ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Allan’

Où en est le projet de gare TGV à Allan ?

Posted by ardsl sur 13 septembre 2012

On n’a plus entendu parler de la gare TGV d’Allan depuis la concertation publique organisée à cheval sur décembre 2011 et janvier 2012. Si ce n’est durant les élections législatives, lors desquelles le sempiternel débat “pour ou contre” a été un peu ravivé.

Non, le dossier n’est pas enterré, confirme le chef de projet de Réseau de Ferré de France, Jean-Dominique Lasserre. « Nous avons fait le bilan de la concertation publique et nous avons terminé les études d’avant-projet qui visent à analyser l’intérêt du dossier« , indique-t-il, « c’est-à-dire déterminer si l’on met la gare côté Allan ou Malataverne, son impact sur les accès routiers, etc. On va restituer ce premier volet courant octobre devant les élus de l’agglomération de Montélimar à l’occasion d’un conseil communautaire« . Le public pourra assister à cette réunion.

Jean-Dominique Lasserre révèle que l’analyse réalisée « confirme le chiffre de 300000 voyageurs par an en moyenne » qui utiliseraient cette nouvelle gare TGV.

La gare d’Allan ne serait donc utilisée au mieux que par 822 voyageurs par jour, dont une grande partie d’utilisateurs actuels de la gare de Montélimar centre. L’ARDSL est opposée à ce projet car il consiste à supprimer les dessertes TGV de Montélimar, Orange et Valence ville et à construire une gare nouvelle en rase compagne, déconnectée des transports publics.

« On reste sur un investissement de 75 millions d’euros »

Quant au coût prévisionnel de la gare, « on peut confirmer assez fermement que l’on reste sur un investissement de 75 millions d’euros. »

Reste donc au moins deux énigmes. Quelles seront précisément les orientations du nouveau gouvernement en matière de transport et celles des différents partenaires financiers de ce dossier (l’agglomération de Montélimar, RFF, les conseils généraux de la Drôme et de l’Ardèche et la Région Rhône-Alpes) ?

De son côté, le député Hervé Mariton (UMP) indique qu’il souhaite, avec le préfet de Région, remettre tous les interlocuteurs autour de la table.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Publicités

Posted in ARDSL, Drôme | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le projet de gare TGV à Allan fait débat

Posted by ardsl sur 25 avril 2012

Tandis que le député-maire UMP de Crest, Hervé Mariton clame qu’« en 2017, la gare TGV d’Allan sera faite », d’autres voix insinuent que le projet s’éloigne tous les jours un peu plus. Dans tous les cas, avec une enquête publique à l’horizon, le sujet est plus que jamais d’actualité chez les soutiens comme chez les opposants au projet.

Pour preuve, les cheminots CGT de Lyon ont organisé mercredi 11 avril un débat public à l’espace Mistral à Montélimar. Ils sont plutôt contre cette gare qu’ils qualifient de « gabegie » et avancent des arguments techniques et financiers :

  • « Pourquoi ne pas développer la gare de Pierrelatte, près du site du Tricastin, pour qu’elle puisse recevoir les TGV. C’est faisable à moindre coût car la ligne grande vitesse et la ligne TER sont raccordées 10 km au sud, à Lapalud (84) » ;
  • « La gare à Allan, ça rallonge le parcours des Ardéchois » ;
  • « Des demandes de réouvertures de gares ne sont pas faites parce qu’il n’y a pas d’argent, mais il y en a pour créer celle-là » ;
  • « Le fin du TGV sur les lignes TER ? Il faut arrêter de rêver, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de TGV vers Saint-Étienne et vers les pistes du Mont-Blanc ! »

À cette liste, s’ajoutent au moins deux commentaires d’élus. Annie Agier (conseillère régionale EÉLV) a clairement dit être « dubitative » et s’inquiète d’avoir vu la gare d’Allan figurer « sur le Schéma régional des infrastructures terrestres ». Quant à Catherine Coutard (élue montilienne d’opposition, MRC), elle reste encore évasive sur sa position. Cependant, elle a répété : « il y a besoin de plus de trains. Il faut amener d’autres solutions. Faisons, par exemple, que la virgule qui existe entre les gares de Valence ville et Valence TGV soit enfin utilisée ».

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Posted in Drôme | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Gare d’Allan : réponses attendues pour mars

Posted by ardsl sur 18 janvier 2012

Une étude complémentaire est en cours afin de répondre aux différentes questions soulevées par le conseil régional de Rhône-Alpes, qui réserve sa décision quant à sa participation financière pour la réalisation d’une gare TGV à Allan (Drôme).

L’information a été confirmée par le député-maire de Montélimar, Franck Reynier (Parti radical) et le député-maire de Crest, Hervé Mariton (UMP). La Région (par la voix de la vice-présidente Bernadette Laclais) souhaite en effet avoir des précisions sur ce projet qui « manque de clarté… Combien de trains s’arrêteront par jour, est-ce qu’ils s’arrêteront au détriment d’autres gares existantes, quel sera le coût d’exploitation, quelle est la position de la SNCF ? Nous avons accepté de cofinancer les études mais avant de passer à une autre étape, il est normal d’avoir tous les éléments de réponse. » La publication du compte-rendu de cette nouvelle étude, dont le coût avoisine les 200 000 euros, a été annoncée pour le mois de mars par Franck Reynier. Quant au planning de RFF, il prévoit la réalisation des études d’avant-projet en 2012.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

Posted in Drôme | Tagué: , , , , , , , | 1 Comment »

Lignes à grande vitesse : les propositions de la FNAUT

Posted by ardsl sur 11 janvier 2012

La FNAUT a toujours soutenu la construction des lignes à grande vitesse, qui a entraîné :

  • une amélioration spectaculaire des relations entre grandes villes françaises et étrangères ;
  • une forte croissance du trafic grandes lignes (depuis 1995) ;
  • des transferts modaux très bénéfiques à l’environnement.

Elle a cependant dénoncé les effets pervers de cette entreprise :

  • une tarification élevée et complexe du TGV ;
  • le positionnement absurde des gares nouvelles ;
  • une dégradation de la desserte de nombreuses villes moyennes ;
  • le détournement des voyageurs sur les LGV ;
  • le manque d’investissement sur le réseau ferré classique.

Elle a approuvé les décisions récentes issues du Grenelle de l’Environnement : lancement des LGV Bretagne, Tours-Bordeaux, contournement de Nîmes-Montpellier, seconde phase de la LGV Est Baudrecourt-Strasbourg.

Faut-il poursuivre l’extension du réseau des LGV au-delà de ces 4 « coups partis » ? La FNAUT s’est longuement interrogée sur cette perspective, elle a examiné soigneusement les arguments des promoteurs des LGV et de leurs opposants.

Elle est aujourd’hui en mesure de présenter ses choix, qu’elle défendra lors de deux prochains colloques.

1 . Critères de pertinence des projets de LGV

Une LGV doit répondre à l’un au moins des trois objectifs ci-dessous.

  • Désaturer le réseau ferré existant. Une LGV est intéressante si sa construction permet de désencombrer un axe classique déjà saturé par les trafics TER et fret, et de développer l’ensemble des trafics. Elle doit pouvoir, dans certains cas, supporter un trafic fret (Montpellier-Perpignan). Une LGV est intéressante si elle permet de désaturer un noeud ferroviaire de province (Lyon Part-Dieu). Une LGV peut être envisagée pour doubler une LGV existante en voie de saturation malgré toutes les possibilités techniques (signalisation ERTMS, trains de plus grande capacité).C’est le cas des LGV POCL et des branches ouest et sud du Rhin-Rhône.
  • Accélérer les trains de voyageurs. Une LGV est pertinente si elle permet de rapprocher de Paris une « poche territoriale » actuellement située à nettement plus de 3h par le train. Une LGV est intéressante si elle permet de provoquer un transfert massif de trafic aérien sur le rail et d’éviter la construction d’un nouvel aéroport. Exemples : Marseille-Nice, Paris-Milan, Paris-Barcelone. Une LGV est pertinente si elle peut permettre la circulation de TER à grande vitesse concurrents de la voiture, par exemple entre Avignon, Marseille, Toulon, Cannes et Nice.
  • Mailler le réseau ferré. Une LGV peut être pertinente si elle permet de renforcer la cohésion du réseau de transport collectif, en donnant accès direct à de grandes lignes classiques, radiales ou transversales, à un réseau TER de province, ou à un aéroport important. Ainsi la LGV Méditerranée donne accès à la ligne du sillon alpin à Valence-TGV. Un maillage du réseau des LGV est souhaitable sur le modèle de l’interconnexion francilienne Est. Les LGV de ce type sont : l’interconnexion francilienne sud, les branches ouest et sud du projet Rhin-Rhône, Toulouse-Narbonne. Une telle LGV permet non seulement d’accélérer les relations entre métropoles, par exemple  Toulouse-Lyon ou Bordeaux-Marseille, mais aussi de faciliter des relations de cabotage à plus courte distance. On peut ainsi concurrencer l’avion sur certaines relations transversales. Une LGV est intéressante si elle constitue un maillon manquant sur un grand axe international, permettant un maillage du réseau européen. C’est le cas de Montpellier-Perpignan (la section internationale Perpignan-Figueras est déjà en service et l’Espagne termine la section Figueras-Barcelone), Lyon-Turin (entre les réseaux LGV français et italien, mais c’est le fret qui est la première justification du projet).

La FNAUT dénonce les illusions des promoteurs des LGV, tels que les grands élus qui veulent aller à Paris ou affirment que « la zone haute technologie de la gare nouvelle attirera de grandes sociétés délocalisatrices innovantes », au risque de marginaliser les gares centrales et leurs quartiers alors que l’on recherche une densification urbaine et que les vraies réussites de quartiers de gares s’observent en milieu urbain.

2. Arguments anti-LGV et réponses de la FNAUT

Une extension du réseau des LGV se heurte aujourd’hui aux oppositions ou réticences très diverses de voyageurs, d’environnementalistes, de géographes et d’économistes, d’élus (rapport Mariton), de SNCF et de RFF.

L’exploitation du TGV par SNCF

La politique tarifaire SNCF est souvent dénoncée. Certains évoquent une ségrégation sociale en évoquant le TGV comme un train réservé aux riches.

Il ne faut pas confondre les LGV et le TGV, dont les effets pervers ne sont pas intrinsèques et peuvent être corrigés.

Le TGV n’est pas le « Concorde du rail », il est utilisé par la classe moyenne et la formule « lowcost » du train Intercités, moins rapide mais moins cher, peut être développée.

L’équilibre économique du TGV est fragilisé par l’augmentation des péages

C’est la thèse de Marc Fressoz, auteur de La faillite à grande vitesse.

Le TGV est pénalisé par les conditions de concurrence avec l’avion et la voiture. La hausse très vraisemblable du prix du pétrole provoquera un report massif de trafic routier et aérien sur le rail qui rentabilisera les nouvelles LGV, il n’y a pas lieu de craindre un sur investissement ferroviaire.

Les nuisances du TGV et des LGV sur l’environnement

On entend souvent les critiques sur l’espace consommé par les LGV (alors que les autoroutes posent le même problème), les coupures urbaines dues au passage d’une LGV, le bruit provoqué par le TGV, les atteintes à la biodiversité, la consommation excessive d’électricité par le TGV.

L’environnement ne se réduit pas à ses aspects locaux et extra-urbains. Le réchauffement climatique menace la biodiversité bien davantage que quelques LGV nouvelles. Le TGV concurrence fortement l’avion, il réduit les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances aériennes subies par les riverains des aéroports.

Le TGV concurrence aussi la voiture, et les LGV permettent de désengorger les lignes classiques au bénéfice des TER et des trains de fret. Le TGV consomme dix fois moins que l’avion.

L’impact du TGV sur l’aménagement du territoire et sur la mobilité

Les opposants au développement du réseau classique mettent en avant que les investissements pour le ferroviaire se concentrent sur les LGV. Dans le même temps, les lignes classiques se dégradent. Certains lignes et noeuds ferroviaires manquent de capacité pour absorber le trafic TER.

Le TGV assèche des territoires intermédiaires et renforcement la métropolisation. Le TGV provoque des mobilités inutile et non durable (les navetteurs TGV). Certains pointent carrément le modèle de développement de notre société (à quoi bon aller si vite ?) .

Aujourd’hui RFF consacre moins de 25% de ses ressources aux LGV.

La construction des LGV bénéficie aussi au réseau classique (désaturation, électrifications).

Un abandon du programme des LGV provoquerait une dégradation générale de l’exploitation ferroviaire et profiterait surtout aux aéroports et aux autoroutes : tous les projets de LGV et d’autoroutes ne doivent pas être mis dans le même sac.

Un moratoire sur les LGV

Certains demandent l’arrêt du développement du réseau à grande vitesse. D’autres plaident pour un aménagement des lignes classiques.

Même fortement améliorées, les performances du train classique ne permettraient de concurrencer l’avion que de manière marginale. La capacité du réseau est devenue insuffisante et la coexistence est trop difficile entre les différents types de trafic.

Le volume des crédits disponibles pour le rail n’est pas une « donnée de la nature » obligeant à choisir entre LGV et réseau classique. Des moyens nouveaux peuvent être dégagés, par des économies sur d’autres investissements (autoroutes, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, canal Seine-Nord) et par une fiscalité écologique portant sur l’avion et la voiture, afin de développer toutes les composantes du système ferroviaire (la Suisse a réussi, grâce à l’introduction de la RPLP, à financer deux tunnels de base : Lötschberg et Gothard).

3. Les projets à retenir et à éliminer

Une sélection rigoureuse des projets de LGV et une hiérarchisation des projets retenus doit être effectuée dans une vision d’ensemble tenant compte à la fois de la cohérence nécessaire du réseau des LGV, de l’équilibre Est-Ouest du territoire national, de la complémentarité LGV-lignes classiques et de la position de carrefour européen de la France.

La somme des intérêts régionaux ne fait pas l’intérêt national. Certains projets sont indispensables, voire urgents, bien justifiés économiquement, susceptibles de provoquer des reports modaux bénéfiques et s’intégrant bien dans l’ensemble du réseau ferré. Mais d’autres sont peu utiles ou purement électoraux et leur défense est contre-productive. Un « réseau Freycinet » de LGV n’aurait pas de sens.

Les projets à éliminer ou à reporter

  1. Le barreau Poitiers-Limoges est sans pertinence : sa réalisation assécherait la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) ; si une desserte TGV de Limoges est reconnue comme nécessaire, elle peut se faire par un raccordement au projet POCL.
  2. Le projet Paris-Normandie manque lui aussi de pertinence. Caen est à 1h50 de Paris, Le Havre à 2h05, Cherbourg à 3h. Un aller-retour Paris-province peut être aisément effectué dans la journée. La priorité est d’assurer la robustesse des services en séparant les trafics normand et francilien grâce à une ligne nouvelle entre Paris et Mantes.
  3. Le projet Paris-Amiens-Calais est prématuré : la LGV Nord n’est pas saturée.
  4. Le projet Toulouse-Narbonne, complétant la transversale sud, est lui aussi prématuré.
  5. Les branches Sud et Ouest du Rhin-Rhône ont perdu de leur pertinence avec l’émergence du projet POCL qui constitue un doublement plus efficace de la LGV Paris-Lyon.
  6. Le projet Bordeaux-Espagne (pour rapprocher Pau et Tarbes de Paris et pour le fret) est peut-être prématuré et doit être mis en balance avec la modernisation de l’itinéraire classique.

Les autres projets de LGV ont tous un intérêt indéniable :

  1. La seconde phase de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône : pour accélérer les TGV Strasbourg-Lyon et désaturer la ligne Mulhouse-Belfort.
  2. Bordeaux-Toulouse : pour rapprocher Toulouse de Paris et concurrencer l’avion.
  3. Marseille-Nice : pour rapprocher Nice de Paris, concurrencer l’avion et concurrencer la voiture par des relations TERGV entre Marseille, Toulon, Cannes et Nice)
  4. le POCL : pour éviter la saturation prochaine de la LGV Paris-Lyon
  5. Lyon-Turin : pour le fret, mais le volet TGV n’est pas marginal
  6. Montpellier-Perpignan : pour désaturer la ligne classique et accélérer les TGV Paris-Barcelone, Toulouse-Lyon.

En définitive, les LGV nécessaires sont nombreuses. Malgré un contexte défavorable, décréter un moratoire sur l’ensemble des projets serait absurde : il faut sélectionner les bons projets.

Le positionnement des gares TGV

Seules les gares centrales sont bien desservies par les réseaux TER, départementaux et urbains. Les gares exurbanisées pénalisent les voyageurs non motorisés, même si (c’est un moindre mal) elles sont parfois positionnées au croisement d’une LGV et d’une ligne classique (Valence-TGV) ; elles s’entourent d’immenses parkings ; et l’expérience montre qu’elles ne favorisent en rien le développement économique. Sauf cas exceptionnel, les projets de gares exurbanisées doivent être abandonnés : Allan- Montélimar, Moulins, Roanne …

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’UDC questionne l’éxécutif régional sur le projet de gare TGV à Allan

Posted by ardsl sur 24 décembre 2011

L’UDC a questionné la majorité de gauche de la Région Rhône-Alpes sur ses intentions concernant le projet de gare TGV à Allan, dans le sud de la Drôme. La réponse du berger à la bergère sortait de la bouche de Bernadette Laclais (PS/Savoie), la vice-présidente en charge des transports, relayée par l’élu de la Drôme provençale, Michel Grégoire, favorable à cet équipement : que la SNCF et l’État disent combien ils entendent mettre au pot avant de passer la patate chaude à la Région.

(Source : Le Dauphiné Libéré).

Posted in Drôme, Politique | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Projet de gare TGV à Allan : la Région Rhône-Alpes pas convaincue

Posted by ardsl sur 27 novembre 2011

Franck Reynier l’a répété : « Quel outil de développement que le TGV ! » Un constat qui faisait (presque) l’unanimité, samedi 25 novembre à l’hôtel de ville de Montélimar, au moment du lancement officiel de la concertation publique concernant le projet de gare TGV à Allan. Presque, car les différents financements ne sont pas bouclés. Le projet, évalué à environ 75 millions d’euros (bâtiment voyageurs, accès et stationnement), a pour l’instant reçu le soutien de l’État à hauteur de 50 %, du conseil général (15 millions d’euros) et de l’Agglomération Montélimar-Sésame (5 millions d’euros). Reste donc à trouver environ 20 millions d’euros. Et si tous les yeux étaient hier tournés vers Michèle Eybalin, conseillère régionale, celle-ci a rappelé que la Région attendait « des éléments sur la pérennité et l’équilibre socio-économique du projet, ainsi que sur la desserte de la gare et la prise en charge des coûts d’exploitation ». Avant d’interroger : « Quid des liaisons avec le département de l’Ardèche ? »

Ce à quoi Franck Reynier répondait : « Des études ont démontré que l’installation d’une gare à Allan [était] possible. » La concertation, déclinée en 3 phases et qui s’achèvera en décembre 2012, permettra peut-être de « fédérer les acteurs du territoire », selon les vœux du député-maire (UMP) de Montélimar.

Lire notre précédent billet sur ce sujet

(Avec Le Dauphiné Libéré)

Posted in Drôme | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Une gare TGV à Allan ? Une fausse bonne idée

Posted by ardsl sur 25 novembre 2011

La FNAUT et l’ARDSL désapprouvent fermement le projet de gare TGV d’Allan, en périphérie de Montélimar, dénué de toute pertinence technique, écologique ou économique : il s’agit d’une fausse bonne idée, d’un caprice d’élus en mal de grand projet.

Une gare TGV à Allan n’accueillerait qu’un petit nombre de TGV (au maximum 4 par sens et par jour).

Contrairement à la gare urbaine de Montélimar, correctement desservie par les bus urbains, les cars départementaux, les trains TER de la vallée du Rhône et les cars TER d’Ardèche, elle serait très mal reliée aux transports publics de proximité : comme celui des autres gares TGV implantées à la campagne et cernées de vastes parkings, son accès se ferait donc essentiellement en voiture.

Sa mise en service entraînerait la suppression de la desserte TGV des gares de Valence-ville, Montélimar, Orange et Avignon-centre.

Sa construction impliquerait une dépense élevée, des travaux routiers importants (sans parler des coûts de fonctionnement), et un regrettable gaspillage d’espace dans une zone à forte valeur agricole.

Le quartier de la gare de Montélimar serait dévalorisé et ses activités commerciales fragilisées (ce phénomène a été observé à Valence et Avignon).

Enfin, comme ici encore le montre l’exemple des autres gares TGV implantées à la campagne, il est illusoire d’espérer que le terrain vague jouxtant la gare et baptisé pompeusement « technopole » se remplira par miracle d’entreprises « innovantes ».

Il y a mieux à faire de l’argent public : faut-il aujourd’hui contribuer à renforcer l’endettement de la France en lançant un investissement inutile et présentant de nombreux effets pervers, alors que le financement de projets ferroviaires indispensables est si difficile ?

La FNAUT rappelle que, malgré ses avertissements émis depuis de nombreuses années, de nombreuses gares TGV ont été implantées, contre tout bon sens, sans connexion directe avec le réseau ferré classique. Cette erreur va être réparée en Lorraine (transfert de la gare de Louvigny à Vandières) et en Avignon (construction d’une « virgule » entre la gare centrale et la gare TGV). Mais faut-il récidiver ailleurs ?

Sur ce sujet :

  • le point de vue de Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes
  • le point de vue de Bernadette Laclais, vice-présidente de la Région Rhône-Alpes chargée des transports

Posted in Drôme | Tagué: , , , , , , | 1 Comment »

Projet Allan TGV : Jean-Jack Queyranne pose les bonnes questions

Posted by ardsl sur 24 novembre 2011

Jean-Jack Queyranne

Le Dauphiné Libéré a interrogé le président de la Région Rhône-Alpes sur le projet d’une gare TGV à Allan.

Pourquoi hésiter à valider la gare TGV d’Allan ?

« Nous avons demandé au Préfet des informations. Quel sera l’impact sur les TER ? Quel est l’engagement de la SNCF à faire des arrêts durables ? Quels coûts de fonctionnement ? La Région attend des réponses. On annonce une gare à 75M€. En dehors de l’État, quels sont les autres financeurs ? La Région veut connaître le niveau de service d’une telle gare. Celles de Valence TGV et d’Avignon n’ont pas eu de financement de la Région.« 

Posted in Drôme | Tagué: , | 1 Comment »

Une grande intercommunalité autour de Montélimar

Posted by ardsl sur 8 novembre 2011

Le préfet de la Drôme a entériné l’union territoriale envisagée depuis le printemps entre la Sésame et le Pays de Marsanne.

15 communes composent actuellement la Communauté d’Agglomération de Montélimar-Sésame :

  • Allan 1600 habitants
  • Ancône 1000 habitants
  • Châteauneuf-du-Rhône 2300 habitants
  • Espeluche : 1100 habitants
  • La Bâtie-Rolland : 1000 habitans
  • La Coucourde : 1000 habitants
  • La Touche : 200 habitants
  • Les Tourettes : 1000 habitants
  • Montboucher-sur-Jabron : 2000 habitants
  • Montélimar : 36200 habitants
  • Portes-en-Valdaine : 400 habitants
  • Puygiron : 400 habitants
  • Rochefort-en-Valdaine : 400 habitants
  • Saulce-sur-Rhône : 1700 habitants
  • Savasse : 1300 habitants.
10 communes composent le Pays de Marsanne :
  • Bonlieu-sur-Roubion 400 habitants
  • Charols 800 habitants
  • Cléon-d’Andran 900 habitants
  • Condillac 200 habitants
  • La Laupie 700 habitants
  • Marsanne 1200 habitants
  • Roynac 500 habitants
  • Saint-Gervais-sur-Roubion 800 habitants
  • Saint-Marcel-lès-Sauzet 1200 habitants
  • Sauzet 1900 habitants.
Montélimar-Sésame exerce la compétence transports. Le réseau Montélibus va devoir s’étendre pour desservir le Pays de Marsanne, un territoire peu peuplée.

Posted in Drôme | Tagué: , | Leave a Comment »

Bernadette Laclais s’exprime sur le projet « Lavande TGV »

Posted by ardsl sur 20 octobre 2011

Certains nourrissent l’idée de construire une halte TGV à Allan, petit village d’un millier d’habitants à 15 kilomètres à l’est de Montélimar. Cette gare serait construite en rase campagne et même peut-être dans un champ de lavande. Ce projet coûterait 70 millions d’euros et entraînerait la suppression de la desserte TGV de Montélimar et Valence ville.

Bernadette Laclais s’exprime sur le sujet dans les colones du Dauphiné Libéré du 20 octobre. La vice-présidente du conseil régional, chargée des Transports déclare : « qu’il faut aller jusqu’au bout des études car le projet manque de clarté. Nous voulons savoir précisément combien de trains s’arrêteront par jour, est-ce qu’ils s’arrêteront au détriment d’autres gares existantes, quel sera le coût d’exploitation, quelle est la position de la SNCF… Nous avons accepté de cofinancer les études mais avant de passer à une autre étape, il est normal d’avoir tous les éléments de réponse.»

 

Posted in Drôme | Tagué: , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :