange, Cavaillon, L’Isle-sur-la-Sorgue et Pertuis), dispose depuis avril 2011 d’un réseau de bus municipal « Sorg’en bus », dont l’offre sera renforcée dès septembre 2012. Sorgues dispose également d’une gare sur la ligne classique Valence – Avignon avec 29 arrêts par jour. Avec la réouverture en décembre 2014 de la ligne desservant Carpentras, la desserte de Sorgues sera plus que doublée.

Un constat : 90% des déplacements se font en voiture

Sorgues est une commune de 3340 hectares (densité : 155 habitants/km²). Elle fait partie la Communauté de communes des pays de Rhône et Ouvèze (CCPRO). Créée en 1993, la CCPRO compte 38000 habitants et comprend 6 communes (Bédarrides, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Jonquières et Sorgues).

Selon une étude réalisée en 2008, 33,2% des habitants de Sorgues travaillaient dans leur commune de résidence et 66,8 % des habitants travaillaient dans une autre commune. Cette situation génère donc de nombreuses migrations quotidiennes vers les bassins d’emploi voisins (Avignon, en premier lieu). Ces déplacements se font très majoritairement en voiture individuelle. 83,8% des habitants sont motorisés (45,6% des ménages ont 1 voiture et 38,2% ont 2 voitures ou plus). 66,9% des ménages ont au moins un emplacement de stationnement réservé, en 2008.

Certains quartiers de la commune sont particulièrement isolés du centre, les quartiers Chaffunes et Bécassières. Les zones d’habitat pavillonnaire, en périphérie du centre, sont à l’écart des transports en commun.

6 lignes du réseau TransVaucluse desservent Sorgues. Les établissements de Carpentras, Cavaillon, Orange, Avignon et Vedène sont ainsi desservis, par des services scolaires organisés par le Conseil général du Vaucluse.

Ces offres ne sont adaptés aux déplacements domicile – travail.

Résultat : la voiture reste le moyen de transport majoritaire. Les navettes quotidiennes domicile-travail se font à 90% en voiture.

Une première réponse : la mise en place de bus urbains

La ville de Sorgues s’est doté depuis le 7 mars 2011 d’un service de bus : « Sorg’en bus ». C’est la commune seule qui est l’autorité organisatrice de ce réseau dont le périmètre de transports urbains (PTU) se limite au territoire de la ville de Sorgues.

Les services sont assurés par la société Voyages Arnaud, basée à Carpentas.

Deux lignes (avec 7 allers-retours du lundi au samedi, sauf jours fériés) desservent les différents quartiers afin de créer une dynamique entre le centre-ville (où se trouve la gare SNCF) et les quartiers périphériques tels que Bécassières et Chaffunes.

Le dimanche et les jours fériés, une seule ligne (avec 4 allers-retours), qui recoupe les deux lignes habituelles, dessert la ville.

La fréquentation du réseau est d’environ 8000 à 9000 voyages par mois en période scolaire. L’été, le réseau est nettement moins utilisé (avec environ 3300 voyages en juillet et en août).

Télécharger les horaires valables jusqu’au 31 août 2012

À compter de septembre 2012, le réseau sera renforcé. Une ligne supplémentaire sera mise en place.

L’objectif voulu à travers le développement du réseau Sorgu’en bus est d’offrir aux habitants de Sorgues une solution alternative, moins polluante que la voiture individuelle.

Tarification du réseau Sorgu’en bus

  • Ticket à l’unité (valable 1h) : 0,50€ (0,25€ pour les bénéficiaires du RSA).
  • Pass’journée : 1€.
  • Carnet de 10 voyages : 4€.
  • Abonnement mensuel plein tarif : 14€.
  • Abonnement mensuel tarif réduit (pour les scolaires, les étudiants, les bénéficiaires du RSA et les demandeurs d’emploi) : 12€.
  • Abonnement annuel plein tarif : 140€.
  • Abonnement annuel tarif réduit : 120€.
  • Handicapés titulaires d’une carte MDH, habitants de Sorgues non imposables âgés de plus de 65 ans et enfants de moins de 6 ans : gratuit.

Lors de sa mise en place, le réseau communal était gratuit pour tous les usagers pendant le mois de mars 2011. 10693 voyages ont alors été comptabilisés.

Une seconde réponse : le développement de la desserte TER

Avec le TER, il ne faut que 6 minutes pour se rendre de Sorgues à Avignon centre et 15 minutes pour se rendre de Sorgues à Orange.

Sorgues est desservi par :

  • 29 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes)
  • 19 trains le samedi (sauf fêtes)
  • 13 trains le dimanche et les jours fériés.

La desserte est correcte le matin, le midi et en fin d’après-midi. Elle comprend des lacunes considérables en journée (avec une période de 4h30 sans aucune desserte), en soirée et le week-end. Cela explique la fréquentation actuellement très moyenne de la gare.

La desserte de la ligne classique Avignon – Valence n’est pas construite pour l’instant de manière à privilégier les déplacements périurbains vers Avignon. La desserte omnibus Avignon – Valence ne bénéficie toujours pas un vrai cadencement. Près de la moitié des TER circulant sur la ligne ne desservent pas Sorgues malgré une population de plus de 18000 habitants. Les TER Marseille – Lyon Part-Dieu (cadencés aux deux heures) sont en effet sans arrêts entre Orange et Avignon centre. En revanche, ils desservent des villes moins peuplées : Bollène (14100 habitants), Pierrelatte (13500 habitants), Tain-l’Hermitage (6100 habitants) et Le Péage-de-Roussillon (6800 habitants).

Horaires au service 2012 des TER au départ de Sorgues vers Avignon (hors impacts travaux)

  • 15 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 7h07, 7h23, 7h53, 8h23, 10h53, 12h53, 13h23, 14h53, 17h22, 18h23, 18h53, 19h23, 19h53, 20h23 et 20h53.
  • 10 trains le samedi (sauf fêtes) : 7h07, 7h53, 8h23, 10h53, 12h53, 14h53, 18h23, 18h53, 20h23 et 20h53.
  • 6 trains le dimanche et fêtes : 8h23, 10h53, 14h53, 18h23, 20h23 et 20h53.

Horaires au service 2012 des TER au départ d’Avignon centre vers Sorgues (hors impacts travaux)

  • 14 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 5h31, 6h01, 6h31, 7h01, 7h31, 12h01, 12h31, 13h01, 16h31, 17h01, 17h31, 18h31, 19h01 et 19h31
  • 9 trains le samedi (sauf fêtes) : 5h31, 6h31, 7h01, 7h31, 12h01, 13h01, 17h01, 19h01 et 19h31.
  • 7 trains le dimanche et fêtes : 6h31, 7h31, 12h01, 13h01, 17h01, 19h01 et 19h31.

Aucune n’est amélioration de la desserte de Sorgues n’est prévue pour le service 2013.

La desserte sera améliorée au service 2014 avec la mise en service de virgule entre Avignon centre et Avignon TGV. Ainsi la plupart des TER desservant Sorgues seront prolongés à Avignon TGV avec un temps de parcours d’environ 15 minutes. Ce sera une occasion que saisiront peut-être les Régions Rhône-Alpes et PACA pour renforcer la desserte TER au sud de Valence.

Le service 2015 sera marqué par la réouverture de la ligne desservant Carpentras (lire), fermée aux voyageurs depuis 1938. 19 allers-retours sont prévus entre Carpentras et Avignon. Ces trains desserviront systématiques la gare de Sorgues. Ainsi il y aura au minimum 33 allers-retours entre Sorgues et Avignon en 2015, avec un train tous les quarts d’heure en période de pointe et au moins un train par heure le reste du temps.

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Le TGV ne devrait pas desservir Barcelone et Madrid avant l’automne 2013

Posted by ardsl sur 30 juillet 2012

L’ouverture de la LGV entre Figueras et Barcelone devait être le fait marquant du lancement du service 2013, le dimanche 9 décembre 2012. Mais cette date ne sera pas tenu en raison du retard pris dans la construction de cette ligne à grande vitesse en Espagne.

La conviction selon laquelle le TGV devait entrer en gare de Barcelone et de Madrid le 9 décembre 2012 a volé en éclats.

Pourtant, il ne manque pas grand-chose pour terminer la LGV. Mais le retard constaté dans l’appel d’offres pour deux tronçons fait dire aux experts qu’il est impossible de terminer ces chantiers dans les temps.

La mise en service de la LGV entre Perpignan et Barcelone constitue une arlésienne entamée depuis la décennie 1990.

Une livraison de la ligne au troisième trimestre 2013

La première réalisation manquante comporte le montage des rails et des dispositifs complémentaires sur 12,8 km, entre le centre d’aiguillage de Mollet del Vallès, au Nord de Barcelone, et la gare de La Sagrera, située dans cette dernière ville. La seconde concerne l’achèvement de la jonction TGV à l’intérieur de la gare de Girona.

Jeudi 12 avril 2012, le secrétaire délégué au Territoire et à la Mobilité du gouvernement catalan, Damià Calvet, a évoqué le prolongement du dernier contretemps, en annonçant une livraison de la ligne « au troisième trimestre » 2013, en raison d’un délai d’exécution incompressible de deux chantiers.

Ces réalisations, d’un coût de 33 millions d’euros, sont en cours de validation administrative entre la société publique espagnole Adif, délégataire, et le ministère espagnol des Travaux Publics. Mais l’accélération forcenée des travaux induits, brièvement envisagée par les décideurs politiques et économiques de la région de Girona, ne sera traduite par aucune réalité. La révélation de M. Calvet, qui ne constitue pas une réelle surprise dans ce dossier soumis à d’innombrables échéances aléatoires, a été effectuée lors d’une conférence prononcée à Girona dans le cadre de la fondation d’intérêt public Cercle d’Infrastructures.

En réalité, l’information officielle sur ce retard a été discrètement délivrée dès le mercredi 11 avril 2012 à l’occasion de la dernière réunion de la Commission de Suivi des travaux relatifs au TGV en Catalogne. Lors de cette rencontre, menée en présence des autorités gouvernementales espagnoles et catalanes, le directeur général des Transports et de la Mobilité de la Generalitat de Catalogne, Ricard Font, a pris connaissance du fait que que l’État espagnol n’envisageait pas une ouverture de la ligne avant le délai cité.

Appel d’offres manquant

Il s’agit des marchés concernant la mise en place des voies, du système électrique et de sécurité pour le tronçon situé entre la future gare de la Sagrera et l’échangeur de Mollet, et pour celui qui traverse Gérone. L’appel d’offres aurait dû être lancé en octobre dernier.

Jusqu’à présent, les autorités espagnoles ont assuré que les trains de voyageurs devraient commencer à circuler fin 2012. La nouvelle titulaire du ministère du ‘Fomento’ (Travaux et transports publics), Ana Pastor, ne s’est absolument pas prononcée sur le sujet. Elle est pourtant venue à Barcelone, où elle a rencontré le maire Xavier Trias qui lui a réclamé avec insistance la liaison de la LGV avec le port. Mais à aucun moment, la question des échéances de fin de travaux de la ligne n’a semble-t-il été abordée.

« Légère variation »

Seul le délégué du gouvernement de Mariano Rajoy à Gérone, Carles Jaume, récemment nommé dans cette ville, a lâché il y a quelques jours « qu’une légère variation de calendrier » risque de se produire…

Le maire de Figueras, Santi Vila, a déclaré à l’agence Europa-Press qu’il s’attendait à cette mauvaise nouvelle « même si on était confiant » parce qu’en haut lieu, on « semblait avoir vu que le projet était stratégique« . « Mais en réalité« , juge Santi Vila, le couloir méditerranéen et la connexion avec l’ Europe « n’intéressent guère l’Espagne« .

Les responsables des divers tronçons en chantier affirment néanmoins que les travaux de la ligne vont bon train, et qu’en principe aucun retard n’est à envisager…

Terminus Figueras

Avec les retards très probables dans la livraison de la LGV entre Barcelone et Figueras, les TGV devraient toujours être limités à Figueras.

Actuellement, SNCF n’assure que 2 allers-retours quotidiens entre Paris et Figueras jusqu’au 8 décembre 2012. Il s’agit des TGV suivants :

  • 6203 Paris 7h15 – Nîmes 10h06/09 – Montpellier 10h34/41 – Narbonne 11h32/35 – Perpignan 12h08/16 – Figueras 12h41.
  • 6213 Paris 14h07 – Valence TGV 16h19/22 – Nîmes 17h06/09 – Montpellier 17h34/41 – Narbonne 18h32/35 – Perpignan 19h08/16 – Figueras 19h40.
  • 6232 Figueras 10h20 – Perpignan 10h44/51 – Narbonne 11h24/27 – Montpellier 12h17/24 – Nîmes 12h49/52 – Valence TGV 13h38/41 – Paris 15h53.
  • 6216 Figueras 14h20 – Perpignan 14h44/51 – Narbonne 15h24/27 – Montpellier 16h17/24 – Nîmes 16h49/52 – Valence TGV 17h38/41 – Paris 19h53.

Du 9 décembre 2012 au 31 mars 2013, l’aller-retour TGV Genève – Montpellier devrait être prolongé à Figueras, avec arrêts à Narbonne et Perpignan. Voici les horaires envisagés.

  • 9710/1 Paris 7h15 – Nîmes 10h06/09 – Montpellier 10h34/41 – Narbonne 11h32/35 – Perpignan 12h08/16 – Figueras 12h41.
  • 9714/5 Paris 14h07 – Valence TGV 16h19/22 – Nîmes 17h06/09 – Montpellier 17h34/41 – Narbonne 18h32/35 – Perpignan 19h08/16 – Figueras 19h40.
  • 9744/5 Genève 14h42 Bellegarde 15h08/11Lyon Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30/41 – Narbonne 19h32/35 – Perpignan 20h08/16 – Figueras 20h40.
  • 9702/3 Figueras 10h20 – Perpignan 10h44/51 – Narbonne 11h24/27 – Montpellier 12h17/24 – Nîmes 12h49/52 – Valence TGV 13h38/41 – Paris 15h53.
  • 9704/5 Figueras 14h20 – Perpignan 14h44/51 – Narbonne 15h24/27 – Montpellier 16h17/24 – Nîmes 16h49/52 – Valence TGV 17h38/41 – Paris 19h53.
  • 9746/7 Figueras 15h20 – Perpignan 15h44/51 – Narbonne 16h24/27 – Montpellier 17h17/28 – Nîmes 17h52/55Valence TGV 18h41/49Lyon Part-Dieu 19h24/34Bellegarde 20h46/50Genève 21h16.

Du 1er avril au 6 juillet 2013, les dessertes suivantes sont envisagées :

  • 9710/1 Paris 7h15 – Nîmes 10h06/09 – Montpellier 10h34/41 – Narbonne 11h32/35 – Perpignan 12h08/16 – Figueras 12h41.
  • 9712/3 Paris 10h07 – Valence TGV 12h19/22 – Nîmes 13h06/09 – Montpellier 13h34/41 – Narbonne 14h32/35 – Perpignan 15h08/16 – Figueras 15h41.
  • 9714/5 Paris 14h07 – Valence TGV 16h19/22 – Nîmes 17h06/09 – Montpellier 17h34/41 – Narbonne 18h32/35 – Perpignan 19h08/16 – Figueras 19h40.
  • 9744/5 Genève 14h42 Bellegarde 15h08/11Lyon Part-Dieu 16h26/36 – Nîmes 18h02/05 – Montpellier 18h30/41 – Narbonne 19h32/35 – Perpignan 20h08/16 – Figueras 20h40.
  • 9700/1 Figueras 7h20 – Perpignan 7h44/51 – Narbonne 8h24/27 – Montpellier 9h17/24 – Nîmes 9h49/52 – Paris 12h45.
  • 9704/5 Figueras 14h20 – Perpignan 14h44/51 – Narbonne 15h24/27 – Montpellier 16h17/24 – Nîmes 16h49/52 – Valence TGV 17h38/41 – Paris 19h53.
  • 9746/7 Figueras 15h20 – Perpignan 15h44/51 – Narbonne 16h24/27 – Montpellier 17h17/28 – Nîmes 17h52/55 – Valence TGV 18h41/49Lyon Part-Dieu 19h24/34Bellegarde 20h46/50Genève 21h16.
  • 9706/7 Figueras 17h20 – Perpignan 17h44/51 – Narbonne 18h24/27 – Montpellier 19h17/24 – Nîmes 19h49/52 – Paris 22h45.

Les dessertes envisagées à l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone

Avec l’ouverture de la LGV Figueras – Barcelone, SNCF envisagerait de lancer les liaisons internationales suivantes :

  • 3 allers-retours Paris – Barcelone (dont un prolongé jusqu’à Madrid). Départs de Paris prévus à 7h15, 10h07 et 14h07. Arrivées prévues à Paris à 12h45, 19h53 et 22h45.
  • un aller-retour Genève – Barcelone – Madrid (via Bellegarde et Lyon Part-Dieu). Départ de Genève prévu à 14h42. Arrivée à Genève prévue à 21h16.
  • 2 allers-retours Marseille – Barcelone (dont un prolongé jusqu’à Madrid). Départs prévus de Marseille à 7h10 et 19h08. Arrivées à Marseille à 14h50 et 22h58.
  • un aller-retour Lyon Part-Dieu – Barcelone (prolongement à Madrid non confirmé). Le TGV partirait à 7h36 de Lyon. Le retour à Lyon se ferait à 22h24.
  • 1 aller-retour Toulouse – Barcelone. Arrivée à Toulouse prévue à 13h27. Départ de Toulouse à 20h24. À noter que l’hypothèse d’un prolongement à Bordeaux est abandonnée.

Tous les TGV desserviront Perpignan. Les arrêts à Figueras et Gérone ne seront pas systématiques.

Certaines informations plus précises commencent à être diffusées sur la future desserte TGV de Barcelone :

  1. Le quatrième aller-retour entre Paris et Barcelone ne sera pas mis en service.
  2. Valence TGV devrait bénéficier d’au moins 3 allers-retours avec Barcelone.
  3. Lyon Part-Dieu bénéficiera de 2 allers-retours avec Barcelone. Départs de Lyon Part-Dieu prévus à 7h36 et 16h36. Arrivées à Lyon à 19h24 et 22h24.
  4. Les TGV existants entre Bruxelles et Perpignan ne seront pas prolongés à Barcelone. La desserte Lille – Barcelone ne verra pas le jour.

Pour exploiter les nouvelles dessertes transfrontalières, SNCF et RENFE vont créer une société commune, Gala.

Dossier à suivre …

(Avec L’Indépendant, ville-rail-transports.com, la-clau.net et Le Progrès).

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Rhône-Alpes lance son chantier de rénovation ferroviaire

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

Carte des grands chantiers prévus en 2013

Le PDG de SNCF a fait le point vendredi 6 juillet à Lyon sur la modernisation du sillon alpin sud. La ligne de TER, fréquentée par 9000 usagers par jour, sera fermée pendant un an.

L’année 2013 s’annonce encore délicate pour SNCF en Rhône-Alpes. Deux importantes rénovations de lignes ferroviaires TER vont être lancées :

  • d’une part, la section sud du sillon alpin, de Valence au sud à Moirans au nord ;
  • et, d’autre part, le tronçon Lyon-Saint-André-le-Gaz, tronc commun vers Grenoble et Chambéry.

Le premier chantier se soldera par la fermeture, à partir du 9 décembre et pendant un an, des 70 kilomètres de voies empruntées quotidiennement par 9000 usagers des TER, et les réactions sont vives. « C’est une vraie opération de corps d’armée. Ce choix a été préféré à des travaux à la petite cuillère qui se seraient étalés sur quatre ou cinq ans », a justifié Guillaume Pépy, PDG de SNCF, présent aux côtés de Josiane Beaud, sa directrice régionale en Rhône-Alpes, pour engager les premières discussions avec les différents partenaires impliqués (RFF, conseil régional…). « Rhône-Alpes est une région clef pour nous. C’est la première offre TER de France, le premier hub TGV et beaucoup de fret », a-t-il martelé. Ce dynamisme rhônalpin a ses revers : saturation et fragilité du réseau.

Cars de substitution

D’où la nécessité de lourdes remises à niveau et d’augmentation des capacités. La modernisation du sillon alpin (électrification, mise au gabarit des tunnels) coûtera au global 575 millions d’euros, dont 350 millions pour la deuxième phase incluant la création d’un raccordement direct avec le TGV à Valence, financés par l’État, la Région Rhône-Alpes, RFF et les collectivités territoriales locales (16%).

Pendant l’arrêt de la ligne, « des autocars rapides assureront les liaisons entre les grandes villes, tandis que pour les autres dessertes il faudra procéder à du cabotage. Nous travaillons actuellement sur le niveau de service nécessaire et le chiffrage financier viendra ensuite. Notre convention avec la région consacre une enveloppe à la substitution routière », a indiqué Josiane Beaud.

Pour le deuxième chantier -Lyon – Saint-André-le-Gaz -, dont l’investissement s’établit à 73 millions d’euros, les travaux seront nocturnes et s’effectueront au moyen d’un train usine qui trie et avale vieux ballast et traverses puis installe les nouveaux matériaux au rythme de 1 kilomètre chaque nuit.

Toutefois, des conséquences sont annoncées sur les circulations du matin et le débit de cet axe fréquenté par 35000 voyageurs par jour. Comme la première, cette opération est qualifiée d’urgente pour assurer « un service plus robuste », selon Guillaume Pépy.

Suivra en 2014 la ligne Lyon – Ambérieu (Ain), qui, elle, particulièrement fragile, nécessitera une intervention d’une centaine de millions d’euros.

(Avec Les Échos).

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Temps de parcours allongé de 4 minutes pour tous les TER Lyon – Dijon en 2013 et 2014

Posted by ardsl sur 3 juillet 2012

La Région Bourgogne a organisé jeudi 31 mai à Dijon le comité de ligne de l’étoile dijonnaise et jeudi 21 juin à Mâcon le comité de ligne Lyon – Dijon. À retenir une amélioration significative de la ponctualité, un allongement de 4 minutes du temps de trajet entre Lyon et Dijon et un programme copieux de travaux qui impactera aussi les TGV Lyon – Metz, Lyon – Strasbourg, Paris – Lausanne, Paris – Berne et les trains de nuit.

Ponctualité

Des progrès conséquents sont observés avec les nouveaux horaires 2012.

Le mois de février a été délicat en raison de la panne de plusieurs trains en période de pointe et d’une paralysie des aiguillage de la gare de Dijon (le 14 février). La mauvaise régularité de février est principalement due à l’informatisation de la gestion des circulations (depuis la Commande Centralisée du Réseau à Dijon). Cette informatisation qui se poursuit a généré des perturbations temporaires liées à la mise en place et à la prise en main du nouveau système d’exploitation.

La ponctualité de ligne Dijon – Mâcon a été de 92% en avril 2012. Les résultats sont meilleurs pour la ligne la Bresse avec 95% de régularité.

Les TER Bercy – Part-Dieu ont subi d’importants retards en mars et en avril, en raison d’un RVB (renouvellement voie ballast) entre Melun et Combs-la-Ville. La ponctualité des TER Bercy – Dijon – Part-Dieu a été de 84% en avril 2012. En 2011, la ponctualité des TER Lyon – Dijon a été de 80%.

Sur Dijon – Mâcon, la ponctualité depuis le début de l’année 2012 est de 89%. C’est 4 points de plus en qu’en 2011. La ponctualité se redresse y compris dans les heures de pointe (gain de 5 points).

Sur Dijon – Saint-Amour, la ponctualité depuis le début de l’année 2012 est de 92%. C’est un point de plus qu’en 2011. La ponctualité se redresse y compris dans les heures de pointe (gain de 5 points).

Une rame de réserve est en place à Dijon. Elle a été utilisée plus de 60 fois depuis le 1er janvier, en particulier sur les trajets Dijon – Lyon. Une locomotive supplémentaire a été obtenue fin avril. Une organisation pour le dépannage des trains a été mise en place à Laroche-Migennes.

Travaux

Plusieurs chantiers majeurs sont programmés : mise en place d’IPCS entre Chalon-sur-Saône et Mâcon, remplacement d’aiguillages à Dijon, un renouvellement de la voie et du ballast entre Chalon et Mâcon … Un programme copieux de travaux qui impactera aussi les TGV Lyon – Metz, Lyon – Strasbourg, Paris – Lausanne, Paris – Berne et les trains de nuit.

2012

Les travaux suivants sont programmés :

  • La modernisation des installations de signalisation (IPCS, installations permanentes de contre-sens) entre Chalon-sur-Saône et Mâcon va engendrer des retards des 5 à 10 minutes en septembre et en octobre.
  • RVB entre Villeneuve-Saint-Georges et Cesson (21km) du 1er janvier au 4 mai.
  • Maintenance entre Dijon et Tonnerre pendant plusieurs week-ends.
  • Étanchéité sur un ouvrage d’art entre Saint-Florentin et Tonnerre en juin.
  • Renforcement électrique,  maintenance et étanchéité du pont de la Brenne.
  • Intervention sur le tunnel de Blaisy-Bas entre Aisy et Dijon.
  • Modernisation du pont d’Auxonne et modification des installations de signalisation.
  • Nœud dijonnais : remplacement des appareils de voie (aiguillages) entre juin et octobre : coupures sur quelques week-ends.
  • Maintenance entre Dijon et Is-sur-Tille.
  • Modernisation des infrastructures en gare de Dijon du 27 février au 23 mars et du 19 novembre au 30 novembre, travaux de nuit.
  • Travaux de modernisation des infrastructures de voies et d’aiguillages du 9 mai au 7 septembre, sur le secteur de Dijon-Perrigny.
  • Modernisation et renforcement des aiguillages du 02 janvier au 14 décembre, avec périodes de ralentissement de la circulation entre le 20 août et le 07 décembre. Une coupure complète des circulations aura lieu les 20/21 octobre, 01/02 décembre et 8/9 décembre de 13h06 à 13h05.

Conséquences à prévoir sur les circulations ferroviaires :

  1. Coupure de tous les axes de l’étoile dijonnaise du 10 août 23h au 12 août 15h.
  2. Coupure entre Champigny et Laroche-Migennes du 24 septembre au 5 octobre entre 9h25 et 15h30.
  3. Coupure entre Dijon et Montereau entre 9h et 13h les 29 et 30 septembre ainsi que les 3 et 4 novembre.
  4. Coupure entre Dijon et Is-sur-Tille du 20 octobre 13h au 21 octobre 13h.
  5. Coupure entre Chalon et Mâcon du 20 octobre 13h au 21 octobre 13h, du 1er décembre 13h au 2 décembre 13h et du 8 décembre 13h au 9 décembre 13h.
  6. Coupure entre Laroche-Migennes et Sens le 28 octobre de 6h05 à 9h30, le 3 novembre de 8h25 à 11h35, le 4 novembre de 13h05 à 17h30 et le 10 novembre de 18h à 20h.
  7. Coupure entre Nuits-Saint-Georges et Beaune du 1er décembre 13h30 au 2 décembre 13h30. Les TER Dijon – Lyon seront supprimés entre Dijon et Mâcon.
  8. Travaux nocturnes sur le pont route de Beaune du 10 décembre 2012 au 13 décembre 2013.

2013

  1. Travaux nocturnes sur le pont route de Beaune du 10 décembre 2012 au 13 décembre 2013.
  2. Remplacement d’aiguillage entre Tonnerre et Montbard pendant 12 semaines entre le 7 janvier et le 22 mars.
  3. Remplacement d’aiguillage entre Montbard et Les Laumes pendant 10 semaines du 14 janvier au 22 mars.
  4. Modernisation des aiguillages dans le nœud dijonnais : 5 mois de travaux nocturnes entre le 4 février et le 28 juin.
  5. Dépose d’aiguillage : 11 semaines de travaux nocturnes entre Chalon-sur-Saône et Mâcon du 18 février au 3 mai.
  6. Modernisation de la section Gevrey – Chagny : 23 semaines de travaux nocturnes entre le 18 février et le 31 octobre.
  7. Travaux nocturnes de modernisation des voies entre Chagny et Chalon-sur-Saône pendant 8 mois entre le 18 février et le 2 novembre avec 3 à 4 minutes de ralentissement des circulations.
  8. Modernisation de l’infrastructure en gare de Dijon : 8 mois de travaux nocturnes entre le 25 février et le 29 novembre.
  9. Pont route en gare de Beaune : 7 semaines de travaux nocturnes en mars et en octobre.
  10. Confortement de 7 aqueducs entre Seurre et Louhans du 25 mars au 3 mai.
  11. Travaux nocturnes préparatoires avant rénovation entre Chalon-sur-Saône et Mâcon pendant 15 semaines entre le 6 mai et le 16 août.
  12. Modernisation de la ligne entre Dijon et Les Laumes pendant 2 semaines en mai et 7 semaines en octobre et novembre.
  13. Maintenance de la ligne Dijon – Is-sur-Tille sur 4 semaines entre juin et septembre.
  14. RVB entre Châlon et Mâcon : travaux nocturnes pendant 11 semaines entre le 12 août et le 25 octobre.
  15. Modernisation à Port sec de Pacy pendant 11 semaines en juillet, puis de fin octobre à mi-décembre.
  16. Modernisation de la ligne entre Saint-Florentin et Montbard pendant 7 semaines entre les 16 septembre et le 31 octobre.
  17. Modernisation de la bifurcation de Longvic pendant 3 semaines, du 30 septembre au 18 octobre.

Fréquentation

Hausse de 9% des voyages entre Dijon et Beaune entre le premier trimestre 2011 et le premier trimestre 2012. Sur la même période, la hausse atteint 8% sur la relation Mâcon – Lyon et 5% sur les relations Dijon – Chalon-sur-Saône et Dijon – Mâcon.

4700 voyageurs sont comptabilisés chaque jour en gare de Chalon-sur-Saône. Ils sont 3900 à Mâcon, 2300 à Beaune, 1100 à Chagny et 950 à Tournus.

Modification des horaires d’ouverture des guichets

  • Chalon-sur-Saône : du lundi au vendredi de 5h30 à 19h30 ; le samedi de 8h15 à 17h45 ; le dimanche de 12h30 à 19h30.
  • Chagny : le lundi de 5h50 à 12h10 et de 12h30 à 18h10 ; du mardi au vendredi de 6h40 à 14h25 ; le samedi de 8h20 à 12h et de 13h15 à 17h ; le dimanche de 12h à 19h.
  • Tournus : du lundi au jeudi de 7h10 à 14h50 ; le vendredi de 7h10 à 19h30 ; le samedi de 8h10 à 16h15 ; le dimanche de 14h10 à 20h15.

Gare de Dijon

L’accès piétons depuis la rue Mariotte sera ouvert en septembre ou en octobre 2012.

Mise en service du tramway à Dijon

La ligne T1 (Dijon gare – Quétigny centre) sera mise en service le 1er septembre 2012.

Un tarif promotionnel sera mis en place les 1er et 2 septembre.

Tarification

Les cartes Bourgogne liberté ont augmenté de 1€ le 1er juillet 2012. Elles coûteront désormais 31€ (ou 28€ pour les moins de 26 ans).

Service 2013

Ligne Dijon – Lyon

Le temps de parcours des TER entre Dijon et Lyon va augmenter de 4 minutes.

Les horaires sont inchangés au niveau de Dijon. Toujours un train toutes les heures du lundi au vendredi (sauf jours fériés) pour Lyon Part-Dieu à la minute 40 de 5h40 à 20h40. Le samedi, un train toutes les 2 heures de 6h40 à 18h40. Le dimanche et fêtes, un train toutes les 2 heures de 6h40 à 20h40.

À Chalon-sur-Saône, les trains pour Lyon Part-Dieu partiront à la minute 22 (au lieu de la minute 23 actuellement).

À Mâcon, les trains pour Lyon Part-Dieu partiront à la minute 57 (au lieu de la minute 54).

À Belleville-sur-Saône, les trains pour Lyon Part-Dieu partiront à la minute 11 (au lieu de la minute 08).

À Villefranche-sur-Saône, les trains pour Lyon Part-Dieu partiront à la minute 20 (au lieu de la minute 18).

À Saint-Germain-au-Mont-d’Or, les trains pour Lyon Part-Dieu partiront à la minute 29 (au lieu de la minute 27).

À Lyon Part-Dieu, les arrivées se feront à la minute 44 (au lieu de la minute 40). Les départs se feront à la minute 16 (au lieu de la minute 20).

Hormis ces décalages de quelques minutes, l’offre TER Dijon – Lyon sera inchangée.

Ligne Dijon – Bourg-en-Bresse

Le TER 891819 (Dijon 18h43 – Bourg-en-Bresse 20h28) sera avancé de 4 minutes au départ de Dijon. Il arrivera à Bourg à 20h21.

Aucun autre changement.

Service 2014

Les allongements des temps de parcours mis en œuvre au SA 2013 seront reconduits.

Pour en savoir plus, télécharger :

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Le projet et les finalités de la modernisation de la ligne Saint-Gervais – Vallorcine

Posted by ardsl sur 28 mars 2012

La gare d'Argentière devrait être desservie par 2 trains par heure et par sens en haute saison dès 2014. Photo : Daniel Zorloni

Les travaux ont débuté le 2 avril 2012 visent à moderniser la ligne reliant Saint-Gervais-les-Bains à Vallorcine pour supporter avec fiabilité un trafic plus important, sans diminuer pour autant la durée des trajets (30 km/h de vitesse moyenne).

La section Saint-Gervais-les-Bains – Chamonix (19 kilomètres) est ouverte aux voyageurs depuis le 25 juillet 1901. La section Chamonix – Argentière est ouverte depuis le 25 juillet 1906. La section entre Argentière et Le Châtelard est ouverte depuis le 1er juillet 1908.

La nature des travaux

Les travaux consistent en deux ensembles d’opérations complémentaires portant d’une part, sur une partie de la voie (12 km traités sur 36,6 km), et d’autre part, sur l’aménagement du tunnel des Montets (2 km).

Les deux objectifs affichés sont de développer le recours au mode de transport ferroviaire dans la haute vallée de l’Arve et de désenclaver la commune de Vallorcine en sécurisant l’exploitation routière du tunnel « mixte » des Montets.

La voie ferrée est constituée d’une voie unique à écartement métrique, électrifiée en 850 volts par un troisième rail latéral. Cette ligne exclusivement dédiée au transport des voyageurs (TER), aussi appelée « Mont-Blanc Express », sert aux échanges entre le bas et le haut de la vallée, tant pour les habitants permanents que pour les touristes (actuellement : environ un train par heure et par sens). Elle traverse six communes : Saint Gervais-Les-Bains (5800 habitants), Passy (12000 habitants), Servoz (1000 habitants), Les Houches (3100 habitants), Chamonix-Mont-Blanc (9400 habitants) et Vallorcine (400 habitants).

Les travaux comprennent :

  • le remplacement, sur une partie très significative des 36,6 km, des composantes de la voie (soit environ 2 310 rails, 34 500 traverses, 42 000 tonnes de ballast, alimentation électrique), notamment sur tout le tronçon qui va de la gare des Tines jusqu’à la frontière franco-suisse
  • la rénovation d’ouvrages d’art (dont deux ponts : le pont rail des Mouilles au PK 8,023 sur la commune des Houches et le pont route au PK 34,543 sur la commune de Vallorcine, ainsi que la dalle et la voûte du tunnel des Montets)
  • le renforcement de l’alimentation électrique et la création de deux sous-stations électriques
  • la mise en place d’un nouveau système de signalisation, compatible avec celui qui est en place du côté suisse
  • des équipements visant à sécuriser la circulation routière dans le tunnel des Montets, plus ou moins assimilables à ceux d’une plate-forme de tramway avec un système de gestion et de sécurité du trafic.

Les travaux entraînent aussi la réorganisation des stationnements et des circulations aux abords de la gare de Montroc et la création de bâtiments techniques au niveau de chacune des deux têtes du tunnel des Montets ainsi que l’aménagement de « bases chantier », c’est-à-dire de zones de stockage d’engins et de matériels.

Le contexte des travaux

Les travaux ont fait l’objet d’un protocole d’intention signé en 2006 avec RFF, la Région Rhône-Alpes, le SIVOM de la Haute Vallée de l’Arve (devenu en 2010, la communauté de communes de Chamonix) et le Conseil général de Haute-Savoie. Le 29 janvier 2011 a été signée aux Houches une convention de financement concernant la rénovation de la voie et de la signalisation, ainsi que la sécurisation du tunnel des Montets de manière à pouvoir faciliter son double usage rail/route en période de risque d’avalanche qui impose la fermeture de l’accès routier (en moyenne 8 jours par an, mais davantage lors des années de fort enneigement).

Le montant estimé des travaux est d’environ 70 millions d’euros HT. Les aménagements ont vocation à être opérationnels au 8 décembre 2013 (entrée en vigueur des horaires du service 2014).

Au sein du massif du Mont-Blanc, la topographie accidentée et le climat alpin rigoureux imposent des contraintes particulières. Ils s’étaleront sur deux années en dehors des périodes hivernales (de début avril à début décembre).

La voie ferrée s’inscrit à proximité de plusieurs zones d’urbanisation, dont une partie importante, notamment dans Chamonix, est située à moins de 100 mètres de la voie ferrée. De Vallorcine à Saint-Gervais, on dénombre environ 33000 résidents permanents auxquels il est utile d’ajouter la population touristique soit 83000 lits en été. Il convient de noter que les touristes porteurs de la carte d’hôte bénéficient de la gratuité sur la ligne entre Servoz et Vallorcine.

La fréquentation de la ligne en 2010 était de l’ordre de 765 000 voyageurs, dont 4250 par jour en haute saison d’été. En haute saison, le motif loisir représente entre 70% et 80% des voyages. Les trajets domicile- travail ou études représentent seulement entre 10% et 15% en haute saison d’été, et de l’ordre de 30% en basse saison.

Les travaux s’inscrivent dans le cadre du plan de déplacement urbain (PDU) de la Haute vallée de l’Arve et dans la politique de la Région Rhône-Alpes de développer les dessertes en TER. L’organisation des transports prévue dans le PDU repose en grande part sur la ligne ferroviaire. Au-delà de la simple modernisation de la voie qui date de plus d’un siècle, le PDU affiche l’ambition d’en faire un « tramway des neiges », avec l’acquisition de rames supplémentaires et la mise en place de parcs-relais pour favoriser l’intermodalité.

Quelle desserte ferroviaire après la modernisation ?

Les ambitions affichées par le PDU en terme de fréquence (3 trains par heure entre Les Bossons et Vallorcine, et plus tard sur Les Houches et Servoz) n’ont pas été retenues, essentiellement en raison du nombre de sections d’évitement qu’il aurait fallu créer pour gérer les croisements des trains sur cette voie unique, conduisant à un coût qu’il n’était pas possible de financer, dans l’état des intentions des différents co-financeurs.

Le scénario retenu est le suivant :

  • en haute saison (206 jours par an) : 2 trains par heure et par sens sur la section Vallorcine – Les Houches ; 1 train par heure et par sens sur la section Les Houches – Saint-Gervais.
  • en basse saison (159 jours par an) : 2 trains par heure et par sens sur la section Vallorcine – Les Houches en heure de pointe, 1 train par heure et par sens en heure creuse ; 1 train par heure et par sens sur la section Les Houches – Saint-Gervais.

Il est ainsi envisagé de faire passer le nombre de voyageurs à 1 246 800 en 2014. Cela représente une hausse de la fréquentation de 61% par rapport à la fréquentation 2010. Cet objectif n’est atteignable que par un report modal massif de la route vers le train représenterait 71%.

Le tunnel des Montets

L’enjeu de la sécurisation du passage routier dans le tunnel des Montets en période de risque avéré d’avalanche correspond à une forte demande de la population de Vallorcine, tout particulièrement lorsque le trafic ferroviaire ne permet pas certains déplacements indispensables.

S’agissant du tunnel des Montets, les travaux sont prévus en deux étapes :

  • entre avril et décembre 2012 pour la plate-forme
  • entre avril et décembre 2013 pour la réfection de la voûte.

Chacune des têtes de tunnel accueillera une zone de stockage d’environ 2000 à 2500 m2 et un local technique de 70m2. Celui de Montroc, au sud, doit accueillir le PC (poste de commandement) d’exploitation locale. Une plate-forme clôturée de 700 m2 accueillera les bungalows et le parking. Un tronçon de 15 mètres de voirie sera en outre créé au débouché sud du tunnel pour relier la plate-forme mixte à la route existant à l’ouest de la voie ferrée et des bâtiments SNCF. Côté Vallorcine, la plate-forme de 650 m2 sera située dans une fourche entre la D1506 et la voie descendant vers le tunnel. Enfin, le pont côté Vallorcine pourrait être démoli et reconstruit pour être élargi à 5 mètres. Des aires étanches de lavage et d’entretien des engins sont prévues de part et d’autre du tunnel.

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Retour sur le comité de ligne de Die du 21 mars

Posted by ardsl sur 23 mars 2012

Didier Jouve (conseiller régional EÉLV) et Magali Beineix (chargée des transports à la Région Rhône-Alpes)

Le comité de la ligne TER Valence – Luc-en-Diois s’est déroulé mercredi 21 mars à Die, sous la présidence du conseiller régional Didier Jouve.

À la tribune, Magali Beineix (chargée de la ligne au service transports de la Région Rhône-Alpes), Thierry Lecomte et Benoît Chatenet (responsables SNCF de la ligne), Blandine Lopez (cheffe du service 2013 à la direction SNCF du TER Rhône-Alpes) et Pascal Ghesquières (RFF) ont répondu aux questions des participants.

Télécharger le document de présentation du comité de ligne Valence – Luc-en-Diois

Peu d’élus présents

L’ARDSL a participé activement à ce comité de ligne qui n’ a réuni qu’une vingtaine de participants. Peu d’élus ont assisté à la réunion. Le maire de Die était représenté par un adjoint. Philippe Leeuwenberg (gauche),  conseiller général (gauche) du canton de Die s’est éclipsé rapidement. Alain Matheron (gauche), président de la communauté de communes du Diois, conseiller général du canton de Châtillon-en-Diois et vice-président du CG26 chargé des transports n’était même pas présent.

Thierry Lecomte quitte ses fonctions actuelles

En préambule, Didier Jouve a remercié le travail accompli par le comité de ligne depuis 2004 et Thierry Lecomte pour sa disponibilité et sa volonté de résoudre les difficultés rencontrées sur la ligne. Il doit quitter fin mars 2012 sa fonction de responsable SNCF des lignes TER de Drôme et d’Ardèche pour occuper une autre fonction au sein du groupe SNCF. Il sera remplacé par Benoît Chatenet.

Une légère baisse de la fréquentation

La fréquentation de la partie drômoise de la ligne a diminué de 0,8% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la fréquentation régionale a progressé de 6,3%.

Dans le détail, le trafic régresse de 5,8% sur la relation Valence – Crest, mais progresse de 9,3% sur la relation Valence – Die.

Une régularité en chute

Le second semestre 2011 a été particulièrement mauvais sur le plan de la régularité. Cela s’explique par les retards récurrents du TER circulant le matin entre Briançon et Romans (arrivée à 8h24 à Valence ville). Il est impacté par le croisement du train de nuit Paris – Briançon.

Service 2013 : l’impact de la fermeture de la ligne Valence – Moirans

La ligne Valence – Moirans sera fermée pendant une année complète. Les TER Briançon – Gap – Romans seront donc limités à Valence ville. Les horaires de certains trains doivent être modifiés pour assurer les correspondances pour Paris avec les TGV à Valence ville.

Le TER 17358 (Briançon 9h16 – Valence ville 13h08 – Valence TGV 13h27 – Romans 13h39) donne actuellement la correspondance sur le TGV 6208 (Valence TGV 13h41 – Paris 15h56). Il devrait être retardé de 40 minutes environ pour assurer la correspondance avec le TGV 6196 (Valence ville 14h04 – Paris 16h33).

Le TER 17366 (Briançon 15h08 – Valence ville 18h42 – Valence TGV 18h53 – Romans 19h03) donne actuellement la correspondance sur le TGV 6130 (Valence  TGV 19h11 – Paris 21h26). Il devrait être avancé de 50 minutes environ pour assurer la correspondance avec le TGV 6198 (Valence ville 18h04 – Paris 20h44).

Le TER 17357 (Romans 14h22 – Valence TGV 14h34 – Valence ville 14h47 – Briançon 18h46) assure la correspondance avec le TGV 6211 (Paris 12h07 – Valence TGV 14h19). Il devrait être avancé de 40 minutes environ pour assurer une correspondance optimisée avec le TGV 6193 (Paris 11h27 – Valence ville 13h56).

Les horaires des TER 17354 (Briançon 4h46 – Valence ville 8h15 – Valence TGV 8h33 – Romans 8h43) et 17365 (Romans 17h54 – Valence TGV 18h03 – Valence ville 18h17 – Gap 20h42) ne devraient pas être modifiés car ils n’assurent pas de correspondance avec les TGV.

À ce jour, les horaires 2013 sont toujours à l’étude.

Les propositions de l’ARDSL pour le service 2013

Améliorer les temps de parcours

Les horaires doivent être revus pour permettre une amélioration des temps. Pour cela, nous proposons de réduire les temps d’arrêts en gare et de faire en sorte que les croisements en voie unique n’induisent pas des pertes de temps en ligne.

Temps de parcours visés :

  • Crest – Valence ville : 25 minutes (contre 36 minutes en voiture individuelle selon Via Michelin).
  • Saillans – Valence ville : 40 minutes (contre 48 minutes en voiture).
  • Die – Valence ville : 1h (contre 1h10 en voiture).
  • Luc-en-Diois – Valence ville : 1h20 (contre 1h31 en voiture).
  • Veynes – Valence ville : 1h55 (contre 2h18 en voiture).
  • Gap – Valence ville : 2h15 à 2h20 (contre 2h50 en voiture).
  • Embrun – Valence ville : 2h50 (contre 3h29 en voiture).
  • Briançon – Valence ville : 3h30 (contre 3h02 en voiture via le col du Lautaret).
  • Crest – Lyon : 1h45 (contre 1h32 en voiture).
  • Die – Lyon : 2h20 (contre 2h06 en voiture).
  • Gap – Lyon : 3h40 (contre 3h en voiture).
  • Embrun – Lyon : 4h15 (contre 3h40 en voiture).
  • Briançon – Lyon : moins de 5h (contre 3h11 en voiture via le col du Lautaret).
  • Crest – Paris : environ 3h.
  • Die – Paris : 3h40.
  • Gap – Paris : environ 5h.
  • Embrun – Paris : environ 5h30.
  • Briançon – Paris : environ 6h15.

Correspondances pour Paris

L’ARDSL soutient la mise en correspondance des TER avec les TGV à Valence ville. Nous réclamons la mise en place de 3 allers-retours quotidiens entre Briançon et Valence en correspondance optimisée avec 3 des 4 allers-retours TGV assurés entre Paris et Valence ville.

Cela implique :

  • la mise en place d’un TER Briançon – Valence en correspondance avec le TGV 6194 (Valence ville 10h04 – Paris 12h33).
  • la mise en place d’un TER Valence – Briançon en correspondance avec le TGV 6191 (Paris 7h37 – Valence ville 10h09). Notons que ce TER desservirait Gap vers 13h. Cela permettrait d’assurer une liaison ferroviaire entre Gap et Briançon à la mi-journée (actuellement aucun train au départ de Gap vers Briançon entre 11h30 et 15h50, sauf le samedi).

Nous souhaitons aussi :

  • la mise en circulation d’un car entre Die et Valence TGV en correspondance avec le TGV 6230 (Valence TGV 7h41 – Paris 9h53) pour bénéficier d’une arrivée dans la capitale avant 10h.
  • la mise en circulation d’un car entre Valence ville et Die en correspondance avec le TGV 6197 (Paris 19h37 – Valence ville 22h06) pour permettre un retour de Paris plus tardif.

Accès à Lyon

L’ARDSL est également attentive aux correspondances à Valence ville entre les TER Briançon – Valence et Lyon – Valence. Des améliorations ont été apportées sur ce point au service 2012. Il ne faudrait pas que cela se dégrade avec les horaires 2013. Face à ce risque important, l’ARDSL demande aux régions PACA et Rhône-Alpes de prolonger 2 allers-retours Briançon – Valence jusqu’à Lyon Perrache. Cette proposition peut être mise en oeuvre en utilisant du matériel bimode (B81500).

Accès à Valence TGV

Avec les travaux entre Valence et Moirans, les Hautes-Alpes et la vallée de la Drôme n’auront plus d’accès ferroviaire à la gare de Valence TGV.

L’ARDSL estime que des navettes routières doivent être mises en place entre Crest et Valence TGV. Cela permettrait aux habitants de la vallée de la Drôme salariés de Rovaltain de s’y rendre en transports publics ou d’accéder aux TGV intersecteurs (vers Roissy, Lille, Strasbourg, Metz, Dijon, Nantes, Rennes, Marseille et Montpellier) sans subir une correspondance à Valence ville.

Desserte périurbaine de vallée de la Drôme

L’ARDSL demande la mise en place de navettes ferroviaires Die – Crest – Valence ville avec des horaires adaptés aux déplacements pendulaires et aux déplacements vers Lyon.

Nous avons demandé l’étude d’un départ de Valence pour Die à 17h00.

Concernant la desserte ferroviaire matinale, nous avons soumis à l’étude deux scénarios :

  1. Le maintien par la Région PACA du TER 17354 (Briançon 4h46 – Valence 8h15). Ce scénario garantit sur le papier une arrivée à Valence avant 8h30 et à Lyon Part-Dieu avant 9h40 depuis les Hautes-Alpes et la vallée de la Drôme. Mais, il est peu robuste sur le plan de la ponctualité (avec toujours les difficultés récurrentes liées au croisement du Lunéa).
  2. La mise en place par la Région Rhône-Alpes de 2 arrivées matinales à Valence à 7h20 et à 8h20. Le premier train partirait Die à 6h20 et desservirait Crest à 6h55. Le second train partirait de Crest à 7h55. Avec le premier train, il serait possible d’arriver à Lyon Part-Dieu dès 8h40. Ce scénario prévoit aussi la mise en place d’un train partant de Valence à 7h25 et arrivant à Crest à 7h49.

Tous les soirs, les habitants de la vallée de la Drôme peuvent emprunter le dernier TER reliant Briançon à Romans. Il s’agit du TER 17366 qui assure les correspondances pour Lyon à Valence ville et pour Paris à Valence TGV. Il dessert notamment Die à 17h42 et Crest à 18h17. Mais avec la fermeture de la ligne Valence – Moirans, ce train devrait être avancé de 50 minutes pour garantir la correspondance à Valence ville avec le TGV 6198 à  18h04 pour Paris. Ainsi le dernier train pour Valence en 2013 desservirait Die vers 16h50 et Crest vers 17h30.

L’ARDSL estime qu’il est nécessaire d’avoir une desserte ferroviaire plus tardive pour les retours vers Valence, Lyon ou Paris. La situation pourrait être critique le dimanche avec les déplacements étudiants qui seraient contraints d’abréger leur week-end dans la vallée de la Drôme.

Nous suggérons donc la mise en place d’un train arrivant à Valence ville à 19h26 en correspondance avec le TER 17724 (Valence 19h34 – Lyon Part-Dieu 20h40). Ce train pourrait partir de Briançon ou de Die suivant les décisions des Régions PACA et Rhône-Alpes.

Télécharger les deux scénarios proposés par l’ARDSL :

Service 2014

Didier Jouve a affirmé qu’à la suite d’une réunion avec Bernadette Laclais (PS, première vice-présidente de la Région Rhône-Alpes chargée des transports),  il avait eu son accord pour que la Région Rhône-Alpes prenne en charge la création de 3 allers-retours ferroviaires entre Valence et le Diois pour répondre aux besoins liés aux déplacements domicile/travail.

Blandine Lopez a précisé que la desserte pourrait être assurée avec un X73500 libéré de l’Ouest Lyonnais ou avec un X72500 de la Région PACA de réemploi X72500.

Travaux

En ce qui concerne les travaux sur la ligne, ceux qui devaient être effectués en 2011 ont été reportés à 2013 (entre le 30 septembre et le 3 novembre). Ils concerneront la section entre Saillans et Vercheny.

Des divergences entre les Régions PACA et Rhône-Alpes

La ligne Briançon – Valence est en quelque sorte une ligne à part entre deux régions avec un service ferroviaire organisé par la Région PACA. Or,  il existe des divergences entre les deux régions concernées :

  • PACA privilégie les correspondances avec les TGV
  • Rhône-Alpes veut favoriser les déplacements domicile/travail, sans pour l’instant développer une desserte ferroviaire spécifique à la vallée de la Drôme.

Il parait difficile de concilier ces deux objectifs. Là dessus se greffe la desserte routière assurée par le département de la Drôme avec des autocars peu confortables et lents (1h20 à 1h40 pour effectuer les 68 kilomètres séparant Die et Valence) avec une tarification inférieure à celle du TER (Valence – Die : 7€ au tarif CG26 ; 12,40€ au tarif SNCF).

Les horaires actuels

Fiche horaire TER Rhône-Alpes

Fiche horaire TER PACA

Fiche horaire CG26

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