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SNCF se fixe l’objectif de baisser ses prix en réduisant ses coûts

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Dans un contexte de crise, SNCF affiche l’ambition de baisser ses tarifs à l’horizon 2020 en diminuant ses coûts, notamment énergétiques, en renouvelant sa gamme de réductions et en élargissant, parallèlement au rail, son offre routière.

« On doit aujourd’hui produire le service public moins cher. Nous devons être capables de baisser nos prix et pour baisser nos prix, il faut baisser nos coûts« , a souligné le président de SNCF Guillaume Pépy en clôturant un séminaire de presse organisé à Berlin.

« C’est un chantier essentiel dans les années de crise qui sont devant nous« , a-t-il résumé.

Depuis dix ans, les dépenses de consommation des ménages en transports ont progressé de 31%, et de 60% pour les services de transports collectifs, souligne l’entreprise publique.

« Cette forte demande de mobilité survient à un moment où les pouvoirs publics ont moins d’argent pour financer les politiques de transports et où les individus ont un budget de plus en plus contraint« , analyse Sophie Boissard, directrice générale déléguée de SNCF.

Pour la dirigeante, SNCF doit donc « produire de la mobilité à un meilleur prix sous peine d’avoir à réduire son offre« . Pour y parvenir, elle prévoit de refondre sa gamme d’offres avec notamment le lancement de produits Éco.

Ce travail a déjà commencé avec la branche SNCF Voyages et le programme grande vitesse Éco qui donnera accès, chaque année, à un million de places à moins de 25€ sur TGV. « Nous l’avions fait avec le Corail, nous allons le faire sur le TGV et nous le ferons sur les TER si les régions le souhaitent« , a annoncé Guillaume Pépy.

SNCF va aussi engager une réflexion sur la bonne combinaison, « le bon mix« , entre les différents modes de transports : trains, bus ou transport à la demande, a expliqué Sophie Boissard.

Pas d’impact sur l’emploi

Le groupe a lancé cet été des lignes d’autocars low cost iDBUS vers Londres et le nord de l’Europe, via son hub situé à Lille (un second hub doit être mis en service à Lyon en novembre).

Une première étape qui pourrait le conduire à transférer vers la route des liaisons ferroviaires nationales ou régionales peu rentables.

La politique de réduction des coûts ne devrait pas affecter l’emploi. Le groupe SNCF (250000 salariés) a prévu d’embaucher en 2012 10000 personnes, dont plus de la moitié (5300) pour l’établissement public (ÉPIC), l’entreprise historique SNCF (156000 cheminots).

Quelque 500 jeunes seront aussi recrutés, dans le cadre des emplois d’avenir mis en place par le gouvernement.

« Les effectifs sont désormais stables« , a assuré le directeur des ressources humaines François Nogué, ajoutant que « dans l’avenir, le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes« .

Le groupe, qui veut porter son chiffre d’affaires de 34 à 40 milliards d’euros en 2017, entend tirer ses économies du déménagement en 2013 du siège de Paris-Montparnasse vers Saint-Denis, censé épargner 10 millions d’euros de loyer par an, ainsi que d’une politique d' »optimisation des achats« .

SNCF prévoit aussi d’être moins gourmande en énergie, alors qu’elle anticipe une hausse de 7% par an du prix de l’électricité, et veut « doubler la part des énergies renouvelables (…) de 12 à 24% » dans sa consommation énergétique, largement dominée actuellement par le nucléaire (65%).

Guillaume Pépy a aussi réaffirmé les priorités du groupe depuis cinq ans : le réseau existant et la remise à niveau des trains de la vie quotidienne, « qui répond à la question que 100% des clients nous posent : pourquoi tout n’est pas comme le TGV ?« .

« Nous sommes des militants du réseau existant par rapport à l’extension des nouvelles lignes, que cela soit en Île-de-France ou à grande vitesse« , a insisté Guillaume Pépy.

(Avec AFP).

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La Haute-Savoie ratera-t-elle l’arrivée du CEVA ?

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

La gare d’Annemasse raccordée à celle de Genève Cornavin : tel est le but du CEVA.

Le canton de Genève poursuit la réalisation du raccordement ferroviaire des gares de Cornavin, des Eaux-Vives et d’Annemasse (CEVA) approuvé à 63% lors de la votation populaire qui lui était consacré. Ce raccordement fera tomber le mur de Berlin ferroviaire de la cité de Calvin.

Longtemps considéré comme un RER de l’agglomération genevoise, cette réalisation représente également un enjeu majeur pour la Haute-Savoie. En effet, des trains directs sont prévus toutes les heures entre Genève, Évian, Annecy et Saint-Gervais, via la gare d’Annemasse.

Certains opposants français au projet invoquent que leurs commune vont devenir des dortoirs de Genève, or les transfrontaliers sont déjà là et vont actuellement à 90% à leur travail en voiture. Avec CEVA et le RER franco-valdo-genevois, la Haute-Savoie bénéficiera de la venue des Suisses sur son territoire permettant d’y développer toute l’économie régionale. Les stations de sports d’hiver comme Saint-Gervais ou Chamonix seront accessibles depuis Genève en train avec un temps de parcours semblable aux stations valaisannes. Or lorsque l’on sait qu’un habitant suisse sur deux possède un abonnement de chemin de fer, on constate la nette préférence des helvètes au transport ferroviaire.

Les dessertes internes à la Haute-Savoie bénéficieront également de meilleures dessertes sur l’ensemble des étoiles de La Roche-sur-Foron et d’Annemasse avec un cadencement au moins deux trains par heure et par sens sur Annemasse – La Roche-sur-Foron et Annemasse – Évian et au moins un train par heure Annemasse – Bellegarde, La Roche-sur-Foron – Saint-Gervais et La Roche-sur-Foron – Annecy et à l’heure.

L’ARDSL recommande l’inscription au prochain contrat de projet État – Région (CPER) de mesures complémentaires pour augmenter les bénéfices apportés par CEVA et le RER franco-valdo-Genevois à la Haute-Savoie.

Il convient de moderniser l’étoile ferroviaire de La Roche-sur-Foron. Nous demandons donc que la ligne Annemasse et La Roche-sur-Foron (commune aux trains desservant Annecy et la vallée de l’Arve) soit dotée d’une signalisation moderne (BAL, block automatique lumineux) et de points de croisements supplémentaires (en plus de celui existant à Reignier). Dans une seconde étape, il faudra moderniser les deux autres branches de l’étoile de La Roche-sur-Foron. Cela passe notamment par la réalisation d’un shunt près de La Roche-sur-Foron (avec création d’une halte La Roche-sur-Foron nord à la sortie du shunt côté Annemasse ; dans un premier temps ce shunt pourrait être monotube le shunt étant utilisé pour le matin pour le sens Annecy – Genève et le soir pour le sens Genève – Annecy, la voie ferrée actuelle continuant de servir pour le sens inverse de circulation).

Par ailleurs, il est vital de compléter les dessertes CEVA par la réouverture des 17 kilomètres séparant Évian et Saint-Gingolph (ligne du Tonkin) pour permettre la création de relations directes tant depuis Genève que depuis Annecy vers Martigny et Sion via Thonon-les-Bains.

Il faut également signaler que le projet CEVA France s’inscrit pleinement dans la logique du Grenelle de l’Environnement en offrant une alternative crédible au tout routier, d’autant plus que la vallée de l’Arve dépasse largement les seuils annuels de pollution de l’air.

Enfin, l’ARDSL souligne que dans le cas où les élus, voire la population de la vallée de l’Arve seraient majoritairement opposés au projet, il n’est pas à exclure que les dessertes soient  davantage concentrées sur l’axe Annecy – Genève au détriment de la vallée de l’Arve. Une telle situation serait pour le moins dommageable.

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SNCF met fin à l’érosion de ses effectifs

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

L’ÉPIC SNCF va terminer l’année 2012 avec une très légère hausse des effectifs. Un revirement lié à la bonne tenue de l’activité dans le transport de voyageurs, indique l’entreprise. Mais il répond aussi au besoin de rassurer les syndicats avant la remise à plat des conditions de travail des cheminots forcément inscrit dans le projet de loi du gouvernement sur le système ferroviaire.

Alors que les plans sociaux battent leur plein et que la barre des trois millions de chômeurs est franchie, SNCF fait valoir ses efforts d’employeur.

« En 2012, nous aurons embauché 10000 personnes : 5300 au sein de l’ÉPIC (Établissement public industriel et commercial), 4700 dans le reste du groupe, ce qui classe la SNCF comme deuxième entreprise derrière McDonald’s en nombre d’embauches« , a mis en avant Guillaume Pépy, président de SNCF, lors du séminaire presse organisé à Berlin pendant le salon InnoTrans.

Ce volontarisme a une conséquence symbolique sur l’ÉPIC, la maison mère du groupe où la quasi-totalité des personnels travaille au statut cheminot. « Si l’on fait la balance des départs en retraite et des recrutements, l’ÉPIC va en effet mettre fin à l’érosion de ses effectifs en les stabilisant par rapport à 2011« , indique le patron de SNCF. C’est la première fois en dix ans.

Et si l’on se fie au bilan social 2011, l’ÉPIC rassemblait un effectif de 153922 personnes dont 144803 sous statut cheminot. S’ajoutent 9119 contractuels sachant que les recrutement au delà de 30 ans s’effectuent sous ce régime. Ce total serait donc stabilisé. « Les effectifs vont même s’accroitre d’une centaine de personnes, ce qui constitue un changement de cap par rapport au budget prévisionnel 2012« , indique Guillaume Pépy. En outre, SNCF prévoit de faire travailler l’équivalent de 500 emplois d’avenir.

Des gages aux syndicats

Après l’élection de François Mitterrand, SNCF avait recruté massivement en 1982, avant que les effectifs ne s’érodent régulièrement. Seule frein à cette tendance, l’adaptation des 35 heures avait conduit à l’embauche de 3000 à 4000 agents supplémentaires. Mais depuis, la dégringolade s’est régulièrement poursuivie, notamment avec la suppression de 10000 postes dans le fret.

« Compte tenu du bon niveau d’activité dans l’activité du transport de voyageurs et des besoins en Île-de-France, nous recrutons davantage cette année« , explique le patron de SNCF. Il n’est pas impossible de croire que cette hausse très légère des effectifs de l’ÉPIC qui intervient là aussi après le retour de la gauche au pouvoir répond aussi à d’autres raisons.

Elle permet de donner des gages aux syndicats au moment où la réforme de l’ÉPIC et la remise à plat du statut cheminot, le « RH077 », via négociation d’une convention collective commune à tout le secteur ferroviaire s’annonce hautement risquée.

La CGT se déclare sceptique après ses annonces.

(Avec mobilicites.com et France Inter).

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Déclin de l’eldorado français pour Alstom et Bombardier

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

La Région Rhône-Alpes a acheté 24 tram-trains à Alstom. Photo : Edmond Luca.

Coup de frein sur la grande vitesse et sur les commandes de TER à cause de l’asphyxie des finances publiques, les leaders de la construction ferroviaire ont eu beau afficher un grand optimisme au salon InnoTrans de Berlin, ils se demandent comment alimenter leurs usines françaises dans les prochaines années. L’appel d’offres de l’État pour renouveler les trains Intercités serait un appel d’air, mais il tarde à venir.

Avec un carnet de commandes mondiales de près de 32 milliards d’euros pour Bombardier, et de 6,3 milliards pour Alstom (+11%), les deux leaders du rail affichent un optimisme à toute épreuve. Mais sur l’Hexagone, ils voient fondre leurs carnets de commandes. Si Alstom rafle presque systématiquement la mise avec ses tramways, ce n’est pas le cas de Bombardier qui, lassé de perdre systématiquement les appels d’offres de transport urbain, a renoncé à y répondre.

Reste le marché des trains régionaux et Intercités. « Les besoins identifiés de TER et de TET représentent 400 à 500 trains« , estime Jean Bergé, patron de la division France de Bombardier Transport. Seulement les commandes ne suivent pas.

Manque de financements

Le moindre appétit des régions et de l’État est directement lié aux restrictions budgétaires auxquelles elles sont contraintes. Les régions, autorités compétentes pour les TER doivent se serrer la ceinture, et l’État censé lancer un appel d’offres pour renouveler la flotte des TET, tarde à le faire.

Les constructeurs ferroviaires guettent cet appel d’offres comme le lait sur le feu car cette commande créerait un appel d’air et l’assurance de plusieurs années d’activité dans leurs usines de Crespin (Nord) pour Bombardier et de Reischofenn (Alsace) pour Alstom. Jean Bergé avoue qu’à partir de 2015, « il y a de grande incertitudes sur l’activité de l’usine de Crespin« .

De fortes inquiétudes planent sur la capacité des régions à concrétiser leur méga-commandes de TER : celle des 1000 Regiolis passée à Alstom en 2009 et les 860 Regio2N passée à Bombardier. « À ce jour, nous avons enregistré 171 commandes fermes ce qui nous mène jusqu’à 2016 en terme de production« , explique Henri Poupart-Lafarge. Un retard important par rapport au plan de marche qui « devrait être autour de 400 aujourd’hui« . Mais le patron d’Alstom Transport reste optimiste : « nous avons des signes positifs de certaines régions. Il y aura d’autres commandes, la question est de savoir à quel rythme« .

De son côté, Bombardier n’a écoulé que 80 Regio 2N, sur les 860 en option. 5 régions ont commandé ce TER à deux niveaux : PACA, Rhône-Alpes, Centre, Aquitaine et Nord-Pas-de-Calais.

Un Francilien à Tunis ?

L’autre produit phare de Bombardier sur le marché hexagonal, c’est le « Spacium », plus connu sous son nom commercial « Francilien ». Vendu au syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) et à SNCF qui l’exploite sur sa ligne H entre Paris gare du Nord et le Val d’Oise, ce nouveau train aux couleurs acidulées, doté d’un plate-forme haute et de larges baies vitrées, a connu de graves défaillances informatiques au démarrage. Sur les 172 rames commandées, 80 seulement ont été livrées, ce qui vaut de lourdes pénalités à Bombardier. Leur montant gardé bien secret alourdit le coût de développement. Bombardier est donc condamné à le vendre plus pour arriver à le rentabiliser.

La visite du ministre des Transports tunisien à Berlin pendant le salon InnoTrans, venu voir le Francilien de plus près, attise les espoirs de Bombardier de le vendre pour équiper le RER de Tunis. « Si l’on gagne, ce sera contre nos concurrents coréen (Rotem) et suisse (Stadler)« , précise Benoît Gachet, directeur marketing. La réponse de Tunis serait imminente.

Santé insolente des autres marchés

Mais ni André Navarri, président de Bombardier Transport, ni Hubert Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport, n’ont affiché la moindre inquiétude à Berlin, tant d’autres marchés que la France sont bouillonnants. Après le creux de 2009, la croissance de 135% du carnet de commandes enregistrée au premier trimestre 2012 par Alstom transporte le constructeur français sur un petit nuage.

Des chiffres en phase avec ceux révélés par une étude de l’Unife (Union des Industries ferroviaires) qui prévoit une croissance mondiale du secteur de l’ordre de 2,6% par an pendant les six prochaines années. L’Europe et l’Amérique du Nord, qui représentent la moitié du marché mondial devraient connaître des taux de croissance de cet ordre alors que la demande va fortement augmenter dans d’autres pays (+ 7% en Amérique latine, + 8% en Afrique). En Asie, la croissance prévue est de moindre importance (+ 1,9%) mais elle va changer de nature, la baisse du marché de la grande vitesse étant plus que compensée par la forte croissance de l’urbain et du régional.

La croissance attendue du marché mondial, notamment dans les pays émergents, influe sur la stratégie de développement des deux constructeurs qui cherchent à se rapprocher de leur clientèle en créant ou en musclant leurs centres de production locaux. Alstom Transport noue aussi des partenariats un peu partout dans le monde : en Russie avec Promoelectronica, au Kazakhstan avec KZT ou en Algérie ou le Français a créé une coentreprise avec EMA (métro d’Alger) et Ferrovial pour assurer le montage et la maintenance des tramways Citadis.

Et pour finir, Alstom ne veut pas se contenter de simplement vendre des matériels. « Nous voulons être présents pendant toute la durée de vie de nos trains« , explique Henri Poupart-Lafarge. D’où un positionnement de plus en plus affirmé sur les marchés de maintenance et la conclusion de contrats qui peuvent atteindre trente ans comme celui signé avec Trenitalia pour la maintenance de trains à grande vitesse Italo, ou avec le métro de Bucarest.

300 millions pour Alstom en Allemagne

Alstom a profité d’InnoTrans pour annoncer la signature d’un contrat de 300 millions d’euros avec la vente de 63 trains régionaux de type Coradia à la compagnie Netinera Deutschland, filiale allemande du groupe italien Ferrovie dello Stato (FS). Ces trains, qui seront conçus et produits dans l’usine d’Alstom de Salzgitter en Allemagne, doivent entrer en service à partir de décembre 2014 sur le réseau diesel du sud-ouest de l’Allemagne entre Francfort et Sarrebruck, mais aussi Coblence et Kaiserslautern.

Les Coradia Lint sont des unités diesel à deux ou trois voitures. Les rames auront une capacité de 160 à 270 places assises et pourront atteindre 140 km/h.

(Avec mobilicites.com).

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SNCF propose un partage de la dette ferroviaire avec les contribuables et les usagers

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

Voilà une idée qui va faire du bruit. SNCF défend une solution choc pour liquider les 30 milliards d’euros de dette portés par Réseau Ferré de France et qui asphyxient le système ferroviaire. C’est le principal casse-tête de la réforme institutionnelle en préparation au gouvernement.

La compagnie ferroviaire dirigée par Guillaume Pépy propose aux pouvoirs publics « un partage en trois morceaux, pas forcément de taille égale » des 30 milliards de dette de l’infrastructure ferroviaire entre « SNCF, le contribuable et l’usager« .

Ce qui supposerait une nouvelle hausse des impôts, solution politiquement difficile à assumer par le gouvernement qui vient d’annoncer un effort sans précédent du contribuable. Cela supposerait également une hausse des péages pour utiliser les sillons ferroviaires, or SNCF n’a cessé de combattre ces hausses, ces dernières années.

Resté silencieux depuis la fin des Assises ferroviaires organisées par le précédent gouvernement, SNCF a décidé de rendre publique sa proposition lors du séminaire de presse qui s’est déroulé pendant le salon InnoTrans, mi-septembre, à Berlin.

Concernant la part de la dette qu’elle prendrait à sa charge, Sophie Boissard, la directrice générale chargée de la stratégie du groupe SNCF explique ainsi que « dans la situation d’endettement qui va, quoiqu’il arrive, dériver à 50 milliards d’euros dans les prochaines années, la remise à flots peut passer par un effort financier de la SNCF sous une forme à déterminer, dans un montant à déterminer, et qui dépend de notre propre trajectoire. C’est à discuter avec l’État« .

Pourquoi ce geste de SNCF ?

SNCF explique être capable par ses efforts de gestion et sans réduction de son niveau d’investissement (10 milliards prévus d’ici à 2017) de maîtriser son propre endettement. La dette de la compagnie ferroviaire est passée de 4,5 à 8,5 milliards d’euros entre 2007 et 2010. Mais « après l’actuelle phase de stabilisation jusqu’en 2014, nous prévoyons d’abaisser notre dette aux alentours de 6 milliards d’euros« , anticipe Alain Picard, directeur général adjoint chargé des finances. Une façon d’indiquer que le transporteur public serait capable d’encaisser un effort supplémentaire.

Comment interpréter le geste de SNCF ? Il intervient alors que le gouvernement qui doit bientôt arrêter ses choix étudierait avec attention la solution d’une séparation nette entre RFF et SNCF. Tous deux serait chapeautés par une holding d’État. La proposition de SNCF lui permet de défendre le rôle pivot qu’elle entend jouer.

« À partir du moment où nous sommes le premier financeur du réseau, son premier utilisateur et que nous avons partie liée avec l’avenir du réseau, nous voulons avoir voix au chapitre sur les décisions qui seront prises« , justifie Sophie Boissard. SNCF défend une holding SNCF qui coifferait trois activités principales : l’entreprise ferroviaire SNCF, la direction des gares et l’infrastructure unifiée avec 51000 agents. Dans ce schéma, une part de la dette de l’infrastructure serait alors logée au niveau de la future holding SNCF alimentée par l’activité de ses entités.

Le contribuable et l’usager mis à contribution

Mais ce schéma pose de nombreux problèmes juridiques et financiers. Quel serait le statut juridique de la holding ? Établissement public, sa dette risquerait d’être requalifiée en dette d’État. Société anonyme, elle serait difficilement soutenable aux yeux des banques.

Pour Réseau Ferré de France, compte tenu de sa notation financière (AA+), c’est sous sa houlette que la dette est la mieux gardée. Mais comment la réduire ? Le gestionnaire compte sur « une mise en tension » du système pour augmenter la productivité et réduire le milliard d’euros qui fait défaut chaque année. Mais pour le reste, RFF rejoint SNCF : l’usager et le contribuable devront être mis à contribution.

Guillaume Pépy devrait défendre cette position lors d’un entretien avec Frédéric Cuvillier, lundi 24 septembre.

Les patrons de la DB et de SNCF en guerre contre Bruxelles

Bien qu’en guerre acharnée dans le fret – Fret SNCF risque en fin d’année une forte amende de l’Autorité de la concurrence après la plainte déposée par ECR, filiale de la DB – les deux groupes ferroviaires sont plus que jamais soudés face à Bruxelles.

Guillaume Pépy et Rüdiger Grube ont récemment signé un courrier de protestation adressé au commissaire européen Sim Kallas. L’objet de leur courroux ? Les deux principaux patrons du rail européen n’apprécient pas de ne pas avoir été conviés au séminaire que le commissaire et ses équipes organisent à Bruxelles lundi 24 septembre au sujet du 4è paquet ferroviaire. « Seuls les tenants de la séparation à la table ronde auront voix au chapitre« , commentent-ils.

Preuve supplémentaire de l’axe DB-SNCF, Rudiger Grube a récemment exposé son point de vue à une trentaine de journalistes français, invités par SNCF. « Dans la foulée du ‘recast’ un 4e paquet ferroviaire imposant une séparation nette affaiblirait le secteur ferroviaire européen. Elle entraîne des surcoûts. Au final, ce sont les usagers qui paient« , a martelé le président de la DB.

Rüdiger Grube intervient carrément dans le débat hexagonal : « il faut assurer que l’intégration devienne à nouveau possible en France« . Pour lui, si le prix des sillons a fortement augmenté ces dernières années, c’est à cause de RFF…

(Avec mobilicites.com).

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Un seul ticket électronique pour payer tous ses transports

Posted by ardsl sur 22 septembre 2012

Payer le parking, acheter un billet de bus et louer un vélo avec une seule et même carte de transport, c’est le nouveau système de billet électronique présenté par l’industriel allemand Siemens au salon des transports ferroviaires InnoTrans à Berlin.

Doté d’une puce RFID, comme la carte Navigo en Île-de-France, ce ticket électronique du format d’une carte de crédit « facilite le passage d’un mode de transport à un autre« , explique Siemens, dans un communiqué.

« Les usagers n’ont plus à se souvenir des tarifs, ils paient seulement la distance parcourue, peu importe qu’ils prennent le train, louent un vélo ou utilisent un parking« .

Pour l’heure, Siemens a développé deux modèles : le premier amène l’usager à passer sa carte devant un lecteur spécifique au début et à la fin de chaque déplacement, tandis que le deuxième passe par un système « sans contact« .

Dans les deux cas, l’usager paie soit par carte bancaire soit par prélèvement automatique sur son compte bancaire à la fin de son trajet et « uniquement pour les services qu’il a utilisés« , détaille Siemens. Ce système central de « e-ticketing » se gère avec le système de back-office de SAP, baptisé Ptnova.

(Avec mobilicites.com).

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voyages-sncf.com veut s’étendre en Europe

Posted by ardsl sur 20 septembre 2012

L’agence de voyages a annoncé vouloir déployer sa marque en dehors des frontières françaises et s’étendre aux autres marchés européens pour devenir “le leader de la distribution ferroviaire”. Elle remplace et s’affiche à compter du 20 septembre, sur les autres sites SNCF à l’étranger utilisés jusqu’à présent, tgv-europe.com en Europe, et raileurope.co.uk au Royaume-Uni.

Cette nouvelle dimension répond à l’ouverture des marchés en Europe, à l’évolution des modes de consommation et à l’influence des grands acteurs du digital qui transforment le marché du e-tourisme”, explique un communiqué. L’annonce a été faite par Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages, et Yves Tyrode, directeur général de voyages-sncf.com à l’occasion d’un salon spécialisé sur le transport ferroviaire à Berlin, InnoTrans.

Pour “devenir un acteur référent du e-travel face à une concurrence mondiale menée par des acteurs puissants”, voyages-sncf.com souligne pouvoir compter sur dix sites web, des applications mobiles en six langues, six boutiques et un service intégré de call center.

(Avec pros-du-tourisme.com).

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Alstom présente sa nouvelle version du transport ferroviaire au salon de Berlin

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

Photo : Edmond Luca.

InnoTrans, le salon mondial du ferroviaire, a ouvert ses portes mardi 18 septembre à Berlin. Alstom présente sur voies, le Citadis Dualis ainsi que le Coradia Nordic. Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom Transport, affirme que l’usine de Belfort a de beaux jours devant elle, avec un plan d’embauches et des perspectives commerciales.

Même si Alstom mise aujourd’hui sur les trains urbains et de banlieue, elle ne néglige pas pour autant les locomotives et la grande vitesse. Les visiteurs d’InnoTrans, plus grand salon mondial de l’industrie ferroviaire, auront l’occasion de découvrir la gamme complète des produits, systèmes et équipements d’Alstom, à travers une maquette de grande taille où tous les trains du constructeur français circulent.

Il est également possible de découvrir en avant-première une nouvelle vision du transport ferroviaire grâce à un film en 3D qui présente le tout dernier Citadis Compact. Ce tramway a été spécialement conçu pour les villes moyennes.

Pour sa part Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom transports France s’est dit heureux de voir que les autorités françaises et notamment les ministres s’intéressent au ferroviaire. Mardi 18 septembre, il a reçu le ministre des Transports Frédéric Cuvillier et lui a présenté le Citadis Dualis, nouveau matériel roulant d’Alstom.

Les Régions Pays-de-la-Loire et Rhône-Alpes ont acheté plusieurs dizaines de Citadis Dualis. Ce nouveau matériel sera d’ailleurs inauguré samedi 22 septembre entre Lyon et Sain-Bel. De plus, une commande pour l’Île de France, qui concerne le contournement de Paris vient d’être effectuée. « Le tram-train, c’est l’innovation qui permettra d’offrir des transports publics avec un meilleur coût, moins cher que les TER et qui représente 30% d’économie sur les coûts de maintenance. Et ce matériel est électrique donc moins polluant», affirme Jérôme Wallut. « Quand un bus est rempli de passagers il faut un deuxième bus, donc un deuxième chauffeur », observe-t-il.

« La logique d’Alstom est de développer des solutions qui améliorent l’économie du système ferroviaire, comme c’est le cas à Belfort avec les TGV Euro Duplex. Sur les deux niveaux, on met 20 à 30% de passagers en plus », ajoute le directeur général d’Alstom Transport.

« L’ouverture de la ligne LGV Rhin-Rhône a permis de mettre en exploitation des TGV de Marseille à Francfort. C’est le seul train interopérable qui passe les frontières, et c’est un TGV français fabriqué à Belfort qui porte le drapeau tricolore en Allemagne, et demain en Espagne à Barcelone et à Madrid. Cocorico », se félicite le directeur général.

« À Belfort, le plan de charge est assez contrasté, mais on embauche comme jamais nous ne l’avons fait depuis de nombreuses années », souligne Jérôme Wallut. « C’est grâce à notre savoir-faire des locomotives qui a permis de décrocher de gros contrats à l’export, malgré l’arrêt de fabrication des locomotives pour la SNCF, (puisque la 200e a été livrée fin juin). Alstom Transport Belfort a relevé la tête. La Prima II, en cours d’homologation va rouler pour les corridors de fret européen. Cette locomotive a de beaux jours devant elle. À la fin du mois, nous allons tester la Prima II, avec un train de 800 tonnes, sous la Manche. On y croit à l’avenir de cette locomotive. »

Quant au TGV, le directeur général parle du renouvellement du parc de la SNCF, car les TGV Sud-Est et ceux de l’Atlantique sont en fin de vie. On parle de 200 rames. Actuellement, Belfort produit 12 TGV par an, mais une augmentation de la cadence est envisageable.

Alstom va embaucher prés d’une centaine de salariés, ce qui représente 10% de l’effectif belfortain. 50 ingénieurs, achats et qualité, et une dizaine de salariés pour la production sont arrivés au sein de l’entreprise depuis le début de l’année.

Alstom Belfort a trouvé une bonne vitesse de croisière. Il y a trois ans, ses responsables n’auraient pas parié sur ce succès.

(Avec Le Pays).

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Le gouvernement veut « sauver le modèle ferroviaire français »

Posted by ardsl sur 19 septembre 2012

Les choses s’accélèrent, le ministre délégué des Transports Frédéric Cuvillier a assuré qu’il présenterait « dans les prochaines semaines » son projet de loi sur la réforme du système ferroviaire français. Qui de Réseau Ferré de France, qui n’a plus qu’un président par intérim, ou de SNCF va remporter le morceau ? Réponse début octobre 2012.

En marge de sa visite à Berlin les 17 et 18 septembre au salon des transports ferroviaires InnoTrans, où il a rencontré son homologue allemand Peter Ramsauer avec lequel il a évoqué le modèle de gouvernance ferroviaire, Frédéric Cuvillier a annoncé qu’il présenterait son projet de loi sur la réforme du rail (gouvernance et statut social des cheminots) début octobre 2012 en conseil des ministres.

« Ce ne sera pas un modèle allemand (qui intègre à la fois la gestion des infrastructures et l’exploitation des trains par la Deutsche Bahn au sein d’une holding), je veux que l’on puisse sauver le modèle ferroviaire français« , a ajouté le ministre, sans donner de détails.

Demandant du temps « pour structurer et organiser », il a estimé qu’ « aujourd’hui, le fret routier est la démonstration de ce qu’il ne faut pas faire […] Tant que les cadres sociaux ne seront pas réglés, il ne faut pas se fourvoyer vers quelque chose qui favoriserait le dumping social. Aujourd’hui, dans le secteur du fret routier, cette situation s’apparente à une forme d’esclavage moderne« , a t-il critiqué.

Allusion aux pratiques de certains transporteurs routiers français implantés à l’étranger qui emploient des conducteurs étrangers aux conditions sociales et de salaires de leur pays d’origine. Avec des amplitudes d’heures de conduite très éloignées de celles régies par la législation française.

Devant le Parlement en 2013

La loi sur la réforme du rail sera présentée devant le Parlement courant 2013 et devra trancher l’épineuse question de la séparation, ou de la réunification, de l’opérateur historique (SNCF) et du gestionnaire des infrastructures, Réseau Ferré de France (RFF).

Une loi de 1997 a en effet séparé la gestion des infrastructures, attribuée à RFF, de l’exploitation du réseau assurée par SNCF et les opérateurs privés. Problème, SNCF abrite toujours et gère, pour le compte de RFF, la Direction de la circulation ferroviaire et SNCF Infra (maintenance et entretien des voies). Le dispositif prévoit également que SNCF acquitte à RFF des péages pour l’utilisation des voies et la partie ferroviaire des gares.

Ce dispositif complexe est une source de tensions entre les deux groupes qui s’accordent sur l’idée de réforme mais qui s’opposent sur ses modalités.

(Avec mobilicites.com).

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Droit de grève : Frédéric Cuvillier veut « transformer » la loi Diard, pas l’abroger

Posted by ardsl sur 18 septembre 2012

Interpellé par des journalistes lors de sa visite à Berlin au salon des transports ferroviaires InnoTrans, Frédéric Cuvillier a démenti « toute remise en cause du service minimum dans les transports« , après des informations parues dans Le Parisien faisant état d’une possible remise en question de la loi encadrant le droit de grève.

Après un démenti officiel par voie de communiqué mardi 18 septembre 2012, Frédéric Cuvillier qui s’était visiblement exprimé sur le sujet en marge de la Fête de l’Humanité dimanche 16 septembre, a précisé devant des journalistes présents à Berlin pour un salon des transports qu’il n’est pas question « de travailler à l’abrogation de la loi Diard, ni de la remettre en cause« .

Le ministre délégué des Transports a toutefois ajouté : « je ne suis pas persuadé que cette loi soit parvenue à sa finalité et j’ai la certitude qu’elle prive les partenaires sociaux de ses rythmes et de ses lieux de concertation avant un conflit social. Ces lieux de discussion préventifs sont nécessaires (…) La loi Diard, il faut l’améliorer, pas l’abroger, et la sortir du contexte politique et politicien » dans lequel elle a été imaginée, a conclu le ministre.

Pour rappel, la loi Diard de mars 2012 a étendu au transport aérien les dispositions de la loi de 21 août 2007 sur la continuité du service public dans les transports de voyageurs (SNCF, RATP, transports urbains) avec une déclaration préalable des grévistes 48 heures à l’avance et des prévisions de trafic 24 heures à l’avance. Cette loi a également introduit l’obligation pour les agents grévistes d’indiquer 24 heures à l’avance qu’ils reprendront le travail.

Objectif affiché, permettre aux entreprises d’optimiser l’utilisation des personnels non grévistes en réaffectant des agents et en adaptant son plan de transport aux moyens humains dont elles disposent.

La loi Diard est vivement contestée par les syndicats qui y voient une « atteinte » au droit de grève (lire).

Selon une responsable du ministère interrogée avant l’intervention du ministre à Berlin, le gouvernement s’interroge sur l’éventualité de revoir certaines modalités d’application pour améliorer le dialogue social, sans préciser celles qui pourraient être revues.

(Avec mobilicites.com).

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