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Posts Tagged ‘autoroute ferroviaire alpine’

Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine à fin juillet 2012

Posted by ardsl sur 17 août 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail. Le gabarit B1 est disponible depuis le 6 juin 2012.

Du 1er janvier au 31 juillet 2012, 1190 trains ont circulé (soit 595 allers-retours) avec un remplissage de 73%.

Détails mensuels :

  • En juillet, 192 trains ont circulé (soit 96 allers-retours) avec un remplissage de 84%.
  • En juin, 184 trains ont circulé (soit 92 allers-retours) avec un remplissage de 84%.
  • En mai, 172 trains ont circulé (soit 86 allers-retours) avec un remplissage de 75%.
  • En avril, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 67%.
  • En mars, 176 trains ont circulé (soit 88 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En février, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En janvier, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

Analyse des résultats du mois de juillet

10 trains ont été supprimés mercredi 18 et jeudi 19 juillet en raison d’une grève en Italie. Cela a entraîné 150 passages en moins sur l’autoroute ferroviaire alpine.

2788 passages (dont 555 au garabit B1) ont été comptabilisés sur l’AFA en juillet 2012. Il s’agit du record absolu depuis le lancement de l’AFA. Le précédent record datait du mois d’octobre 2008 avec 2600 passages.

Le trafic du mois de juillet 2012 est de 17% supérieur à celui de juillet 2011.

Sur les 7 premiers mois de l’année 2012, le trafic à l’ancien gabarit s’est effondré de plus de 17%. Tout trafic confondu, la baisse est de 11% par rapport aux 7 premiers mois de l’année 2013.

Depuis le lancement de l’exploitation au gabarit B1, 24 nouveaux utilisateurs de l’AFA sont apparus.

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine à fin juin 2012

Posted by ardsl sur 29 juillet 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail.

Du 1er janvier au 30 juin 2012, 998 trains ont circulé (soit 499 allers-retours) avec un remplissage de 71%.

Détails mensuels :

  • En juin, 184 trains ont circulé (soit 92 allers-retours) avec un remplissage de 84%.
  • En mai, 172 trains ont circulé (soit 86 allers-retours) avec un remplissage de 75%.
  • En avril, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 67%.
  • En mars, 176 trains ont circulé (soit 88 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En février, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En janvier, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

Le gabarit B1 est disponible sur la liaison Orbassano – Aiton de l’AFA depuis le 6 juin 2012. 18 nouveaux utilisateurs (9 italiens, 8 français et un autrichien) sont donc apparus, dont Jacquemmoz.

Le trafic à l’ancien gabarit stagne, avec moins de 100 voyages par jour. Cela s’explique par l’absence de trafic de sidérurgie en provenance d’Italie  et la crise qui frappe la chimie lyonnaise.

Avec l’ouverture au gabarit B1, le trafic mensuel a dépassé les 500 voyages et le trafic journalier progresse de 24 voyages en moyenne.

Un cinquième aller-retour a été mis en place les mercredis, jeudis et vendredis, jours où le trafic est le plus important. Des pics de fréquentation sont observés sur les trains de soirée et de nuit. En revanche, le trafic reste très faible le lundi.

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine à fin mai 2012

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail.

Du 1er janvier au 31 mai 2012, 814 trains ont circulé (soit 407 allers-retours) avec un remplissage de 69%.

Détails mensuels :

  • En mai, 172 trains ont circulé (soit 86 allers-retours) avec un remplissage de 75%.
  • En avril, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 67%.
  • En mars, 176 trains ont circulé (soit 88 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En février, 158 trains ont circulé (soit 79 allers-retours) avec un remplissage de 66%.
  • En janvier, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

Le gabarit B1 est disponible sur la liaison Orbassano – Aiton de l’AFA depuis le 6 juin 2012. La fréquentation de l’AFA devrait donc bondir dans les prochains mois.

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AFA : « la mise au gabarit GB1 du tunnel du Mont-Cenis nous ouvre un marché 5 à 8 fois plus important »

Posted by ardsl sur 15 juin 2012

Avec la fin des travaux de mise au gabarit GB1 du tunnel du Mont-Cenis, l’autoroute ferroviaire alpine (AFA) devrait monter en puissance. L’avis de Thierry Le Guilloux, directeur général de Lorry Rail, chargé des autoroutes ferroviaires au sein de Géodis.

L’ouverture au GB1 du tunnel du Mont-Cenis est une bonne nouvelle pour l’Autoroute ferroviaire alpine (AFA) ?

Thierry Le Guilloux : « Oui, désormais nous pouvons charger n’importe quelle semi-remorque à 4 mètres de haut, ce que nous voyons sur les routes et le train. Précédemment, le gabarit au Mont-Cenis était trop restrictif, seuls les citernes et quelques camions moins hauts pouvaient être chargés. Ce que nous attendions depuis des années, c’était la fin des travaux dans ce tunnel, essentiels par rapport à ceux en amont et en aval pour permettre le passage de ces gabarits GB1. Le problème était de finir les travaux de mise au gabarit des tunnels. Ils sont terminés depuis un moment mais après, de longues discussions sont intervenues entre les gestionnaires d’infrastructures français et italiens pour effectuer des travaux complémentaires. Ce qui a retardé l’ouverture au 4 juin 2012. »

Quel impact cette ouverture devrait-elle avoir sur l’activité ?

« Elle nous ouvre un marché beaucoup plus large que précédemment. Auparavant, nous chargions essentiellement de la citerne, c’est-à-dire un segment qui ne représente que 5% à 6% des trafics transalpins. Maintenant, nous nous adressons à un marché cinq à huit fois plus important. Cela nous permettra d’augmenter le taux de remplissage des trains et de transporter plus de camions sur les navettes. »

Qu’envisagez-vous pour l’avenir de l’activité, qu’attendez-vous ?

« Notre intérêt est d’obtenir un meilleur taux de remplissage. Ces derniers jours, il n’atteignait pas les 80%. Il dépend des périodes car l’activité de la chimie dans la région Rhône-Alpes a baissé récemment. Le taux de remplissage est moins bon depuis le début 2012 mais l’ouverture va nous permettre de l’améliorer et de proposer aux deux pays d’augmenter le nombre de navettes.

La décision n’appartient pas qu’à nous. Il faut que l’État français et que l’État italien décident de renforcer le service mais le potentiel du marché permet d’envisager d’opérer un plus grand nombre de navettes, actuellement au nombre de quatre par jour. Nous pouvons monter à cinq avec les moyens dont on dispose aujourd’hui. Au-delà, il faut attendre l’appel d’offres en cours lancé par les deux pays pour une concession de ce service« .

(Avec wk-transport-logistique.fr).

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La galerie de sécurité du tunnel du Fréjus devrait être transformée en second tube de circulation !

Posted by ardsl sur 10 juin 2012

Officiellement les autorités française et italienne s’étaient engagés à ce que le second tube du tunnel du Fréjus constitue une galerie de sécurité. Mais, les démarches pour transformer la galerie de sécurité en un second tube de circulation sont en cours. Explications et décryptage.

Les associations pour le respect de l’environnement et pour des transports durables (dont la FNAUT) ont été déboutées il y a quelques semaines par le tribunal administratif de Grenoble. Elles contestaient les options retenues par l’État français pour la construction de la galerie de sécurité du tunnel routier du Fréjus (entre la Savoie et le Piémont).

En effet le gabarit retenu par l’État permet la transformation de l’ouvrage en un tube de circulation permanente.

Les associations avaient vu juste. Le 1er juin 2012, le président de la Société Italienne du Tunnel Autoroutier du Fréjus (SITAF) a vendu la mèche. Sa société et la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus (SFTRF) étudient actuellement la modification des systèmes incendies et de contrôle du tunnel pour ouvrir la galerie de sécurité à la circulation des voitures et des poids lourds.

Le coût de cette transformation serait de 30M€, ce qui porterait le coût total de ce nouveau tube de circulation à 440 M€. Comme vient de l’indiquer le président de la SITAF, « cela n’a aucun sens de dépenser tout cet argent juste pour une galerie de sécurité : il faut l’ouvrir aux poids lourds internationaux et aux voitures ».

Il convient de préciser que d’importants fonds publics ont été accordés à la SITAF et à la SFTRF pour la construction de la galerie de sécurité. En France, cela s’est fait à travers du plan de relance du gouvernement Fillon, avec plus de 50M€ à la clé.

SITAF et SFTRF veulent augmenter le trafic routier au Fréjus

Dans cette déclaration, le président de la SITAF a également indiqué que cette transformation permettrait d’annuler les limitations de trafic qui sont en place depuis l’accident de 2005 : la limitation à 70 km/heure et les distances de sécurité de 150 mètres entre chaque véhicule.

« Cela permettra d’avoir un tunnel plus compétitif et concurrentiel au tunnel du Mont-Blanc », a-t-il indiqué au journal italien Luna Nuova.

En 2010, 572000 camions sont passés par le tunnel du Mont-Blanc, contre 732000 au tunnel du Fréjus.

Bernadette Laclais défend la galerie de sécurité, mais s’oppose à l’accroissement de la capacité de trafic admise au Fréjus

La maire de Chambéry et vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, la socialiste Bernadette Laclais justifie sa position. « Le 4 juin 2005, le jour où est survenu le dramatique incendie de poids lourds qui a coûté la vie à deux personnes, j’ai été très vite sur place et j’ai mesuré dans toute son ampleur les conditions d’intervention des services de sécurité. J’en ai gardé la conviction qu’une galerie de sécurité était indispensable et c’est pourquoi j’en ai soutenu le projet, tout en défendant fermement le principe qu’il ne puisse permettre d’accroître la capacité du trafic admise dans le tunnel. »

Les explications de la SFTRF

Patrice Raulin, président de la SFTRF a fourni quelques explications à Bernadette Laclais. Il avoue que des « études (techniques, de sécurité et environnementales), sont actuellement en cours en vue de l’éventuelle mise en circulation de la galerie de sécurité. Ces études font suite au retour d’expérience de l’incendie du 29 novembre 2010, qui a vu un camion emprunter la voie à contre sens pour éviter un autre camion en feu, dans la fumée sans aucune visibilité. Ce retour d’expérience a montré que seule une circulation dans un seul sens , dans des tubes séparés (le tunnel et la galerie de sécurité) était de nature à améliorer très substantiellement la sécurité des usagers. »

Selon Patrice Raulin, la « mise en circulation dans un seul sens de la galerie de sécurité ne créerait aucun accroissement de capacité de circulation, le tunnel existant étant réduit à une voie de circulation. La capacité du tunnel du Fréjus resterait ainsi de 2 fois une voie, comme actuellement, de même que celle du tunnel d’Orelle de l’autoroute de la Maurienne, et d’une grande partie de la rampe d’accès du Fréjus, ouvrages qu’il n’est pas question d’élargir ; d’ailleurs, le viaduc du Charmaix, qui fait partie de cette rampe, et doit être reconstruit prochainement, le sera avec un profil de 2 fois une voie« .

Il ajoute la « SFTRF confirme que sa seule et unique motivation est la sécurité des usagers. En cohérence avec cet objectif, elle est favorable à l’accompagnement de la mise en circulation de la galerie, le cas échéant, par un contingentement du trafic poids lourds dans le tunnel« .

Patrice Raulin affirme que « seuls les gouvernement sont habilités à décider l’ouverture au trafic de la galerie de sécurité, après avis de la Commission Intergouvernementale (CIG), et cette décision n’est pas précise à ce jour« .

Un plan B « tout routier » au Lyon – Turin ferroviaire

Bernadette Laclais n’imagine pas que l’aménagement de la galerie de sécurité en un second tube de circulation puisse justifier un renoncement au projet du Lyon – Turin ferroviaire. Elle maintient son « engagement résolu pour le ferroutage et l’aboutissement au plus vite du projet Lyon – Turin« .

Pourtant les derniers faits ne vont pas forcément dans le sens des déclarations de Bernadette Laclais. Un scénario tout routier, incluant l’abandon du Lyon – Turin semble se dessiner. La galerie de sécurité du Fréjus deviendrait un second tube de circulation, l’A43 devrait passer à deux fois trois voies dans le Nord-Isère et l’Avant-Pays Savoyard (lire), ne manquerait plus alors que le contournement autoroutier de Chambéry. Ce projet, pourtant absent du SNIT (schéma national des infrastructures de transport), pourrait refaire surface.

Le Préfet de la Région Rhône-Alpes, Jean-François Carenco, rappelle dans son schéma régional des transport (appelé document de cohérence des déplacements, auquel l’ARDSL a eu accès malgré l’absence de concertation avec les associations), que le « contournement autoroutier de Chambéry a été étudié afin, d’une part, d’assurer la continuité du réseau concédé entre les autoroutes A41 et A43 et, d’autre part, d’apporter une réponse au problème posé par la saturation et la sécurité de la VRU de Chambéry en écartant en particulier 50% du trafic poids lourds de l’agglomération. Ces études ont conduit à retenir un tracé ouest de 14 km, déclaré projet d’intérêt général (PIG) le 14 mai 2007. Ce projet, estimé à 700M€, se pose cependant de fait en concurrence avec les projets de prolongement de l’autoroute ferroviaire alpine et de la LGV Lyon-Turin. »

Autrement dit, une alternative « tout routière » au Lyon – Turin ferroviaire n’est pas écartée.

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Lisbonne – Kiev en TGV : départ retardé

Posted by ardsl sur 9 juin 2012

Il devait relier l’Atlantique aux steppes de la Russie. Mais le projet de corridor ferroviaire européen entre le Portugal à l’Ukraine bat de l’aile. En cause, la crise et les contestations qui marquent son parcours.

Lisbonne. À Santa Apolónia, la gare principale – une toiture en fer et verre fumé, l’air chargé des senteurs de l’Océan et du Tage – ne compte que deux quais pour les trains de banlieue et le rapide pour Bilbao. Lisbonne aurait dû devenir le point de départ du mythique “Corridor 5”, l’axe Lisbonne-Kiev, censé relier l’Europe atlantique aux steppes de Russie. Cinquième pilier d’un somptueux projet de réseau européen lancé au milieu des années 90, ce corridor est aujourd’hui un mystère.

Le 21 mars, le gouvernement portugais a annoncé qu’il abandonnait tous les projets de train à grande vitesse. Quant à l’Ukraine, on ignore où elle en est. Certes, le rêve d’une Europe unie par un réseau d’infrastructures ferroviaires est toujours là, mais sous la forme d’une toile d’araignée de tronçons et de bretelles à mi-parcours, étendue sur tout le continent et appelée ”TEN -T”. Quant au « Corridor 5 », redimensionné, il a été récemment rebaptisé « Corridor Méditerranéen ».

Investissements minimums

Quittons donc Santa Apolónia pour Algésiras, en face du Maroc, à un jet de pierres de Gibraltar. C’est d’ici que la Commission européenne veut faire partir le « Corridor Méditerranéen ».

Don Carlos Fenoy, président de la Chambre de commerce locale et un des défenseurs les plus fervents du « Corridor » et de son utilité affirme : “un TGV pour les marchandises ? Mais vous êtes fou ! La consommation d’énergie et l’usure des wagons au delà de 80 km/h augmenteraient les coûts de manière exponentielle”. L’Espagne, du reste, est en train de réduire de manière drastique ses investissements en matière d’infrastructures : 5,4 milliards d’euros de moins par rapport à 2001. Et pourtant, malgré ces coupes budgétaires, le TGV reliant Algésiras à Bobadilla (lieu de la connexion pour Madrid) sera bel et bien réalisé, grâce à une solution surprenante.

C’est simple : pour obtenir l’écartement des rails nécessaires aux trains à grande vitesse, nous ajoutons un troisième rail entre les deux autres sur la ligne existante. Les trains lents avanceront sur les rails à écartement espagnol, les TGV sur ceux aux normes internationales”, explique Rafael Flores, responsable du carrefour ferroviaire de Ronda. Sans béton et sans investissements colossaux.

Nous embarquons à Cordoue. Il y a 400 km jusqu’à Madrid que l’on parcourt presqu’en un éclair (mais à un prix record : 68,9 euros par seconde). Puis nous filons vers Barcelone, et la frontière française, avant d’arriver à Perpignan, l’étang de Thau, Montpellier, Lyon.

Un peu avant Saint-Jean-de-Maurienne, à l’entrée du terminal intermodal de Bourgneuf La Rochette, terminus de l’Autoroute ferroviaire alpine (AFA) qui mène à la gare de marchandise d’Orbassano, en Italie, quelques camions citernes attendent d’être chargés sur les trains. Quatre par jour. C’est peu, et le projet n’a survécu jusqu’à maintenant que grâce aux subventions de l’État : 900 euros environ pour chaque camion transporté. Mais si l’AFA passe par le tunnel du Mont-Cenis, à quoi peut bien servir le super-tunnel de la ligne Turin-Lyon ?

Michel Chaumatte, directeur de l’AFA explique : “en diminuant la dénivellation, on réduit les coûts liés à la traction”. À condition de renoncer à la vitesse : “disons que la grande vitesse est un avantage, qui concerne essentiellement les voyageurs”, assure-t-il. Mais ceux-ci sont de moins en moins nombreux. Les calculs financiers, eux aussi, ne laissent aucun doute : le coût des opérations sur l’ensemble du réseau “TEN-T” tourne autour des 500 milliards d’euros. La Commission européenne propose un financement à hauteur de 31,7 milliards, le reste étant à la charge de chaque pays traversé.

Pas de liaison entre l’Italie et la Slovénie

Nous poursuivons notre voyage dans des wagons, petits, sales et lents du réseau local, à travers les collines puis la plaine turinoise, jusqu’au moment où nous tombons sur un obstacle majeur dans la vallée, là où la ligne Lyon-Turin, “ne sera jamais terminée” comme nous l’assure un ingénieur de la Commission régionale pour l’évaluation de l’impact environnemental : “le projet prévoit que la ligne soit enterrée à 40 mètres de profondeur, c’est à dire dans la nappe qui alimente Turin en eau potable. C’est impensable et illégal”.

On repart. Nous voilà fonçant à plus de 300 km/h vers Milan. Étrangement, sur le tronçon géologiquement le moins problématique, de Brescia à Padoue, la grande vitesse se fera attendre encore longtemps. En revanche, depuis 2008, un segment de 28 km entre Padoue et Mestre, est prêt. Mais pas le temps de profiter de notre élan : nous voici à nouveau dans la panade, entre Venise et Trieste. Ici les maires dénoncent un désastre écologique à venir. La ville de Trieste a même refusé l’enterrement de la ligne. Nous quittons Trieste et prenons un car jusqu’au port de Koper (Slovénie), puis jusqu’à la gare de triage de Divaca, qu’aucune voie ferrée ne reliera jamais à l’Italie. Le dernier train pour Ljubljana est parti en décembre 2011, à cause des crocs-en-jambes, des mesquineries et autres représailles entre Rome et Ljubljana.

Nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que le Corridor ferroviaire le plus rentable n’est pas l’axe Est-Ouest, mais l’axe Baltique-Adriatique qui relie la Méditerranée aux puissantes économies de l’Europe du nord et de l’Europe centrale. Le projet européen ne prévoit aucun débouché sur les ports du Frioul, de la région de Venise et de Ravenne. La demande slovène d’une bretelle qui les relierait avec Koper a été rejetée sous l’effet des pressions du gouvernement italien. Ljubljana est passée aux représailles : pas de liaison entre Trieste et les marchés orientaux.

Charmes de l’Orient en vue

Après la capitale slovène, nous faisons étape à Maribor avant de nous enfoncer dans un paysage de collines hongroises. Ici aussi on parle de transport sur pneus : ”la voie ferrée n’est pas notre priorité”, déclare un porte-parole du ministère des Transports. “Les financements de l’Union européenne serviront pour nos autoroutes”. On s’intéresse bien davantage aux liaisons avec le Nord, avec l’Autriche, via Györ.

Nous atteignons enfin Lviv, l’ancienne Leopole : fastes impériaux, nid d’espions, capitale yiddish. Nous sommes à moins de 600 km de Kiev, mais nous n’y serons que dans 15 heures. Le voyage se fait de nuit, en troisième classe, sur des couchettes ouvertes, trois par trois, chauffés par un poêle à bois. Un chef de wagon, à la casquette rigide, nous offre du thé. La nuit, le train est un bazar : on peut y manger, faire des affaires, bavarder. Réveil à Kiev : la gare est un mélange de décor moderne et de style impérial russe. L’horizon est bouché par des rangées de tours de trente étages, mais les michelines, obsolètes et colorées, parcourent des lignes dont les noms font rêver : Chisinau – Saint-Pétersbourg, Odessa – Novgorod, Volgograd – Gdańsk. Mission accomplie.

(Avec La Repubblica).

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Le tunnel du Mont-Cenis est enfin autorisé au gabarit B1

Posted by ardsl sur 31 mai 2012

La dernière étape pour la déclaration officielle et, donc, l’utilisation effective possible du gabarit B1 sur la ligne Aiton – Orbassano, a été franchie mercredi 30 mai 2012.

Les premiers camions au gabarit B1 pourront circuler dès la semaine prochaine, laissant augurer une montée en charge de l’activité de l’Autoroute Ferroviaire Alpine (AFA).

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine pour janvier 2012

Posted by ardsl sur 14 février 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail.

En janvier 2012, 150 trains ont circulé (soit 75 allers-retours) avec un remplissage de 63%.

L’année 2012 a commencé sur la même tendance que celle observée fin 2011 avec un trafic au plus bas. Cette situation s’explique par les crises de la chimie française et de la sidérurgie italienne.

En décembre 2011, 146 trains avaient circulé (soit 73 allers-retours) avec un remplissage de 52%.

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Le Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l’Arve n’est toujours pas entré en vigueur

Posted by ardsl sur 13 février 2012

On nous avait dit que le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de la vallée de l’Arve serait activé le 31 décembre 2011, puis début janvier 2012. Nous sommes mi-février et on ne voit toujours rien venir. Pas la moindre apparition spectrale, pas de fugace voile blanc flottant comme dans un mauvais rêve.

Il y a bien eu le 1er février 2012 une réunion du CODERST dont les associations ont été écartées, mais son but aurait été de répondre à des inquiétudes de transporteurs. Selon des représentants de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) présents, « cette réunion n’a eu pour effet que l’inutilité et la perte de temps ».

Cela dépend du côté où l’on se place. Il s’agirait plutôt d’en gagner du temps : attendre la fin de ce foutu hiver et attendre que passent les élections.

Oui mais voilà : la pollution atmosphérique elle, est bien réelle, visible et puante, à couper au couteau. Elle s’exhibe impudique, le jour et la nuit. Les cabinets des médecins ne désemplissent pas. La population a franchi un niveau supérieur dans son inquiétude. Et n’est pas faite pour la rassurer la métamorphose subite des panneaux de signalisation d’ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) passés de « Pollution Réduction de vitesse obligatoire » à « Ralentissez Bouchons ». Surtout ne pas alerter les vagues de visiteurs-skieurs venus s’adonner aux joies de la glisse et respirer l’air pur de nos montagnes. Et puis un bouchon ça se résorbe avec un peu de patience. Un stratus pourri aux PM10, aux HaP et autres NO2, c’est plus tenace, ça s’amplifie au fil des jours et c’est surtout cancérigène.

La vallée de Chamonix, 9 février 2012. Photo : Daniel Zorloni.

Alors Monsieur le Préfet Philippe Derumigny, Monsieur le Député Martial Saddier, que faites-vous ? À part convaincre sans grand mal les médias de dénoncer le chauffage, toujours le chauffage, rien que le chauffage, au bois s’il vous plaît. Au risque de convaincre les citoyens pourtant peu enclins à se faire prendre pour des billes (de bois), ce chauffage est devenu un maléfice mystique, une apparition satanique sortie tout droit des courtines d’un vieux château. Stoppons ce rêve fût-il cauchemar !

La réalité n’engendre pas la plaisanterie : l’hiver il fait froid et se chauffer n’est pas un acte criminel.

Le PPA a émis des mesures de réduction d’émissions polluantes intéressantes en la matière : encore faut-il informer la population du panel d’aides à disposition du citoyen pour ce faire. Ce sera pour 20013 ? 2014 ? En d’autres domaines d’autres mesures ont été écartées, dont celle préconisant le report du trafic international de camions sur le rail en période de pics de pollution (grâce à l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et Orbassano). Décidément le courage n’est pas le propre des fantômes. Le laxisme est devenu criminel et l’asservissement aux lobbies s’avère assassin. D’autres fantômes ont le couteau entre les dents.

En 2011, Air APS a comptabilisé 70 jours de dépassements de la valeur limite des PM10 pour 35 jours autorisés par la loi. Pour 2011, les taux de HaP sont trois fois supérieurs au seuil légal. Les taux de NO2 à proximité des axes routiers sont alarmants. L’été c’est l’ozone qui prend le relais. L’année 2012 a bien mal démarré avec la mise en seuil d’alerte niveau 2 pour toute la vallée. Plusieurs jours durant, l’indice ATMO a atteint 10 sur une échelle de 10. En résumé, pas moyen de faire pire.

Les associations ARDSL, ARSMB et Environn’MontBlanc ont participé à l’élaboration du PPA, notamment pour les mesures sur les transports. Notre santé, celle de nos enfants, notre environnement ne sont pas à vendre à des intérêts fantômes, surtout face à des responsables fantoches.

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Bilan de l’autoroute ferroviaire alpine pour décembre 2011

Posted by ardsl sur 14 janvier 2012

L’autoroute ferroviaire alpine (AFA) relie Aiton à Orbassano par le tunnel du Mont-Cenis. Elle permet le transport international des marchandises par le rail.

En décembre 2011, 146 trains ont circulé (soit 73 allers-retours) avec un remplissage de 52%. En novembre 2011, où 168 trains avaient circulé (soit 84 allers-retours) avec un remplissage de 69%.

Le trafic continue de s’effondrer.

En 2011, 2110 trains ont circulé (1055 AR) avec un remplissage de 72%.

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