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Circulation ferroviaire : suppressions et retards constatés mercredi 12 septembre

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Hérault : une personne âgée de 89 ans meurt écrasée par un TER

De grosses perturbations ont eu lieu ce matin sur le réseau ferré au niveau de Marseillan-Plage près du lieu-dit « Les Onglous ». Une dame âgée de 89 ans, malentendante, est décédée, après avoir été percutée par le TER 876404 (Cerbère 5h39 – Avignon 9h22). L’accident a généré une interruption temporaire des échanges ferroviaires entre Montpellier et Perpignan.

Accident ou suicide ?

Vers 7h44, le TER circulant dans la direction de Sète a percuté une personne âgée de 89 ans, qui est décédée sur le coup. Vu la configuration des lieux, et la relative difficulté d’accéder à la voie, il pourrait s’agir d’un suicide.

Selon une autre source, cette femme aurait traversé les voies dans la gare sans voir le feu rouge ni entendre les mises en garde de plusieurs personnes se trouvant sur les quais, a-t-on indiqué de même source. La vieille dame a été percutée par le TER 876404 (Cerbère 5h39 – Avignon 9h22) qui passait dans cette gare sans s’arrêter et tuée sur le coup.

Les sapeurs-pompiers d’Agde ont travaillé plus d’une heure trente à désincarcérer la victime, coincée dans la motrice.

L’enquête est menée par la compagnie de gendarmerie de Pézenas. Le trafic ferroviaire a repris et les 200 passagers dans le train ont pu repartir.

Trains supprimés

  • TGV 5458/9 (Marseille 6h14 – Metz 13h00) : supprimé uniquement entre Lyon et Metz.
  • TER 874110 (Vic-le-Comte 7h01 – Riom 7h39) : supprimé uniquement entre Vic-le-Comte et Clermont-Ferrand, en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 890115 (L’Arbresle 7h29 – Saint-Paul 8h09).
  • TER 885411 (Saint-André-le-Gaz 7h33 – Gières 8h39) : supprimé uniquement entre Grenoble et Gières.
  • TER 873303 (Clermont-Ferrand 7h34 – Vertaizon 7h52) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 873300 (Vertaizon 8h15 – Clermont-Ferrand 8h33) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 890218 (Saint-Paul 8h22 – Lozanne 9h01).
  • R 4047 (Monthey 12h17 – Sion 13h14) : supprimé uniquement entre Saxon et Sion, en raison d’un dérangement technique à la locomotive.
  • TER 17530/1 (Annecy 14h44 – Valence 17h46) : supprimé uniquement entre Grenoble et Valence, en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 887133 (Villefranche 15h41 – Vienne 16h56) : supprimé uniquement entre Perrache et Vienne, en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 873305 (Clermont-Ferrand 16h31 – Vertaizon 16h47).
  • TER 890168 (Saint-Paul 16h45 – Sain-Bel 17h30) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 890264 (Saint-Paul 17h07 – Lozanne 17h45) en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 890173 (Sain-Bel 17h07 – Saint-Paul 17h54) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 874420 (Vertaizon 17h10 – Clermont-Ferrand 17h27) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 890177 (Sain-Bel 17h37 – Saint-Paul 18h24) en raison d’un dérangement d’installation.
  • TER 883760/1 (Chambéry 17h58 – Grenoble 18h58) en raison d’un incident technique sur le train.
  • TER 890178 (Saint-Paul 18h00 – L’Arbresle 18h40).
  • TER 890273 (Lozanne 18h20 – Saint-Paul 19h00) en raison de l’absence d’un personnel.
  • TER 873624 (Vic-le-Comte 18h48 – Clermont-Ferrand 19h05).

Trains retardés

1h15 de retard pour le TGV 5166/7 (Toulouse 7h18 – Lille Europe 14h30) en raison d’un accident de personne à Marseillan.

1h de retard pour :

  • le TGV 5355 (Part-Dieu 7h10 – Toulouse 11h10) en raison d’un accident de personne à Marseilllan.
  • le TGV 7784 (Perpignan 8h18 – Part-Dieu 11h50) en raison d’un accident de personne à Marseillan.
  • le TER 17358 (Briançon 9h16 – Romans 13h39) en raison de travaux.
  • le TGV 4854/5 (Montpellier 10h03 – Strasbourg 15h45) en raison d’un accident de personne à Marseillan.
  • le TGV 9776 (Genève 15h42 – Paris 18h49) en raison d’un incident technique sur le train.

50 minutes de retard pour :

  • le TER 876404 (Cerbère 5h39 – Avignon 9h22) en raison d’un accident de personne à Marseillan.
  • le TER 887111 (Villefranche 8h11 – Perrache 8h45).
  • le TER 17921 (Part-Dieu 8h40 – Chambéry 9h58).

40 minutes de retard pour :

  • le TGV 9245 (Paris 10h41 – Milan 17h56).
  • le TER 96646/7 (Genève 16h42 – Grenoble 19h05) en raison de l’attente d’un personnel.
  • le TER 96648/9 (Genève 18h42 – Grenoble 21h02) même motif.

30 minutes de retard pour :

  • le TGV 6680/1 (Paris 6h57 – Saint-Étienne 9h47) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886011 (Mâcon 7h35 – Perrache 8h35).
  • le TER 887312 (Saint-André-le-Gaz 7h36 – Perrache 8h41) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • l’IC 4412/3 (Tours 8h16 – Part-Dieu 13h20) en raison d’une correspondance avec un train retardé et de travaux.
  • le TER 873286 (Thiers 8h47 – Clermont-Ferrand 9h29) en raison d’un incident affectant la voie.
  • le TER 96439 (Frasne 10h58 – Berne 12h36) en raison de la correspondance avec le 9261 et de l’intervention de la police à bord.
  • le TER 886946 (Saint-Étienne 19h52 – Roanne 21h08) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.

25 minutes de retard pour :

  • l’IC 5900 (Nevers 4h57 – Bercy 7h32) en raison de travaux.
  • le TER 873351 (Saint-Germain-des-Fossés 5h45 – Clermont-Ferrand 6h26).
  • le TER 893901 (Paray-le-Monial 5h54 – Part-Dieu 7h52) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 875702/3 (Clermont-Ferrand 6h27 – Part-Dieu 8h52).
  • le TER 886607 (Roanne 6h30 – Part-Dieu 7h48) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 885302 (Gières 6h35 – Saint-André-le-Gaz 7h54) en raison d’une alerte nécessitant une vérification technique.
  • le TER 17803 (Dijon 6h40 – Part-Dieu 8h40) en raison de travaux.
  • le TGV 6603 (Paris 6h57 – Part-Dieu 8h56) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TGV 6904 (Grenoble 7h12 – Paris 10h23) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17608 (Grenoble 7h18 – Part-Dieu 8h46) même motif.
  • le TER 886611 (Roanne 7h30 – Part-Dieu 8h48).
  • le TER 885411 (Saint-André-le-Gaz 7h33 – Grenoble 8h25).
  • le TER 17805 (Dijon 7h40 – Part-Dieu 9h42).
  • le TGV 9241 (Paris 7h49 – Milan 14h55) en raison de travaux.
  • le TGV 6609 (Paris 9h57 – Part-Dieu 11h56) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 9773 (Paris 12h11 – Genève 15h27) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 5322/3 (Nantes 12h52 – Marseille 19h16) en raison de l’attente d’un personnel à Angers.
  • le TER 884680/1 (Saint-Gervais 16h03 – Bellegarde 17h51) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 6624 (Part-Dieu 16h04 – Paris 18h07) en raison de l’intervention des forces de l’ordre.
  • le TGV 9778 (Genève 16h29 – Paris 19h49) en raison d’un dérangement technique.
  • le TER 884580 (Évian 16h34 – Bellegarde 17h51) en raison de l’attente du 884680/1 à Annemasse.
  • le TER 883754/5 (Chambéry 16h57 – Saint-Marcellin 18h56).
  • le TER 873359 (Moulins 19h20 – Clermont-Ferrand 20h25) en raison de l’intervention des forces de l’ordre à Saint-Germain-des-Fossés.
  • le TER 18509 (Part-Dieu 19h40 – Modane 22h17) en raison de la réutilisation de la rame du 17916.
  • le TER 886948 (Saint-Étienne 20h52 – Roanne 22h08) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.

20 minutes de retard pour :

  • le TER 17600 (Grenoble 5h17 – Part-Dieu 6h46) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 885300 (Gières 5h30 – Perrache 7h41) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886174 (Avignon 5h31 – Mâcon 9h25).
  • le TER 885405 (Saint-André-le-Gaz 5h55 – Gières 7h10) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17751 (Sens 6h18 – Part-Dieu 10h40) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 873260 (Saint-Étienne 6h30 – Clermont-Ferrand 8h50).
  • le TER 96608/9 (Valence 6h41 – Genève 9h57).
  • le TER 889655 (Roanne 6h45 – Perrache 8h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TER 96604/5 (Grenoble 6h55 – Genève 9h00).
  • le TER 886609 (Roanne 7h10 – Part-Dieu 8h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 9810/1 (Bruxelles 7h10 – Marseille 12h16) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 886007 (Mâcon 7h25 – Part-Dieu 8h14) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TGV 5306/7 (Bordeaux 7h37 – Dijon 15h39) en raison de l’affluence à Toulouse.
  • le TER 882111 (Mâcon 8h11 – Bourg-en-Bresse 8h37) en raison de la réutilisation de la rame du 882104.
  • le TER 886602 (Part-Dieu 8h12 – Roanne 9h30) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17802 (Part-Dieu 8h20 – Dijon 10h19) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 873262 (Saint-Étienne 8h30 – Clermont-Ferrand 10h38) en raison d’un incident affectant la voie.
  • le TER 887113 (Villefranche 8h41 – Vienne 9h56) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17611 (Part-Dieu 9h14 – Grenoble 10h37).
  • le TER 887118 (Vienne 10h04 – Perrache 10h36) en raison de la réutilisation de la rame du 887113.
  • le TER 886866/7 (Saint-Étienne 10h20 – Part-Dieu 11h06) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TGV 9826/7 (Bruxelles 10h21 – Nice 18h05).
  • le TGV 5164/5 (Lille Europe 10h26 – Nice 18h05).
  • le TER 17758 (Part-Dieu 11h20 – Bercy 16h22) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 891416 (Chalon-sur-Saône 12h41 – Dijon 13h34).
  • le TER 885460 (Gières 13h35 – Rives 14h28) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TER 17357 (Romans 14h22 – Briançon 18h48) en raison de la réutilisation de la rame du 17358.
  • le TER 17530/1 (Annecy 14h44 – Valence 17h46) en raison d’un incident technique sur le train et d’un acte de malveillance.
  • le TER 885370 (Gières 16h34 – Perrache 18h41).
  • le TER 17632 (Grenoble 17h18 – Part-Dieu 18h46) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 96570/1 (Genève 17h29 – Part-Dieu 19h22) en raison des correspondances avec le 884680/1 et 884580.
  • le TER 885374 (Gières 17h31 – Saint-André-le-Gaz 18h46).
  • le TER 17916 (Chambéry 18h02 – Part-Dieu 19h20) en raison d’un incident technique sur le train.
  • le TGV 6688/9 (Paris 18h57 – Saint-Étienne 21h47) même motif.
  • le TER 885186/7 (Saint-Marcellin 19h04 – Chambéry 21h02) en raison de la réutilisation de la rame du 883754/5.
  • le TER 886746/7 (Ambérieu 19h07 – Saint-Étienne 20h40).

15 minutes de retard pour :

  • le TER 885112/3 (Valence 5h24 – Chambéry 8h02) en raison d’obstacle sur ou aux abords des voies.
  • le TER 17602 (Grenoble 5h41 – Part-Dieu 7h16) en raison d’un dérangement d’installation.
  • l’IR 1708 (Brigue 6h00 – Genève aéroport 8h36).
  • le TER 17754 (Mâcon 6h07 – Bercy 10h22) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 887300 (Saint-André-le-Gaz 6h15 – Perrache 7h11).
  • le TER 17552/3 (Grenoble 6h32 – Annecy 8h24).
  • le TER 885114/5 (Saint-Marcellin 6h34 – Chambéry 8h36) en raison d’une alerte nécessitant une vérification technique.
  • le TER 885106/7 (Grenoble 6h37 – Chambéry 7h36) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 18501 (Part-Dieu 6h40 – Modane 9h17) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le TER 882104 (Ambérieu 7h09 – Mâcon 8h06).
  • le TER 883708 (Saint-André-le-Gaz 7h15 – Perrache 8h12).
  • le TER 17756 (Part-Dieu 7h20 – Bercy 12h22) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TER 873284 (Thiers 7h21 – Clermont-Ferrand 8h09) en raison d’un dérangement d’installation.
  • le TER 887108 (Vienne 7h34 – Villefranche 8h49) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TER 887109 (Villefranche 7h41 – Vienne 8h56) en raison d’obstacles sur ou aux abords des voies.
  • le TGV 9261 (Paris 7h57 – Lausanne 11h44) en raison de l’intervention des forces de l’ordre.
  • le TER 886015 (Mâcon 8h35 – Perrache 9h35) en raison d’obstacles sur ou aux abords de la voie.
  • le TGV 5350/1 (Marseille 8h44 – Rennes 14h46).
  • les TGV 6208 et 2924 (Montpellier 10h24 – Paris 13h53).
  • l’IC 4480/1 (Bordeaux 10h44 – Part-Dieu 18h20) en raison d’un voyageur malade à bord.
  • le TER 886718/9 (Part-Dieu 11h24 – Saint-Étienne 12h10).
  • l’IR 1725 (Genève aéroport 11h27 – Brigue 14h02) en raison d’un dérangement technique à la locomotive.
  • le TER 887130 (Perrache 14h45 – Villefranche 15h19) en raison de travaux.
  • l’EC 36 (Milan 17h25 – Genève 21h18).
  • le TER 890175 (L’Arbresle 17h29 – Saint-Paul 18h09).
  • le TGV 6628 (Part-Dieu 18h04 – Paris 20h11).
  • le TER 884531 (Bellegarde 18h09 – Évian 19h27) en raison de la réutilisation de la rame du 884580.
  • le TER 884630/1 (Bellegarde 18h09 – Saint-Gervais 19h55) en raison de la réutilisation de la rame du 884680/1.
  • le TER 874221 (Moulins 18h12 – Brioude 20h34).
  • le TER 18544 (Bourg-Saint-Maurice 18h16 – Part-Dieu 21h20).
  • le TER 890187 (Sain-Bel 19h07 – Saint-Paul 19h54).
  • le TER 890189 (Sain-Bel 19h37 – Saint-Paul 20h24).
  • le TER 17818 (Part-Dieu 20h20 – Dijon 22h19).
  • le TER 886155 (Part-Dieu 21h20 – Valence 22h31) en raison de difficultés lors de la préparation du train.
  • le car TER 49867 (Saint-Étienne 21h55 – Feurs 22h45) en raison de la correspondance avec le 6688/9.
  • le car TER 49594 (Saint-Étienne 21h55 – Boën 23h12) même motif.

(Avec midilibre.fr).

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Ligne des Causses : les trains remplacés par des cars le 7 septembre en raison d’une grève

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

La quasi totalité des circulations ferroviaires prévues vendredi 7 septembre sur la ligne électrifiée à voie unique des Causses (axe Béziers – Millau – Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues) sont assurées par autocar, en raison d’un mouvement de grève initié par la CGT, FO et Sud Rail. Il offre ainsi l’occasion pour SNCF de tester une desserte routière pour un jour de pointe hebdomadaire … Il n’est pas exclu que la route devienne le mode de transport unique dans ce secteur rural des Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En raison d’un mouvement de grève non reconductible mené par la CGT, FO et Sud Rail, SNCF n’assure que deux services ferroviaires sur la ligne des Causses vendredi 7 septembre. Il s’agit d’un aller-retour entre les deux villes les plus peuplées de Lozère (Mende 13300 habitants et Marvejols 5400 habitants) :

  • 878984 : Mende 16h20 – Marvejols 17h07.
  • 878987 : Marvejols 17h23 – Mende 18h10 (train prolongé à La Bastide Saint-Laurent).

Toutes les autres circulations sont transférées sur la route. L’Aubrac (le train Intercités quotidien entre Clermont-Ferrand et Béziers) est maintenu sur rail entre Clermont-Ferrand et Neussargues dans les deux sens. Des cars de remplacement sont mis en place entre Neussargues et Béziers.

Télécharger les horaires des cars sur l’axe Béziers – Clermont-Ferrand pour la journée du 7 septembre

La CGT, FO et Sud-Rail justifient ce mouvement de grève par une inquiétude sur le devenir de la ligne ferroviaire Neussargues – Béziers. En gare de Millau, un rassemblement des cheminots a eu lieu à 9h, avec prises de parole des délégués syndicaux. Un autre rassemblement s’est tenu en gare de Bédarieux à 10h30. Les syndicats dénoncent « un transfert du rail vers la route« . Pour Yves Béral, de la CGT : « le report modal sur la route aura des conséquences. On est en totale contradiction avec les directions prises lors du Grenelle de l’environnement où la priorité était donnée au ferroviaire ».

Dans les faits, ce transfert sur la route vendredi 7 septembre est le résultat direct du mouvement mené par ces trois organisations syndicales. Certains considèrent même que l’archaïsme des syndicats arcboutés sur le statut quo est responsable de l’agonie actuelle de la ligne et qu’elle va conduire à la fermeture de nombreuses lignes dans le Massif Central.

L’intersyndicale exige à la fois :

  • le maintien de tous les trains sur la ligne Béziers – Neussargues
  • une refonte des horaires des trains
  • la création d’arrêts supplémentaires
  • la modernisation de la ligne des Causses avec un relèvement des vitesses de circulation des trains
  • l’arrêt des transferts des trains vers les cars.

Les syndicats font courir une rumeur selon laquelle la Région Languedoc-Roussillon procéderait à une réduction du nombre de trains entre Millau (Aveyron – Région Midi-Pyrénées) et Béziers (Hérault) au service 2013 (qui débute le 9 décembre 2012). En tout cas, la Région n’a mené aucune concertation avec les usagers, puisqu’il n’y a pas de comités de ligne en Languedoc-Roussillon. Le service actuel entre Millau (22900 habitants) et Béziers (72600 habitants), villes reliés en 1h50 par le rail, pour un jour classique comporte 3 allers-retours (2 TER Languedoc-Roussillon et l’Intercités Clermont-Ferrand – Millau – Béziers). Selon les syndicats, un aller-retour TER pourrait être supprimé (il s’agirait des départs de Béziers à 12h03 et de Millau à 13h37).

Il faut dire que la Région Languedoc-Roussillon a purement et simplement supprimé 8 trains dans les départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal depuis le 8 juillet 2012, alors qu’ils existaient depuis plusieurs années avec une fréquentation quasi nulle. Il s’agissait d’un aller-retour Mende – Saint-Chély-d’Apcher positionné à un horaire totalement aberrant, d’un aller-retour Marvejols – Saint-Chély-d’Apcher, d’un train Tournemire – Saint-Rome, d’un train Millau – Saint-Chély-d’Apcher et d’un aller-retour hebdomadaire Millau – Neussargues.

Toujours le 8 juillet 2012, la desserte ferroviaire entre Alès (42900 habitants) et Bessèges (3200 habitants), dans le département voisin du Gard qui comportaient 3 allers-retours du lundi au samedi et 2 allers-retours le dimanche a été suspendue en raison du manque d’usagers et de l’état calamiteux de la ligne. Une desserte routière de remplacement a été mise en place. En 2007, malgré l’insistance de feu Georges Frêche (PS) qui présidait alors le Conseil régional Languedoc-Roussillon, Max Roustan, alors député-maire UMP d’Alès, avait refusé d’inscrire la rénovation de la ligne ferroviaire  Alès – Bessèges au contrat de plan État-Région.

Yves Béral (GCT) n’y va pas par quatre chemins pour critiquer la politique de la Région Languedoc-Roussillon. Pour lui, « la Région fait clairement le choix du bus, mais considère du coup les habitants des hauts cantons de l’Hérault, de la Lozère et de Millau comme des citoyens de seconde zone. » Il estime que la Région veut « faire des économies et […] déshabiller les petites lignes pour tout envoyer sur le littoral » (l’axe Cerbère – Perpignan – Narbonne – Béziers – Montpellier – Nîmes – Avignon).

Christian Bourquin, le président PS de la Région Languedoc-Roussillon, s’est rendu en gare de Mende le 22 juin 2012. Il venait inaugurer la mise en place du train à 1€ en Lozère. Cette mesure est en vigueur depuis le 23 juin pour les trajets internes à l’axe Marvejols – Mende – La Bastide Saint-Laurent. Cette mesure est soutenue par la CGT, sous réserve qu’il y ait des trains. Ainsi Yves Béral affirme que « le TER à 1€ entre La Bastide et Marvejols, c’est une très bonne chose.Cela peut amener du monde dans les trains. Mais faut-il encore qu’il y ait des trains« . D’ailleurs même, SNCF semble septique quant à l’efficacité de la mesure. Elle table sur une hausse de la fréquentation limitée à 10% sur l’axe Marvejols – La Bastide Saint-Laurent grâce à l’instauration du TER à 1€. Les prévisions de SNCF sont donc très éloignés des résultats obtenus par cette mesure sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation estivale a été multipliée par 6.

Le revers de la médaille du TER à 1€ revient à la Région qui doit compenser les pertes de recettes à SNCF. C’est autant d’argent qui n’est plus disponible pour maintenir ou développer la desserte ferroviaire en zone rurale. Le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs la seule Région à avoir mis en place partiellement le TER 1€. Mais cette mesure tarifaire, ne résout en rien la question de l’économie ferroviaire, qui résulte de deux facteurs : le niveau du trafic et les coûts de production. Désormais on conjugue des coûts d’exploitation élevés par rapport au trafic et un niveau de recette minimaliste du fait de la tarification à 1€.

La Région Languedoc-Roussillon va désormais développer de nouvelles dessertes routières pour désenclaver la Lozère. Ainsi lors de sa venue à Mende, Christian Bourquin a annoncé le lancement en décembre 2012 d’une liaison en car directe entre Mende et Montpellier. « Il faut que la Lozère et Mende soient encore plus reliés à la capitale régionale. La Région a besoin de Montpellier, mais Montpellier a aussi besoin de la Région« , a justifié le président du Conseil régional. Ce n’est pas le point de vue des syndicats qui estiment que les cars « vont faire doublon avec les trains » existant entre Mende et Nîmes via la ligne des Cévennes.

La CGT accuse la Région Languedoc-Roussillon de tenir un double discours. Selon le syndicat, avec en réduisant les dessertes ferroviaires, la Région Languedoc-Roussillon « précipite ainsi la fermeture des lignes Béziers – Neussargues et Marvejols – Mende« . Déjà en 2009, une étude intitulée « Transports, communications, déplacements pour le Massif central » évoquait la nécessité de fermer les sections Bédarrieux – Saint-d’Apcher et Mende – Marvejols.

Des critiques du même ordre sont émises vis à vis de la Région Midi-Pyrénées. « Le Grand Toulouse a été une priorité. On l’a compris. Mais on a l’impression que l’Aveyron est le grand oublié« .

Christian Bourquin affirme lui que « la fréquentation doit être le seul gage de la survie de nos lignes« . Autrement dit, les trains peu ou pas fréquentés sont sur la sellette de la Région. D’autres lignes du Languedoc-Roussillon pourront donc voir leur desserte ferroviaire réduite dans les prochains mois.

Dans les faits, la prochaine ligne concernée par une fermeture, pourrait être la section Neussargues – Saint-Chély-d’Apcher de la ligne Clermont-Ferrand – Béziers. Cette section cumule les handicaps :

  • sur un linéaire de 55 kilomètres entre Neussargues (1000 habitants) et Saint-Chély-d’Apcher (5100 habitants), se trouve une seule localité, la ville de Saint-Flour (7300 habitants).
  • une ligne vieillissante (ouverte en 1888 et électrifiée en 1931) et insuffisamment entretenue. Conséquence : des ralentissements ont été mis en place. La vitesse maximale autorisée se situe entre 75 et 90km/h.
  • un ouvrage d’art dans un état inquiétant : la traversée viaduc de Garabit (long  de 564 mètres et haut de 123 mètres) est limitée à 40 km/h.
  • un temps de parcours peu performant : il faut désormais compter une heure pour un trajet ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte à cheval sur les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon. Ces deux Régions n’ont jamais collaboré pour mettre en place une desserte interrégionale contrairement à la desserte ferroviaire Clermont-Ferrand – Nîmes via la ligne des Cévennes. Résultat : la Région Auvergne a orienté en toute logique sa desserte TER vers Aurillac (29 900 habitants, ce qui est en fait la ville la plus peuplée du Cantal) et ne met en place que quelques liaisons par autocar pour desservir Saint-Flour. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon limite sa desserte à Saint-Chély-d’Apcher, dernière gare de Lozère avant l’Auvergne. Ainsi depuis le service 2012, il n’y a plus de desserte TER ferroviaire entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher.
  • une desserte ferroviaire réduite à peau de chagrin. En dehors du fret (usine ArcelorMittal à Saint-Chély-ad’Apcher), il ne reste plus qu’un aller-retour sur cette section assurée au quotidien par l’Aubrac, le train Intercités Béziers – Clermont-Ferrand (assuré par du matériel thermique alors que la section Béziers – Neussargues est sous caténaire). Un train classé parmi les trains d’équilibre du territoire jusqu’en décembre 2013. Quel sort lui sera réservé par l’État en 2014 ? Rien ne filtre à ce sujet. Mais la suppression pure et simple n’est pas à exclure, en raison de la vétusté de la ligne.
  • la concurrence de l’A75, qui est gratuite sur tout son parcours (sauf pour la traversée du viaduc de Millau).
  • un tracé qui multiplie les détours. L’A75 est directe entre Saint-Flour et Clermont-Ferrand, tandis que la voie ferrée est contrainte à un détour par Neussargues. Ainsi la Région Languedoc-Roussillon a développé depuis plusieurs années des relations par autocars via l’A75 entre Clermont-Ferrand et Mende (avec arrêts systématiques à Marvejols et Saint-Chély d’Apcher et à certains horaires à Saint-Flour) avec un temps de parcours largement inférieur à celui permis par la voie ferrée.

Plus globalement, ce début de polémique pourrait enclencher un véritable débat sur le devenir du transport ferroviaire en zone rural. Dans le cas du Massif Central, la faible fréquentation liée à une densité de population très faible sur des lignes en piteux états. Le plan Rail Auvergne, comme son homologue de Midi-Pyrénées a permis de sauvegarder les lignes les plus fréquentées. Mais il ne comportait aucune intervention sur les lignes Millau – Rodez ou Saint-Chély-d’Apcher – Neussargues. De son côté, la Région Languedoc-Roussillon n’a opté pour un plan Rail.

La situation des finances publiques amène un jour ou l’autre à se poser la question suivante. Est-il raisonnable d’engager des centaines de millions d’euros pour rénover une ligne avec un trafic qu’on sait par définition faible ?

Dans le cas de la ligne des Causses, il faudrait investir plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’alimentation électrique, régénérer la voie, reprendre les ouvrages d’art et rénover les points d’arrêts pour un potentiel de voyageurs très limités. Même sur une ligne rénovée de A à Z, on voit mal les Régions Auvergne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon financer une desserte cadencée aux 2 heures entre Béziers et Neussargues, car les besoins de déplacements entre Neussargues et Béziers sont très faibles.

Autant dire, que la ligne des Causses est dans une impasse totale. Il n’y a guère que les sections Séverac-le-Château – Millau – Béziers et Marvejols – Mende qui peuvent justifier la pertinence d’une modernisation de la ligne ligne et un certain potentiel de trafic local. Les analystes les plus sévères ne voudraient conserver que la section Bédarrieux (6800 habitants) – Béziers, c’est-à-dire le seul trafic du périurbain biterrois.

Autrement dit si l’on refuse à cette perspective, il convient de changer les conditions d’exploitation sur les lignes rurales du Massif central. La FNAUT considère que l’exploitation ferroviaire avec un seul agent à bord (le conducteur) est une solution préférable au transfert sur route et à la fermeture d’une ligne ferroviaire. ces méthodes d’exploitation courantes en Suisse ont permis de sauver les lignes du Morvan (Bourgogne).

(Avec Midi Libre et midilibre.fr).

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