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Philippe De Mester devient directeur général des services de la Région Rhône-Alpes

Posted by ardsl sur 12 juillet 2012

Portrait. Inconnu des Lyonnais, Philippe De Mester prendra courant septembre sa nouvelle fonction de directeur général des services de la Région Rhône-Alpes. Il succède à ce poste à Thierry Lataste, nommé préfet de la Région Languedoc-Roussillon. Phillippe De Mester occupe actuellement la tête de l’Opac du Rhône et de ses 43 000 logements dans le département. Énarque après avoir débuté comme assistant social dans son Nord natal, son itinéraire n’a rien de celui d’un enfant gâté. Mais celui d’un homme chaleureux dont la volonté de servir les autres mérite d’être mieux connu.

Il a tout fait. Ou presque. Même l’Éna est passée sur la trajectoire de cet homme avenant mais « bouillonnant voire éruptif » selon l’un de ses amis.

Philippe De Mester, c’est le Nord, là où il est né et où il a grandi, à Calais en particulier. Avec son flot de valeurs qui caractérise tant cette région : la solidarité, la générosité, l’amitié, la sincérité … Elles sont notamment incarnées par son père, un personnage hors norme à l’origine de l’éducation populaire par le biais du théâtre. Son père, qui avait jusque-là travaillé dans l’incontournable industrie locale de la dentelle, crée la Maison des Jeunes de Calais.

Un havre où se mêlent le social et la culture dans l’effervescence soixante-huitarde et dans laquelle va s’épanouir le jeune Philippe tout étourdi par cet extraordinaire tumulte artistique. Bachelier, il aspire à travailler comme assistant social. Une vocation qui doit l’entraîner à quitter Calais pour Lille. Mais financièrement, ça ne passe pas. Alors Philippe met ses projets entre parenthèses, le temps de mettre de l’argent de côté et de se payer ainsi ses études.

Il trouve une place d’assistant chimiste dans une usine qui fabrique des fibres synthétiques. L’expérience est suffisamment enrichissante pour qu’il n’y reste pas plus longtemps. Lille lui ouvre enfin ses portes et Philippe découvre un nouveau monde sous ses multiples facettes.

Celui des études dans lequel il plonge très motivé par son avenir professionnel en tant qu’assistant social. Dans son amphi, 5 garçons et 90 filles dont celle qui deviendra sa femme. Tous les deux sont recrutés à Lille au service départemental de l’enfance en charge notamment du placement des enfants dans les familles d’accueil.

Philippe De Mester aime son métier mais il veut bouger comme aspiré par une ambition encore mal éclairée. Pourquoi ne pas devenir inspecteur ? Oui mais la carrière de l’assistant social va en fait connaître un coup de booster inattendu. L’un de ses amis lui parle de l’Éna (École nationale d’administration) et de son accès par concours externe. « Pourquoi pas moi ? », s’interroge le jeune Nordiste, père alors d’un premier enfant. Son succès à ce concours redouté va le faire basculer dans un monde « peu habitué à admettre des profils atypiques ». Il se retrouve dans la promo « Denis Diderot » où il rencontre Hervé Gaymard et Augustin de Romanet mais son passage entre 1984 et 1986 dans cet antre du savoir ne l’intimide guère. La préfectorale le passionne.

De la Manche aux Alpes-de-Haute-Provence, les dossiers lourds ne manquent pas. Mais certains restent plus ancrés que d’autres dans sa mémoire d’homme au service de l’État. Comme celui du cyclone Hugo qui dévaste la Guadeloupe alors que Philippe De Mester est directeur de cabinet de la préfecture. Il doit tout gérer dans l’urgence.

En 2001, le voilà nommé pour la première fois préfet. La consécration ! C’est à Mayotte qu’il est appelé pour vivre une expérience inoubliable dans cette île frappée par une pauvreté endémique. Puis après un court passage à la préfecture de Digne, il se fixe à Lyon comme directeur régional de Réseau Ferré de France pour Rhône-Alpes et Auvergne après avoir refusé un autre poste à Paris. Un choix pris en commun avec son épouse et ses deux enfants. Là aussi, les dossiers chargés ne manquent pas comme le grand projet d’infrastructure du Lyon-Turin et celui du nœud ferroviaire lyonnais. Pas de quoi l’impressionner pour autant et sa force de persuasion ne laisse personne indifférent. « Il ne lâche rien et il dispose d’une vision avec de vraies convictions d’humaniste » le décrit Éric Delzant, haut fonctionnaire qui lui a succédé à la préfecture du Tarn.

Les dossiers de RFF le passionnent mais Michel Mercier, président du Conseil général, le repère et lui propose de prendre la direction générale de l’Opac du Rhône (43 000 logements). Encore un autre monde, celui de l’immobilier avec ses codes mais celui du social n’est pas très loin. Souvent sur le terrain, son credo portant sur l’amélioration des relations de son office avec ses clients entraîne toute son équipe sur la même dynamique. Mais derrière ce profil d’homme au service de la collectivité, se cache aussi un homme très attaché à sa famille et à ses passions notamment musicales. D’ailleurs, ne cherchez surtout pas à le joindre le mardi soir : il chante au sein d’un ensemble vocal à Oullins ! Et à 56 ans, Philippe de Mester dispose d’un solide répertoire haut en couleurs et il n’est sans doute pas prêt d’abandonner son pupitre.

 (Avec Le Progrès).

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Veolia Transdev : le flou règne dans la stratégie comme dans la communication

Posted by ardsl sur 28 juin 2012

Nouvel épisode dans l’interminable feuilleton du désengagement du secteur des transports de Veolia. Mi-juin, le directeur général par intérim de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC), Antoine Gosset-Grainville, avait refusé l’offre présentée par le fonds Cube, au motif qu’elle ne valorisait Véolia Transdev qu’à 350 millions d’euros et que la CDC serait obligée de remettre près de 400 millions d’euros au pot lors de l’augmentation de capital. Désormais, le favori pour la reprise, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) exige des mesures pour redresser les activités du groupe en France. Par ailleurs, les jours d’Antoine Gosset-Granville à la tête de la CDC sont comptés. Le gouvernement entend le remplacer par Jean-Pierre Jouyet.

Sans même attendre que ne soit réglé le dossier du retrait de Veolia Environnement du capital de leur filiale commune à 50-50 Veolia Transdev, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) se pose en actionnaire de référence de l’opérateur de transport public. Selon Les Échos, les représentants de la CDC au conseil d’administration de Veolia Transdev, réuni mardi 26 juin, aurait rejeté le plan de redressement présenté par son directeur général, Jérôme Gallot, au motif, selon une source proche du dossier, qu’il ne serait pas assez ambitieux, tant sur son volet financier que sur son volet opérationnel. Un message clair adressé à la direction du troisième opérateur français des transports publics avec Keolis, filiale de SNCF, et la RATP : la CDC n’a pas l’intention de monter au capital d’une entreprise qui n’aurait pas l’ambition de jouer un rôle clef dans l’avenir des grands réseaux de transports urbains.

Interrogé par mobilicités.com, Jérôme Gallot indique qu’il « n’a pas présenté de plan de redressement » mais qu’il a « proposé des premières mesures d’amélioration de l’efficacité opérationnelle de la France, notamment dans le redressement des grands contrats urbains déficitaires. La Caisse a souhaité que j’apporte un complément à ces premières mesures« . Précisant par ailleurs, « qu’il y a un dialogue permanent entre les actionnaires et l’entreprise« .

Pour celui qui est à la tête du groupe depuis février 2011, il va falloir « en remettre une couche pour aller plus vite et plus fort dans la mise en œuvre de ce plan. » Jérôme Gallot ne cache pas que lors du mariage entre Veolia et Transdev il a hérité d’un certain nombre de contrats déficitaires en France mais aussi à l’étranger.

Et de citer le cas de la filiale allemande de Transdev qui s’était lancée dans le rachat de plusieurs opérateurs de bus et qui aujourd’hui, perdrait près de 70 millions d’euros par an.

Pour la France « nous négocions actuellement avec les collectivités locales concernées » explique-t-il, précisant que ce dialogue, entamé depuis plusieurs mois, avait été un peu gelé par la période électorale des législatives.

Une mission confiée à Philippe Segretain

La Caisse a par ailleurs confié une mission sur Veolia Transdev à Philippe Segretain, l’ancien patron de… Transdev. Celui-là même qui avait démissionné en décembre du conseil d’administration d’Egis, filiale à 75 % de la CDC, du fait, a-t-on dit à l’époque, de divergences avec Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse, sur le dossier Veolia Transdev. Il est de notoriété publique que Philippe Segretain s’était opposé à la fusion des activités transport de Veolia avec Transdev.

Sa mission consisterait à nouer des liens plus étroits avec les élus locaux qui gèrent leurs réseaux via des sociétés d’économie mixte (comme Strasbourg ou Grenoble par exemple. Eux-aussi s’étaient inquiétés, en leur temps, du mariage des deux groupes de transport, Veolia et de Transdev.

Ayrault propose Jouyet pour prendre la tête de la Caisse des dépôts

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué jeudi 28 juin qu’il allait proposer la nomination de Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et proche de François Hollande, à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Dans un communiqué, Matignon précise que « les commissions intéressées de l’Assemblée nationale et du Sénat se prononceront sur ce projet de nomination dans les conditions prévues par l’article 13 de la Constitution, après que la commission de déontologie aura rendu son avis ».

S’il est confirmé à la tête de la CDC, Jean-Pierre Jouyet devra donc s’occuper du redressement de Veolia Transdev.

La nomination de Jean-Pierre Jouyet, ancien membre du gouvernement sous la présidence Sarkozy, était pressentie depuis plusieurs semaines. Le mois dernier, « Le Monde » avait affirmé déjà que François Hollande souhaitait nommer l’ancien directeur-adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon à la tête de la CDC, ajoutant que dans ce cas, Xavier Musca, ex-secrétaire général de l’Élysée qui lorgnait lui aussi sur ce poste, lui succèderait à l’AMF.

(Avec AFP).

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La cession de Veolia Transdev se complique de plus en plus

Posted by ardsl sur 14 juin 2012

La vente des actifs de Veolia Environnement qui détient 50% du capital de Veolia Transdev à parité avec la Caisse des Dépôts, risque de prendre beaucoup plus de temps que ne l’espérait Antoine Frérot. Si le fonds d’investissement luxembourgeois, Cube Infrastucture, a déposé une offre ferme le 8 juin 2012, les négociations financières mais aussi sur la gouvernance du nouveau groupe reconstitué s’annoncent compliquées.

Lorsqu’il a officialisé la volonté de son groupe de se désengager de l’activité transport, le 6 décembre 2011, Antoine Frérot avait tout d’abord avancé un délai raisonnable de deux ans. Quelques jours plus tard, optimiste, le patron de Veolia Environnement (VE) espérait boucler le dossier d’ici à fin 2012.

Même si le fonds d’investissement luxembourgeois Cube Infrastructure, filiale de Natixis, a déposé début juin une offre ferme pour cette reprise. « Cela risque de durer un certain temps, c’est compromis pour la fin de l’année« , commente un proche du dossier. Cube de son côté, se refuse à tout commentaire.

L’offre du repreneur comporterait deux volets, selon Le Monde : tout d’abord, Cube s’engagerait à reprendre la partie de la dette de Veolia dans sa filiale de transport public, soit 900 millions d’euros (les 900 autres millions de dette sont à la charge de la Caisse des Dépôts et consignations (CDC), l’autre actionnaire à parité avec Veolia dans Veolia Transdev).

Cube proposerait aussi de verser une soulte de 175 millions pour devenir propriétaire de la totalité de la participation de Veolia dans sa filiale transport. Toujours selon Le Monde, cette somme serait inférieure de 75 millions d’euros à la valeur des actions Veolia Transdev inscrites dans les comptes de VE.

Deuxième essai de Cube

Pour rappel, début 2012, les dirigeants de VE étaient entrés en négociation exclusive avec Cube Infrastructure. À l’issue de ce délai, le 1er mai, rien ou presque. Cube n’avait pas mis sur la table les moyens financiers pour reprendre la totalité des actifs de VE dans Veolia Transdev.

Tout de suite après, un opérateur industriel allemand avait fait une offre. Selon les informations du Monde, ce deuxième candidat aurait finalement été éconduit. Information non confirmée par les intéressés qui se refusent à tout commentaire.

La CDC, l’autre actionnaire à 50% de Veolia Transdev, aurait-elle opposé son véto à l’arrivée d’un partenaire non pas financier mais industriel ? En effet, Rethmann est un opérateur de transport routier et de voyageurs outre-Rhin, et même l’ancien partenaire de Keolis dans Rhenus, entreprise ferroviaire régionale allemande.

« La Caisse des Dépôts a bon dos« , commente-t-on rue de Lille, où l’on est visiblement agacé. « Le fait que l’actuel dirigeant de la Caisse soit en intérim » (Augustin de Romanet a quitté ses fonctions avant l’élection présidentielle de mai, et son successeur définitif n’a pas encore été nommé par François Hollande), « n’a aucune influence sur le dossier Veolia Transdev« , se défend un porte-parole avant même que l’on ne pose la question de l’intérim.

Ménage à trois ?

Depuis l’annonce du désengagement de Veolia Environnement, la Caisse des Dépôts, sans doute furieuse de voir le partenaire avec lequel elle venait de signer un accord de fusion quitter si vite le navire, a posé, il est vrai, un certain nombre de conditions :

  • d’une part, le repreneur doit en priorité être un partenaire financier et pas un opérateur industriel,
  • d’autre part, les ambitions internationales de Veolia Transdev implantées dans 27 pays ne doivent pas être démenties.

Donc, pas question de démembrer l’entreprise ou de vendre les parts de Veolia par appartement. « Il est clair que le projet de l’entreprise n’est pas d’avoir une base géographique étriquée« , commente un proche du dossier.

Mais pour financer cet appétit mondial, il faut des moyens. Or, selon les informations du Monde, Cube Infrastructure préfèrerait céder une partie des activités internationales de Veolia Transdev pour se recentrer sur l’Europe. Cube s’est refusé également à toute explication.

Gouvernance

L’autre écueil, c’est la gouvernance du futur ensemble reconstitué. Avant son départ, le 7 mars 2012, Augustin de Romanet avait annoncé la détermination du bras armé de l’État de rester actionnaire majoritaire dans le groupe de transport public, voire de monter au capital. « Son successeur par intérim, Antoine Gosset-Grainville« , ne dit pas le contraire, assure un porte-parole de la Caisse.

Mais, au final, ce ne sera sans doute pas lui qui décidera du sort de Veolia Transdev, lequel sera forcément rebaptisé après le départ de Veolia ou la cession partielle de ses actifs. Et qui en prendra la tête ?

Selon un proche des négociations cité par Le Monde, « La CDC veut profiter du changement d’actionnaire pour imposer l’un des siens à la direction ou à la présidence de Transdev« . Ce qui « commence à faire beaucoup pour un repreneur« , poursuit-il.

Entre les aspects financiers et la bataille pour la gouvernance du nouvel ensemble, le bouclage du dossier semble encore bien loin.

(Avec mobilicites.com).

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