ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Avignon’

Avignon : les bus à l’arrêt

Posted by ardsl sur 12 octobre 2012

Suite à une agression à l’encontre d’un conducteur de bus survenu vendredi 12 octobre, les conducteurs TCRA ont  fait valoir leur droit de retrait.

Le réseau de bus a été arrêté vendredi 12 octobre à compter de 19h30 et samedi 13 octobre toute la journée.

Samedi 13 octobre, seuls les services PMR, Allobus, Baladines et les lignes 21 et 51 (services affrétés) ont été assurés. L’agence TCRA était également fermée.

Retour à un fonctionnement normal du réseau TCRA à compter de dimanche 14 octobre.

Posted in Provence, Retards / Suppressions | Tagué: , , | Leave a Comment »

Dates, lieux et documents des comités de ligne de la Région PACA

Posted by ardsl sur 9 octobre 2012

La Région PACA organise plusieurs comités de ligne durant l’année 2012.

Ligne Marseille – Toulon

Mardi 30 octobre à 18h à Aubagne (13).

Ligne Les Arcs – Cannes

Jeudi 25 octobre à 18h à Mandelieu (06).

Ligne Avignon – Bollène

Vendredi 19 octobre à 18h30 à Entraigues (84). Syndicat Mixte du bassin des Sorgues, 1 chemin des Palermes (avenue des Palermes), La passerelle.

Ligne Miramas – Marseille

Mardi 16 octobre à 18h à Carry-Le-Rouet (13). Salle Canepa, Rue Joseph Arrighi.

Ligne Nice – Vintimille

Jeudi 11 octobre à 18h à Monaco.

Ligne Marseille – Pertuis

Mardi 9 octobre à 18h à Gardanne (13). Salle du conseil municipal, Hôtel-de-ville.

Ligne Grasse – Nice

Jeudi 04 octobre à 18h Cagnes-sur-Mer (06). Salle Espace Centre, 5 avenue de Verdun.

Ligne Miramas – Cavaillon – Avignon

Vendredi 28 septembre à 18h au Thor (84). Hôtel de ville.

Ligne Veynes – Briançon

Lundi 24 septembre à 18h Guillestre (05). Hôtel de ville.

Télécharger la présentation

Ligne Nice – Breil – Cuneo

Jeudi 20 septembre à 18h à Drap (06). Lycée Goscinny.

Ligne Aix-en-Provence – Veynes

Mardi 18 septembre à 18h à Manosque (04). Salle des fêtes « Osco Manosco », avenue du Moulin Neuf.

Ligne Nice – Tende

Mercredi 18 avril à La Brigue.

Télécharger la présentation

Télécharger le compte-rendu

Étoile d’Aix-en-Provence

Mercredi 22 février à 18h à Aix-en-Provence (13). Hôtel de ville, salle des mariages.

Étoile d’Avignon

Lundi 6 février à 18h à Avignon (84). Gare SNCF Avignon centre. Quai A, salle de conférence.

Étoile de Nice

Lundi 30 janvier à 18h à Nice (06). Gare SNCF Thiers. Salle Espace Forum.

Télécharger la présentation

Télécharger le compte-rendu

Étoile de Veynes

Jeudi 26 janvier à 17h à Veynes (05). 4 rue de Surville.

Télécharger le document de présentation du comité d’étoile de Veynes

Étoile de Toulon

Lundi 23 janvier à 18h à Toulon (84). Antenne de la Région PACA, 17 place de la liberté.

Étoile de Miramas

Mercredi 18 janvier à 18h à Miramas (13). Salle des mariages.

Posted in Alpes du Sud, Comités de ligne, Provence | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Réseau ferroviaire : 280M€ de travaux en PACA en 2013

Posted by ardsl sur 5 octobre 2012

Le président de SNCF, Guillaume Pépy, était jeudi 4 octobre à Marseille pour présenter les plus importants travaux qui seront consentis sur le réseau ferroviaire régional entre 2013 et 2015. Il s’est engagé haut et fort sur plusieurs points importants, comme sur le train de nuit Paris – Briançon.

Le but de sa rencontre avec une délégation d’élus régionaux était de leur présenter les « futurs grands travaux » qui débuteront en PACA dès le mois de décembre, s’intensifieront en 2013, pour se terminer normalement en 2015. « Le sens de notre réunion à Marseille était de bien expliquer tout ce qui se passera en 2013 sur le réseau ferroviaire régional » explique le président de SNCF, « et ce pour anticiper les conséquences des travaux sur les usagers et les collectivités locales. » Il précise « car il y aura en Provence-Alpes-Côte d’Azur autant de travaux de réaménagement qu’en Île-de-France sur un an. Exactement 280 millions d’euros seront consentis en 2013 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce qui représente une grande première dans la région en termes d’investissements, et par la même occasion un doublement du montant de nos investissements par rapport à 2012. »

Les travaux vont se concentrer sur la ligne entre Marseille et Aubagne et autour d’Avignon (liaison avec Avignon TGV et réouverture aux voyageurs de la ligne de Carpentras).

Paris – Briançon : tous les horaires avant le 15 octobre

Guillaume Pépy a voulu se faire le plus pédagogique possible, tout en écartant les nombreuses questions sur la LGV PACA. « Nous n’en avons pas parlé, ce n’était pas le but de la réunion » a-t-il déclaré. Il a, par contre, confirmé 20 kilomètres de renouvellement de voies entre la ligne Marseille – Briançon. Sur la ligne Paris – Briançon, il a promis que RFF (Réseau Ferré de France) « s’engagerait avant la date du 15 octobre à donner la totalité des horaires pour la liaison, afin de ne pas perturber l’ensemble de la saison touristique».

L‘expression « travail sans précédent dans la Région » a été plusieurs fois répétée par le président de SNCF, garantissant à l’avenir pour les usagers de Provence-Alpes-Côte d’Azur «des TER plus nombreux et plus fréquents, avec davantage de capacités et moins d’incidents, car le neuf réduit les pannes». Il a encore ajouté : « notre ambition déclarée est de pérenniser les lignes, comme celle de Briançon, notamment. Cette ligne a un avenir ! »

Guillaume Pépy n’a pas caché que les travaux engendreront de « nombreuses interruptions de circulation dans toute la région ». Pour prévenir les usagers, une grande campagne de communication sera menée entre RFF et SNCF. La Région PACA compte 100000 usagers quotidiens sur les TER, avec 50% d’abonnés et 50% d’occasionnels.

« Certaines lignes ont plus de 50 ans »

Le président de SNCF a encore promis que le financement de ces travaux prévus en 2013 « ne sera pas effectué en augmentant le prix des billets » pour les usagers. « Le financement sera assuré par les collectivités locales, l’État et RFF se remboursant par les péages ferroviaires » a-t-il garanti. Plusieurs gares devront être réaménagées dans toute la Région PACA pour mener à bien ces travaux. Dans les Hautes-Alpes, seule la gare de Veynes entrer dans ce cadre.

Trois ans de travail devraient être nécessaires, avec un budget total proche des 500 millions d’euros pour moderniser le réseau ferroviaire régional. « Celui-ci a trop vieilli » constatait jeudi 4 octobre le directeur régional de SNCF, Philippe Bru. « Certaines lignes ont plus de 50 ans. Les travaux sont devenus obligatoires car le trafic des TER a augmenté de 12% sur un an dans la région ».

La conclusion était pour Guillaume Pépy. « On s’est suffisamment plaint de l’état du réseau ferroviaire pour ne pas se plaindre maintenant que les travaux de rénovation arrivent ! » Le tout sera de prévenir suffisamment tôt les chers usagers, afin qu’ils puissent s’organiser en conséquence, sur « la succession de perturbations » que la rénovation entraînera…

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Posted in Alpes du Sud, Fréquentation, Loisirs, Matériel, PACA, Provence, SNCF, Tarification, Travaux | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Des enquêtes à bord des TER

Posted by ardsl sur 26 septembre 2012

Du 24 septembre au 26 octobre, la société BVA va réaliser, à la demande de la Région Rhône-Alpes, des enquêtes à bord des trains et des cars des lignes TER.

Sont concernées, les lignes :

  • Lyon – Vienne – Valence – Avignon
  • Lyon – Saint-Étienne – Firminy
  • Saint-Étienne – Noirétable
  • Saint-Étienne – Roanne
  • Roanne – Le Creusot TGV
  • Grenoble – Gap.

Les résultats de ces enquêtes serviront à mieux connaître les déplacements effectués en TER et à adapter au mieux les services proposés.

 

Posted in Alpes du Sud, Bourgogne, Etudes, Isère, Loire, Provence, Rhône | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La gare routière d’Avignon va-t-elle enfin être rénovée ?

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

La gare routière d’Avignon est pour le moins inhospitalière.

Dans une lumière glauque qui éclaire à peine la pénombre des quais, Houria attend son car, debout, son sac serré contre elle. Elle a préféré déserter la minable salle d’attente couverte de graffitis, où l’odeur d’urine est intenable. Le local est aéré pourtant, toutes les portes sont cassées ! « Je ne suis jamais rassurée quand je viens ici« , murmure-t-elle. « Et l’hiver, quand il fait nuit à 17 h, c’est encore pire… »

Depuis des années, l’urgent et indispensable chantier de rénovation de la gare routière d’Avignon, qui appartient à la commune, cale sur un problème de financement. Après la menace de la ville d’Avignon en 2009 de fermer l’accès de la gare et des années de tractations, la martingale semblait enfin avoir été trouvée pour boucler un budget estimé à 2,7M€. « Le Conseil général de Vaucluse, qui participe à hauteur de 25 %, prend la maîtrise d’ouvrage du chantier pour débloquer enfin un dossier que personne ne veut vraiment faire avancer« , dénonce Claude Haut, le président du Département. Cinq autres financeurs participent au tour de table : les départements du Gard et des Bouches-du-Rhône (15 % chacun), la Région PACA (20 %), la ville d’Avignon et le Grand Avignon (12,5 % chacun). Et l’Europe apportera une aide de 700000€.

Mais de nouvelles normes de sécurité risquent d’alourdir la facture et de retarder encore un chantier qui doit démarrer début 2013. « On connaîtra la semaine prochaine les préconisations des commissions de sécurité, qui évoquent entre autres un système de désenfumage, et le surcoût engendré« , précise Marie-Françoise Rozenblit, première adjointe d’Avignon.

L’enfumage, pour Philippe Fernandez, un chauffeur qui dit son exaspération, viendrait plutôt des beaux discours et des vaines promesses : « ça fait plus de sept ans que j’entends parler de ces travaux. Cette gare, c’est une vraie honte. Les passagers ont peur et chaque matin, mes collègues trouvent des excréments devant la porte de leur bureau. Imaginez si un car prend feu là-dedans… Il faut la reconstruire en plein air. Et en attendant, on pourrait quand même remettre un coup de peinture sur les murs et une paire de néons pour qu’on y voie ! »

En filigrane, la question d’un déménagement de la gare routière est aussi évoquée. Intégrée à une refonte complète des transports autour du futur tram. « Si on pense que la rénovation est trop chère et le lieu inapproprié, on peut prendre une autre option. Nous, à la Région, on plaide depuis cinq ans pour que la gare routière soit sur le parvis de la gare SNCF. Il y aurait une cohérence en terme de connexion des transports« , explique Cécile Helle, la conseillère régionale qui admet « l’urgence à agir car la situation est intenable« .

« Si la gare routière doit aller ailleurs, qu’on nous le dise, mais vite. On ne va pas lancer des travaux pour rien« , s’impatiente Claude Haut.

Reste enfin la très épineuse question de la gestion de la gare routière. La ville d’Avignon a décidé de ne plus prendre en charge cet équipement qui lui revient à plus de 150000€ par an. Mais, bien évidemment, personne ne se bouscule pour la remplacer. Ni le Conseil général du Vaucluse, ni l’agglo d’Avignon ne veulent supporter cette charge. « Pour nous, la solution idéale serait pourtant le Grand Avignon« , dit Cécile Helle en lançant un pavé dans la mare. « Ailleurs en PACA, les gares routières sont gérées par les agglos, comme à Aix ou à Marseille. » Sur les travaux comme sur la gestion de la gare, le Grand Avignon reste muet, préférant attendre la réunion prévue la semaine prochaine en préfecture. De nouvelles tractations serrées se dessinent déjà sur l’horizon toujours bouché de la gare routière.

(Avec Midi Libre).

Posted in Provence | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Circulation ferroviaire : suppressions et retards constatés mercredi 12 septembre

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Hérault : une personne âgée de 89 ans meurt écrasée par un TER

De grosses perturbations ont eu lieu ce matin sur le réseau ferré au niveau de Marseillan-Plage près du lieu-dit « Les Onglous ». Une dame âgée de 89 ans, malentendante, est décédée, après avoir été percutée par le TER 876404 (Cerbère 5h39 – Avignon 9h22). L’accident a généré une interruption temporaire des échanges ferroviaires entre Montpellier et Perpignan.

Accident ou suicide ?

Vers 7h44, le TER circulant dans la direction de Sète a percuté une personne âgée de 89 ans, qui est décédée sur le coup. Vu la configuration des lieux, et la relative difficulté d’accéder à la voie, il pourrait s’agir d’un suicide.

Selon une autre source, cette femme aurait traversé les voies dans la gare sans voir le feu rouge ni entendre les mises en garde de plusieurs personnes se trouvant sur les quais, a-t-on indiqué de même source. La vieille dame a été percutée par le TER 876404 (Cerbère 5h39 – Avignon 9h22) qui passait dans cette gare sans s’arrêter et tuée sur le coup.

Les sapeurs-pompiers d’Agde ont travaillé plus d’une heure trente à désincarcérer la victime, coincée dans la motrice.

L’enquête est menée par la compagnie de gendarmerie de Pézenas. Le trafic ferroviaire a repris et les 200 passagers dans le train ont pu repartir.

Trains supprimés

  • TGV 5458/9 (Marseille 6h14 – Metz 13h00) : supprimé uniquement entre Lyon et Metz.
  • TER 874110 (Vic-le-Comte 7h01 – Riom 7h39) : supprimé uniquement entre Vic-le-Comte et Clermont-Ferrand, en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 890115 (L’Arbresle 7h29 – Saint-Paul 8h09).
  • TER 885411 (Saint-André-le-Gaz 7h33 – Gières 8h39) : supprimé uniquement entre Grenoble et Gières.
  • TER 873303 (Clermont-Ferrand 7h34 – Vertaizon 7h52) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 873300 (Vertaizon 8h15 – Clermont-Ferrand 8h33) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 890218 (Saint-Paul 8h22 – Lozanne 9h01).
  • R 4047 (Monthey 12h17 – Sion 13h14) : supprimé uniquement entre Saxon et Sion, en raison d’un dérangement technique à la locomotive.
  • TER 17530/1 (Annecy 14h44 – Valence 17h46) : supprimé uniquement entre Grenoble et Valence, en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 887133 (Villefranche 15h41 – Vienne 16h56) : supprimé uniquement entre Perrache et Vienne, en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 873305 (Clermont-Ferrand 16h31 – Vertaizon 16h47).
  • TER 890168 (Saint-Paul 16h45 – Sain-Bel 17h30) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 890264 (Saint-Paul 17h07 – Lozanne 17h45) en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 890173 (Sain-Bel 17h07 – Saint-Paul 17h54) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 874420 (Vertaizon 17h10 – Clermont-Ferrand 17h27) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 890177 (Sain-Bel 17h37 – Saint-Paul 18h24) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 883760/1 (Chambéry 17h58 – Grenoble 18h58) en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 890178 (Saint-Paul 18h00 – L’Arbresle 18h40).
  • TER 890273 (Lozanne 18h20 – Saint-Paul 19h00) en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 873624 (Vic-le-Comte 18h48 – Clermont-Ferrand 19h05).

Trains retardés

1h15 de retard pour le TGV 5166/7 (Toulouse 7h18 – Lille Europe 14h30) en raison d’un accident de personne à Marseillan.

1h de retard pour :

  • le TGV 5355 (Part-Dieu 7h10 – Toulouse 11h10) en raison d’un accident de personne à Marseilllan.
  • le TGV 7784 (Perpignan 8h18 – Part-Dieu 11h50) en raison d’un accident de personne à Marseillan.
  • le TER 17358 (Briançon 9h16 – Romans 13h39) en raison de travaux.
  • le TGV 4854/5 (Montpellier 10h03 – Strasbourg 15h45) en raison d’un accident de personne à Marseillan.
  • le TGV 9776 (Genève 15h42 – Paris 18h49) en raison d’un incident technique sur le train.

50 minutes de retard pour :

  • le TER 876404 (Cerbère 5h39 – Avignon 9h22) en raison d’un accident de personne à Marseillan.
  • le TER 887111 (Villefranche 8h11 – Perrache 8h45).
  • le TER 17921 (Part-Dieu 8h40 – Chambéry 9h58).

40 minutes de retard pour :

  • le TGV 9245 (Paris 10h41 – Milan 17h56).
  • le TER 96646/7 (Genève 16h42 – Grenoble 19h05) en raison de l’attente d’un personnel.
  • le TER 96648/9 (Genève 18h42 – Grenoble 21h02) même motif.

30 minutes de retard pour :

  • le TGV 6680/1 (Paris 6h57 – Saint-Étienne 9h47) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886011 (Mâcon 7h35 – Perrache 8h35).
  • le TER 887312 (Saint-André-le-Gaz 7h36 – Perrache 8h41) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • l’IC 4412/3 (Tours 8h16 – Part-Dieu 13h20) en raison d’une correspondance avec un train retardé et de travaux.
  • le TER 873286 (Thiers 8h47 – Clermont-Ferrand 9h29) en raison d’un incident affectant la voie.
  • le TER 96439 (Frasne 10h58 – Berne 12h36) en raison de la correspondance avec le 9261 et de l’intervention de la police à bord.
  • le TER 886946 (Saint-Étienne 19h52 – Roanne 21h08) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.

25 minutes de retard pour :

  • l’IC 5900 (Nevers 4h57 – Bercy 7h32) en raison de travaux.
  • le TER 873351 (Saint-Germain-des-Fossés 5h45 – Clermont-Ferrand 6h26).
  • le TER 893901 (Paray-le-Monial 5h54 – Part-Dieu 7h52) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 875702/3 (Clermont-Ferrand 6h27 – Part-Dieu 8h52).
  • le TER 886607 (Roanne 6h30 – Part-Dieu 7h48) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 885302 (Gières 6h35 – Saint-André-le-Gaz 7h54) en raison d’une alerte nécessitant une vérification technique.
  • le TER 17803 (Dijon 6h40 – Part-Dieu 8h40) en raison de travaux.
  • le TGV 6603 (Paris 6h57 – Part-Dieu 8h56) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TGV 6904 (Grenoble 7h12 – Paris 10h23) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17608 (Grenoble 7h18 – Part-Dieu 8h46) même motif.
  • le TER 886611 (Roanne 7h30 – Part-Dieu 8h48).
  • le TER 885411 (Saint-André-le-Gaz 7h33 – Grenoble 8h25).
  • le TER 17805 (Dijon 7h40 – Part-Dieu 9h42).
  • le TGV 9241 (Paris 7h49 – Milan 14h55) en raison de travaux.
  • le TGV 6609 (Paris 9h57 – Part-Dieu 11h56) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 9773 (Paris 12h11 – Genève 15h27) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 5322/3 (Nantes 12h52 – Marseille 19h16) en raison de l’attente d’un personnel à Angers.
  • le TER 884680/1 (Saint-Gervais 16h03 – Bellegarde 17h51) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 6624 (Part-Dieu 16h04 – Paris 18h07) en raison de l’intervention des forces de l’ordre.
  • le TGV 9778 (Genève 16h29 – Paris 19h49) en raison d’un dérangement technique.
  • le TER 884580 (Évian 16h34 – Bellegarde 17h51) en raison de l’attente du 884680/1 à Annemasse.
  • le TER 883754/5 (Chambéry 16h57 – Saint-Marcellin 18h56).
  • le TER 873359 (Moulins 19h20 – Clermont-Ferrand 20h25) en raison de l’intervention des forces de l’ordre à Saint-Germain-des-Fossés.
  • le TER 18509 (Part-Dieu 19h40 – Modane 22h17) en raison de la réutilisation de la rame du 17916.
  • le TER 886948 (Saint-Étienne 20h52 – Roanne 22h08) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.

20 minutes de retard pour :

  • le TER 17600 (Grenoble 5h17 – Part-Dieu 6h46) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 885300 (Gières 5h30 – Perrache 7h41) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886174 (Avignon 5h31 – Mâcon 9h25).
  • le TER 885405 (Saint-André-le-Gaz 5h55 – Gières 7h10) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17751 (Sens 6h18 – Part-Dieu 10h40) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 873260 (Saint-Étienne 6h30 – Clermont-Ferrand 8h50).
  • le TER 96608/9 (Valence 6h41 – Genève 9h57).
  • le TER 889655 (Roanne 6h45 – Perrache 8h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TER 96604/5 (Grenoble 6h55 – Genève 9h00).
  • le TER 886609 (Roanne 7h10 – Part-Dieu 8h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 9810/1 (Bruxelles 7h10 – Marseille 12h16) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886007 (Mâcon 7h25 – Part-Dieu 8h14) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TGV 5306/7 (Bordeaux 7h37 – Dijon 15h39) en raison de l’affluence à Toulouse.
  • le TER 882111 (Mâcon 8h11 – Bourg-en-Bresse 8h37) en raison de la réutilisation de la rame du 882104.
  • le TER 886602 (Part-Dieu 8h12 – Roanne 9h30) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17802 (Part-Dieu 8h20 – Dijon 10h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 873262 (Saint-Étienne 8h30 – Clermont-Ferrand 10h38) en raison d’un incident affectant la voie.
  • le TER 887113 (Villefranche 8h41 – Vienne 9h56) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17611 (Part-Dieu 9h14 – Grenoble 10h37).
  • le TER 887118 (Vienne 10h04 – Perrache 10h36) en raison de la réutilisation de la rame du 887113.
  • le TER 886866/7 (Saint-Étienne 10h20 – Part-Dieu 11h06) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 9826/7 (Bruxelles 10h21 – Nice 18h05).
  • le TGV 5164/5 (Lille Europe 10h26 – Nice 18h05).
  • le TER 17758 (Part-Dieu 11h20 – Bercy 16h22) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 891416 (Chalon-sur-Saône 12h41 – Dijon 13h34).
  • le TER 885460 (Gières 13h35 – Rives 14h28) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 17357 (Romans 14h22 – Briançon 18h48) en raison de la réutilisation de la rame du 17358.
  • le TER 17530/1 (Annecy 14h44 – Valence 17h46) en raison d’un incident technique sur le train et d’un acte de malveillance.
  • le TER 885370 (Gières 16h34 – Perrache 18h41).
  • le TER 17632 (Grenoble 17h18 – Part-Dieu 18h46) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 96570/1 (Genève 17h29 – Part-Dieu 19h22) en raison des correspondances avec le 884680/1 et 884580.
  • le TER 885374 (Gières 17h31 – Saint-André-le-Gaz 18h46).
  • le TER 17916 (Chambéry 18h02 – Part-Dieu 19h20) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 6688/9 (Paris 18h57 – Saint-Étienne 21h47) même motif.
  • le TER 885186/7 (Saint-Marcellin 19h04 – Chambéry 21h02) en raison de la réutilisation de la rame du 883754/5.
  • le TER 886746/7 (Ambérieu 19h07 – Saint-Étienne 20h40).

15 minutes de retard pour :

  • le TER 885112/3 (Valence 5h24 – Chambéry 8h02) en raison d’obstacle sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17602 (Grenoble 5h41 – Part-Dieu 7h16) en raison d’un dérangement d’installation.
  • l’IR 1708 (Brigue 6h00 – Genève aéroport 8h36).
  • le TER 17754 (Mâcon 6h07 – Bercy 10h22) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 887300 (Saint-André-le-Gaz 6h15 – Perrache 7h11).
  • le TER 17552/3 (Grenoble 6h32 – Annecy 8h24).
  • le TER 885114/5 (Saint-Marcellin 6h34 – Chambéry 8h36) en raison d’une alerte nécessitant une vérification technique.
  • le TER 885106/7 (Grenoble 6h37 – Chambéry 7h36) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 18501 (Part-Dieu 6h40 – Modane 9h17) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 882104 (Ambérieu 7h09 – Mâcon 8h06).
  • le TER 883708 (Saint-André-le-Gaz 7h15 – Perrache 8h12).
  • le TER 17756 (Part-Dieu 7h20 – Bercy 12h22) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 873284 (Thiers 7h21 – Clermont-Ferrand 8h09) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 887108 (Vienne 7h34 – Villefranche 8h49) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TER 887109 (Villefranche 7h41 – Vienne 8h56) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 9261 (Paris 7h57 – Lausanne 11h44) en raison de l’intervention des forces de l’ordre.
  • le TER 886015 (Mâcon 8h35 – Perrache 9h35) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TGV 5350/1 (Marseille 8h44 – Rennes 14h46).
  • les TGV 6208 et 2924 (Montpellier 10h24 – Paris 13h53).
  • l’IC 4480/1 (Bordeaux 10h44 – Part-Dieu 18h20) en raison d’un voyageur malade à bord.
  • le TER 886718/9 (Part-Dieu 11h24 – Saint-Étienne 12h10).
  • l’IR 1725 (Genève aéroport 11h27 – Brigue 14h02) en raison d’un dérangement technique à la locomotive.
  • le TER 887130 (Perrache 14h45 – Villefranche 15h19) en raison de travaux.
  • l’EC 36 (Milan 17h25 – Genève 21h18).
  • le TER 890175 (L’Arbresle 17h29 – Saint-Paul 18h09).
  • le TGV 6628 (Part-Dieu 18h04 – Paris 20h11).
  • le TER 884531 (Bellegarde 18h09 – Évian 19h27) en raison de la réutilisation de la rame du 884580.
  • le TER 884630/1 (Bellegarde 18h09 – Saint-Gervais 19h55) en raison de la réutilisation de la rame du 884680/1.
  • le TER 874221 (Moulins 18h12 – Brioude 20h34).
  • le TER 18544 (Bourg-Saint-Maurice 18h16 – Part-Dieu 21h20).
  • le TER 890187 (Sain-Bel 19h07 – Saint-Paul 19h54).
  • le TER 890189 (Sain-Bel 19h37 – Saint-Paul 20h24).
  • le TER 17818 (Part-Dieu 20h20 – Dijon 22h19).
  • le TER 886155 (Part-Dieu 21h20 – Valence 22h31) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le car TER 49867 (Saint-Étienne 21h55 – Feurs 22h45) en raison de la correspondance avec le 6688/9.
  • le car TER 49594 (Saint-Étienne 21h55 – Boën 23h12) même motif.

(Avec midilibre.fr).

Posted in Retards / Suppressions | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ligne des Causses : les trains remplacés par des cars le 7 septembre en raison d’une grève

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

La quasi totalité des circulations ferroviaires prévues vendredi 7 septembre sur la ligne électrifiée à voie unique des Causses (axe Béziers – Millau – Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues) sont assurées par autocar, en raison d’un mouvement de grève initié par la CGT, FO et Sud Rail. Il offre ainsi l’occasion pour SNCF de tester une desserte routière pour un jour de pointe hebdomadaire … Il n’est pas exclu que la route devienne le mode de transport unique dans ce secteur rural des Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En raison d’un mouvement de grève non reconductible mené par la CGT, FO et Sud Rail, SNCF n’assure que deux services ferroviaires sur la ligne des Causses vendredi 7 septembre. Il s’agit d’un aller-retour entre les deux villes les plus peuplées de Lozère (Mende 13300 habitants et Marvejols 5400 habitants) :

  • 878984 : Mende 16h20 – Marvejols 17h07.
  • 878987 : Marvejols 17h23 – Mende 18h10 (train prolongé à La Bastide Saint-Laurent).

Toutes les autres circulations sont transférées sur la route. L’Aubrac (le train Intercités quotidien entre Clermont-Ferrand et Béziers) est maintenu sur rail entre Clermont-Ferrand et Neussargues dans les deux sens. Des cars de remplacement sont mis en place entre Neussargues et Béziers.

Télécharger les horaires des cars sur l’axe Béziers – Clermont-Ferrand pour la journée du 7 septembre

La CGT, FO et Sud-Rail justifient ce mouvement de grève par une inquiétude sur le devenir de la ligne ferroviaire Neussargues – Béziers. En gare de Millau, un rassemblement des cheminots a eu lieu à 9h, avec prises de parole des délégués syndicaux. Un autre rassemblement s’est tenu en gare de Bédarieux à 10h30. Les syndicats dénoncent « un transfert du rail vers la route« . Pour Yves Béral, de la CGT : « le report modal sur la route aura des conséquences. On est en totale contradiction avec les directions prises lors du Grenelle de l’environnement où la priorité était donnée au ferroviaire ».

Dans les faits, ce transfert sur la route vendredi 7 septembre est le résultat direct du mouvement mené par ces trois organisations syndicales. Certains considèrent même que l’archaïsme des syndicats arcboutés sur le statut quo est responsable de l’agonie actuelle de la ligne et qu’elle va conduire à la fermeture de nombreuses lignes dans le Massif Central.

L’intersyndicale exige à la fois :

  • le maintien de tous les trains sur la ligne Béziers – Neussargues
  • une refonte des horaires des trains
  • la création d’arrêts supplémentaires
  • la modernisation de la ligne des Causses avec un relèvement des vitesses de circulation des trains
  • l’arrêt des transferts des trains vers les cars.

Les syndicats font courir une rumeur selon laquelle la Région Languedoc-Roussillon procéderait à une réduction du nombre de trains entre Millau (Aveyron – Région Midi-Pyrénées) et Béziers (Hérault) au service 2013 (qui débute le 9 décembre 2012). En tout cas, la Région n’a mené aucune concertation avec les usagers, puisqu’il n’y a pas de comités de ligne en Languedoc-Roussillon. Le service actuel entre Millau (22900 habitants) et Béziers (72600 habitants), villes reliés en 1h50 par le rail, pour un jour classique comporte 3 allers-retours (2 TER Languedoc-Roussillon et l’Intercités Clermont-Ferrand – Millau – Béziers). Selon les syndicats, un aller-retour TER pourrait être supprimé (il s’agirait des départs de Béziers à 12h03 et de Millau à 13h37).

Il faut dire que la Région Languedoc-Roussillon a purement et simplement supprimé 8 trains dans les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal depuis le 8 juillet 2012, alors qu’ils existaient depuis plusieurs années avec une fréquentation quasi nulle. Il s’agissait d’un aller-retour Mende – Saint-Chély-d’Apcher positionné à un horaire totalement aberrant, d’un aller-retour Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher, d’un train Tournemire – Saint-Rome, d’un train Millau – Saint-Chély-d’Apcher et d’un aller-retour hebdomadaire Millau – Neussargues.

Toujours le 8 juillet 2012, la desserte ferroviaire entre Alès (42900 habitants) et Bessèges (3200 habitants), dans le département voisin du Gard qui comportaient 3 allers-retours du lundi au samedi et 2 allers-retours le dimanche a été suspendue en raison du manque d’usagers et de l’état calamiteux de la ligne. Une desserte routière de remplacement a été mise en place. En 2007, malgré l’insistance de feu Georges Frêche (PS) qui présidait alors le Conseil régional Languedoc-Roussillon, Max Roustan, alors député-maire UMP d’Alès, avait refusé d’inscrire la rénovation de la ligne ferroviaire  Alès – Bessèges au contrat de plan État-Région.

Yves Béral (GCT) n’y va pas par quatre chemins pour critiquer la politique de la Région Languedoc-Roussillon. Pour lui, « la Région fait clairement le choix du bus, mais considère du coup les habitants des hauts cantons de l’Hérault, de la Lozère et de Millau comme des citoyens de seconde zone. » Il estime que la Région veut « faire des économies et […] déshabiller les petites lignes pour tout envoyer sur le littoral » (l’axe Cerbère – Perpignan – Narbonne – Béziers – Montpellier – Nîmes – Avignon).

Christian Bourquin, le président PS de la Région Languedoc-Roussillon, s’est rendu en gare de Mende le 22 juin 2012. Il venait inaugurer la mise en place du train à 1€ en Lozère. Cette mesure est en vigueur depuis le 23 juin pour les trajets internes à l’axe Marvejols – Mende – La Bastide Saint-Laurent. Cette mesure est soutenue par la CGT, sous réserve qu’il y ait des trains. Ainsi Yves Béral affirme que « le TER à 1€ entre La Bastide et Marvejols, c’est une très bonne chose.Cela peut amener du monde dans les trains. Mais faut-il encore qu’il y ait des trains« . D’ailleurs même, SNCF semble septique quant à l’efficacité de la mesure. Elle table sur une hausse de la fréquentation limitée à 10% sur l’axe Marvejols – La Bastide Saint-Laurent grâce à l’instauration du TER à 1€. Les prévisions de SNCF sont donc très éloignés des résultats obtenus par cette mesure sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation estivale a été multipliée par 6.

Le revers de la médaille du TER à 1€ revient à la Région qui doit compenser les pertes de recettes à SNCF. C’est autant d’argent qui n’est plus disponible pour maintenir ou développer la desserte ferroviaire en zone rurale. Le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs la seule Région à avoir mis en place partiellement le TER 1€. Mais cette mesure tarifaire, ne résout en rien la question de l’économie ferroviaire, qui résulte de deux facteurs : le niveau du trafic et les coûts de production. Désormais on conjugue des coûts d’exploitation élevés par rapport au trafic et un niveau de recette minimaliste du fait de la tarification à 1€.

La Région Languedoc-Roussillon va désormais développer de nouvelles dessertes routières pour désenclaver la Lozère. Ainsi lors de sa venue à Mende, Christian Bourquin a annoncé le lancement en décembre 2012 d’une liaison en car directe entre Mende et Montpellier. « Il faut que la Lozère et Mende soient encore plus reliés à la capitale régionale. La Région a besoin de Montpellier, mais Montpellier a aussi besoin de la Région« , a justifié le président du Conseil régional. Ce n’est pas le point de vue des syndicats qui estiment que les cars « vont faire doublon avec les trains » existant entre Mende et Nîmes via la ligne des Cévennes.

La CGT accuse la Région Languedoc-Roussillon de tenir un double discours. Selon le syndicat, avec en réduisant les dessertes ferroviaires, la Région Languedoc-Roussillon « précipite ainsi la fermeture des lignes Béziers – Neussargues et Marvejols – Mende« . Déjà en 2009, une étude intitulée « Transports, communications, déplacements pour le Massif central » évoquait la nécessité de fermer les sections Bédarrieux – Saint-d’Apcher et Mende – Marvejols.

Des critiques du même ordre sont émises vis à vis de la Région Midi-Pyrénées. « Le Grand Toulouse a été une priorité. On l’a compris. Mais on a l’impression que l’Aveyron est le grand oublié« .

Christian Bourquin affirme lui que « la fréquentation doit être le seul gage de la survie de nos lignes« . Autrement dit, les trains peu ou pas fréquentés sont sur la sellette de la Région. D’autres lignes du Languedoc-Roussillon pourront donc voir leur desserte ferroviaire réduite dans les prochains mois.

Dans les faits, la prochaine ligne concernée par une fermeture, pourrait être la section Neussargues – Saint-Chély-d’Apcher de la ligne Clermont-Ferrand – Béziers. Cette section cumule les handicaps :

  • sur un linéaire de 55 kilomètres entre Neussargues (1000 habitants) et Saint-Chély-d’Apcher (5100 habitants), se trouve une seule localité, la ville de Saint-Flour (7300 habitants).
  • une ligne vieillissante (ouverte en 1888 et électrifiée en 1931) et insuffisamment entretenue. Conséquence : des ralentissements ont été mis en place. La vitesse maximale autorisée se situe entre 75 et 90km/h.
  • un ouvrage d’art dans un état inquiétant : la traversée viaduc de Garabit (long  de 564 mètres et haut de 123 mètres) est limitée à 40 km/h.
  • un temps de parcours peu performant : il faut désormais compter une heure pour un trajet ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte à cheval sur les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Ces deux Régions n’ont jamais collaboré pour mettre en place une desserte interrégionale contrairement à la desserte ferroviaire Clermont-Ferrand – Nîmes via la ligne des Cévennes. Résultat : la Région Auvergne a orienté en toute logique sa desserte TER vers Aurillac (29 900 habitants, ce qui est en fait la ville la plus peuplée du Cantal) et ne met en place que quelques liaisons par autocar pour desservir Saint-Flour. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon limite sa desserte à Saint-Chély-d’Apcher, dernière gare de Lozère avant l’Auvergne. Ainsi depuis le service 2012, il n’y a plus de desserte TER ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte ferroviaire réduite à peau de chagrin. En dehors du fret (usine ArcelorMittal à Saint-Chély-ad’Apcher), il ne reste plus qu’un aller-retour sur cette section assurée au quotidien par l’Aubrac, le train Intercités Béziers – Clermont-Ferrand (assuré par du matériel thermique alors que la section Béziers – Neussargues est sous caténaire). Un train classé parmi les trains d’équilibre du territoire jusqu’en décembre 2013. Quel sort lui sera réservé par l’État en 2014 ? Rien ne filtre à ce sujet. Mais la suppression pure et simple n’est pas à exclure, en raison de la vétusté de la ligne.
  • la concurrence de l’A75, qui est gratuite sur tout son parcours (sauf pour la traversée du viaduc de Millau).
  • un tracé qui multiplie les détours. L’A75 est directe entre Saint-Flour et Clermont-Ferrand, tandis que la voie ferrée est contrainte à un détour par Neussargues. Ainsi la Région Languedoc-Roussillon a développé depuis plusieurs années des relations par autocars via l’A75 entre Clermont-Ferrand et Mende (avec arrêts systématiques à Marvejols et Saint-Chély d’Apcher et à certains horaires à Saint-Flour) avec un temps de parcours largement inférieur à celui permis par la voie ferrée.

Plus globalement, ce début de polémique pourrait enclencher un véritable débat sur le devenir du transport ferroviaire en zone rural. Dans le cas du Massif Central, la faible fréquentation liée à une densité de population très faible sur des lignes en piteux états. Le plan Rail Auvergne, comme son homologue de Midi-Pyrénées a permis de sauvegarder les lignes les plus fréquentées. Mais il ne comportait aucune intervention sur les lignes Millau – Rodez ou Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon n’a opté pour un plan Rail.

La situation des finances publiques amène un jour ou l’autre à se poser la question suivante. Est-il raisonnable d’engager des centaines de millions d’euros pour rénover une ligne avec un trafic qu’on sait par définition faible ?

Dans le cas de la ligne des Causses, il faudrait investir plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’alimentation électrique, régénérer la voie, reprendre les ouvrages d’art et rénover les points d’arrêts pour un potentiel de voyageurs très limités. Même sur une ligne rénovée de A à Z, on voit mal les Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon financer une desserte cadencée aux 2 heures entre Béziers et Neussargues, car les besoins de déplacements entre Neussargues et Béziers sont très faibles.

Autant dire, que la ligne des Causses est dans une impasse totale. Il n’y a guère que les sections Séverac-le-Château – Millau – Béziers et Marvejols – Mende qui peuvent justifier la pertinence d’une modernisation de la ligne ligne et un certain potentiel de trafic local. Les analystes les plus sévères ne voudraient conserver que la section Bédarrieux (6800 habitants) – Béziers, c’est-à-dire le seul trafic du périurbain biterrois.

Autrement dit si l’on refuse à cette perspective, il convient de changer les conditions d’exploitation sur les lignes rurales du Massif central. La FNAUT considère que l’exploitation ferroviaire avec un seul agent à bord (le conducteur) est une solution préférable au transfert sur route et à la fermeture d’une ligne ferroviaire. ces méthodes d’exploitation courantes en Suisse ont permis de sauver les lignes du Morvan (Bourgogne).

(Avec Midi Libre et midilibre.fr).

Posted in Auvergne, Grèves, Languedoc-Roussillon, Politique, Service 2012, Service 2013, Service 2014, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

SNCF : vers la disparition du service d’Auto-Train ?

Posted by ardsl sur 25 août 2012

Fréquentation en baisse, tarifs élevés… Le trafic de cette filiale de SNCF va diminuer. Le début de la fin pour les syndicats.

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Et assurent que bientôt le service proposé depuis 1957 par SNCF pour transporter sa voiture par le train, Auto-Train, sera supprimé. La raison ? « La direction de l’entreprise envisage de ne laisser qu’un train par semaine au départ de Paris et un seul dans le sens province – Paris », assure Emmanuelle Bigot, déléguée syndicale SUD-Rail. « Pour nous, c’est la première étape qui mène à la suppression d’Auto-Train. »

Les dernières gares actuellement desservies par ce service sont : Paris Bercy, Lyon, Briançon, Avignon, Marseille, Toulon, Fréjus, Nice, Narbonne, Toulouse, Biarritz, Bordeaux et Brive.

En 2011, 76000 véhicules ont transité par Auto-Train. Une progression de 7% par rapport à 2010. Mais les chiffres de 2012 sont en baisse, reconnaît Georges Maltes, le directeur d’Auto-Train, filiale de la SNCF. « Même s’il est trop tôt pour dresser un bilan puisque nous réalisons 70% de notre chiffre d’affaires entre juin et septembre, les chiffres seront moins bons qu’en 2011« , précise-t-il. « C’est pour cela que nous allons adapter les fréquences, notamment pendant la période hivernale. »

Des craintes pour les emplois

Dès la rentrée, un seul aller-retour hebdomadaire devrait être maintenu entre Paris et la province. Le directeur d’Auto-Train table sur des économies. Il souhaite aussi augmenter la notoriété d’un service que seuls 16% des Français connaissent. « Nous allons faire des opérations de mailing ciblées et intensifier la publicité lors de grands rendez-vous comme le Salon de l’automobile« , poursuit Georges Maltes. « Si nous souhaitions la fin d’Auto-Train, nous ne ferions pas tant d’efforts. » Il en faudra plus pour convaincre les syndicats. Car si le directeur d’Auto-Train assure qu’« aucun poste ne sera supprimé », les représentants du personnel craignent que plus de 25 emplois ne soient en danger dès cet hiver. « Je ne vois pas comment le patron de la Sanema, le sous-traitant gérant le chargement et déchargement des véhicules, pourra garder des salariés qui ne travailleront qu’une journée par semaine », s’interroge Emmanuelle Bigot. En interne, les 40 salariés d’Auto-Train sont inquiets. Personne ne sait si la réduction des trains aura un impact sur l’emploi. « Depuis dix ans, on voit une baisse de fréquentation« , raconte Mickaël Longbois, contremaître à la Sanema. « Mais avec la crise et le prix des billets qui augmente (277 € pour un Paris – Marseille en août, hors transport des passagers), je ne vois pas quel est l’avenir d’Auto-Train. »

(Avec Le Parisien).

Posted in Alpes du Sud, Fréquentation, Languedoc-Roussillon, PACA, Provence, Rhône, SNCF, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Sorgues : des bus supplémentaires en attendant un renforcement de la desserte ferroviaire

Posted by ardsl sur 24 août 2012

Un bus du réseau Sorg’en bus.

La ville de Sorgues (18200 habitants), située entre Avignon et Orange tente progressivement de sortir du tout voiture.

Sorgues, septième ville la plus peuplée du Vaucluse (les 6 premières étant Avignon, Carpentras, Orange, Cavaillon, L’Isle-sur-la-Sorgue et Pertuis), dispose depuis avril 2011 d’un réseau de bus municipal « Sorg’en bus », dont l’offre sera renforcée dès septembre 2012. Sorgues dispose également d’une gare sur la ligne classique Valence – Avignon avec 29 arrêts par jour. Avec la réouverture en décembre 2014 de la ligne desservant Carpentras, la desserte de Sorgues sera plus que doublée.

Un constat : 90% des déplacements se font en voiture

Sorgues est une commune de 3340 hectares (densité : 155 habitants/km²). Elle fait partie la Communauté de communes des pays de Rhône et Ouvèze (CCPRO). Créée en 1993, la CCPRO compte 38000 habitants et comprend 6 communes (Bédarrides, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Jonquières et Sorgues).

Selon une étude réalisée en 2008, 33,2% des habitants de Sorgues travaillaient dans leur commune de résidence et 66,8 % des habitants travaillaient dans une autre commune. Cette situation génère donc de nombreuses migrations quotidiennes vers les bassins d’emploi voisins (Avignon, en premier lieu). Ces déplacements se font très majoritairement en voiture individuelle. 83,8% des habitants sont motorisés (45,6% des ménages ont 1 voiture et 38,2% ont 2 voitures ou plus). 66,9% des ménages ont au moins un emplacement de stationnement réservé, en 2008.

Certains quartiers de la commune sont particulièrement isolés du centre, les quartiers Chaffunes et Bécassières. Les zones d’habitat pavillonnaire, en périphérie du centre, sont à l’écart des transports en commun.

6 lignes du réseau TransVaucluse desservent Sorgues. Les établissements de Carpentras, Cavaillon, Orange, Avignon et Vedène sont ainsi desservis, par des services scolaires organisés par le Conseil général du Vaucluse.

Ces offres ne sont adaptés aux déplacements domicile – travail.

Résultat : la voiture reste le moyen de transport majoritaire. Les navettes quotidiennes domicile-travail se font à 90% en voiture.

Une première réponse : la mise en place de bus urbains

La ville de Sorgues s’est doté depuis le 7 mars 2011 d’un service de bus : « Sorg’en bus ». C’est la commune seule qui est l’autorité organisatrice de ce réseau dont le périmètre de transports urbains (PTU) se limite au territoire de la ville de Sorgues.

Les services sont assurés par la société Voyages Arnaud, basée à Carpentas.

Deux lignes (avec 7 allers-retours du lundi au samedi, sauf jours fériés) desservent les différents quartiers afin de créer une dynamique entre le centre-ville (où se trouve la gare SNCF) et les quartiers périphériques tels que Bécassières et Chaffunes.

Le dimanche et les jours fériés, une seule ligne (avec 4 allers-retours), qui recoupe les deux lignes habituelles, dessert la ville.

La fréquentation du réseau est d’environ 8000 à 9000 voyages par mois en période scolaire. L’été, le réseau est nettement moins utilisé (avec environ 3300 voyages en juillet et en août).

Télécharger les horaires valables jusqu’au 31 août 2012

À compter de septembre 2012, le réseau sera renforcé. Une ligne supplémentaire sera mise en place.

L’objectif voulu à travers le développement du réseau Sorgu’en bus est d’offrir aux habitants de Sorgues une solution alternative, moins polluante que la voiture individuelle.

Tarification du réseau Sorgu’en bus

  • Ticket à l’unité (valable 1h) : 0,50€ (0,25€ pour les bénéficiaires du RSA).
  • Pass’journée : 1€.
  • Carnet de 10 voyages : 4€.
  • Abonnement mensuel plein tarif : 14€.
  • Abonnement mensuel tarif réduit (pour les scolaires, les étudiants, les bénéficiaires du RSA et les demandeurs d’emploi) : 12€.
  • Abonnement annuel plein tarif : 140€.
  • Abonnement annuel tarif réduit : 120€.
  • Handicapés titulaires d’une carte MDH, habitants de Sorgues non imposables âgés de plus de 65 ans et enfants de moins de 6 ans : gratuit.

Lors de sa mise en place, le réseau communal était gratuit pour tous les usagers pendant le mois de mars 2011. 10693 voyages ont alors été comptabilisés.

Une seconde réponse : le développement de la desserte TER

Avec le TER, il ne faut que 6 minutes pour se rendre de Sorgues à Avignon centre et 15 minutes pour se rendre de Sorgues à Orange.

Sorgues est desservi par :

  • 29 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes)
  • 19 trains le samedi (sauf fêtes)
  • 13 trains le dimanche et les jours fériés.

La desserte est correcte le matin, le midi et en fin d’après-midi. Elle comprend des lacunes considérables en journée (avec une période de 4h30 sans aucune desserte), en soirée et le week-end. Cela explique la fréquentation actuellement très moyenne de la gare.

La desserte de la ligne classique Avignon – Valence n’est pas construite pour l’instant de manière à privilégier les déplacements périurbains vers Avignon. La desserte omnibus Avignon – Valence ne bénéficie toujours pas un vrai cadencement. Près de la moitié des TER circulant sur la ligne ne desservent pas Sorgues malgré une population de plus de 18000 habitants. Les TER Marseille – Lyon Part-Dieu (cadencés aux deux heures) sont en effet sans arrêts entre Orange et Avignon centre. En revanche, ils desservent des villes moins peuplées : Bollène (14100 habitants), Pierrelatte (13500 habitants), Tain-l’Hermitage (6100 habitants) et Le Péage-de-Roussillon (6800 habitants).

Horaires au service 2012 des TER au départ de Sorgues vers Avignon (hors impacts travaux)

  • 15 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 7h07, 7h23, 7h53, 8h23, 10h53, 12h53, 13h23, 14h53, 17h22, 18h23, 18h53, 19h23, 19h53, 20h23 et 20h53.
  • 10 trains le samedi (sauf fêtes) : 7h07, 7h53, 8h23, 10h53, 12h53, 14h53, 18h23, 18h53, 20h23 et 20h53.
  • 6 trains le dimanche et fêtes : 8h23, 10h53, 14h53, 18h23, 20h23 et 20h53.

Horaires au service 2012 des TER au départ d’Avignon centre vers Sorgues (hors impacts travaux)

  • 14 trains du lundi au vendredi (sauf fêtes) : 5h31, 6h01, 6h31, 7h01, 7h31, 12h01, 12h31, 13h01, 16h31, 17h01, 17h31, 18h31, 19h01 et 19h31
  • 9 trains le samedi (sauf fêtes) : 5h31, 6h31, 7h01, 7h31, 12h01, 13h01, 17h01, 19h01 et 19h31.
  • 7 trains le dimanche et fêtes : 6h31, 7h31, 12h01, 13h01, 17h01, 19h01 et 19h31.

Aucune n’est amélioration de la desserte de Sorgues n’est prévue pour le service 2013.

La desserte sera améliorée au service 2014 avec la mise en service de virgule entre Avignon centre et Avignon TGV. Ainsi la plupart des TER desservant Sorgues seront prolongés à Avignon TGV avec un temps de parcours d’environ 15 minutes. Ce sera une occasion que saisiront peut-être les Régions Rhône-Alpes et PACA pour renforcer la desserte TER au sud de Valence.

Le service 2015 sera marqué par la réouverture de la ligne desservant Carpentras (lire), fermée aux voyageurs depuis 1938. 19 allers-retours sont prévus entre Carpentras et Avignon. Ces trains desserviront systématiques la gare de Sorgues. Ainsi il y aura au minimum 33 allers-retours entre Sorgues et Avignon en 2015, avec un train tous les quarts d’heure en période de pointe et au moins un train par heure le reste du temps.

Posted in Provence, Service 2012, Service 2013, Service 2014, Service 2015, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Avignon : un réseau de bus réorganisé depuis le 27 août 2012

Posted by ardsl sur 22 août 2012

Le réseau du bus d’Avignon et son agglomération (13 communes) a changé de visage depuis lundi 27 août 2012. Le nouveau réseau de bus présente une offre kilométrique en hausse de 20% et des amplitudes horaires plus larges, jusqu’à minuit les vendredis et samedis soirs. Exit les gros bus de l’intra-muros, il est desservi par des petites navettes écologiques toutes les 4 minutes.

Le nouveau réseau a été présenté par le Grand Avignon le 31 mai 2012. Le nouveau réseau d’autobus a été déployé dans les 13 communes de l’agglomération, depuis le 27 août 2012.

En attendant le tramway prévu en 2016

Cette nouvelle offre hiérarchisée, déployée en perspective de la mise en service du tramway prévue en 2016, s’articule autour de 5 lignes de bus structurantes, 19 lignes complémentaires, deux navettes de centre-ville et du transport à la demande.

Cinq lignes à haute fréquence sont créées :

  • la ligne 1 entre le lycée René-Char et Saint-Chamand. Cette ligne, la plus fréquentée du réseau (25% des déplacements), offre désormais une liaison directe aux habitants de Saint-Chamand en direction du lycée René-Char, tout en desservant les quartiers de la Rocade, Saint-Ruf, l’intramuros et l’avenue de la Folie. Son tracé plus direct fait gagner 4 minutes sur le trajet centre-ville – lycée. Un bus toutes les 6 minutes et toutes les 30 minutes en soirée.
  • la ligne 2 entre Avignon nord et l’hôpital. Cette ligne renforce la desserte de l’hôpital qu’elle relie, via l’avenue Eisenhower et la route de Lyon, aux zones commerciales d’Avignon Nord. Son amplitude a été élargie en réponse aux demandes exprimées par le personnel de l’hôpital aux horaires décalés et les salariés des entreprises des zones commerciales. Un bus toutes les 15 minutes et toutes les 30 minutes en soirée.
  • la ligne 3 entre Saint-Lazare et Agroparc. Cette nouvelle ligne assure une liaison directe et rapide entre les deux pôles universitaires de l’agglomération, Saint-Lazare et Agroparc, en moins de 30 minutes. Elle offre un précieux gain de temps par l’avenue Pierre Semard, la route de Marseille et la ZI de la Cristole Mistral, notamment aux étudiants concernés et aux salariés qui travaillent à Agroparc. De plus, ses bus circulent jusqu’à 21 heures en semaine et minuit les vendredis et samedis. Un bus toutes les 15 minutes et toutes les 30 minutes en soirée.
  • la ligne 4 entre Grand Angles et Agroparc (50 minutes de temps de parcours). Cette nouvelle ligne, grande diagonale Ouest-Est, relie désormais le département du Gard au pôle économique et universitaire Agroparc, tout en desservant les centres de Montfavet et des Angles. Un bus toutes les 15 minutes et toutes les 30 minutes en soirée.
  • la ligne 5 entre Villeneuve-lès-Avignon et Saint-Lazare via l’université. Cette ligne relie désormais la commune de Villeneuve au pôle d’échange de Saint-Lazare et à l’université, tout en desservant les portes des remparts et leurs principaux pôles (tribunal, lycées…). Avec elle, les lycéens et étudiants de Villeneuve pourront se rendre à leurs cours, directement et sans changement. Sa fréquence est renforcée à raison d’un passage toutes les 15 minutes et toutes les 30 minutes en soirée.

« C’est un système global de mobilité qui se met progressivement en place dont l’objectif est d’accroître l’efficacité et la performance des transports publics« , a indiqué François Leleu, vice-président en charge des transports. Pour cela, la collectivité qui consacre aux transports un budget de près de 29 millions euros, a rallongé de 20% l’offre kilométrique.

Le réseau « Bus plus » dispose de nouvelles lignes (37 arrêts sont créés), d’une plus grande amplitude de service et de hautes fréquences cadencées. Il est surtout plus simple avec des itinéraires et des horaires qui restent inchangés toute l’année.

La gare SNCF d’Avignon centre est desservi par les lignes 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16, 21, 51, navette TGV et CityZen République.

Les autres lignes en bref

  • ligne 6 : Saint-Chamand – Hôpital
  • ligne 7 : Le Pontet -Avignon Poste
  • ligne 8 : Vedène-Entraigues -Avignon Poste
  • ligne 9 : Morières – Avignon Poste
  • ligne 10 : Saint-Gabriel – Courtine
  • ligne 11 : Jonquerettes-Saint-Saturnin -Avignon Poste
  • ligne 12 : Velleron – Saint-Saturnin
  • ligne 14 : Le Pontet – Avignon TGV. Outre l’hôpital, relie désormais directement la gare TGV au centre-ville du Pontet, tout en desservant les quartiers de la Rocade Charles-de-Gaulle, Fontcouverte, le Pont-des-deux-Eaux, Lycée René Char. Elle renforce ainsi la desserte de la gare TGV.
  • ligne 15 : Saze – Avignon Poste
  • ligne 16 : Rochefort – Avignon Poste
  • ligne 17 : Agroparc – Avignon Nord. Elle dessert les communes de l’est du Grand Avignon, offrant notamment des correspondances avec les TER  de la gare de Morières pour renforcer l’intermodalité. Toutes les 30 minutes, du lundi au samedi.
  • Trois lignes de proximité pour des liaisons inter-quartiers, sans passer par le centre-ville d’Avignon ; elles sont connectées à des lignes Fréquence + : ligne 18 (Montfavet – Saint-Chamand), ligne 19 (Grand Angles – Lycée Jean-Vilar) et ligne 20 (Office de tourisme/Font d’Irac).
  • ligne 21 : Le Pontet – Gare routière.
  • ligne 51 : Entraigue – Gare routière.

La Navette TGV circule tous les jours, toutes les 15 minutes pour une liaison directe entre Avignon TGV et Avignon Poste.

Lorsque le tramway sera mis en service dans quatre ans (lire), la fréquentation des transports publics devrait bondir de 70%. Elle représente actuellement 9,8 millions de voyages par an.

« Un service plus performant »

« Bus + », c’est la réduction des lignes à l’intérieur des remparts et un renforcement des lignes extérieures. Plus de lignes mais aussi une fréquence de passages plus élevée pour « un service plus performant » selon les mots de Didier Depardieu, directeur des Transports en commun de la région d’Avignon (TCRA).

Seule la ville de Velleron ne dispose pas d’une ligne directe vers le centre ville d’Avignon. Trois lignes de proximité à Montfavet, Les Angles et Villeneuve assurent aussi la desserte inter-quartiers sans passer par le centre ville.

Un manque de préparation pour les conducteurs

Rencontré au dépôt des Courtines, l’un d’eux s’explique : « nous n’avons eu qu’une demi-journée de formation il y a plusieurs mois ! Soit environ 5 heures pour réapprendre le réseau et la numérotation des lignes« . Le conducteur aux 27 ans d’expérience poursuit : « au niveau des chauffeurs, le projet s’est construit « à l’arrache ». Je peux vous assurer que le 27 août, ça va être le bordel. Les conducteurs chercheront leurs nouveaux trajets avec un plan sur le tableau de bord avec le trafic qui reprend pour la rentrée« .

Du côté de la direction, on répond, qu’à l’accoutumée, le changement entraîne naturellement une certaine angoisse, mais on ne s’inquiète pas du bon déroulement de la restructuration du réseau le jour J. En ce qui concerne les passagers, les avis sont mitigés devant la grande poste d’Avignon.

La plupart des usagers ont bien reçus l’information. Ils demeurent cependant quelque peu récalcitrants. « On n’a pas eu assez de renseignements, ils font tout sans consulter les gens ! » se lamente une Avignonnaise qui refuse de donner son prénom. Mais Sophie, Sami et Sarah semblent être prêts au changement. Il faut dire que la TCRA a mis les moyens : 70000 courriers distribués et l’organisation d’une journée d’information dans les 13 communes concernées.

3 questions à Didier Depardieu, directeur de la TCRA

Par rapport à sa taille, l’agglomération d’Avignon compte peu d’usagers des transports en commun, comment l’expliquez-vous ?

« Même si nous sommes en constante progression, le changement des comportements ne se fait pas en un jour. Aujourd’hui tout le monde utilise le parking des Italiens pour y délaisser sa voiture, mais l’initiative a mis du temps à se mettre en place et à rentrer dans les habitudes. La nouvelle configuration du réseau de la TCRA et ses cinq lignes structurantes permettront de mieux répondre aux attentes des habitants. Le 27 août, 97% de la population disposera d’un arrêt de bus à moins de 5 minutes de son logement. Mais pour que les habitants de l’agglomération avignonnaise abandonnent définitivement la voiture au profit du bus, il faut simplement que le bus aille plus vite. La prochaine étape passe nécessairement par la création de couloirs de bus. »

« 97 % de la population » ?

« Oui, grâce au service « Transport à la demande » qui couvre sept secteurs. En prévenant deux heures à l’avance, l’usager peut appeler un bus spécial qui le conduira sur le réseau régulier. »

Quels sont les nouveaux projets de la TCRA pour améliorer son service ?

« D’abord la mise en place de couloirs de bus. Ensuite nous souhaitons développer l’offre numérique. Nous souhaitons développer la possibilité de consulter les horaires sur son téléphone pour attendre à la maison plutôt qu’à l’arrêt de bus. Enfin, la billettique devrait évoluer dans les prochaines années. Les usagers pourront recharger leur carte d’abonnement directement sur un valideur dans le bus, plutôt que de se déplacer à l’agence. »

Augmentation des tarifs

La décision a  été validée en conseil communautaire le 26 juin, le titre de transport unitaire est passé de 1,20€ à 1,30€ en juillet.

Nouvelle flotte et embauches

La TCRA indique que ces changements ont généré 8 embauches. Quant aux bus, la flotte sera renouvelée à 70% d’ici 2013, tous accessibles aux personnes à mobilité réduite et munis de système de vidéo-protection.

Allobus, transport à la demande

Un nouveau service pour les déplacements en transport en commun dans les zones les moins denses de l’agglo (Rochefort-du-Gard, Saze, Barthelasse …). Sur simple réservation au moins 2 heures avant, vous prenez rendez-vous et vous rendez à l’arrêt le plus proche où une navette vous emmènera à un point de connexion avec une ligne de bus. Trois véhicules de 9 places, équipés pour les personnes à mobilité réduite sont prévus. Du lundi au samedi, de 7h à 20h, départ toutes les heures sur réservation (n° Vert 0 800 456 456)

Télécharger :

(Avec Midi Libre, mobilicites.com, laprovence.com et citylocalnews.com).

Posted in Fréquentation, Provence | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :