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Jean-Jack Queyranne : « le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie »

Posted by ardsl sur 23 mai 2012

Jean-Jack Queyranne à Genève le 15 novembre 2011 lors de l’inauguration des travaux du CEVA. Photo : Joël Grandcollot.

Selon le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, le CEVA (Cornavin Eaux-Vives Annemasse) symbolise l’avenir du Grand Genève. Le président de la région Rhône-Alpes regrette les querelles politiques locales autour du projet du CEVA.

Pourquoi le CEVA est-il, à vos yeux, un projet majeur ?

« Le CEVA établit des liens entre les différentes composantes de cette agglomération. Cette agglomération est aujourd’hui fortement marquée par les phénomènes transfrontaliers et ce qu’ils génèrent en matière de difficultés de transport, de pollution et d’encombrement.

Aujourd’hui, le CEVA s’impose comme étant un moyen de transport moderne… même s’il a été imaginé il y a déjà cent ans ! Le CEVA a fait l’objet d’un engagement de la Région dès 2004 : il a été voté à l’unanimité et a toujours été confirmé depuis. Il nous semblait en effet indispensable qu’il y ait une sorte de RER entre Annemasse et Cornavin pour mettre fin à cette absurdité qui voulait que les trains passent par Bellegarde pour revenir à Annemasse.

Mais par ailleurs, ce CEVA permettra d’irriguer toute la Haute-Savoie avec cette étoile annemassienne à quatre branches permettant d’aller sur Évian, sur la vallée de l’Arve, Annecy et Bellegarde. C’est aussi pour cela que la Région s’est engagée, puisqu’au-delà du financement des travaux du parcours, nous investissons dans 19 rames d’un montant total de 150 millions d’euros, auquel s’ajoutera le déficit d’exploitation. »

Le financement du projet (côté français) est subitement passé de 244 à 231 millions d’euros. Sur quoi rogne-t-on ?

« Du côté de RFF, l’estimation faite avait été généreuse (en euros valeur 2017) ; celle-ci a été revue à la baisse. Par ailleurs, quelques aspects techniques ont permis de revoir la facture à la baisse d’une dizaine de millions d’euros. »

Le dossier s’est extrêmement politisé en Haute-Savoie, créant une sorte de scission entre les intérêts du nord et du sud du département : comprenez-vous les crispations nées autour de ce projet ?

« Non, je ne les comprends pas. Le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie. En même temps, et cela a été un des éléments de la discussion sur le financement, les fonds frontaliers ont aussi une utilité pour soutenir les projets d’investissement. Concernant des projets d’investissement de cette nature-là, il semble parfaitement légitime que ces fonds les financent afin d’améliorer la vie quotidienne. »

Rappelez-nous comment s’est bouclé le financement de la partie française…

« 45 millions d’euros pour l’État, 55M€ pour la Région, 55M€ pour le Conseil général, un peu plus de 28M€ pour les collectivités locales (dont le Syndicat d’aménagement du Chablais, pour 5,25 M€), 35 M€ pour RFF et enfin 12 M€ pour la Confédération helvétique (via les CFF). »

Pourquoi les CFF abondent-ils à hauteur de 12 M€ ?

« La puissance électrique n’est pas la même entre le réseau suisse et le réseau français : un système de conversion de puissance électrique doit être mis en place ; les Suisses ont accepté de le prendre en charge. »

Comment se fait-il que la Suisse puisse débloquer plus d’un milliard de francs en un temps record et que plusieurs années soient nécessaires côté français pour trouver 230 millions d’euros ?

« Côté français ce sont certes deux kilomètres, mais auxquels s’ajoute la gare d’Annemasse. Or, au départ, on avait surtout parlé de l’infrastructure ferroviaire sans voir les effets sur la gare d’Annemasse. Nous avons par ailleurs travaillé pour maintenir la circulation des trains de fret (Eaux d’Évian notamment) impliquant des aménagements importants. La Région s’est fortement engagée mais il a fallu obtenir le soutien de l’État qui, au départ, ne voyait ce CEVA que comme une simple liaison locale. Il a fallu convaincre que c’était bien plus que cela pour obtenir un financement significatif. Dans un contexte de restriction des finances publiques, il a donc fallu négocier, arbitrer, discuter pour obtenir ces crédits. Je pense que l’arrivée de la Région dans ces discussions (nous sommes entrés dans le CRFG (Comité régional franco-genevois) en 2004) a été un élément déterminant dans cette réussite parce que nous ne sommes plus restés dans une vision « localiste », étroite, faite de petits intérêts locaux. »

Justement, le CEVA est-il le symbole de ce projet d’agglomération franco-valdo-genevois dont la seconde mouture sera signée fin juin ?

« Oui c’est un des liens essentiels. Il y en aura d’autres à développer, je pense par exemple pour le Pays de Gex au prolongement du tram qui arrive au rond-point du CERN. Mais oui, le symbole du CEVA est fort. On ne pouvait pas imaginer un projet d’agglomération sans progrès en matière de transport. »

Le projet sera opérationnel sur le Chablais pour 2017

Le CEVA (Cornavin-Eaux Vives-Annemasse) ne se résume pas à un simple RER genevois. Les trains irrigueront toute la région, jusqu’à Évian-les-Bains notamment.

Le CEVA doit entrer en fonction en décembre 2017. Le Chablais bénéficiera d’une cadence horaire et même à la demie-heure en période de pointe. Les temps de parcours pour se rendre à Cornavin seront significativement améliorés.

Enfin, Jean-Jack Queyranne « ne comprend pas » la polémique lancée par Astrid-Baud Roche (lire).

(Avec Le Messager).

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Le Chablais bénéficiera du CEVA dès sa mise en service prévue fin 2017

Posted by ardsl sur 20 avril 2012

Avec CEVA, la gare de Thonon-les-Bains sera à 53 minutes de Genève Cornavin, avec à la clé 22 relations quotidiennes possibles entre Thonon et Genève.

Les gares d’Évian, Thonon, Perrignier, Bons-en-Chablais et Machilly, situées sur la ligne ferroviaire Évian – Annemasse bénéficieront dès décembre 2017 de relations directes avec le centre de Genève grâce à la réalisation du CEVA (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse).

Un hebdomadaire a publié dans son édition du 19 avril des « informations » pour le moins erronées sur la desserte du Chablais à l’horizon de la mise en service du CEVA.

Ouverture du CEVA : décembre 2017

Les travaux du CEVA ont pris du retard, en raison des recours déposés pour les opposants genevois au projet. Ils ont démarré le 15 novembre 2011 (lire). La justice suisse a débouté les derniers opposants le 29 mars 2012 (lire).

La durée incompressible des travaux est de 6 ans.

Le CEVA ne pourra donc être mis en service avant fin 2017. Les CFF et RFF visent une ouverture aux voyageurs pour le lancement du service 2018, soit le 9 décembre 2017.

Aménagement des gares de Thonon et Évian

Les gares de Thonon et Évian seront réaménagées d’ici 2017.

La ligne Évian – Annemasse bénéficie déjà d’une signalisation moderne

Depuis février 2007, la ligne à voie unique reliant Évian à Annemasse est équipée d’une signalisation automatique (BAL), qui autorise le passage de 70 trains par jour. Le trafic actuel comprend 32 TER (16 allers-retours) et une dizaine de trains de fret.

A l’ouverture du CEVA, il est envisagé la circulation de 22 allers-retours TER sur la ligne Évian – Annemasse, soit un train toutes les 30 minutes aux heures de pointes et un train par heure le reste de la journée.

Pour aller au delà de ce niveau de trafic, le doublement de certaines sections de la ligne a été étudié. Un investissement de 126 millions de francs suisses (105 M€) serait envisagé à un horizon 2019-2022. Il s’agirait notamment d’organiser des croisements dynamiques des trains à Machilly, Bons-en-Chablais et Perrignier (en allongeant les voies d’évitement actuelles). Ce projet pourrait être financé au titre du projet d’agglomération franco valdo-genevoise. C’est la mesure 137. Ce projet n’est pas dans les priorités ferroviaires pour la période 2015-2018, car il n’est pas indispensable pour accroître le trafic ferroviaire sur la ligne du Chablais.

En revanche, la section Annemasse – La Roche-sur-Foron, commune aux trains Annecy – Annemasse et Saint-Gervais – Annemasse, n’est pas actuellement équipée du BAL. Il est indispensable que cette section dispose d’une signalisation performante pour assurer une cadence horaire entre Genève et Annecy ainsi qu’entre Genève et Saint-Gervais. C’est pourquoi cette mesure a un caractère prioritaire et doit être réalisée d’ici 2018. Sinon cela signifierait que le RER franco-valdo-genevois ne pourrait pas desservir efficacement la vallée de l’Arve et le bassin annecien.

L’imposture d’Astrid Baud-Roche

La conseillère municipale de Thonon-les-Bains et candidate dissidente de l’UMP à la députation, Astrid Baud-Roche est la seule personne à s’exprimer (et donc sans doute la seule à avoir droit de cité aux yeux de cet hebdomadaire) dans cet « article ».

Astrid Baud-Roche déclare successivement : « les élus du Chablais ont pris une véritable douche froide » en découvrant que le Chablais n’avait plus la priorité. « En 2013, nous avons trois projets : Genève/Annemasse et Annemasse/La Roche en priorité 1 ; et Annemasse/Chablais en priorité 2. Au départ, il s’agissait d’un projet global de RER sud-lémanique. Maintenant, comme on ne peut pas tout payer, la priorité est donnée à Annecy. Bernard Accoyer a voulu récupérer la liaison pour l’agglomération annécienne. De toute façon, il a récemment déclaré que la Haute-Savoie du nord n’était pas une priorité. Une fois de plus on fait passer l’agglo d’Annecy avant nous. »

Astrid Baud-Roche fait preuve d’une démagogie sans limite en tenant de tels propos. Il n’y a jamais eu la volonté de privilégier une branche du futur RER plutôt qu’une autre. C’est la situation actuelle (signalisation moderne sur Annemasse – Évian ; signalisation archaïque sur Annemasse – La Roche – Annecy / Sallanches) qui explique que la desserte ferroviaire actuelle :

  • 16 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Évian.
  • 9 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Saint-Gervais.
  • 5 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Annecy.

Le Chablais bénéficie incontestablement d’une meilleure desserte vers Annemasse que la vallée de l’Arve ou que le bassin annecien.

Astrid Baud-Roche tente de faire croire que le Chablais serait oublié par le futur RER. Elle est sans doute la seule à croire en Haute-Savoie que le RER serait « un RER sud-lémanique« . Le RER desservira toute la Haute-Savoie, et pas seulement Annemasse et le Chablais. La priorité n’a jamais été donné dans ce projet à Annecy. La priorité absolue est de réaliser la liaison manquante entre Cornavin et Annemasse et la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron. C’est ainsi que la Haute-Savoie se dotera d’un RER desservant à la fois le Chablais, Annemasse, Annecy et la vallée de l’Arve.

Nous laisserons néanmoins Bernard Accoyer (député-maire UMP d’Annecy-le-Vieux et premier vice-président de la communauté de l’agglomération annecienne) répliquer aux attaques personnelles d’Astrid Baud-Roche. Néanmoins, on peut que constater qu’Astrid Baud-Roche tente de faire croire que Bernard Accoyer serait un ardent défenseur du CEVA pour relier Annecy – Genève. Les faits ne sont pas en faveur des propos de la conseillère municipale de Thonon. Bernard Accoyer a été le défenseur numéro 1 de la création d’une seconde autoroute entre Annecy et Genève. Il a tenté à plusieurs reprises de s’opposer à la réalisation du CEVA. Il était d’ailleurs absent lors de l’inauguration des travaux le 15 novembre 2011 à Genève et tente toujours de faire capoter le plan de financement de la partie française du CEVA. Bernard Accoyer est également un opposant à l’agglomération franco valdo-genevoise. Il n’y siège pas et ne peut donc agir sur le choix des investissements définis par cette agglomération transfrontalière.

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Et si les employeurs suisses payaient une partie des abonnements de transports publics des frontaliers ?

Posted by ardsl sur 18 octobre 2011

L’adjointe UMP au maire de Thonon-les-Bains lance un pavé dans la marre. Astrid Baud-Roche voudrait que la prise en charge de la moitié des abonnements de transports publics soit prise en charge par les employeurs en Suisse, à l’image de ce qui se pratique désormais en France.

Le Matin, 16 octobre

Astrid Baud-Roche veut faire payer les patrons suisses

Sur le modèle français, une élue de Thonon-les-Bains voudrait que les employeurs suisses financent la moitié de l’abonnement CGN de leurs salariés frontaliers. Les organisations patronales sautent au plafond. Mais en Suisse, certaines sociétés ont déjà pris des mesures.

Astrid Baud-Roche, l’ajointe au maire de Thonon-les-Bains (F), l’affirme: «La facture est salée pour les pendulaires, c’est pourquoi il serait judicieux d’inciter leurs employeurs à en payer les 50%.»

Voilà une idée pour le moins originale. Astrid Baud-Roche, ajointe au maire de Thonon-les-Bains (F), aimerait que les employeurs suisses aident leurs salariés frontaliers à financer leur abonnement auprès de la Compagnie Générale de Navigation (CGN). «Je m’inspire de la loi française, qui oblige les entreprises, depuis 2009, à payer la moitié des frais de transports à leurs collaborateurs, pour autant qu’il s’agisse de transports publics», explique cette élue UMP.

330 francs par mois

Tout est parti d’une étude récente du Groupement transfrontalier européen (GTE) sur les usagers de la CGN, qui relève que la majorité des 1600 personnes prenant le bateau chaque jour pour aller travailler en Suisse trouvent les tarifs trop élevés. A titre indicatif, un abonnement mensuel Evian-Lausanne revient à 270 francs en deuxième classe, tandis que le trajet Thonon-Lausanne coûte 330 francs. Avec les Transports lausannois en plus, l’addition augmente de près de 30 francs par mois. «La facture est salée pour les pendulaires, c’est pourquoi il serait judicieux d’inciter leurs employeurs à en payer les 50%, ajoute Astrid Baud-Roche. En plus, cela baisserait le nombre de personnes sur les routes et les inciterait à emprunter les transports en commun, ce qui est plus écologique !»

Même si elle fait partie du bureau du syndicat mixte de l’Agglomération franco valdo-genevoise, cette Française confie ne pas avoir beaucoup de moyens pour faire pression sur les autorités suisses. Pour ce «combat d’avenir», comme elle l’appelle, elle compte sur l’action du GTE. Problème : celui-ci ne voit pas comment procéder. Embarrassé, Michel Charrat, président de l’organisation, parle d’une «bonne idée, mais qui pourrait ne rester qu’un vœu pieux» et renvoie la balle dans le champ politique.

Côté suisse, les réactions sont bien plus catégoriques. «Je ne connais pas Astrid Baud-Roche, mais sa vision, très franco-française, montre une méconnaissance totale du système suisse, assène Jean-Hugues Busslinger, directeur du département de politique générale du Centre patronal vaudois. Si le niveau des salaires en Suisse était comparable à la France, on pourrait se poser la question. Mais les frontaliers ne sont pas à plaindre, sinon ils ne seraient pas 18 000 à passer la frontière chaque jour.»

Directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), Claudine Amstein trouve cette proposition «étonnante, alors même que les entreprises sont fragilisées par le franc fort». Et d’ajouter qu’il est important de maintenir le «principe d’égalité de traitement» entre les collaborateurs: pourquoi aider les frontaliers, et pas les autres? «On paie les gens par rapport au travail qu’ils effectuent et non pas par rapport à leur situation personnelle ou leur lieu de domicile», dit-elle.

«Une ségrégation entre résidents suisses et frontaliers est inacceptable », affirme Nathalie Hardyn, directrice adjointe de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG). « En outre, obliger une société à financer les trajets de ses pendulaires n’est pas possible, car la plupart sont des petites entreprises qui n’ont pas le budget pour.»

Mais en Suisse, tous ne partagent pas les réticences des organisations patronales. Alors que la Confédération débat du financement des transports, notamment du rail, syndicats et partis politiques cherchent tous des solutions pour ne pas faire payer l’entier de la facture aux usagers. Sans limiter sa réflexion aux frontaliers, Jean-Claude Hennet, secrétaire de la Conférence des transports de Suisse occidentale (CTSO), souligne que «les employeurs tirent aussi profit de la mobilité de la main-d’œuvre, donc on pourrait imaginer qu’ils contribuent aux frais de déplacement de leur personnel».

Bus transfrontaliers

Dans les régions frontalières, certaines entreprises n’ont pas attendu Astrid Baud-Roche pour mettre en œuvre de telles mesures, par le biais des «Plans de mobilité». Dans la vallée de Joux, Jaeger-LeCoultre a créé trois lignes de bus d’entreprise entre la France et la Suisse, que ses salariés empruntent sans verser un seul franc. Sur son site d’Orbe, Nestlé verse à chaque collaborateur 25% du montant de son abonnement de transports publics. Au Locle, Johnson & Johnson partage les coûts de bus transfrontaliers avec d’autres entreprises et offre un abonnement annuel à ceux qui renoncent à leurs voitures. A quand les mêmes projets sur les bords du Léman ?

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