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Les défenseurs de la ligne du Tonkin exigent sa réouverture

Posted by ardsl sur 23 septembre 2012

Une « rame Domino » avec Samuel Pellissier aux commandes a franchi le passage à niveau de Meillerie samedi 22 septembre 2012.

Vieille de 125 ans, la ligne ferroviaire du Tonkin, entre Évian et Saint-Gingolph, a symboliquement rouvert samedi 22 septembre 2012, 14 ans après sa fermeture.

La ligne ferroviaire entre Saint-Gingolph et Évian, surnommée ligne du Tonkin, est fermée au trafic régulier de voyageurs depuis 1938. Les trafics marchandises et touristiques ont subsisté jusqu’en 1998. Elle a symboliquement rouvert samedi 22 septembre 2012. L’événement était organisé par l’Association franco-suisse « Sauvons le Tonkin » qui exige de réhabiliter le train sur la rive sud du Lac Léman. Une maquette de rame Domino a parcouru sur 50 mètres le passage à niveau de Meillerie, à 9 kilomètres de la frontière.

Une centaine de personnes étaient présentes lors de cette démonstration, dont William Lachenal, président de l’AEDTF et de l’ARDSL, ainsi que quelques personnalités suisses comme Georges Mariétan, secrétaire régional de Chablais Région, et Margrit Piccan-Furrer, présidente de Port-Valais.

Une rame Domino à son terminus en gare de Saint-Gingolph.

La volonté d’intégrer la ligne au CEVA

Si le projet de réouverture est à nouveau d’actualité, c’est grâce au projet ferroviaire du CEVA, entre Cornavin et Annemasse. « Il ne manque que 17 km pour compléter le réseau ferroviaire autour du lac« , relève Benoît Grandcollot, président de l’association.

La ligne d’Évian-les-Bains à Saint-Gingolph pourrait être facilement intégrée dans le RER franco-valdo-genevois. En 2009, une étude co-financée par la région Rhône-Alpes, l’État du Valais et l’Union européenne avait conclu à une réouverture possible de la ligne.

La ligne du Tonkin, vieille de plus de 125 ans, est interdite à toute circulation ferroviaire depuis 1998 en raison de son mauvais état.

Voir également le reportage de Canal 9.

(Avec ATS).

Le Nouvelliste, 11 octobre 2010

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Les frontaliers prennent de plus en plus les transports publics pour se rendre à Genève

Posted by ardsl sur 9 décembre 2011

Les frontaliers prennent toujours plus les transports publics lorsque ceux-ci existent, selon une étude genevoise sur la mobilité présentée jeudi 8 décembre. Même si la majorité des pendulaires privilégient encore les transports individuels, ils sont désormais 16% à prendre les transports publics, contre 10% en 2002.

S’il ne fallait retenir qu’un chiffre de l’enquête sur les flux de déplacements à la frontière franco-valdo-genevoise ? Ce serait 550 000, soit le nombre de personnes qui franchissent chaque jour, et dans les deux sens, les frontières du canton de Genève. Soit 50 000 personnes de plus qu’il y a six ans. Cette augmentation reflète le déséquilibre existant entre places de travail et logements dans la région.

Les trajets domicile-travail représentent 55 % de ces déplacements.

Le Comité régional franco-genevois a présenté jeudi 8 décembre les résultats de sa dernière étude, réalisée au printemps dernier auprès de 33 200 personnes. L’enquête fait suite à deux recherches menées en 2002 et 2005. Elle offre une vision inédite de l’évolution de la mobilité dans la région ces dix dernières années.

Plusieurs conclusions frappent. Tout d’abord, l’existence d’un fort déséquilibre entre les arrivées en véhicules motorisés et en transports en commun. Chaque jour, 232 000 personnes entrent dans le canton de Genève en voiture, en scooter ou à moto. Alors que seules 43 500 rejoignent la cité en bus, tram ou train. Les transports publics n’absorbent que 16% des passages, contre 10% il y a dix ans. L’étude relève également que lorsqu’une ligne de train existe – vers le canton de Vaud, Annemasse ou Bellegarde – les véhicules individuels sont largement délaissés. L’engouement pour les deux-roues motorisés est une autre tendance observée. Leur utilisation a augmenté de 58% en six ans. Quant au réseau de transports en commun, des disparités importantes surgissent d’une région frontalière à l’autre. Les CFF relient largement Genève au reste du pays. La frontière avec Annemasse est assez bien desservie. À l’inverse, les régions de l’Ain, mais surtout de Saint-Julien et du Chablais bénéficient de peu de lignes de bus et font figure de parents pauvres.

Michèle Künzler, conseillère d’Etat genevoise en charge du Département de l’intérieur et de la mobilité, se dit «satisfaite des résultats». «Des résultats encourageants», continue son partenaire français, Raymond Mudry, premier vice-président du Conseil général de Haute-Savoie. Les élus mettent en avant le succès des lignes de transports en commun transfrontalières mises en service ces dernières années. «Le surplus de déplacement a été absorbé en majorité par l’augmentation de l’offre de transports, se réjouit Michèle Künzler. On doit continuer dans ce sens-là.»

Les enseignements de cette étude

Les frontaliers prennent les transports publics lorsqu’ils existent. L’enquête menée sur la mobilité aux frontières vaudoises et françaises du canton de Genève révèle que la proportion de personnes utilisant ce mode de transport a augmenté de 48% en six ans.

Depuis 2005, la hausse des usagers des transports publics a été de 82% depuis la France et de 275% via Saint-Julien-en-Genevois grâce aux nouvelles lignes de bus, a souligné Raymond Mudry. Michèle Künzler, conseillère d’Etat chargée du Département de la mobilité, a salué le développement de la ligne ferroviaire depuis Bellegarde.

D’une manière générale, si les passages frontaliers ont augmenté de 20% en dix ans, tous modes de transports confondus, cette enquête montre que, depuis deux ans, la majorité des nouveaux venus utilisent les transports publics, a souligné Michèle Künzler.

Les trois quart des déplacements ont leur origine à moins de 15 kilomètres des frontières genevoises.

Les pistes des politiques

Pour y parvenir, la conseillère d’Etat compte sur les trois trams transfrontaliers devant relier Genève à Saint-Genis-Pouilly, Annemasse et Saint-Julien d’ici quatre à six ans. Et bien sûr, sur le CEVA «qui changera complètement la donne».

Afin de réduire le trafic, la ministre préconise aussi une vraie politique de stationnement.

L’étude souligne aussi que 56% des automobilistes arrivant de l’extérieur utilisent un stationnement gratuit. «Moins le parking est cher plus les gens se déplacent en voiture. Il faudrait changer les habitudes», suggère la ministre qui souhaite «une vraie politique de stationnement».

Pour elle, l’un des volets de cette politique passe par la construction de davantage de P+R à des endroits plus stratégiques. «Pour ce faire, il faut trouver les financements», rappelle Raymond Mudry. La ministre aimerait également encourager des initiatives comme le covoiturage. En effet, le rapport démontre que les voitures qui franchissent la frontière transportent en moyenne 1,27 personne et 1,21 personne aux heures de pointe.

L’enquête réalisée en 2011 porte sur 34 axes routiers entre la France et Genève ainsi qu’entre le canton de Vaud et celui de Genève, contre 23 en 2005. Elle couvre ainsi 98% des flux routiers entrant dans le canton. Le taux de retour des questionnaires distribués s’est élevé à 23%, contre 19% en 2005. Une campagne de comptages exhaustifs a eu lieu en parallèle.

Télécharger le support de la conférence de presse

(Avec La Tribune de Genève et AP).

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39% des habitants du Genevois français ont un emploi en Suisse

Posted by ardsl sur 21 octobre 2011

La distance moyenne parcourue par l’ensemble des actifs de Rhône-Alpes atteint désormais 11 km. La Maurienne compte 40 000 habitants et 18 000 emplois. La métropole lyonnaise compte 1 680 000 habitants et 720 000 emplois .

Au sein d’une zone donnée, la cohérence entre la population et l’emploi peut être caractérisée par le taux de stables, c’est-à-dire le taux d’actifs travaillant dans la zone où ils résident. C’est dans la zone d’emploi  de Grenoble que le taux de stables est le plus élevé, atteignant 94% des actifs. Dans les grandes zones d’emploi de Lyon et de Saint-Étienne, ainsi que dans celles qui sont trop isolées pour permettre d’importants échanges quotidiens avec l’extérieur (Maurienne, Tarentaise), ce taux est également très élevé, supérieur à 90%.

Il est un peu plus faible, quoique supérieur à 80%, dans les zones d’emploi de villes moyennes (Valence, Roanne, Annecy, Chambéry, Bourg-en-Bresse, Mâcon) et dans celles bordées de territoires peu attractifs en termes d’emplois (Oyonnax, Aubenas).

En revanche, ce taux est plus faible (de 70 à 80%) dans les zones d’Annonay, de la Vallée de l’Arve, de Romans-sur- Isère ou du Chablais, zones de moindre taille à proximité d’espaces offrant beaucoup plus d’emplois (Genève pour la Vallée de l’Arve et le Chablais, Vienne-Roussillon et Lyon pour Annonay, Valence pour Romans-sur-Isère). Dans les zones entourant Lyon, le taux de stables ne dépasse pas les 70%.

Enfin, il n’est que de 50% dans la zone du Genevois Français, laquelle ne comprend pas la ville-centre de Genève, située en Suisse et principal pôle d’emploi de cet espace transfrontalier.

Les échanges entre les différentes zones sont, d’une manière générale, plutôt équilibrés, même si quelques déséquilibres méritent d’être signalés. Ainsi, la zone d’emploi reçoit, de la part des zones alentour, plus d’actifs qu’elle n’en envoie, sauf de la part des zones du Chablais, de la Tarentaise et de la Maurienne, probablement en raison des emplois saisonniers liés au tourisme d’hiver. À l’inverse, dans les zones d’Aubenas et d’Annonay, les actifs sortants sont plus nombreux que les entrants, et ce pour toutes les zones avec lesquelles les flux sont significatifs. Ces observations permettent la distinction entre des zones plutôt pôles d’emploi et des zones plutôt résidentielles.

Les principaux échanges entre zones de Rhône-Alpes :

  • 39% des habitants du Genevois français travaille en Suisse. Cela représente plus de 64 000 personnes.
  • 30% des résidents du secteur de Villefranche-sur-Saône ont un emploi dans la métropole lyonnaise. Cela représente plus de 31 000 personnes.
  • 27% des habitants du secteur d’Ambérieu-en-Bugey travaille dans la métropole lyonnaise. Cela représente près de 11 000 personnes.
  • 25% des résidents de l’agglomération de Bourgoin ont un emploi dans la métropole lyonnaise. Soit plus de 22 000 personnes.
  • 22% des habitants des agglomérations de Vienne et du Péage-de-Roussillon travaille dans la métropole lyonnaise. Soit plus de 19 000 personnes.
  • 20% des résidents de l’agglomération de Romans ont un emploi sur l’agglomération de Valence. Soit plus de 6 000 personnes.
  • 15% des habitants du Chablais travaille en Suisse. Soit plus de 6 000 personnes.
  • 14% des résidents du secteur d’Annonay ont emploi dans les agglomérations de Vienne ou du Péage-de-Roussillon. Soit plus de 2 900 personnes.
  • 12% des habitants de la vallée de l’Arve travaille dans le Genevois français. Soit plus de 3 300 personnes.
  • 11% des habitants de l’agglomération de Montélimar ont un emploi dans le Vaucluse. Soit plus 7 000 personnes.
  • 6% des habitants du Stephanois travaille dans la métropole lyonnaise. Soit plus de 14 100 personnes.
Les réseaux de transports publics ne sont pas toujours adaptés à ces migrations pendulaires. Les habitants de la métropole lyonnaise bénéficie d’un réseau de transport collectif très important. Ce n’est pas le cas des résidents du Genevois français.
(Données issues d’une étude l’INSEE d’octobre 2011).

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