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Rumilly : des navettes entre la gare et les principales entreprises

Posted by ardsl sur 16 septembre 2012

À l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité et dans le cadre du Plan de Déplacement Inter-Entreprises (PDIE) MOBIALB’ qu’il coordonne et anime, le CAE ( Comité d’Action Économique « Rumilly – Alby développement» ) offre l’opportunité aux entreprises de l’Albanais et à leurs salariés, de tester du lundi 17 au vendredi 21 septembre 2012 un mode alternatif à la voiture individuelle.

Une navette est mise à disposition du lundi 17 au vendredi 21 septembre de 4h35 à 20h30, entre la gare de Rumilly, et les zones d’activités de Rumilly et Alby-sur-Chéran.

Cette navette a pu être mise en place grâce au partenariat d’entreprises membres du PDIE MOBIALB’, Dupessey (un transporteur routier, dont le siège se trouve route d’Aix-les-Bains à Rumilly), Seb (dont la filiale Tefal, est implantée ZI des Granges à Rumilly) et Galderma (un laboratoire de dermatologie, située ZI Touvière à Alby-sur-Chéran).

L’accès à cette navette se fait sur réservation préalable auprès du CAE au 04 50 64 68 06.

La gare de Rumilly (13600 habitants) est desservie par 50 trains régionaux du lundi au vendredi. Télécharger la fiche horaire TER  Annecy – Rumilly – Aix-les-Bains – Chambéry. Le TER est le seul transport public qui dessert efficacement la ville de Rumilly.

Les lignes Lihsa 31 (Rumilly – Annecy, via Alby-sur-Chéran), 32 (Rumilly – Annecy, via Vallières) et 33 (Rumilly – Annecy, via Marcellaz-Albanais) ne font pas office de rabattement vers la gare de Rumilly.

La Communauté de communes du canton de Rumilly ne possède pas pour l’heure la compétence transports urbains. Elle souhaite néanmoins définir sa propre politique des déplacements, des transports et de la mobilité. Pour cela, elle a lancé l’élaboration d’un schéma directeur des déplacements et des infrastructures. Les objectifs du schéma directeur sont les suivants :

  • Favoriser la cohérence entre développement urbain et efficacité du système de déplacements
  • Maîtriser l’usage de la voiture
  • Développer et promouvoir les modes de déplacements doux
  • Mettre en place des services de transports publics
  • Favoriser l’intermodalité
  • Organiser et planifier le développement du réseau d’infrastructures.

Le schéma directeur des déplacements et infrastructures doit traiter de l’ensemble des modes de déplacements (transports en commun, transports individuels motorisés, vélo, marche à pied) et doit tenir également compte des équipements structurants, des infrastructures routières existantes et en projet. Il doit permettre de définir la politique des déplacements de la Communauté de communes, notamment dans les secteurs suivants :

  • la hiérarchisation du réseau de voiries et les plans de circulation
  • la politique de stationnement
  • l’offre de transports en commun et l’intermodalité
  • les cheminements piétonniers
  • la politique cyclable
  • les services à la mobilité (covoiturage, auto-partage, conseil en mobilité, plans de déplacements entreprises…)
  • les mesures d’accompagnement et de valorisation des modes de déplacements alternatifs etc.

Une étude, en 3 phases a été lancée le 20 février :

  • Phase 1 : réalisation d’un diagnostic du système de déplacements et de transports, et des pratiques de mobilité des habitants du canton de Rumilly
  • Phase 2 : élaboration et analyses d’un scénario « au fil de l’eau » poursuivant les tendances actuelles et de plusieurs scénarios prospectifs
  • Phase 3 : approfondissement du scénario final et élaboration du schéma directeur et de son programme d’actions à court, moyen et long termes

Le schéma directeur permet aussi d’étudier les modalités d’une éventuelle prise de compétence de la Communauté de communes dans l’organisation des transports urbains à l’échelle du canton, en lieu et place du Département. Concrètement, cette nouvelle compétence se traduirait par la création d’un Périmètre de Transports Urbains (PTU), érigeant ainsi la Communauté de communes en Autorité Organisatrice des Transports Urbains (AOTU) sur son territoire, à l’instar des intercommunalités voisines d’Annecy (C2A) ou d’Aix-les-Bains (CALB).

La communauté de communes de Rumilly pourrait donc mettre en place à partir de 2013 ou 2014 un service de transports urbains sur son territoire. La ville de Rumilly retrouverait alors une desserte en transports urbains qui avait été supprimée par la municipalité actuelle.

En attendant ce sont les entreprises qui substituent au Département, à la Communauté de communes et à la ville de Rumilly du 17 au 21 septembre (dans le cadre à la semaine de la mobilité) pour organiser des transports collectifs entre la gare et les zones industrielles.

À terme, la mise en place d’un réseau de transports urbains dans l’Albanais devrait permettre une desserte des zones industrielles. Ainsi les salariés pourraient alors venir en TER à Rumilly, puis prendre une navette jusqu’à leur lieu de travail.

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Les entreprises ferroviaires veulent être impliquées dans la future gouvernance du rail

Posted by ardsl sur 27 mai 2012

Au lendemain de la présidentielle et avant que le nouveau gouvernement ne remette en chantier le dossier du ferroviaire, l’Union des transports publics urbains et ferroviaires (UTP) publie une position sur l’organisation de la gouvernance du secteur. Le syndicat patronal qui représente l’ensemble des entreprises ferroviaires opérant en France, demande qu’elles soient davantage impliquées dans le fonctionnement global du système ferroviaire.

C’est Michel Bleitrach, président de l’UTP, qui a fait cette annonce lors d’une rencontre avec la presse le 24 mai 2012.

L’UTP avait déjà pris position en novembre dernier, juste avant les assises du ferroviaire, pour un rapprochement entre RFF et SNCF aboutissant à la création d’un gestionnaire unique du réseau (lire). Une solution partagée désormais par tous les acteurs du système même si on n’en connait pas encore les contours.

Avec cette nouvelle position votée à l’unanimité par les membres du conseil administration (SNCF comprise), l’UTP veut attirer l’attention sur le fait que tous les acteurs, notamment les entreprises ferroviaires privées, mais aussi les autorités organisatrices et les chargeurs doivent être associés « aux choix stratégiques relatifs à l’accès et à l’utilisation du réseau ferroviaire, dans des structures décisionnelles de coopération pour une meilleure transparence et efficacité du système ferroviaire« .

Deux instances de contrôle

Concrètement, l’UTP recommande que l’État distingue deux instances dans lesquelles toutes les entreprises ferroviaires seraient représentées. La première « correspondant au conseil d’administration du gestionnaire du réseau » serait en charge des aspects stratégiques de moyen et long terme : grands investissements d’intérêt général, investissements liés à la régénération du système ferroviaire, grands enjeux économiques…

L’autre instance, serait en charge de la « supervision, le pilotage, le monitoring du réseau (…) RFF doit traiter ses clients comme des clients et pas comme de simples usagers. Ils ne doivent pas être seulement consultés une ou deux fois par an à l’occasion du DRR (Document de référence du réseau) ou de la conférence des sillons« , soutient Bruno Gazeau, délégué général de l’UTP.

Le DRR fixe pour une année les conditions d’attribution des sillons, les redevances de circulation et les redevances d’accès que devront payer les opérateurs ferroviaires.

Cette instance, qui se réunirait tous les mois, pourrait prendre la forme d’un conseil de surveillance qui suivrait, à la fois, les sujets relatifs à l’optimisation de l’utilisation du réseau (planification des capacités et des suivis de chantier, examen des régularités, gestion des défaillances…) et les sujets relatifs à l’accès du réseau (suivi du code d’accès au réseau et les compensations, rationalisation des systèmes d’information…).

Un État fort

Par ailleurs, face à un gestionnaire du réseau réunifié, l’UTP veut un État fort, qui joue son rôle de pilote et de stratège tout en restant garant de la sécurité. « Pour être fort l’État a deux outils, le réseau dont il est actionnaire et les trains d’équilibres du territoire dont il est devenu autorité organisatrice. Il est garant de l’organisation du système ferroviaire, responsable de son financement et des grands choix d’investissements… » Pour l’aider dans sa tâche et baliser le cadre de son action, l’UTP fait une suggestion importante, l’élaboration d’un « code du réseau« , à l’image du « network code » britannique.

« Il s’agit de créer en amont du Document de Référence du Réseau annuel, un code qui fixe plus précisément le cadre contractuel qui lie le gestionnaire du réseau et les entreprises ferroviaires« . Dans le même esprit, l’UTP plaide pour un gendarme du rail, l’ARAF, renforcé et « aux compétences élargies« .

Les autres propositions de l’UTP

La gouvernance du ferroviaire n’est pas la seule préoccupation de l’UTP. Lors de cette rencontre avec la presse, Michel Bleitrach, qui était entouré de ses deux vice-présidents, Jean-Marc Janaillac, PDG de RATP Dev et Marc Delayer, directeur général des transports publics de Cholet, a abordé les autres dossiers de la profession.

Ainsi à propos du transport urbain, le syndicat professionnel, qui rejoint sur ce point le Gart, milite pour que les autorités organisatrices des transports urbains deviennent des « autorités organisatrices de la mobilité durable » dotées de compétences élargies à la voirie, au stationnement, « voire à l’habitat« . L’UTP, réfléchit depuis quelques mois avec les élus du Gart sur la définition d’un nouveau modèle économique des transports publics (lire).

Les deux partenaires ont déjà identifié des leviers permettant de résoudre l’équation du financement du transport urbain français tout en faisant face l’augmentation de la fréquentation des réseaux (+ 4,5% en 2011). Ces réflexions vont être présentées et discutées avec les collectivités et opérateurs du secteur de province dans une sorte de « Road-Show » qui va débuter dans quelques mois.

L’UTP estime « nécessaire une augmentation de la contribution des voyageurs au coût de leur voyage. » Elle plaide également, pour un fléchage des ressources liées au stationnement vers l’amélioration du transport public. Il y a de la marge en la matière puisque « les spécialistes estiment que le taux de fraude dans le stationnement atteint 80%« , souligne Michel Bleitrach.

Un VT pérenne mais pas étendu

Concernant le versement transport (VT), taxe acquittée par les entreprises de plus de 9 salariés, l’UTP qui rappelle que son produit atteint 6 milliards d’euros par an, ce qui en fait le levier économique essentiel du secteur, considère qu’elle doit être pérennisée mais pas étendue avec, par exemple, la création d’un VT additionnel, comme le suggère certains élus. Seule concession de l’UTP « un VT interstitiel peut être envisagé au motif de l’équité des employeurs vis à vis des transports sur l’ensemble du territoire. »

« Nous ne voulons pas alourdir un peu plus les charges des entreprises« , a indiqué Michel Bleitrach qui recevra, le 6 juin, au salon européen de la mobilité, la visite de la présidente du Medef Laurence Parisot « accompagnée de patrons de grands groupes industriels« .

Autre dossier important sur lequel l’UTP travaille depuis plusieurs mois, la recherche de nouveaux modes de financement du transport public. Avec une piste privilégiée, la prise en compte des « externalités » du transport (pollution, accident, congestion), provoquées par la voiture mais payées par l’ensemble de la collectivité.

Consultez les positions de l’UTP sur :

(Avec mobilicites.com).

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