ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘CEVA’

Genève : les travaux du CEVA sont à nouveau bloqués par des recours

Posted by ardsl sur 26 juillet 2012

Les travaux ont déjà commencé aux Eaux-Vives. Photo : William Lachenal (13 décembre 2011).

À Genève, les travaux de la liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse sont à nouveau bloqués. Trois recours ont été déposés par des privés qui protestent contre l’expropriation de leur terrain.À Genève, la mise en service du CEVA pourrait être retardée par de nouvelles oppositions. Alors que les travaux de la ligne ferroviaire ont commencé, trois privés ont fait recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) contre l’expropriation de leur terrain.

Les travaux à l’arrêt

Le recours concernant la parcelle où se situe la falaise de Champel est celui qui pose le plus de risques au projet, a expliqué mercredi 25 juillet Caroline Monod, chargée de communication du projet de liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (CEVA). Le recours date du 16 mai et le canton, qui ne doute pas que le TAF lui donnera raison, attend sa décision pour l’automne.

En raison de l’effet suspensif, les travaux relatifs au portail du tunnel et au pont qui le précède n’ont pas pu commencer. Les responsables du projet CEVA n’excluent pas le risque d’un recours au Tribunal fédéral, ce qui pourrait encore retarder les travaux. Or la ligne doit être mise en service en décembre 2017, en même temps que le nouvel horaire des CFF et de SNCF.

Les deux autres recours contre des expropriations de terrains situés entre les Eaux-Vives et la frontière sont moins problématiques. En effet, ce tracé est divisé en trois lots de travaux, ce qui permet de contourner les parcelles concernées.

Tout en prenant acte de ces recours, le président du Conseil d’État Pierre-François Unger a annoncé avoir reçu un engagement définitif de la France concernant le financement du raccordement sur son territoire. « Ce courrier confirme l’engagement oral du président du Conseil régional Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, pris le 15 novembre dernier« , a-t-il précisé après la séance hebdomadaire du gouvernement.

(Avec ATS).

Publicités

Posted in CEVA, Genève, Service 2018, Travaux | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’enquête publique sur la partie française CEVA se tient du 27 août au 5 octobre

Posted by ardsl sur 3 juillet 2012

La gare d’Annemasse

L’enquête publique relative à la partie française du projet ferroviaire CEVA (ligne ferroviaire Cornavin – Eaux Vives – Annemasse) se déroule du 27 août au 5 octobre 2012.

C’est l’ancien préfet de Haute-Savoie, Philippe Derumigny qui a fixé les modalités de l’enquête publique.

Le Dauphiné Libéré, 25 août

Posted in CEVA | Tagué: , | Leave a Comment »

La voie verte du CEVA fâche les Trois-Chêne

Posted by ardsl sur 25 juin 2012

Les communes ont appris qu’elles devraient financer l’aménagement de cet axe dédié à la mobilité douce. Elles s’estiment flouées.

«On se sent floué !» Les communes des Trois-Chêne voient rouge. Au fil des discussions, les autorités de Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Thônex ont appris qu’elles devront financer elles-mêmes l’aménagement de la voie verte du CEVA, cet axe dévolu à la mobilité douce. Les responsables du projet ferroviaire, eux, se disent surpris de cette réaction.

Les communes devront effectivement payer pour le mobilier urbain, l’éclairage et tout autre aménagement qu’elles souhaiteraient voir effectué sur la voie verte. « Nous avons tous en mémoire les images magnifiques que l’on nous a présentées en 2004. Mais les seuls équipements posés sur cette toiture seront des arbres et quelques biotopes« , regrette Pascal Uehlinger, magistrat PLR thônésien. « Les vélos devront se débrouiller. Si nous voulons plus, il faudra financer. Nous sommes surpris et mécontents. »

«Menés en bateau»

Même réaction du côté de Chêne-Bourg. « L’État nous a bernés en nous montrant des images bucoliques, fantastiques, en présentant aux autorités ainsi qu’à la population un beau projet qui ne coûterait rien aux communes« , explique Beatriz de Candolle, conseillère administrative. « En réalité, seul le minimum sera fait. Ce sera une friche verte. Il n’y aura rien. Si nous voulons plus, de l’éclairage par exemple, nous devrons passer à la caisse. Aujourd’hui, il faut que les communes rencontrent le Conseil d’État et les responsables du projet pour réexaminer ce dossier. La population a voté une initiative pour la mobilité douce, cette voie verte est l’opportunité idéale pour le canton de la mettre en pratique.»

« La livraison d’une voie verte finie et terminée, propre à l’utilisation par les vélos et les piétons, était une condition de retrait de l’opposition au CEVA par nos prédécesseurs« , relève quant à lui Jean-Michel Karr, magistrat à Chêne-Bougeries. « Robert Cramer était venu dans les communes pour nous vendre ce projet, qui implique, au-delà d’un chantier énorme, de gros bouleversements : 779 arbres seront hélas abattus dès le 1er juillet entre la gare des Eaux-Vives et la rivière Seymaz. Chêne-Bougeries, qui n’accueillera pas de halte CEVA, n’aura guère d’autre avantage que la possibilité d’accéder à une voie verte moins arborisée qu’actuellement mais plus longue. Et maintenant, on vient nous dire que celle-ci ne sera même pas dotée d’un ruban véritablement cyclable ? C’est un tout petit peu court. » Pour les autorités municipales, le futur axe est «clairement une infrastructure cantonale. Ce terrain n’appartient pas aux communes mais à l’État de Genève, il lui appartient donc de pourvoir à son équipement et à son entretien au même titre que la voirie cantonale», poursuit le conseiller administratif.

«Communes bénéficiaires»

Du côté du projet CEVA, la réaction des communes surprend. « Dans les discussions menées depuis l’approbation de l’autorisation de construire, il a toujours été convenu que nous financerions la couverture des voies, la voie carrossable et l’arborisation du site, et non pas l’éclairage ou encore le mobilier urbain« , explique Caroline Monod, chargée de communication. « La demande des communes de considérer cette future voie comme cantonale a été refusée par le comité de pilotage CEVA. Puisqu’il s’agit d’aménagements de surface, elles en seront aussi directement bénéficiaires. Et, selon nos estimations, leur participation ne dépassera pas les 30% des coûts d’aménagement de la voie verte. »

Le Canton, lui, ne compte pas non plus payer pour ces aménagements. « Il n’y a pas, au niveau de l’Office du génie civil, propriétaire administratif des routes cantonales, de demande formelle de financement en cours« , explique René Leutwyler, ingénieur cantonal. « Mais en même temps, il s’agit d’un espace mis à disposition des communes sur un futur terrain propriété des CFF, avec un objectif principalement «communal». Leurs riverains pourront directement profiter de ces aménagements supplémentaires. Maintenant, il faut se mettre d’accord et monter un projet. »

(Avec tdg.ch).

Posted in CEVA, Genève | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Grand Genève : un accord trouvé in extremis

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil d’État s’est engagé à financer des projets transfrontaliers à hauteur de 240 millions d’euros sur dix ans.

Il aura fallu trois heures de discussions franches mais néanmoins cordiales pour parvenir à un accord. Trois conseillers d’État genevois (Pierre-François Unger, François Longchamp et Michèle Künzler) se sont rendus à Nantua (Ain), mardi 19 juin à midi afin de rencontrer leurs partenaires français (représentants des départements, de la Région Rhône-Alpes, de l’État et de l’ARC).

À dix jours de la signature du projet d’agglomération version 2, qui doit notamment permettre d’obtenir les financements de Berne, Français et Genevois devaient résoudre le dernier couac en date. Principale pierre d’achoppement : la création d’un fonds spécifique de 240 millions d’euros répartis sur 10 ans, via lequel Genève participera au financement de projets transfrontaliers.

Face à la disparition de la mention de ce fonds dans la dernière mouture proposée par le Conseil d’État, les partenaires français avaient vu rouge, menaçant de ne pas signer le projet d’agglomération version 2 le 28 juin.

L’objectif de la rencontre de midi pour les Français : obtenir l’engagement du Conseil d’État de créer ce fonds. Les trois conseillers venaient quant à eux expliquer qu’il était hors de question de signer un chèque en blanc. Une liste de projets d’intérêt transfrontalier a ainsi été établie. Elle comprend du ferroviaire hors CEVA, des parkings relais, des bus à haut niveau de service, des trams ou encore des investissements concernant les politiques de service, telle l’école d’infirmières transfrontalière.

«Il fallait lever un certain nombre d’ambiguïtés, d’incompréhensions», souligne Christian Dupessey, conseiller régional et maire d’Annemasse. Après trois heures de négociations, c’est chose faite et chacun est maintenant prêt à prendre la plume jeudi 28 juin.

(Source : tdg.ch).

Posted in Ain, Bassin annecien, Chablais, Genève, Genevois, Haute-Savoie, Politique, Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Alprail fête le début du CEVA et la validation du financement français

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Avec le commencement des travaux du CEVA, l’association pour la promotion du rail veut redéfinir ses objectifs.

Alprail, qui se dit forte de quelque 130 membres individuels et collectifs, souhaite maintenant redéfinir son rôle à la lumière des nouveaux défis qui l’attendent pour l’extension du réseau genevois. Comme le «chaînon manquant» entre Évian et Saint-Gingolph, «pour que la boucle soit complète autour du Léman», explique Christian Dupessesy, maire d’Annemasse et coprésident de l’association. L’idée de fédérer toutes les associations qui militent pour étendre le réseau a été émise, et celle de dissoudre l’association apparemment écartée. «Nous aurons un rôle d’observation de la bonne réalisation du CEVA», avance pour sa part Guillaume Mathelier, maire d’Ambilly.

(Avec tdg.ch).

Posted in CEVA, Chablais, Genève, Genevois | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Trains à Genève : les riverains du rail seront bientôt protégés du bruit

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Quatre communes sont encore exposées à un bruit dépassant les limites. Des mesures de protection se préparent.

Les trains genevois seront bientôt plus silencieux. Suite aux premiers travaux menés il y a dix et vingt ans, de nouvelles mesures antibruit sont en préparation dans les quatre dernières communes du canton dépassant les valeurs limites : Genève, Vernier, Céligny et Lancy. Murs ou fenêtres de protection permettront de mieux préserver les riverains.

Selon la loi, l’assainissement sonore des voies de chemin de fer doit prendre fin en 2015 au plus tard. Ce vaste projet, piloté par l’Office fédéral des transports (OFT), vise à agir sur les bâtiments par la pose de fenêtres antibruit, le long des voies, grâce à des constructions de murs et sur les véhicules eux-mêmes. Jusqu’en 2011, 178 kilomètres d’écrans antibruit ont ainsi vu le jour le long des rails helvétiques. Si rien n’était entrepris, 265000 personnes subiraient des nuisances dépassant les limites en vigueur, selon l’OFT. À Genève, des travaux d’insonorisation ont déjà abouti sur le tronçon entre Cornavin et l’aéroport, il y a une vingtaine d’années. La ligne Genève – Coppet a elle aussi été assainie, il y a environ dix ans.

Murs et fenêtres antibruit

Pour l’heure, quatre projets sont en cours d’approbation par l’OFT. À Vernier, on s’apprête à poser des fenêtres antibruit près des voies, pour un coût de 2 000 francs. «La procédure devrait prendre fin d’ici à quelques mois», explique Florence Pictet, porte-parole de l’office. Le même type de travaux devrait être mené à Céligny, pour environ 30000 CHF.

Deux autres projets sont dans le pipeline côté CEVA, mais ils prendront plus de temps étant donné les procédures juridiques, désormais levées. À Lancy, des fenêtres antibruit apparaîtront le long des rails. «Et à Genève, il ne manque plus qu’un complément d’une centaine de mètres de parois antibruit juste avant la tranchée couverte de Saint-Jean», précise Frédéric Revaz, porte-parole des CFF.

Que prévoit-on pour limiter les nuisances du futur CEVA ? La liaison, en majeure partie souterraine, pourra provoquer des sons dits «solidiens», bruit dû aux vibrations se propageant dans les bâtiments. « Nous allons d’abord effectuer des tests in situ à l’aide d’un camion vibreur« , explique Caroline Monod, chargée de communication du projet CEVA. « Puis nous mettrons en place les mesures nécessaires, comme des dalles flottantes ou des chaussons sous les rails. Ces dispositifs vont au-delà de ce que prévoit la législation. »

Deux tronçons extérieurs

Hormis le secteur de Lancy cité plus haut, le CEVA n’a que deux tronçons extérieurs. L’un, le pont du Val l’Arve, sera vitré. L’autre, le pont enjambant la Seymaz, accueillera des murs antibruit.

Un train de voyageurs génère environ 80 décibels, alors qu’un train de fret en produit 10 de plus. Pour réduire les nuisances subies par les riverains, les murs sont parfois mieux adaptés que les fenêtres antibruit. En général, ces parois sont en béton, « car c’est le matériau le plus résistant« , poursuit Frédéric Revaz. « Le bois peut également être utilisé, mais il se détériore plus facilement. Dans certains cas particuliers, on peut aussi se servir d’aluminium, par exemple sur les ponts. » Autre solution, le verre. Mais celui-ci ne peut être utilisé que dans les gares «si des raisons de sécurité l’exigent, par exemple pour des questions de visibilité», précise le porte-parole des CFF.

Des trains plus silencieux

Tous les trains CFF qui circulent à Genève – de voyageurs ou de marchandises – sont assainis.

Depuis le début des années 2000, l’entreprise a rénové plus de 1000 voitures de voyageurs et 5800 wagons de marchandises. « Les anciens véhicules étaient équipés de freins dits à sabots, ce qui provoquait une importante usure des roues et qui entraînait une augmentation du bruit au moment du freinage« , explique Patricia Claivaz, porte-parole aux CFF. « Nous les avons donc équipés de freins antibruit. Le bruit de roulement a été réduit de 15 décibels, ce qui correspond à une baisse de plus de la moitié du bruit ressenti. » Il reste encore 500 wagons de fret à assainir.

(Source : La Tribune de Genève).

 

Posted in CEVA, Genève | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Des trains cadencés au quart d’heure entre Genève et Coppet dès decembre 2015

Posted by ardsl sur 8 juin 2012

Dès le 13 décembre 2015, les trains rouleront à la cadence du quart d’heure entre Genève et Coppet. Un premier jalon dans le développement du réseau de la métropole lémanique.

Actuellement, les pendulaires circulant entre Coppet et la gare de Cornavin peuvent sauter dans un train toutes les demi-heures. À compter du service 2016, cette cadence sera ramenée au quart d’heure. C’est une première étape concrète du projet Léman 2030, qui prévoit un doublement des places assises sur les trains grandes lignes et une cadence de 15 minutes sur les RER des deux agglomérations de Lausanne et Genève.

Ce tronçon fait partie du RER franco-valdo-genevois, qui permettra à terme, avec la construction du CEVA, de relier Coppet à Annemasse, Annecy, Saint-Gervais-les-Bains et Évian sans changer de train. C’est grâce au préfinancement accordé par les cantons de Vaud et Genève, environ 300 millions de francs, que la réalisation de cet aménagement a été anticipée de quelques années. Les deux états voisins ont lancé simultanément la mise à l’enquête des points de croisements qui devront être réalisés en gare de Mies (VD) et de Chambésy (GE) et dont les travaux devraient débuter à fin 2013.

Dans cette région du district de Nyon, soumise à forte pression démographique et à une mobilité galopante, les deux conseillers d’État genevois et vaudois Michèle Künzler et François Marthaler espèrent rattraper le retard qu’a pris la métropole lémanique pour en matière de transfert de la route au rail et dans son réseau express régional.

(Avec tdg.ch).

Posted in Genève, Service 2016, Vaud | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Jean-Jack Queyranne : « le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie »

Posted by ardsl sur 23 mai 2012

Jean-Jack Queyranne à Genève le 15 novembre 2011 lors de l’inauguration des travaux du CEVA. Photo : Joël Grandcollot.

Selon le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, le CEVA (Cornavin Eaux-Vives Annemasse) symbolise l’avenir du Grand Genève. Le président de la région Rhône-Alpes regrette les querelles politiques locales autour du projet du CEVA.

Pourquoi le CEVA est-il, à vos yeux, un projet majeur ?

« Le CEVA établit des liens entre les différentes composantes de cette agglomération. Cette agglomération est aujourd’hui fortement marquée par les phénomènes transfrontaliers et ce qu’ils génèrent en matière de difficultés de transport, de pollution et d’encombrement.

Aujourd’hui, le CEVA s’impose comme étant un moyen de transport moderne… même s’il a été imaginé il y a déjà cent ans ! Le CEVA a fait l’objet d’un engagement de la Région dès 2004 : il a été voté à l’unanimité et a toujours été confirmé depuis. Il nous semblait en effet indispensable qu’il y ait une sorte de RER entre Annemasse et Cornavin pour mettre fin à cette absurdité qui voulait que les trains passent par Bellegarde pour revenir à Annemasse.

Mais par ailleurs, ce CEVA permettra d’irriguer toute la Haute-Savoie avec cette étoile annemassienne à quatre branches permettant d’aller sur Évian, sur la vallée de l’Arve, Annecy et Bellegarde. C’est aussi pour cela que la Région s’est engagée, puisqu’au-delà du financement des travaux du parcours, nous investissons dans 19 rames d’un montant total de 150 millions d’euros, auquel s’ajoutera le déficit d’exploitation. »

Le financement du projet (côté français) est subitement passé de 244 à 231 millions d’euros. Sur quoi rogne-t-on ?

« Du côté de RFF, l’estimation faite avait été généreuse (en euros valeur 2017) ; celle-ci a été revue à la baisse. Par ailleurs, quelques aspects techniques ont permis de revoir la facture à la baisse d’une dizaine de millions d’euros. »

Le dossier s’est extrêmement politisé en Haute-Savoie, créant une sorte de scission entre les intérêts du nord et du sud du département : comprenez-vous les crispations nées autour de ce projet ?

« Non, je ne les comprends pas. Le CEVA est un projet qui intéresse la deuxième agglomération de Rhône-Alpes et toute la Haute-Savoie. En même temps, et cela a été un des éléments de la discussion sur le financement, les fonds frontaliers ont aussi une utilité pour soutenir les projets d’investissement. Concernant des projets d’investissement de cette nature-là, il semble parfaitement légitime que ces fonds les financent afin d’améliorer la vie quotidienne. »

Rappelez-nous comment s’est bouclé le financement de la partie française…

« 45 millions d’euros pour l’État, 55M€ pour la Région, 55M€ pour le Conseil général, un peu plus de 28M€ pour les collectivités locales (dont le Syndicat d’aménagement du Chablais, pour 5,25 M€), 35 M€ pour RFF et enfin 12 M€ pour la Confédération helvétique (via les CFF). »

Pourquoi les CFF abondent-ils à hauteur de 12 M€ ?

« La puissance électrique n’est pas la même entre le réseau suisse et le réseau français : un système de conversion de puissance électrique doit être mis en place ; les Suisses ont accepté de le prendre en charge. »

Comment se fait-il que la Suisse puisse débloquer plus d’un milliard de francs en un temps record et que plusieurs années soient nécessaires côté français pour trouver 230 millions d’euros ?

« Côté français ce sont certes deux kilomètres, mais auxquels s’ajoute la gare d’Annemasse. Or, au départ, on avait surtout parlé de l’infrastructure ferroviaire sans voir les effets sur la gare d’Annemasse. Nous avons par ailleurs travaillé pour maintenir la circulation des trains de fret (Eaux d’Évian notamment) impliquant des aménagements importants. La Région s’est fortement engagée mais il a fallu obtenir le soutien de l’État qui, au départ, ne voyait ce CEVA que comme une simple liaison locale. Il a fallu convaincre que c’était bien plus que cela pour obtenir un financement significatif. Dans un contexte de restriction des finances publiques, il a donc fallu négocier, arbitrer, discuter pour obtenir ces crédits. Je pense que l’arrivée de la Région dans ces discussions (nous sommes entrés dans le CRFG (Comité régional franco-genevois) en 2004) a été un élément déterminant dans cette réussite parce que nous ne sommes plus restés dans une vision « localiste », étroite, faite de petits intérêts locaux. »

Justement, le CEVA est-il le symbole de ce projet d’agglomération franco-valdo-genevois dont la seconde mouture sera signée fin juin ?

« Oui c’est un des liens essentiels. Il y en aura d’autres à développer, je pense par exemple pour le Pays de Gex au prolongement du tram qui arrive au rond-point du CERN. Mais oui, le symbole du CEVA est fort. On ne pouvait pas imaginer un projet d’agglomération sans progrès en matière de transport. »

Le projet sera opérationnel sur le Chablais pour 2017

Le CEVA (Cornavin-Eaux Vives-Annemasse) ne se résume pas à un simple RER genevois. Les trains irrigueront toute la région, jusqu’à Évian-les-Bains notamment.

Le CEVA doit entrer en fonction en décembre 2017. Le Chablais bénéficiera d’une cadence horaire et même à la demie-heure en période de pointe. Les temps de parcours pour se rendre à Cornavin seront significativement améliorés.

Enfin, Jean-Jack Queyranne « ne comprend pas » la polémique lancée par Astrid-Baud Roche (lire).

(Avec Le Messager).

Posted in Bassin annecien, CEVA, Chablais, Fret, Genève, Genevois, Matériel, Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’extension de Genève Cornavin est nécessaire selon les CFF

Posted by ardsl sur 14 mai 2012

D’ici 2030, les CFF doivent doubler la capacité de la ligne Lausanne – Genève et renforcer l’offre en trafic régional pour répondre à l’augmentation de la demande. Cet objectif nécessite le développement de la gare Cornavin. Les CFF ont rencontré à cinq reprises le «Collectif 500», qui propose d’y construire une gare souterraine. Après analyse de cette proposition et de toutes les alternatives, il apparaît clairement que la meilleure solution reste une extension en surface au nord de Cornavin.

D’ici 2030, les CFF prévoient de doubler la capacité en places assises de la ligne Lausanne – Genève et d’augmenter l’offre en trafic régional en direction de La Plaine. Pour réaliser ce développement capital pour l’Arc lémanique, deux voies et un quai supplémentaires doivent être construits en gare de Genève Cornavin. Cette stratégie permet d’absorber tous les scénarios les plus optimistes de progression de la demande jusqu’au-delà de 2050.

Deux variantes d’extension, dont les études sont financées par le canton de Genève, ont été analysées au nord de l’actuelle gare de Cornavin. Le projet ferroviaire, encore en phase d’études préliminaires, implique la démolition de 140 logements. En complément, des études d’urbanisme et de réaménagement du quartier, faisant de Cornavin un nouvel espace attrayant au cœur de la Ville, sont menées sous la direction de la Ville de Genève, en collaboration avec les CFF et le Canton. Ces études prévoient la démolition de 210 logements supplémentaires, portant le total à 350 logements, dont 300 seraient reconstruits, selon des modalités qui seront déterminées principalement par la Ville, propriétaire de la majorité des parcelles.

Dans tous les cas, aucune démolition n’est prévue avant l’horizon 2020. Des solutions de relogement seront mises en œuvre pour l’ensemble des habitants concernés.

Depuis le mois de mars 2012, les CFF ont rencontré à cinq reprises des membres du «Collectif 500». Un dialogue constructif a été mis sur pied pour les informer sur le projet d’extension de la gare Cornavin, l’objectif admis par tous étant de développer les capacités du transport ferroviaire à Genève. Les CFF ont en outre proposé au Collectif de participer activement aux réflexions concernant le remodelage de leur quartier.

Pas d’alternative à Cornavin, gare centrale

Les discussions avec le «Collectif 500» ont notamment porté sur de potentielles alternatives de développement en dehors de Cornavin. Elles ont démontré qu’il est impossible de déplacer la gare centrale à la Praille ou à Genève-Aéroport. Outre les problèmes de coûts et de démolitions de grande ampleur, elles impliqueraient une mise en service beaucoup trop tardive, ainsi qu’une forte perte d’attractivité du rail.

Le développement de la capacité devra donc être réalisé à Cornavin. À cet effet, le «Collectif 500» a remis aux CFF une proposition pour la construction d’une gare souterraine, sous les voies actuellement en exploitation. Cette alternative à l’extension en surface a été analysée en détail par les CFF. Quoique techniquement faisable, son financement et ses délais de réalisation posent problème. Le coût de la gare souterraine telle que proposée par le Collectif est en effet estimé à quelque 1,7 milliards de francs, soit environ 900 millions de plus que l’extension en surface.

Après étude rigoureuse de toutes les variantes de développement, il apparaît donc clairement que la meilleure solution est une extension de la gare Cornavin en surface, au nord des voies.

Genève Cornavin

La gare de Genève Cornavin accueille aujourd’hui quelque 500 trains par jour. Avec la mise en service du RER franco-valdo-genevois, après inauguration du CEVA, la gare atteindra le maximum de ses capacités. Tout développement ultérieur de l’offre ferroviaire nécessitera deux voies supplémentaires en gare, permettant de fournir 40% de capacité en plus et de proposer une offre attractive à tout le bassin genevois jusqu’au-delà de 2050.

Posted in Genève | Tagué: , , , , , , , , , | 1 Comment »

Annemasse : une ville bientôt révolutionnée par le CEVA et le tramway

Posted by ardsl sur 3 mai 2012

Christian Dupessey, le maire PS de la ville d’Annemasse (31900 habitants) lance une démarche participative sur le devenir de sa commune. La mise en place d’une ligne de bus à haut niveau de service (2014), le prolongement du tram (2016) et le CEVA (2017) vont révolutionner la mobilité à Annemasse.

Pour préparer la population à ce qui s’apparente à une révolution, Christian Dupessey lance une concertation publique sur le devenir de la ville à travers une démarche intitulée : « Annemasse, ma ville demain ». La réunion publique de lancement de cette démarche participative a lieu vendredi 4 mai à 18h30 au complexe Martin-Luther King.

Six groupes de travail vont être constitués pour contribuer à la démarche « ma ville demain ». Ils seront chargés de réaliser un « support » qui pourra être présenté et valorisé à l’occasion du forum « ma ville demain » prévu en novembre 2012.

Les 6 groupes de travail proposés sont les suivants :

  1. Ville nature, dense ou intense. Les questions de densité de construction, de conception des aménagements urbains, d’évolution des modes de déplacement, de place de la nature en ville (en s’appuyant sur le travail réalisé dans le cadre de l’évaluation du programme Agenda 21)… ; une séance sera consacrée à la présentation des grands projets annemassiens en cours.
  2. Peut-on nourrir, chauffer, éclairer, faire circuler, divertir… de plus en plus d’habitants en maîtrisant l’impact environnemental ? En quoi pouvons-nous tous participer au changement ? Quel rôle de la collectivité ?
  3. Vivre ensemble dans l’espace public. Qu’entend-on par « espace public » ? Qu’est-ce « qu’être citoyen » dans l’espace public ? Quelle présence de la collectivité ? L’aménagement comme outil du vivre ensemble ?
  4. Penser la ville par l’accessibilité. Enfants, personnes âgées, handicapés, non-francophones, illettrés, en difficultés diverses… qu’est-ce que l’accessibilité ? Quelles sont les obligations réglementaires ? Penser les aménagements pour différents types de personnes, qu’est-ce que cela veut dire ? Y-a-t-il de « bonnes pratiques » ou de « bons exemples » ?
  5. Ville en collectif ou en solo ? Quand le bourg devient la ville : retrouver les solidarités fondamentales. Ville sociale et/ou solidaire ? La collectivité comme remède, comme instigatrice ou accompagnatrice des solidarités ?
  6. Histoires d’Annemassiens. Création d’une exposition retraçant, en partie au travers d’images « familiales », l’évolution de la ville et de la vie en ville. L’objectif de ce groupe est de pouvoir mobiliser le fonds photographique (ou autre) des participants.

Article publié par Le Dauphiné Libéré le 27 avril

Posted in Genevois | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :