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SNCF pourrait remplacer ses Intercités usés par des TGV, mais à petite vitesse

Posted by ardsl sur 11 octobre 2012

SNCF, dont les trains Intercités arrivent en fin de vie, envisage de remplacer certains de ces ex-Corail, Téoz ou Lunéa, voués à la casse, par des TGV de la première génération, eux aussi en fin de parcours, mais qui recyclés pourraient assurer la relève… à petite vitesse.

« Les trains Intercités sont en fin de vie. C’est un sujet lourd puisqu’on parle de deux à trois milliards d’euros de matériel roulant à renouveler dans les dix ans« , a déclaré mercredi 10 octobre le patron de SNCF, Guillaume Pépy, lors d’une audition au Sénat.

« J’espère qu’on va trouver des solutions car aujourd’hui, entre les TGV et les TER qui se sont modernisés, il y a ces trains-là (aujourd’hui réunis sous l’appellation unique Intercités) qui sont indispensables au service public et dont il faut engager la modernisation« , a-t-il ajouté.

Ces trains, à faible rentabilité et qui relient les grandes métropoles, font l’objet d’une convention (trains d’équilibre du territoire) signée en 2010 entre la SNCF et l’État afin de soutenir leur exploitation.

L’une des solutions envisagée pour assurer leur pérennité, et aujourd’hui évoquée en interne à SNCF, consisterait à « recycler » des TGV première génération, lancés dans les années 1980, pour les substituer aux vieux « Corail » dont les jours sont comptés après quarante ans de service.

« Ces premiers TGV, lancés notamment sur Paris – Lyon, vont peu à peu être radiés mais ils pourraient facilement être réutilisés sur des lignes comme Paris – Clermont ou Paris – Brive« , a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.

« Il y aurait un bénéfice en terme de confort et mais aussi de vitesse car ces rames peuvent circuler à 220 km/h sur certaines portions des lignes classiques où les Intercités sont eux limités à 200 km/h« , a souligné cette même source.

Selon elle, toutefois, le gain de temps sur un Paris – Clermont-Ferrand par exemple ne serait que de quelques minutes.

« Reste à savoir comment réagiront les régions et les villes concernées qui attendent le TGV, le vrai, depuis longtemps si on leur propose des trains de deuxième main« , relève un connaisseur du système ferroviaire qui estime que cette solution ne peut-être que transitoire.

Car il y a urgence, comme l’a confirmé Guillaume Pépy mercredi 10 octobre, à trouver une solution pour remplacer des Intercités fatigués alors qu’aucune commande n’a été clairement confirmée pour le moment.

« Sur toutes ces lignes, le matériel a généralement entre 35 et 40 ans donc sa fin de vie est programmée dans les cinq à dix ans qui viennent, de manière irrévocable« , a martelé le patron de SNCF.

« Si on veut le changer, il faut s’y prendre maintenant car cela prendra une dizaine d’années« , a-t-il ajouté, précisant que le gouvernement s’était emparé du dossier depuis quelques semaines.

En se basant sur un montant indicatif de trois milliards d’euros, le dirigeant a expliqué que le renouvellement du parc représenterait « 300 millions d’euros de commandes chaque année ce qui constitue de l’emploi supplémentaire« .

« La construction de trains, à la différence de la construction des lignes, est une activité à haut contenu en emploi parce qu’elle fait appel à beaucoup de personnel« , a-t-il fait valoir.

Une autre piste évoquée à SNCF consisterait à basculer une partie des lignes Intercités, celles qui desservent le grand bassin parisien (comme Paris – Amiens), vers les trains express régionaux (TER) et pouvoir faire appel au savoir-faire des industriels en la matière.

Chez le canadien Bombardier, la gamme Régio2N (dans sa version à deux niveaux), déjà commandée par plusieurs régions, peut répondre aux fortes capacités qu’exige le bassin parisien, notamment aux heures de pointe.

Chez son concurrent tricolore Alstom, on assure que « d‘autres lignes des Intercités peuvent tout à fait être satisfaites par ses nouveaux Régiolis, comme c’est déjà le déjà le cas en Basse-Normandie« .

(Avec AFP).

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Deux morts et un blessé grave sur une ligne ferroviaire à Boisset

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Deux ouvriers travaillant sur un chantier ferroviaire ont perdu la vie et un autre a été grièvement blessé mardi 11 septembre en fin d’après-midi à Boisset (Cantal).

Un accident du travail a fait deux morts et un blessé grave mardi 11 septembre à Boisset. Le drame est survenu vers 16h30, sur un chantier de réfection des voies ferrées de la ligne Aurillac – Figeac. L’accident s’est produit à quelques kilomètres de la gare de Boisset, en direction de Maurs.

Les premières constatations indiquent qu’un wagon technique transportant du ballast s’est détaché de l’engin qui le tractait. Le wagon a heurté un groupe de six ouvriers qui travaillaient sur le chantier. Il a ensuite dévalé la voie sur un peu plus d’un kilomètre avant de percuter un engin de levage et de dérailler, disloqué.

Deux ouvriers sont décédés lors du choc, qui a été « violent » selon le préfet du Cantal. Un troisième ouvrier, très gravement blessé, a été transporté par l’hélicoptère du Samu d’Aurillac au centre hospitalier de la préfecture cantalienne puis au CHU de Clermont-Ferrand. Son pronostic vital était engagé.

Les trois victimes travaillaient pour des sous-traitants spécialisés dans les travaux ferroviaires. Le directeur régional de RFF, maître d’œuvre mandaté pour ces travaux, a fait le déplacement ainsi qu’un responsable de SNCF.

Une trentaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place, ainsi que vingt-cinq militaires du groupement de gendarmerie du Cantal (brigade de Maurs, peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, brigade de recherche et techniciens d’identification criminelle d’Aurillac).

Sur place, le préfet du Cantal, Marc-René Bayle, a exprimé « sa compassion et sa sympathie » pour les victimes, leurs familles, les blessés et leurs proches.

Le maire de la commune, Joël Lacalmontie, s’est rendu sur les lieux de l’accident. À la demande du préfet, une cellule d’aide psychologique a été ouverte à la salle polyvalente de Boisset, afin d’aider trois autres ouvriers, témoins de l’accident, très choqués.

Le procureur de la république d’Aurillac a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. Une cellule de crise a été ouverte à la préfecture du Cantal afin d’informer les familles et de trouver un hébergement pour celles qui souhaitant venir sur les lieux du drame.

Au siège lyonnais de la direction régionale Rhône-Alpes-Auvergne de Réseau Ferré de France, maître d’œuvre mandaté pour ces travaux, c’est la consternation. « Ce type d’accident, surtout avec ce bilan humain, est très rare. Cela n’était pas arrivé depuis des années. » Et Caroline Le Guellec, directrice de communication, de poursuivre. « Les ouvriers travaillaient pour une entreprise à laquelle nous avons déjà fait appel. Le chantier était conduit dans le cadre du Plan Rail Auvergne, sur l’axe Aurillac – Figeac ». Cette portion fait l’objet de travaux de rénovation (sécurisation de parois rocheuses, renouvellement de dizaines de kilomètres de voies…) jusqu’au 2 novembre.

Réfection des voies et pose de filets protecteurs sur les lignes Aurillac – Toulouse et Aurillac – Brive

Depuis lundi 27 août, les trains ne circulent plus entre Aurillac et Lamativie (Lot), perturbant la liaison ferroviaire avec Brive. Des cars de substitution ont été mis en place afin d’acheminer les voyageurs.

Cette interruption de trafic est due à d’importants travaux de sécurisation de la ligne Aurillac – Figeac, qui ont débuté en mai dernier. « Nous avons procédé à la réfection des voies entre Maurs et Viescamp. Cette nouvelle coupure de la circulation est le prolongement des travaux commencés en mai », explique Lilian Carle, responsable de l’agence opérationnelle Auvergne de RFF.

Lacapelle-Viescamp est le point de jonction entre les deux lignes Aurillac – Figeac et Aurillac – Brive. Des travaux entre Aurillac et Lacapelle-Viescamp obligent donc à couper les deux itinéraires.

« On change tout : les traverses, les rails et le ballast« , ajoute Lilian Carle. « La voie datait des années 1950. Pour des raisons de sécurité, la vitesse était limitée à 55 km/h entre Maurs et Viescamp. On va retrouver une vitesse normale de 75 km/h. »

Ces travaux sur la ligne Aurillac – Figeac, qui entrent dans le cadre du Plan Rail Auvergne, nécessitent un investissement de 32 millions d’euros. 3000 tonnes de ballast sont nécessaires pour réaliser un kilomètre de ligne. Exit les traverses en bois, les voies sont désormais en béton. La technique utilisée est celle du « long rail soudé » : il n’y a plus de joint entre les deux voies. « C’est un vrai gain de confort pour les usagers. Le joint est un point de faiblesse de la voie », précise le responsable de RFF.

Des travaux de protection des parois rocheuses vont également être réalisés. Entre Viescamp et Aurillac, du grillage va être posé afin de retenir les blocs de pierres. Des ponts vont aussi être consolidés et l’étanchéité refaite.

Dans le même temps, entre Viescamp et Lamativie, des opérations de remplacement des filets détecteurs vont être entreprises. « Il s’agit d’un autre système de protection. Lorsqu’un rocher tombe, il vient sectionner un fil. Un signal rouge permet alors d’arrêter le train », explique Lilian Carle.

Ces travaux sur la ligne Aurillac – Brive étaient nécessaires pour des raisons de sécurité. « Les filets dataient de plusieurs dizaines d’années. Ils étaient usés. Si on ne remplace pas les fils, ils cassent tout seuls et mettent en route la signalisation, ce qui a pour conséquence d’arrêter les trains« , poursuit-il. « L’année dernière, la ligne Viescamp-Lamativie avait été coupée pendant presque un mois suite à la chute d’un rocher. »

L’enveloppe pour les travaux de régénération des filets entre Viescamp et Lamativie s’élève à un million d’euros.

De nouveaux travaux sont programmés en 2013 sur la partie Viescamp – Lamativie, pour un montant de 15,5 millions d’euros. Remplacement de rails, travaux sur les tunnels et les parois rocheuses sont au cahier des charges, avec pour conséquence, une dernière coupure de la circulation.

(Avec La Montagne).

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SNCF : vers la disparition du service d’Auto-Train ?

Posted by ardsl sur 25 août 2012

Fréquentation en baisse, tarifs élevés… Le trafic de cette filiale de SNCF va diminuer. Le début de la fin pour les syndicats.

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Et assurent que bientôt le service proposé depuis 1957 par SNCF pour transporter sa voiture par le train, Auto-Train, sera supprimé. La raison ? « La direction de l’entreprise envisage de ne laisser qu’un train par semaine au départ de Paris et un seul dans le sens province – Paris », assure Emmanuelle Bigot, déléguée syndicale SUD-Rail. « Pour nous, c’est la première étape qui mène à la suppression d’Auto-Train. »

Les dernières gares actuellement desservies par ce service sont : Paris Bercy, Lyon, Briançon, Avignon, Marseille, Toulon, Fréjus, Nice, Narbonne, Toulouse, Biarritz, Bordeaux et Brive.

En 2011, 76000 véhicules ont transité par Auto-Train. Une progression de 7% par rapport à 2010. Mais les chiffres de 2012 sont en baisse, reconnaît Georges Maltes, le directeur d’Auto-Train, filiale de la SNCF. « Même s’il est trop tôt pour dresser un bilan puisque nous réalisons 70% de notre chiffre d’affaires entre juin et septembre, les chiffres seront moins bons qu’en 2011« , précise-t-il. « C’est pour cela que nous allons adapter les fréquences, notamment pendant la période hivernale. »

Des craintes pour les emplois

Dès la rentrée, un seul aller-retour hebdomadaire devrait être maintenu entre Paris et la province. Le directeur d’Auto-Train table sur des économies. Il souhaite aussi augmenter la notoriété d’un service que seuls 16% des Français connaissent. « Nous allons faire des opérations de mailing ciblées et intensifier la publicité lors de grands rendez-vous comme le Salon de l’automobile« , poursuit Georges Maltes. « Si nous souhaitions la fin d’Auto-Train, nous ne ferions pas tant d’efforts. » Il en faudra plus pour convaincre les syndicats. Car si le directeur d’Auto-Train assure qu’« aucun poste ne sera supprimé », les représentants du personnel craignent que plus de 25 emplois ne soient en danger dès cet hiver. « Je ne vois pas comment le patron de la Sanema, le sous-traitant gérant le chargement et déchargement des véhicules, pourra garder des salariés qui ne travailleront qu’une journée par semaine », s’interroge Emmanuelle Bigot. En interne, les 40 salariés d’Auto-Train sont inquiets. Personne ne sait si la réduction des trains aura un impact sur l’emploi. « Depuis dix ans, on voit une baisse de fréquentation« , raconte Mickaël Longbois, contremaître à la Sanema. « Mais avec la crise et le prix des billets qui augmente (277 € pour un Paris – Marseille en août, hors transport des passagers), je ne vois pas quel est l’avenir d’Auto-Train. »

(Avec Le Parisien).

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