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Un des deux tunnels de contournement de Plan-les-Ouates fermé par le chantier du CEVA

Posted by ardsl sur 16 septembre 2012

Depuis le 5 septembre et pour six mois, seul un des deux tubes du tunnel du Bachet demeure ouvert aux 30000 voitures qui l’emprunte chaque jour. Aux heures de pointe du matin et du soir les deux voies sont mises en sens unique, direction ville le matin, direction autoroute A1 le soir.

Depuis le 5 septembre, seul un tube du tunnel du Bachet-de-Pesay est ouvert à la circulation. Et ce pour six mois. Construction de la future halte Carouge-Bachet du CEVA oblige.

Trait d’union entre l’autoroute de contournement et la route des Jeunes, le tronçon permet à plus de 30000 véhicules par semaine (week-end non compris) d’accéder au centre-ville. Par où peuvent-ils passer entre septembre et février ? Tour d’horizon des mesures prises.

Le matin deux voies vers la ville, le contraire le soir

«La circulation dans le deuxième tube, direction Genève, sera alternée durant la journée avec quatre basculements journaliers», peut-on lire sur le site du CEVA. En bref : on circule sur les deux voies en direction de Genève aux heures de pointe du matin, en direction de Perly aux heures de pointe du soir, et dans les deux sens durant les heures creuses, en bidirectionnel. Simple ? Sûrement pas mais certainement le système le mieux adapté aux flux des véhicules sur ce tronçon. « Les basculements journaliers sont une excellente idée« , relève Guy Zwahlen, président de la section genevoise du Touring Club Suisse. « Mais il faut également une bonne signalétique pour diriger le report de trafic sur un itinéraire de délestage. »

C’est là que le bât blesse. Le réseau cantonal, déjà surchargé, risque de mal supporter l’afflux de véhicules supplémentaires. Les communes concernées sont déjà sur le qui-vive. « Les premiers jours seront déterminants« , relève François Baertschi, maire de Lancy. « C’est très difficile d’anticiper comment les gens vont réagir. Je m’attends un peu à tout. » Son homologue de Plan-les-Ouates n’est pas plus optimiste. « Les automobilistes risquent d’utiliser le réseau de quartier« , craint Thierry Durand. « Beaucoup de gens préfèrent emprunter les petits chemins plutôt que d’être bloqués sur une grande route, même si le gain de temps est quasi nul. » À Carouge, on redoute le report de trafic sur la route de Drize. « Il est déjà trop important sur cet axe, surtout avec la présence de l’école et du cycle« , signale le maire Nicolas Walder. « Il faudra être vigilant. »

Les magistrats des trois communes sont d’accord sur un point : ils manquent d’informations. «On va plus subir qu’autre chose», regrette Thierry Durand.

La conseillère d’État Michèle Künzler a présenté mardi 28 août les détails de l’opération.

Depuis le 5 septembre, seul le tube en direction de Genève est ouvert à la circulation. Et ce pour six mois. Emprunté par plus de 30000 véhicules par jour, le tronçon constitue une artère importante pour entrer dans le centre-ville. L’impact de la fermeture sur le trafic ? «Il y en aura un mais on va essayer de le minimiser autant que possible», rassure la conseillère d’État en charge du Département de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement (DIME).

La solution trouvée consiste en un système de circulation alternée. Entre 6h30 et 9h45, on circuler sur les deux voies du tube en direction de la Jonction ; entre 15h30 et 19h30 en direction de Perly. En dehors de ces heures, le trafic autoroutier sera maintenu en bidirectionnel, soit une voie dans chaque sens. La vitesse sur le tronçon est limitée à 60 km/h au lieu de 80 km/h.

Une importante logistique

Qu’advient-il des automobilistes qui doivent se rendre tôt à Perly ou descendre en ville en fin de journée ? Ils doivent emprunter le réseau cantonal, via des déviations. En d’autres termes : la route de Saint-Julien et la route des Jeunes. «Avec ce système, seul 15% du trafic sera concerné par les déviations», relève Blaise Hochstrasser, directeur de la Direction générale de la mobilité (DGM).

Ces quatre basculements journaliers exigent une importante logistique. Il faut mettre en place des panneaux informatifs à chaque intersection sensible, équiper le tube ouvert à la circulation de signalisations lumineuses, programmer spécifiquement les panneaux autoroutiers ou installer des glissières mobiles. « Il y aura entre deux et cinq minutes de battement entre les différents régimes« , explique Antoine Da Trindade, directeur du CEVA. « À chaque changement de mode, des gens viendront activer les glissières et poser des cônes de séparation. »

Les déviations suffisent-elles à absorber le report de trafic ? « Les trois ou quatre premiers jours seront déterminants« , indique le directeur de la DGM. « En cas de gros problèmes, nous pourrons toujours mettre en place des systèmes de parkings relais avec des bus. » Le dispositif a déjà été envisagé avec les TPG en cas d’accident grave dans le tube.

Les TPG, eux, sont prêts à éviter un engorgement total du réseau en cas d’accident grave dans le tube restant. «Le dispositif d’urgence prévoit que les automobilistes parquent leur véhicule à Archamps et que des navettes les amènent à Plan-les-Ouates ou aux Palettes», explique Philippe Anhorn, responsable de la communication aux TPG.

Une large campagne d’information a été mise en place. Au programme : des encarts dans la presse, des flyers distribués aux douanes, dans les entreprises proches du périmètre et aux riverains.

Le tunnel du Bachet n’est pas le seul touché. La route de La-Chapelle est également fermée pour huit mois depuis le 3 septembre.

Les travaux dans le deuxième tube du tunnel commenceront seulement en juillet 2013 afin, notamment, de limiter l’impact sur le trafic. « Ce sont des moments pénibles« , reconnaît la conseillère d’État. « Mais nous devons nous rappeler pourquoi nous faisons ce chantier. Le CEVA améliorera la circulation à Genève. »

(Avec La Tribune de Genève).

Article publié par Le Dauphiné Libéré

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Circulation ferroviaire : retards et suppressions constatés mardi 7 août

Posted by ardsl sur 7 août 2012

Die : un cheval écrasé par un TER

Les faits ont eu lieu à la sortie de Die en direction de Luc-en-Diois. Il était environ 18h, quand une jeune fille qui ramenait par le licol deux chevaux au “bercail” a préféré gagner du temps, et au lieu d’un détour… couper en traversant la voie ferrée. Un des deux chevaux a alors été percuté par le TER 17366 (Briançon 15h08 – Romans 19h03). Il n’a pas survécu au choc.

Les gendarmes de la communauté de brigades de Die ont procédé aux constatations d’usage. La jeune fille et l’autre cheval sont indemnes, de même que les 250 passagers du TER. Un arrangement devrait intervenir entre SNCF et le propriétaire du cheval, un particulier en vacances dans le Diois.

Cheval-Blanc : le feu ravage un champ situé à proximité de la voie ferrée

L’ampleur de l’incendie n’était pas considérable mais a tout de même nécessité l’intervention de 36 sapeurs-pompiers hier entre 14h30 et 17h30, chemin des Iscles, sur la commune de Cheval-Blanc, en bordure de Durance.

Le feu a pris dans un champ et s’est propagé à la faveur du léger vent qui soufflait hier dans le département, enjambant la route pour se répandre dans le champ voisin. Au total, ce sont 8000 m2 d’herbes qui sont partis en fumée.

Les pompiers de Cavaillon (sous les ordres de l’adjudant-chef Mourgues), de L’Isle-sur-la-Sorgue et de Mérindol étaient mobilisés.

Le trafic ferroviaire ralenti

Le trafic sur la voie de chemin de fer passant tout proche a été ralenti mais pas interrompu. Quant à la LGV située un peu plus loin, elle n’a pas été perturbée par l’incendie.

Malgré l’arrivée sur place du Groupe d’intervention feu de foret (GIFF), il n’y a pas eu de largage de l’eau en raison de la présence d’une station de captage des eaux jouxtant le lieu de l’incendie.

Trains supprimés

  • TER 886712/3 (Ambérieu 8h35 – Saint-Étienne 10h10) : supprimé uniquement entre Lyon et Ambérieu, en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 884662/3 (Saint-Gervais 10h03 – Bellegarde 11h50) : supprimé uniquement entre Annemasse et Bellegarde, en raison d’un accident de personne à Archamps.
  • TER 884509 (Bellegarde 10h09 – Évian 11h30) : supprimé uniquement entre Archamps et Évian, en raison d’un accident de personne.
  • TER 884608/9 (Bellegarde 10h09 – Saint-Gervais 11h55) : supprimé uniquement entre Archamps et Annemasse, en raison d’un accident de personne.
  • TGV 6692/3 (Saint-Étienne 10h13 – Paris 13h03) : supprimé uniquement entre Saint-Étienne et Lyon, en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 884570 (Évian 10h30 – Bellegarde 11h50) : supprimé uniquement entre Annemasse et Bellegarde, en raison d’un accident de personne à Archamps.
  • TER 886816/7 (Saint-Étienne 10h50 – Part-Dieu 11h36) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 886718/9 (Part-Dieu 11h24 – Saint-Étienne 12h10) même motif.
  • TER 884517 (Bellegarde 12h09 – Évian 13h27) : supprimé uniquement entre Bellegarde et Annemasse, en raison d’un accident de personne à Archamps.
  • TER 884616/7 (Bellegarde 12h09 – Saint-Gervais 13h55) : supprimé uniquement entre Bellegarde et Annemasse, en raison d’un accident de personne à Archamps.
  • TER 885607 (Grenoble 12h10 – Gap 14h26) : supprimé uniquement entre Clelles et Gap, en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 886720/1 (Part-Dieu 12h24 – Saint-Étienne 13h10) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 886925 (Roanne 12h24 – Saint-Étienne 13h38) en raison de la mort d’un passager d’un autre TER au Coteau (lire).
  • TER 886726/7 (Ambérieu 13h07 – Saint-Étienne 14h40) : supprimé uniquement entre Lyon et Ambérieu, en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 886724/5 (Part-Dieu 13h24 – Saint-Étienne 14h10) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 886870/1 (Saint-Étienne 14h20 – Part-Dieu 15h06) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 886762/3 (Part-Dieu 14h24 – Saint-Étienne 15h10) même motif.
  • TER 886832/3 (Saint-Étienne 14h50 – Part-Dieu 15h36) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 886730/1 (Part-Dieu 15h24 – Saint-Étienne 16h10) même motif.
  • TER 886852/3 (Saint-Étienne 18h50 – Part-Dieu 19h36) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • TER 17366 (Romans 19h53 – Briançon 0h03) : supprimé uniquement entre Gap et Briançon.

Trains retardés

2h de retard pour le TER 17366 (Briançon 15h08 – Romans 19h03) en raison d’une collision avec un cheval à Die.

1h30 de retard pour le TER 886617 (Roanne 11h30 – Part-Dieu 12h48) en raison du décès d’un passager (lire).

1h15 de retard pour :

  • le TER 17365 (Romans 17h54 – Gap 20h42) en raison de la collision entre un cheval et le 17366 à Die.
  • le TER 17369 (Romans 19h53 – Gap 22h47) en raison de la réutilisation de la rame du 17366.

1h de retard pour :

  • le TER 886828/9 (Saint-Étienne 13h50 – Part-Dieu 14h36) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • le TER 17724 (Marseille 17h04 – Part-Dieu 20h40) en raison d’un dérangement d’installation.

50 minutes de retard pour :

  • le TER 96552/3 (Saint-Gervais 5h03 – Part-Dieu 8h22) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 96554/5 (Évian 5h34 – Part-Dieu 8h22) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 889976/7 (Le Puy 12h41 – Part-Dieu 14h54) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • le TER 17718 (Marseille 15h06 – Part-Dieu 18h40) en raison d’un dérangement d’installation.

40 minutes de retard pour :

  • le TGV 5032 (Dijon 9h20 – Nice 15h36) en raison de travaux.
  • le TER 884608/9 (Annemasse 10h49 – Saint-Gervais 11h55) en raison d’un accident de personne à Archamps.
  • le TER 889980/1 (Part-Dieu 12h06 – Le Puy 14h23) en raison d’un incident d’alimentation électrique.

30 minutes de retard pour :

  • le TGV 6806/7 (Genève 6h42 – Marseille 10h17) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 5306/7 (Bordeaux 7h37 – Dijon 15h39) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 886734/5 (Ambérieu 16h08 – Saint-Étienne 17h42).
  • le TER 886844/5 (Saint-Étienne 16h50 – Ambérieu 18h25).

25 minutes de retard pour :

  • le TER 889993 (Bas-Monistrol 7h58 – Saint-Étienne 8h44).
  • le TER 886758/9 (Part-Dieu 10h24 – Saint-Étienne 11h10) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • le TER 886760/1 (Ambérieu 11h07 – Saint-Étienne 12h40) même motif.
  • le TER 886722/3 (Ambérieu 12h07 – Saint-Étienne 13h40) même motif.
  • le TER 886824/5 (Saint-Étienne 12h50 – Part-Dieu 13h36) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • le TGV 6684/5 (Paris 12h57 – Saint-Étienne 15h47) même motif.
  • le TER 886728/9 (Ambérieu 14h07 – Firminy 16h03) même motif.
  • le TER 886764/5 (Part-Dieu 15h54 – Saint-Étienne 16h40) même motif.

20 minutes de retard pour :

  • le TER 886204/5 (Perrache 6h41 – Firminy 7h50).
  • l’EC 32 (Milan 8h25 – Genève 12h18) en raison de travaux.
  • le TER 886714/5 (Ambérieu 9h07 – Saint-Étienne 10h40) en raison d’un incident d’alimentation électrique.
  • le TER 886716/7 (Part-Dieu 10h54 – Saint-Étienne 11h40) même motif.
  • le TER 17404/5 (Marseille 12h35 – Briançon 17h13) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886726/7 (Ambérieu 13h07 – Part-Dieu 13h48).
  • le TER 886118 (Valence 14h29 – Part-Dieu 15h40) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 5376/7 (Marseille 15h42 – Le Havre 22h01) en raison de la présence d’un bagage non identifié.
  • le TER 886848/9 (Saint-Étienne 17h50 – Ambérieu 19h25).
  • le TER 886155 (Part-Dieu 21h20 – Valence 22h32).

15 minutes de retard pour :

  • le TER 96550/1 (Bellegarde 5h52 – Part-Dieu 7h24) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886902 (Saint-Étienne 6h22 – Roanne 7h34) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 17805 (Dijon 7h40 – Part-Dieu 9h42).
  • le TER 885607 (Grenoble 12h10 – Clelles 13h11) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 5324/5 (Rennes 12h10 – Part-Dieu 16h30) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 6198 (Miramas 16h15 – Paris 20h41) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886232/3 (Perrache 17h11 – Saint-Étienne 17h57).
  • le TER 886196 (Avignon 19h01 – Part-Dieu 21h40).

(Avec ledauphine.com).

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Archamps : une femme se donne la mort en s’allongeant sur la voie ferrée

Posted by ardsl sur 7 août 2012

Le drame s’est produit au passage à niveau d’Archamps, un endroit isolé du réseau secondaire en pleine campagne genevoise.

Une femme, habitante de Saint-Julien-en-Genevois, âgée d’une cinquantaine d’années est morte vers 10h30 mardi 7 août au passage à niveau n°33 à Archamps, percutée par les TER 884509 (Bellegarde 10h09 – Évian 11h30) et 884608/9 (Bellegarde 10h09 – Saint-Gervais 11h55 – rame ZGC n°27671).

La ligne a été suspendue entre Saint-Julien et Annemasse, le temps de permettre aux services de secours et de sécurité d’évacuer dignement le corps de la victime. Le train a été stoppé pendant deux heures sur la voie longeant la zone commerciale d’Archamps.

Pompiers et gendarmes ont été rapidement dépêchés sur les lieux de l’accident pour organiser l’évacuation du corps de la victime coincé sous le train au niveau du milieu de la double rame du TER. Il s’agissait de la première intervention sur le terrain pour le capitaine Stéphane Lhyvernay qui a pris depuis quelques jours le commandement de la compagnie de Saint-Julien-en-Genevois. L’intervention des pompiers n’a pas été facilitée par la violence du choc qui a engendré le blocage du corps de la victime sous le train.

Selon les premiers éléments recueillis par les policiers auprès du conducteur du TER, la femme se serait allongée sur les rails à une soixantaine de mètres de l’arrivée du train. Le freinage d’urgence enclenché à l’approche du passage à niveau d’Archamps n’aura pas permis d’éviter la catastrophe. La femme décéda sur le coup.

Un car affrété par SNCF a été dépêché sur place pour prendre en charge jusqu’à la gare d’Annemasse les quelques dizaines de voyageurs présents dans le train. Les voyageurs au départ d’Annemasse et des gares suivantes ont été acheminées par des trains de remplacement.

Selon les premières constatations, la femme était chaussée de petites sandalettes aux semelles en liège.

(Avec ledauphine.com et latribunerepublicaine.fr).

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Un tram pour desservir Saint-Julien-en-Genevois à l’horizon 2018

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

La Communauté de communes du Genevois ouvre une concertation préalable (du 6 juin au 6 juillet) sur le section française du projet de tramway entre Genève et Saint-Julien-en-Genevois.

«C’est le seul vrai tram transfrontalier. C’est donc ensemble qu’on doit le réussir», lance Bernard Gaud, président de la Communauté de communes du Genevois (34500 habitants). Contrairement aux trams d’Annemasse et de Saint-Genis-Pouilly, qui constitueront un prolongement depuis la frontière des rails genevois, il s’agit, concernant le tram desservant Saint-Julien-en-Genevois (11900 habitants), de prolonger avec le tram 15 des TPG et de lui faire franchir la frontière. Depuis Lancy-Pont-Rouge donc, jusqu’à la gare SNCF de Saint-Julien-en-Genevois.

«Il sera utile pour l’ensemble du canton de Saint-Julien. Grâce à des lignes de rabattement depuis Valleiry et Collonges», précise l’élu français. Pour compléter ce dispositif, un parking relais dédié aux usagers du tram verra le jour près de la gare. Les prévisions tablent sur 4000 à 5000 voyageurs par jour sur le tronçon français. La mise en service est prévue pour 2018. Pour le moment, côté français, débute la phase de concertation publique. Du 6 juin au 6 juillet, tout un chacun est invité à faire part de ses remarques (dans les mairies, lors de réunions publiques ou par mail à tram-avis@cc-genevois.fr).

Trois tracés proposés.

L’un emprunte l’avenue de Genève, tourne devant la mairie pour rejoindre la gare. C’est le plus court – 1,5 km – et donc le moins cher : 30 millions d’euros (soit 20M€ hors taxe par km). Cet itinéraire est préconisé par la CCG. Le deuxième passe devant l’hôpital, compte 2010 mètres et coûterait 40 millions. Le troisième effectue une boucle dans le centre de Saint-Julien avant de rejoindre la gare. Avec ses 2620 mètres, c’est l’option la plus chère (50M€).

Le financement

Pour financer ce projet, désigné lors du dernier discours de Saint-Pierre comme une priorité du Grand Genève, les partenaires franco-genevois comptent sur un financement fédéral, de 40% maximum.

La CCG devrait investir dans ce projet à hauteur de 7M€ à 10M€.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la CCG a obtenu une participation de l’État français au financement de la partie française du projet s’élevant à environ 4,16 millions d’euros (pour une enveloppe de 30 millions d’euros). Le financement du projet à l’étude nécessitera la participation complémentaire de différents partenaires mobilisés actuellement par la CCG. On peut citer :

  • la commune de Saint-Julien pour l’insertion urbaine ;
  • l’Europe, avec le dépôt du dossier de demande de subvention INTERREG ;
  • le Conseil général de la Haute-Savoie, notamment par la mobilisation de fonds frontaliers ;
  • le Conseil Régional Rhône-Alpes.

Les caractéristiques du projet de tramway entre Saint-Julien et Genève

Le projet prévoit :

  • 4 ou 5 stations.
  • un tram toutes les 8 minutes aux heures de pointe.
  • une vitesse moyenne du tram de 17km/h.
  • un temps de parcours de 25 minutes entre la gare SNCF de Saint-Julien et Lancy-Pont-Rouge.
  • un fonctionnement de 5h à 1h.

La gare de Saint-Julien-Genevois, pôle d’échange

L’aménagement du pôle d’échange de la gare de Saint-Julien garantira une connexion aisée entre le tramway, les lignes de bus de rabattement et les TER.

Un parking-relais est envisagé à la gare de Saint-Julien.

Le plan de circulation général de Saint-Julien-en-Genevois sera repensé avec l’arrivée du tramway afin de conserver la possibilité de circuler et d’accéder au centre-ville en voiture.

Une réponse à la congestion automobile

Plus de 20000 habitants de la CCG se rendent à Genève chaque jour. Ces trajets sont majoritairement effectués en voiture individuelle. Seuls 3% des déplacements se font en transports publics. Malgré tout la fréquentation de la ligne D des TPG (Saint-Julien – Genève) a été multiplié par 5 entre 2002 et 2011.

Dès sa mise en service, le tramway permettra de multiplier le report modal par 5. De facto, la baisse de l’usage de la voiture sera significative.

Réunions publiques

  • Mardi 12 juin à 20h30 à Archamps à la Communauté de communes du genevois,  38 rue Georges de Mestral, technopole.
  • Vendredi 22 juin à 18h30 à Valleiry à l’espace Albert Fol, 189 route de Saint-Julien.
  • Mardi 26 juin à 20h30 à Saint-Julien-en-Genevois,  à l’Arande,  24 grande Rue.

Expositions

  • Du 6 au 17 juin à Collonges-sous-Salève (traboule).
  • Du 18 au 24 juin en mairie de Valleiry.
  • Du 25 juin au 1er juillet en mairie de Viry.
  • Du 2 au 6 juillet en mairie de Beaumont.
  • Jusqu’au 6 juillet : à Saint-Julien-en-Genevois (à l’Arande) et à Archamps (au siège de la CCG).
  • En juillet à la gare de Saint-Julien-en-Genevois.
  • En août à Neydens (Vitam Parc).

Planning prévisionnel

  • Bilan de la concertation préalable : automne 2012.
  • Enquête publique : début 2013.
  • Déclaration d’utilité publique : fin 2013.
  • Travaux : entre 2014 et 2018.
  • Mise en service : 2018.

Pour en savoir plus, télécharger :

La Communauté de communes du Genevois

C’est la collectivité française qui est maître d’ouvrage de la partie française du tramway Saint-Julien – Genève.

La CCG regroupe depuis 1996, 17 communes :

  • Archamps : 1900 habitants
  • Beaumont : 2100 habitants
  • Bossey : 700 habitants
  • Chênex : 600 habitants
  • Chevrier : 400 habitants
  • Collonges-sous-Salève : 3700 habitants
  • Dingy-en-Vuache : 600 habitants
  • Feigères : 1500 habitants
  • Jonzier-Épagny : 700 habitants
  • Neydens : 1500 habitants
  • Présilly : 700 habitants
  • Saint-Julien-en-Genevois : 11900 habitants
  • Savigny : 700 habitants
  • Valleiry : 3100 habitants
  • Vers : 700 habitants
  • Viry : 3600 habitants
  • Vulbens : 1000 habitants.

La CCG prend la compétence transport urbain

La Communauté de communes du Genevois a obtenu par un arrêté préfectoral du 11 mai 2012, la compétence transport. Elle est désormais autorité organisatrice du transport urbain (AOTU) sur son territoire.

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Pas d’augmentation des fréquences des bus transfrontaliers

Posted by ardsl sur 10 décembre 2011

L’offre des TPG augmente dès le 11 décembre (les détails ici). À l’exception de la ligne Thonon-Genève, rien n’est prévu pour les transports publics transfrontaliers.

Les Transports Publics Genevois desservent Veigy (ligne G), Saint-Julien et Valleiry (ligne D), Saint-Genis et Val-Thoiry (ligne Y), Ferney-Voltaire (ligne O), Gex (ligne F), Bois-Chatton (P+R) (ligne Z). La ligne T relie depuis quelques mois Challex à la gare de La Plaine (ligne T). Aucune de ces lignes ne verra ses fréquences augmenter le 12 décembre prochain, malgré des fréquentations en forte hausse.

Ces lignes transfrontalières sont gérées par un GLCT (groupement local de coopération transfrontalière) qui réunit le canton de Genève et les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Le GLCT est une institution binationale prévue par les Accords de Karlsruhe. Un GLTC permet des financements communs d’un service public spécifique, en l’occurrence les transports publics routiers. Le GLTC Unireso dispose d’un budget de 4,5 millions d’euros. Ainsi la ligne D Genève gare de Saint-Julien est subventionnée par le canton de Genève à hauteur de 600’000 euros et par le Conseil général de la Haute-Savoie à hauteur de 200000 euros. La clé de répartition est en l’occurrence de trois quarts, un quart. Elle varie pour chaque ligne en fonction du kilométrage parcouru en Suisse et en France.

Cette absence de renforcement des dessertes peut s’expliquer par :

  • des questions budgétaires : le canton de Genève n’a pas encore voté son budget 2012
  • des questions financières : les Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie et le canton de Genève ont des moyens limités
  • des questions techniques : comme le gabarit des routes ou la présence de passage à niveau.

Feu rouge pour relier le téléphérique depuis Veyrier

Pour prolonger la ligne 8 de Veyrier jusqu’au téléphérique du Salève, il faudrait que le département de la Haute-Savoie installe des feux sur la D1206 juste après la douane de Veyrier au Pas de l’Échelle.

À Collonges-sous-Salève et Archamps, un temps desservis par la ligne 44 qui monte de Carouge à La Croix-de-Rozon, un prolongement de la ligne vers le business park et le multiplex cinématographique est envisagé. Là aussi, il faut attendre l’adaptation du réseau routier français, notamment la construction d’un giratoire au Pont-de-Combe, et trouver le financement.

Du côté du pays de Gex, l’augmentation de la fréquentation de la ligne Y vers Saint-Genis-Pouilly et Val-Thoiry, consécutive à la prolongation du tram jusqu’au CERN, achoppe à des problèmes financiers et techniques. En revanche, une ligne nouvelle reliera courant 2012 Gex à Coppet par Divonne.

«Le contrat septennal qui lie le GLCT aux concessionnaires expire en 2014. Les négociations sont en cours pour augmenter le service et la qualité des transports publics régionaux » assure Leuk Godbert, directeur du GLCT.

(Avec La Tribune de Genève).

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