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Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Bernard Accoyer’

Les projets de remontées urbaines existent mais peinent à être financés

Posted by ardsl sur 27 septembre 2012

Ils l’ont baptisé “le Fil”… Dans l’agglomération annecienne, voici plusieurs années qu’une association remue ciel et terre pour tenter d’imposer l’idée d’une liaison par câble entre La Balme-de-Sillingy, au nord, et le centre-ville d’Annecy.

Un rêve censé transformer les embouteillages du secteur en lointains souvenirs. Une étude réalisée par le cabinet annécien Cime pour le compte de la Communauté de communes Fier et Usses, avait conclu, en 2011, à la faisabilité technique du projet et l’avait estimé à 150 millions d’euros pour 15 kilomètres.

Séduisant sur le papier, le concept avait même, un temps, rallié certains élus. « J’y crois », estimait à l’époque le maire de La Balme, François Daviet. Il a depuis révisé sa position.

Le coût d’une telle réalisation semble désormais un obstacle infranchissable. « Belle idée, mais c’est bien trop cher », a lâché Bernard Accoyer (député-maire UMP d’Annecy-le-Vieux, 1er vice-président de la C2A) devant quelques journalistes.

Rigaut : « Ce n’est pas le moment de planter des pylônes partout »

En mars dernier, Jean-Luc Rigaut, maire et conseiller général d’Annecy (NC) estimait de son côté que « ce n’est pas le moment de planter des pylônes partout ».

Quant aux associations d’usagers des transports, à l’image de la FNAUT, elles n’ont jamais caché leurs réticences.

Sur l’axe La Balme – Annecy, c’est désormais la solution du bus à haut niveau de service qui tient la corde. Même si les membres de l’association du Fil veulent encore y croire.

Les autres idées de téléportés qui fleurissent dans le département de la Haute-Savoie relèvent pour leur part davantage des liaisons vallée-montagne que du transport urbain pur. C’est le cas par exemple de la connexion Magland – Flaine, à la recherche de financement ou encore de l’idée de connecter Seynod et le Semnoz.

Ce projet consisterait à installer une télécabine entre la sortie d’autoroute Seynod-Sud et la station qui domine le lac d’Annecy. Coût estimé : 30 millions, dont personne n’a évidemment pour l’heure le moindre euro.

Une dernière idée est en revanche plus avancée. C’est celle de la liaison entre Talloires et le col de la Forclaz, au-dessus du lac d’Annecy. Objectif : supprimer les 4000 véhicules qui, certains jours d’été, gravissent la route. Cent mille euros d’études ont déjà été dépensés et le maire de Talloires espère voir les travaux débuter en 2014. Le député Accoyer a lui-même relevé les manches pour pousser le dossier.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Accord sur le financement du CEVA côté français

Posted by ardsl sur 1 mai 2012

Le lancement des travaux du CEVA s’est déroulé le 15 novembre 2011 devant une locomotive de 1912 et une autre de 2011. (Photo : Joël Grandcollot).

L’État français, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, RFF et les collectivités locales ont trouvé vendredi 30 avril un accord de répartition des 231 millions d’euros nécessaires à la mise en place sur France du CEVA (la liaison ferroviaire Annemasse – Cornavin).

La facture des deux kilomètres qui séparent la frontière genevoise de la gare d’Annemasse est de 231,35 millions d’euros. Les collectivités françaises annoncent qu’elles sont tombées d’accord pour boucler le financement de la liaison entre Cornavin et Annemasse. La bonne nouvelle intervient alors que les négociations pour le deuxième plan quinquennal d’aménagement du Grand Genève entame leur dernière ligne droite avant la signature d’Agglo 2.0 prévue le 26 juin prochain à Annemasse.

En novembre 2011, alors que les travaux du CEVA démarraient à Genève (lire), il manquait encore 30 millions d’euros côté français. Comme toujours en France, c’est à l’approche d’une élection majeure que le dossier se débloque. Vendredi 27 avril, tous les financeurs étaient réunis à Lyon au siège de la Région Rhône-Alpes. Réseau Ferré de France (RFF) a présenté un chiffrage définitif, à hauteur de 231,35 millions. « C’est la fourchette basse de la prévision initiale« , note le maire d’Annemasse Christian Dupessey, qui assure « que le projet ne sera pas réduit. »

L’État apportera 45 millions d’euros, la Région Rhône Alpes et le département de Haute Savoie 55 millions chacun, les communautés de communes concernées 28,75 millions en partie aidées par le département. Enfin RFF investira 35 millions d’euros, «sous réserve de l’assentiment de son conseil d’administration», soulignent les communiqués de presse diffusés par le Conseil général et la mairie d’Annemasse. «Une formule qui ne remet pas en cause l’accord», rassure Christian Dupessey.

Dans son communiqué, le maire d’Annemasse précise que l’Office fédéral des transports, qui assure les relations avec la France, financera pour 12 millions d’euros le dispositif en gare d’Annemasse qui permettra de commuter une voie du courant français au courant suisse. «C’est une demande des CFF qui doit permettra la circulation entre Lausanne à Annemasse des nouvelles compositions à deux étages de la régie fédérale présentées la semaine dernière» explique l’élu annemasien qui ajoute, pince-sans-rire : «jusqu’à vendredi dernier, c’était à peu-près le seul financement vraiment assuré». L’Union Européenne pourrait également apporter 600000€.

Cadencements

Fin 2017, il y aura un train toutes des 10 minutes entre Cornavin et Annemasse. Entre Annemasse et Évian il y aura bien un train toutes les demi-heures, matin et soir (lire). Le crédit cadre de 231 millions d’euros ne prévoit pas le financement des trains. La Région Rhône-Alpes devra encore trouver 150 millions d’euros pour acquérir la moitié des 40 compositions prévues. Quant aux parkings-relais, ils seront à la charge des collectivités locales. «J’espère bien qu’Agglo 2.0, le nouveau plan d’aménagement quinquennal de la région dégagera quelques financements de la Confédération et de Genève», lâche le maire d’Annemasse.

Marchandage local

Les agglomérations et communauté de communes d’Annemasse, de Thonon, d’Évian, de Reigner, de La Roche-sur-Foron et de Bonneville voient leur participation passer de 18 à 28 millions d’euros. Le président du Conseil général du département de la Haute-Savoie Christian Monteil a accepté d’augmenter la rétrocession des fonds frontaliers aux communes concernées par le CEVA. La récente renégociation de la répartition entre l’Ain et la Haute-Savoie l’y aide sans doute un peu. Enfin, le député UMP des bords du lac d’Annecy, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, ne se serait pas opposé à ce dernier montage. Quelle sera la part de chaque collectivité ? « Il appartient au Conseil général d’en décider« , explique le maire d’Annemasse. « Le nombre d’habitants et la fréquentation attendues sont deux des critères qui seront pris en compte. En gare d’Annemasse passeront 4 millions de voyageurs dès 2018 contre 300000 aujourd’hui. »

Quelle utilisation des 231M€ ?

Les 231,35 millions d’euros comprennent :

  • la construction de 2 km de voies, majoritairement en tranchée couverte (génie civil important), avec la création d’un pont route vers la fin de cette tranchée, dans un secteur contraint.
  • la reprise importante de la gare d’Annemasse (nouvel accès souterrain, renouvellement et modernisation de tous les enclenchements, création d’au moins deux voies à quai supplémentaires, modification importante des accès à la zone de garage, intégration d’une voie électrifiée en 15kV coté Genève…).
  • la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron (automatisation).
  • la reprise de la gare d’Évian.

(avec tdg.ch).

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Le Chablais bénéficiera du CEVA dès sa mise en service prévue fin 2017

Posted by ardsl sur 20 avril 2012

Avec CEVA, la gare de Thonon-les-Bains sera à 53 minutes de Genève Cornavin, avec à la clé 22 relations quotidiennes possibles entre Thonon et Genève.

Les gares d’Évian, Thonon, Perrignier, Bons-en-Chablais et Machilly, situées sur la ligne ferroviaire Évian – Annemasse bénéficieront dès décembre 2017 de relations directes avec le centre de Genève grâce à la réalisation du CEVA (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse).

Un hebdomadaire a publié dans son édition du 19 avril des « informations » pour le moins erronées sur la desserte du Chablais à l’horizon de la mise en service du CEVA.

Ouverture du CEVA : décembre 2017

Les travaux du CEVA ont pris du retard, en raison des recours déposés pour les opposants genevois au projet. Ils ont démarré le 15 novembre 2011 (lire). La justice suisse a débouté les derniers opposants le 29 mars 2012 (lire).

La durée incompressible des travaux est de 6 ans.

Le CEVA ne pourra donc être mis en service avant fin 2017. Les CFF et RFF visent une ouverture aux voyageurs pour le lancement du service 2018, soit le 9 décembre 2017.

Aménagement des gares de Thonon et Évian

Les gares de Thonon et Évian seront réaménagées d’ici 2017.

La ligne Évian – Annemasse bénéficie déjà d’une signalisation moderne

Depuis février 2007, la ligne à voie unique reliant Évian à Annemasse est équipée d’une signalisation automatique (BAL), qui autorise le passage de 70 trains par jour. Le trafic actuel comprend 32 TER (16 allers-retours) et une dizaine de trains de fret.

A l’ouverture du CEVA, il est envisagé la circulation de 22 allers-retours TER sur la ligne Évian – Annemasse, soit un train toutes les 30 minutes aux heures de pointes et un train par heure le reste de la journée.

Pour aller au delà de ce niveau de trafic, le doublement de certaines sections de la ligne a été étudié. Un investissement de 126 millions de francs suisses (105 M€) serait envisagé à un horizon 2019-2022. Il s’agirait notamment d’organiser des croisements dynamiques des trains à Machilly, Bons-en-Chablais et Perrignier (en allongeant les voies d’évitement actuelles). Ce projet pourrait être financé au titre du projet d’agglomération franco valdo-genevoise. C’est la mesure 137. Ce projet n’est pas dans les priorités ferroviaires pour la période 2015-2018, car il n’est pas indispensable pour accroître le trafic ferroviaire sur la ligne du Chablais.

En revanche, la section Annemasse – La Roche-sur-Foron, commune aux trains Annecy – Annemasse et Saint-Gervais – Annemasse, n’est pas actuellement équipée du BAL. Il est indispensable que cette section dispose d’une signalisation performante pour assurer une cadence horaire entre Genève et Annecy ainsi qu’entre Genève et Saint-Gervais. C’est pourquoi cette mesure a un caractère prioritaire et doit être réalisée d’ici 2018. Sinon cela signifierait que le RER franco-valdo-genevois ne pourrait pas desservir efficacement la vallée de l’Arve et le bassin annecien.

L’imposture d’Astrid Baud-Roche

La conseillère municipale de Thonon-les-Bains et candidate dissidente de l’UMP à la députation, Astrid Baud-Roche est la seule personne à s’exprimer (et donc sans doute la seule à avoir droit de cité aux yeux de cet hebdomadaire) dans cet « article ».

Astrid Baud-Roche déclare successivement : « les élus du Chablais ont pris une véritable douche froide » en découvrant que le Chablais n’avait plus la priorité. « En 2013, nous avons trois projets : Genève/Annemasse et Annemasse/La Roche en priorité 1 ; et Annemasse/Chablais en priorité 2. Au départ, il s’agissait d’un projet global de RER sud-lémanique. Maintenant, comme on ne peut pas tout payer, la priorité est donnée à Annecy. Bernard Accoyer a voulu récupérer la liaison pour l’agglomération annécienne. De toute façon, il a récemment déclaré que la Haute-Savoie du nord n’était pas une priorité. Une fois de plus on fait passer l’agglo d’Annecy avant nous. »

Astrid Baud-Roche fait preuve d’une démagogie sans limite en tenant de tels propos. Il n’y a jamais eu la volonté de privilégier une branche du futur RER plutôt qu’une autre. C’est la situation actuelle (signalisation moderne sur Annemasse – Évian ; signalisation archaïque sur Annemasse – La Roche – Annecy / Sallanches) qui explique que la desserte ferroviaire actuelle :

  • 16 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Évian.
  • 9 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Saint-Gervais.
  • 5 allers-retours au service 2012 entre Annemasse et Annecy.

Le Chablais bénéficie incontestablement d’une meilleure desserte vers Annemasse que la vallée de l’Arve ou que le bassin annecien.

Astrid Baud-Roche tente de faire croire que le Chablais serait oublié par le futur RER. Elle est sans doute la seule à croire en Haute-Savoie que le RER serait « un RER sud-lémanique« . Le RER desservira toute la Haute-Savoie, et pas seulement Annemasse et le Chablais. La priorité n’a jamais été donné dans ce projet à Annecy. La priorité absolue est de réaliser la liaison manquante entre Cornavin et Annemasse et la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron. C’est ainsi que la Haute-Savoie se dotera d’un RER desservant à la fois le Chablais, Annemasse, Annecy et la vallée de l’Arve.

Nous laisserons néanmoins Bernard Accoyer (député-maire UMP d’Annecy-le-Vieux et premier vice-président de la communauté de l’agglomération annecienne) répliquer aux attaques personnelles d’Astrid Baud-Roche. Néanmoins, on peut que constater qu’Astrid Baud-Roche tente de faire croire que Bernard Accoyer serait un ardent défenseur du CEVA pour relier Annecy – Genève. Les faits ne sont pas en faveur des propos de la conseillère municipale de Thonon. Bernard Accoyer a été le défenseur numéro 1 de la création d’une seconde autoroute entre Annecy et Genève. Il a tenté à plusieurs reprises de s’opposer à la réalisation du CEVA. Il était d’ailleurs absent lors de l’inauguration des travaux le 15 novembre 2011 à Genève et tente toujours de faire capoter le plan de financement de la partie française du CEVA. Bernard Accoyer est également un opposant à l’agglomération franco valdo-genevoise. Il n’y siège pas et ne peut donc agir sur le choix des investissements définis par cette agglomération transfrontalière.

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Travaux de la gare d’Annecy : erreurs de conception et retards dans les délais pointés du doigt

Posted by ardsl sur 16 janvier 2012

Un récent rapport fait état de retards dans les travaux et d’erreurs de conception sur le chantier du futur pôle multimodal de la gare d’Annecy. En plus des sept mois de retard dans les travaux, l’oubli de l’issue de secours dans le parking ou d’un bassin de rétention d’eau entraînent des frais supplémentaires non négligeables.

Lionel Tardy, Christian Monteil et Jean-Jack Queyranne étaient présents le 6 octobre 2011 lors de la pose de la première pierre du pôle d'échanges multimodal d'Annecy

18 mois de travaux, près de 12 millions d’euros : la nouvelle gare d’Annecy est en chantier depuis près d’un an déjà. À l’automne, la première pierre du futur pôle d’échanges multimodal a été posée en grande pompe, et, chaque jour, les engins de chantier s’animent pour que tout soit prêt dans les délais impartis : avant la fin 2012.

Un récent rapport de la SED 74, chargée pour le compte de la C2A (la Communauté de l’Agglomération d’Annecy) de veiller au bon déroulement des travaux, et que s’est procuré L’Essor Savoyard, tire pourtant la sonnette d’alarme en faisant état d’une défaillance de la maîtrise d’oeuvre qui a « des répercussions importantes sur le plan technique, financier et sur le planning de l’opération ». En effet, l’exécution des travaux aurait sept mois de retard.

Les 200 000€ consacrés aux aléas déjà utilisés

Autre incidence : l’enveloppe de 200 000€ consacrée aux aléas de chantier est déjà consommée, ce qui inquiète un élu, surpris que le président de la C2A ne réagisse pas plus tôt : « Je ne sais pas comment nous allons financer les prochains aléas » . Et d’ajouter : « Dans ce dossier, Jean-Luc Rigaut a deux casquettes : ingénieur de la SNCF et président de la C2A. C’est peut-être grâce à cette casquette qu’on a eu une prise en charge supplémentaire de la part de la SNCF », mais ce serait aussi cette position délicate qui l’empêcherait de taper clairement du poing sur la table.

Un « bazar d’amalgames certes injustifiés », mais qui pourrait tout de même laisser des traces, craint un autre élu. Il voit en ces cafouillages l’illustration que le « cumul de ses multiples mandats empêche le président de la C2A de suivre correctement ses dossiers », et ajoute que la SED 74 et SNCF « ne seront jamais et totalement sur le marché de la concurrence ».

Car la liste de « couacs » et de leurs surcoûts s’allonge. Les travaux supplémentaires validés par la commission d’appel d’offres, assez classiques sur de tels chantiers, s’élèvent à près de 61 335,26€, et comprennent par exemple la mise en place d’une signalétique provisoire (9 090,26€), le traitement du plomb sur les structures métalliques à démolir (16 300€), ou la location de bungalows pour les taxis (8 844€).

Travaux supplémentaires pas encore validés

Et puis, il y a les « oublis« significatifs de la maîtrise d’oeuvre, comme l’issue de secours dans le parking souterrain, entraînant sa neutralisation et des frais supplémentaires pour un montant de 31 729,32€. Pour le moment « le bilan actuel ne prévoit pas de montant pour le dédommagement des pertes d’exploitation du parking Effia », souligne la SED 74. Il en est de même avec l’oubli de la dépose et repose d’une barrière, facturé 3 252,73€.

Autre objet de dépense supplémentaire, la dépose d’un transformateur : 90 000€, auxquels s’ajoute une plus value de 70 000€ à SNCF qui s’occupera des travaux. Pour des raisons techniques, ce transformateur n’a pu être déposé dans les délais, car des sondages supplémentaires ont dû être effectués (1489,36€). Ainsi, le sciage complémentaire dû à ce retard coûte 5 550€.

Une dépense complémentaire et non négligeable est également mentionnée dans ce rapport : la création d’un bassin de rétention d’eaux pluviales, conformément à la réglementation en vigueur. Dans un premier temps, la maîtrise d’oeuvre a annoncé un coût de 100 000€ pour ces travaux.

Mais le devis a été revu à la hausse et s’élève aujourd’hui à 216 000€ HT.

En tout et pour tout, les « erreurs ou oublis« de la maîtrise d’oeuvre s’élèvent à 258 020€ HT.

La SED 74 explique qu’elle a, à de nombreuses reprises, fait part à la maîtrise d’oeuvre de son « mécontentement dans l’exécution de leur prestation et en leur demandant de prendre les mesures nécessaires au bon déroulement de l’opération », et souligne que des travaux ont été réalisés sans l’accord préalable de la maîtrise d’ouvrage.

Et de conclure : « Il est à noter que des erreurs de conception comme l’oubli de la sortie de secours et la non prise en compte de réglementation d’urbanisme pour les bassins de rétentions, ont des incidences fortes sur le planning et le coût de l’opération ».

Qui fait quoi

Maître d’ouvrage : SNCF pour la gare elle-même et la C2A pour le reste. Le maître d’ouvrage est celui qui est propriétaire in fine, qui commande et qui paye l’ouvrage.

Maître d’oeuvre : le maître d’ouvrage fait appel à un ou plusieurs maîtres d’oeuvre qui réalisent. Dans ce cas : il y a un maître d’oeuvre études (architecte…) qui est AREP, une agence d’architecture, filiale de SNCF. Le maître d’oeuvre travaux en charge de la réalisation est GTM.

La SED 74 est assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) dans ce dossier, elle est « l’expert » du maître d’ouvrage.

Le rôle exact de la Société d’Equipement Départementale

Dirigée par Denis Duvernay, Président directeur général et Philippe Gouyou Beauchamps, directeur, la SED 74 a son capital réparti entre des actionnaires publics à hauteur de 67,55 % et des actionnaires privés pour 32,45 %. SED 74 favorise donc la collaboration entre public et privé.

Pour le chantier du pôle multimodal, elle a la casquette d’assistante à maîtrise d’ouvrage et ses missions sont les suivantes :

  • animation des groupes de pilotage inter-maîtres d’ouvrage ;
  • pilotage des études ;
  • rédaction des conventions financières entre les partenaires, suivi administratif, technique et financier de l’opération ;
  • gestion des coûts et des délais ;
  • gestion comptable et financière.

Dans ce dossier de la gare, certains élus ont jugé trop « laxiste » l’action de la SED 74. « D’un côté il y a SNCF (via AREP, en charge de la maîtrise d’oeuvre études) et de l’autre la SED qui est parapublique. Elles ne seront jamais et totalement sur le marché de la concurrence » . Une accusation balayée d’un revers de main par le directeur de la structure : « Je ne vois pas objectivement de liens qu’il pourrait y avoir entre la composition du capital de la SED et la gestion de notre société sur un certain nombre de dossiers. (…) Cela se saurait si ça posait des problèmes de conflit d’intérêt ».

Selon Philippe Gouyou Beauchamps, le rapport aurait dû rester confidentiel… « C’est une note interne entre la SED mandataire pour le compte de l’agglo, et la présidence de la C2A », explique-t-il. « Notre mission est de dresser un état des faits de donner des conseils pour résoudre ces problèmes au profit de l’agglo. Au nom de l’agglo nous avons le droit de dire on arrête les frais si l’agglo nous en donne la mission ». Selon le directeur, ce rapport est le recueil d’un certain nombre d’avertissements à propos desquels « l’agglo était au courant ».

Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy, conseiller général du canton d'Annecy centre, président de la C2A et ingéniieur SNCF

Jean-Luc Rigaut : « J’ai assez confiance dans l’exécution de ces chantiers »

Le président de la C2A et maire d’Annecy ne se dit pas alarmé par les conclusions du rapport de la SED74.

Où en est-on dans les travaux de la gare ?

« Aujourd’hui, ce qui est sûr, c’est qu’en terme de planning, il y a eu du retard au démarrage. Mais le planning est « large » et normalement les travaux seront bien terminés fin novembre 2012 . »

La SED 74 attire l’attention sur les délais non respectés et les surcoûts liés aux travaux supplémentaires à réaliser…

« Il y aura une réunion prochainement de nos services avec le maître d’oeuvre études pour voir ces affaires-là »

Comment sont financés ces travaux supplémentaires ?

« Ils sont actuellement financés sur l’enveloppe aléas et imprévus. Il faudra voir au moment de la réalisation, on est encore à un an de la fin… »

Des travaux supplémentaires ont pourtant été faits sans l’aval du maître d’ouvrage…

« Il y a des travaux non prévus au marché qui sont indispensables à faire. C’est le but des réunions entre le maître d’ouvrage et le maître d’oeuvre. Ils sont là pour faire le point une fois par semaine. Si des travaux supplémentaires étaient à faire et que tout le monde en convient, il faut laisser les gens faire leur boulot en interne ».

Oui, mais dans ces travaux, il y a des oublis significatifs !

« Que le bassin soit fait c’est une chose, qu’il soit pris en charge par Pierre, Paul ou Jacques, c’est autre chose. J’ai assez confiance dans l’exécution de ces chantiers. Les arbitrages ne sont pas rendus à ce jour. Chacun préserve ses intérêts. Il y a des oublis à la charge de ceux qui ont oublié et des impondérables. Tout ça, c’est de l’arbitrage. »

Constatez-vous des défaillances du maître d’oeuvre ?

« Là, je ne constate pas de défaillances, je constate quelques carences d’AREP qui ne remettent pas en question les délais, les prix. Il faut peut-être leur mettre un petit coup de pied aux fesses pour qu’ils soient plus appliqués sur le chantier. »

Pour Denis Duperthuy : « L’agglo devrait se retourner contre ceux qui ont mandaté les travaux »

En découvrant le dossier, Denis Duperthuy, élu socialiste à Annecy, pointe du doigt deux responsables : les architectes « qui ne font pas leur boulot correctement. (…) Ils savent que les collectivités locales mettront la main à la poche sans trop rechigner », mais aussi « le maître d’ouvrage qui, systématiquement, accepte de rallonger l’enveloppe alors qu’il devrait se retourner contre les maîtres d’oeuvre en attaquant leur devoir d’expertise, de conseil ». Il déplore que ce genre de faits se soit déjà produit sur Annecy. « L’agglo devrait se retourner contre ceux qui ont mandaté les travaux pour dire stop. Il y a un laxisme total de la part des financeurs ». Il regrette que la C2A « commence à desserrer les contrôles », expliquant que de tels faits étaient moins courants auparavant. « Peu importe le prix, du moment qu’on ait l’ouvrage », résume-t-il, en appelant à davantage de sévérité : « Il faut engager la responsabilité des maîtres d’oeuvre qui ne font pas leur boulot. » Denis Duperthuy, qui compte réagir à ce sujet lors du prochain conseil communautaire, déplore par ailleurs que les rallonges soient faites « en dehors de tout cadre juridique », et conclut : « d’un côté, il s’agit de serrer les vis partout, au niveau des associations, des rémunérations du personnel… Par contre, tout ce qui est travaux d’investissement, là, c’est la fête ! »

Règlement de comptes politique

Jean-Luc Rigaut accuse Lionel Tardy d’avoir remis des documents confidentiels à L’Essor Savoyard. Des allégations sans aucun fondement et qui ont déterré la hache de guerre entre les deux hommes. Ambiance…

Le retour de bâton du député ne s’est pas fait attendre… L’enquête sur les dysfonctionnements du chantier de la gare d’Annecy, a mis le feu aux poudres et ravivé les tensions entre Jean-Luc Rigaut et Lionel Tardy. En marge de ses voeux, le maire d’Annecy a clairement laissé entendre que ce dossier était une manipulation politique orchestrée par « un candidat aux législatives qui s’interroge sur sa campagne à venir et sa réélection ».

Il lui reproche d’avoir fait fuiter un document confidentiel de la Société d’équipement départementale dans lequel dysfonctionnements et retards sont montrés du doigt. Clairement mis en cause (« comme il y a deux députés sur Annecy et que je n’ose imaginer que le maire d’Annecy s’adressait à Bernard Accoyer, député de la première circonscription, Président de l’Assemblée nationale et par ailleurs premier vice-président de la C2A… je considère donc que ces propos s’adressaient à moi !… même si le maire n’aime pas « les attaques personnelles » » ), Lionel Tardy avoue avoir « sauté au mur » en lisant de telles allégations.

Jean-Luc Rigaut fait donc de ce dossier « technique« – document de travail à la clé – et pour lequel il a eu tout le loisir de s’expliquer dans nos colonnes, une affaire « politique« , se tirant par la même occasion une balle dans le pied.

Retour de bâton

La réponse du berger à la bergère ne s’est donc pas fait attendre. Lionel Tardy a publié sur son blog une tribune au vitriol, intitulée « Rendez-nous Bernard Bosson » et dans laquelle il habille le maire d’Annecy pour l’hiver. « Je ne m’engage pas comme ça je ne me grille pas », c’est ainsi que Lionel Tardy résume la stratégie de Jean-Luc Rigaut en marge de ses écrits, avant de reprendre ses habituels reproches contre l’édile : « Il n’a le temps de rien, il fait trop de choses. Je récupère tout ce qui ne donne rien » .

Dans sa tribune, il renvoie la balle dans le propre camp de Jean-Luc Rigaut : « Avant d’accuser le député de votre circonscription de tous vos maux, tournez-vous plutôt vers vos propres troupes, Monsieur le maire, que vous avez a priori du mal à tenir ». N’exerçant aucun mandat local, le député explique qu’il aurait ainsi eu bien du mal à accéder à un dossier interne à la SED. « Votre attaque est d’autant plus grossière, que je découvre la plupart des projets de la mairie d’Annecy et de la C2A lors des réunions publiques en mairie ou à la C2A… auxquelles j’assiste de façon assidue… dans le public ». Et d’ajouter : « Contrairement à vos affirmations, vous ne savez pas travailler en équipe, je ne suis a priori pas le seul à le souligner : le dossier de candidature aux JO 2018 a été à ce sujet particulièrement édifiant ! » Lionel Tardy défend par la même occasion un principe qui lui est cher : le non cumul des mandats et que devrait, selon lui, appliquer le maire d’Annecy : « Qui peut croire en 2012, en pleine crise, qu’un élu cumulant les activités d’ingénieur SNCF, de maire, de conseiller général, de président de la C2A et de toute une kyrielle d’autres responsabilités au sein de divers conseils d’administrations… puisse exercer correctement son travail. (…) Votre choix est préjudiciable à la collectivité et vous le savez : dans ce système, les fonctionnaires prennent vite le pas sur les élus… la concertation disparaît faute de temps… les dossiers de plus en plus mal ficelés s’enchaînent et au final c’est le contribuable qui paie, faute d’un maître d’ouvrage présent et capable de taper du poing sur la table.»

« Cela ne passe pas »

En ligne de mire : 2014. Et pour les municipales, le député a déjà fait son choix : « Si on a une solution, ça me va bien. Je suis prêt à donner un coup de main, mais pas avec Jean-Luc Rigaut, ça c’est clair ». Il en convient, et ce n’est pas un secret : avec le maire d’Annecy, « au-delà des partis politiques, ça ne passe pas ». « Je ne demande pas grand-chose. J’ai pas besoin de lui pour ma campagne. Qu’il ne m’associe à aucun dossier, ça sent de plus en plus mauvais ».

La fin de la tribune est très claire : « Cumulez vos mandats de maire, de conseiller général et de président de la C2A… mais laissez-moi exercer mon mandat de député en dehors de vos querelles internes. Et comme beaucoup d’Annéciens, faute de changements profonds d’ici 2014, je le dis clairement… rendez-nous Bernard Bosson ! »

(Avec L’Essor Savoyard).

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Albanais Voyages assure désormais la ligne hivernale entre la gare d’Annecy et le Semnoz

Posted by ardsl sur 9 janvier 2012

Le chalet nordique du Semnoz

Le Semnoz n’est pas accessible uniquement en voiture individuelle. Mais on n’est encore loin d’un site accessible uniquement en transports publics, comme cela était affiché dans le dossier d’Annecy 2018.

Le dossier remis au CIO promettait que le Semnoz serait accessible uniquement en transports collectifs. Lors du vote, Annecy a recueilli seulement 7 voix. Une telle déconfiture pousse la quasi totalité des partisans d’Annecy 2018 à ne pas relancer une candidature pour les Jeux d’hiver 2022. Mais que reste-t-il de cette idée d’un Semnoz sans voiture individuelle ?

Elle semble avoir été oubliée par les promoteurs de la candidature d’Annecy 2018. Le conseiller général du canton d’Annecy Nord-Ouest, le socialiste Christian Jeantet, avait soulevé publiquement cette problématique à l’automne 2011 lors d’un Conseil d’agglomération de la C2A (la Communauté de l’agglomération annecienne). Il souhaitait que des efforts soient faits pour aller dans le sens du renforcement de la desserte en transports publics du Semnoz. L’exécutif (la C2A est présidée par le maire d’Annecy, Jean-Luc Rigaut (NC) ; son vice-président est le maire d’Annecy-le-Vieux, Bernard Accoyer (UMP)) s’était alors défaussé de la question en expliquant que cela relevait du SIPAS (le syndicat intercommunal pour la protection et l’aménagement du Semnoz, présidée par la conseillère générale et maire de Seynod, Françoise Camusso (UMP).

La desserte estivale du Semnoz est organisée et assurée par la C2A et la Sibra. 6 allers-retours sont mis en place entre la gare d’Annecy et le Semnoz. Ce service fonctionne les week-ends du mois de juin et tous les jours en juillet et en août.

La desserte hivernale du Semnoz est organisée par le SIPAS. Le transport était assuré par la compagnie Crolard. Mais cet hiver, ce n’est plus cette compagnie qui assure les navettes entre Annecy et le Semnoz. Pour autant la page sur la navette du Semnoz n’a pas disparu du site Internet de ce transporteur. Le service proposé à l’hiver 2010-2011 comprenait :

  • la desserte de la gare d’Annecy, de la mairie d’Annecy et de l’auberge de jeunesse d’Annecy.
  • 3 allers-retours quotidiens du 18 décembre 2010 au 2 janvier 2011 et du 26 février au 13 mars 2011 avec des départs à 8h45, 11h30 et 14h d’Annecy et des retours à 9h30, 13h et 17h30 du Semnoz.
  • 2 allers-retours les mercredis (hors vacances scolaires de la zone A) avec des départs à 11h30 et 14h00 d’Annecy et des retours à 13h et 17h30 du Semnoz.
  • 3 allers-retours quotidiens les week-ends (hors vacances scolaires de la zone A) avec des départs à 8h45, 11h30 et 14h d’Annecy et des retours à 9h30, 13h et 17h30 du Semnoz.
  • un aller-retour à 5,20€.
  • la vente des billets au guichet Voyages Crolard à la gare routière sud d’Annecy ou auprès du conducteur.

Le car de la société Albanais Voyages embarque ses passagers pour le Semnoz au départ d'Annecy

Pour l’hiver 2011-2012, le SIPAS a missionné la société Albanais Voyages, basée à Rumilly, pour assurer la desserte entre la gare d’Annecy et le Semnoz. La communication sur cette ligne est pour le moins minimaliste. Même sur son site web, la sociéte ne mentionne pas les tarifs pratiqués sur la ligne. L’ARDSL a donc dû téléphoner à Albanais Voyages pour connaître le prix de l’aller-retour entre Annecy et Le Semnoz. Un aller-retour au Semnoz vous coûtera donc 5,40€.

3 allers-retours sont proposés :

  • départs de la gare SNCF d’Annecy (rue de l’Industrie, près du pôle d’échanges des bus de la Sibra) à : 8h45, 11h45 et 13h45.
  • départs du Semnoz à : 9h45, 13h et 17h30.

Les cars desservent aussi la mairie d’Annecy.

La ligne fonctionne tous les jours du 17 décembre 2011 au 2 janvier 2012 et du 11 février au 4 mars. Elle fonctionne aussi les week-ends du 7 janvier au 5 février.

L’ARDSL a testé cette ligne samedi 7 janvier. Nous étions à abord des cars partant d’Annecy à 13h45 et du Semnoz à 17h30. À la montée, le car a transporté une quinzaine de personnes. À la descente une trentaine de personnes étaient présentes.

Les points positifs de la ligne Annecy gare – Le Semnoz

  1. Un tarif attractif (5,40€) face à l’autosolisme. C’est un paramètre que les automobilistes se rendant au Semnoz ne prennent pas en considération. Le carburant pour un aller-retour coûte près de 8€. Nous avons pu remarquer que la ligne est majoritairement utilisée par des jeunes qui ne possèdent par forcément une voiture ou le permis.
  2. Des horaires adaptés à des demi-journées de ski. On peut partir à 8h45 et finir sa sortie ski à 13h. On peut partir à 11h45 et passer l’après-midi au Semnoz avant de redescendre par le dernier car à 17h30.
  3. Une dernière montée à 13h45. Le dernier départ d’Annecy permet d’être à 14h30 sur les pistes et de profiter de 3h de glisse. Cela permet aussi de prendre le repas du midi à son domicile, avant de rejoindre les pistes.

Les points négatifs de la ligne Annecy gare – Le Semnoz

  1. Une tarification dissuassive pour les couples et les familles. Le tarif unique de l’aller-retour à 5,40€ n’est pas de nature à convaincre les familles ou les couples d’utiliser le car pour se rendre au Semnoz. Le coût du carburant pour une voiture est inférieur au prix de 2 allers-retours en autocar.
  2. Une tarification qui n’incite à pas l’utilisation des transports publics. Les utilisateurs de la navette entre la gare d’Annecy et le Semnoz ne bénéficient ni de forfaits à prix réduits, ni de forfaits combinés. Il est regrettable qu’une tarification combinant le transport et le forfait (alpin ou nordique) ne soit pas mise en place. Il est également regrettable qu’il n’existe pas de tarification combiné avec les transports urbains de la Sibra et les transports ferroviaires (depuis Groisy et Rumilly).
  3. Aucun abonnement n’est possible. L’offre s’adresse essentiellement à un public qui se rend occasionnellement au Semnoz. Or la station du Semnoz délivre de nombreux forfaits saisons. Il est nécessaire de mettre en place un tarif réduit à la saison et pour les personnes se rendant plusieurs fois par mois au Semnoz.
  4. Une information quasi inexistante. Aucune publicité n’est faite pour faire connaître le service. Les cars n’ont pas un habillage spécifique (contrairement à la ligne d’été de la Sibra). Il n’existe ni fiche horaire téléchargeable, ni fiche horaire papier. L’achat des forfaits est possible sur Internet, mais on ne peut pas acheter de titres de transport sur le net. Désormais, le chauffeur du car est le seul à vendre les billets.
  5. Des horaires inadaptés aux horaires des bus de la Sibra le dimanche. Les  horaires des cars pour le Semnoz et les horaires des Dim’ Bus de la Sibra ne sont pas coordonnés. Autrement dit, on ne peut pas utiliser cette ligne les dimanches et jours fériés, sauf à habiter près de la gare ou de la mairie d’Annecy.
  6. Un service qui n’est pas quotidien. Jusqu’à nouvel ordre, la station du Semnoz n’est pas ouverte uniquement le week-end et les vacances scolaires. Aucun service n’est assuré du lundi au vendredi en dehors des vacances scolaires. C’est une conception pour le moins étrange de l’utilité des transports collectifs. Il convient de remarquer que les services qui étaient assurés les  mercredis hors vacances scolaires ont été supprimés avec le changement de transporteur.
  7. Un dernier départ du Semnoz trop tardif. Le dernier car ne quitte le Semnoz qu’à 17h30. Les utilisateurs de transports collectifs doivent attendre dans le froid le départ du car. La salle hors sac ferme à 17h15. La plupart des automobilistes quittent la station bien avant 17h30. Il est certain qu’un départ aussi tardif n’est pas de nature à inciter les automobilistes à se rendre au Semnoz avec un autre mode de transport.
  8. Une offre de 3 allers-retours très insuffisante. Il n’y a que deux véritables horaires pour les retours à 13h et 17h30. La capacité réelle de transports publics desservant le Semnoz se limite donc à une centaine de passagers par jour. La station du Semnoz attire plusieurs milliers de personnes qui résident principalement dans le bassin annecien. L’offre devrait être adaptée à la fréquentation réelle du Semnoz. Ce profond décalage entre les besoins et l’offre de transports publics met en évident une conception étonnante de l’utilité des transports publics. Avec une offre aussi réduite, la ligne Annecy – Le Semnoz ne peut attirer qu’une clientèle captive. Une cadence à la demi-heure toute la journée parait être le niveau minimal pour avoir une offre permettant un report modal. La fréquence pourrait grimper à un car toutes les 5, 10 ou 15 minutes lors des jours de grande fréquentation.
  9. Une offre qui s’adresse qu’aux Anneciens ou presque. Les habitants de Seynod, Saint-Jorioz ou Sevrier, villes pourtant situées au pied du Semnoz n’utiliseront sans doute jamais, la navette reliant la gare d’Annecy au Semnoz. Il faudrait mettre en place des navettes partant de Saint-Jorioz et Seynod pour que les habitants de ces communes puissent se rendre au Semnoz sans voiture. De même, les habitants de Rumilly et Groisy n’utiliseront sans doute jamais la ligne entre la gare d’Annecy et le Semnoz que les horaires de la ligne ne sont pas synchronisés avec ceux des TER.
  10. L’absence de consignes individuelles à la station du Semnoz. Cela nuit à l’attractivité de la navette.

Le Semnoz est le domaine skiable le plus proche d’Annecy. Il est envahi par les voitures, ce qui genère une pollution importante du site. Le renforcement de la desserte en transports publics du Semnoz représente un enjeu majeur pour une mobilité durable dans le bassin annecien entre lac et montagnes. Il est en effet préférable pour l’environnement que les utilisateurs du Semnoz puissent se livrer des activités sportives de plein air sans avoir à parcourir le trajet entre la ville et la montagne en voiture individuelle.

Les jours de grande fréquentation, le Semnoz se transforme en une gigantesque aire de stationnement automobile légal ou sauvage.

La desserte actuelle du Semnoz en transport collectif depuis Annecy n’est vraiment intéressante que pour des personnes sans voiture et sans contrainte horaire et qui ne vont qu’occasionellement à la montagne.

Peu consistante et chère, elle n’est en revanche absolument pas attractive pour les couples et les familles disposant d’une voiture, d’autant plus que le stationnement est gratuit au Semnoz.

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Christian Dupessey défend le CEVA

Posted by ardsl sur 7 décembre 2011

Le rail plutôt que la route, telle doit être la priorité selon le maire socialiste d’Annemasse et conseiller régional Rhône-Alpes. Les propos de Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale et député-maire d’Annecy dans Le Dauphiné Libéré, L’Éssor Savoyard et Le Messager selon lesquels la liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (CEVA) ne pourrait être financée qu’après que les projets routiers soient achevés, ont fait bondir Christian Dupessey. « Monsieur Accoyer se trompe sur tous les tableaux, estime-t-il. Il est sans doute nécessaire de lui rappeler ce que sera le CEVA. Cette infrastructure ferroviaire permettra enfin d’assurer un vrai service TER, de RER et de grandes lignes sur toute la Haute-Savoie, à partir de l’étoile ferroviaire que sera la gare d’Annemasse. » Déplorant le signal négatif envoyé aux partenaires suisses du CEVA, il assure être « très près du bouclage financier, que chacun espère avant la fin de cette année. Tout ce qui viendrait contrecarrer cette échéance est non seulement une erreur, mais une faute politique ».

(Avec Ville, Rail & Transports).

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