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Posts Tagged ‘Christian Dupessey’

Grand Genève : un accord trouvé in extremis

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil d’État s’est engagé à financer des projets transfrontaliers à hauteur de 240 millions d’euros sur dix ans.

Il aura fallu trois heures de discussions franches mais néanmoins cordiales pour parvenir à un accord. Trois conseillers d’État genevois (Pierre-François Unger, François Longchamp et Michèle Künzler) se sont rendus à Nantua (Ain), mardi 19 juin à midi afin de rencontrer leurs partenaires français (représentants des départements, de la Région Rhône-Alpes, de l’État et de l’ARC).

À dix jours de la signature du projet d’agglomération version 2, qui doit notamment permettre d’obtenir les financements de Berne, Français et Genevois devaient résoudre le dernier couac en date. Principale pierre d’achoppement : la création d’un fonds spécifique de 240 millions d’euros répartis sur 10 ans, via lequel Genève participera au financement de projets transfrontaliers.

Face à la disparition de la mention de ce fonds dans la dernière mouture proposée par le Conseil d’État, les partenaires français avaient vu rouge, menaçant de ne pas signer le projet d’agglomération version 2 le 28 juin.

L’objectif de la rencontre de midi pour les Français : obtenir l’engagement du Conseil d’État de créer ce fonds. Les trois conseillers venaient quant à eux expliquer qu’il était hors de question de signer un chèque en blanc. Une liste de projets d’intérêt transfrontalier a ainsi été établie. Elle comprend du ferroviaire hors CEVA, des parkings relais, des bus à haut niveau de service, des trams ou encore des investissements concernant les politiques de service, telle l’école d’infirmières transfrontalière.

«Il fallait lever un certain nombre d’ambiguïtés, d’incompréhensions», souligne Christian Dupessey, conseiller régional et maire d’Annemasse. Après trois heures de négociations, c’est chose faite et chacun est maintenant prêt à prendre la plume jeudi 28 juin.

(Source : tdg.ch).

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Alprail fête le début du CEVA et la validation du financement français

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Avec le commencement des travaux du CEVA, l’association pour la promotion du rail veut redéfinir ses objectifs.

Alprail, qui se dit forte de quelque 130 membres individuels et collectifs, souhaite maintenant redéfinir son rôle à la lumière des nouveaux défis qui l’attendent pour l’extension du réseau genevois. Comme le «chaînon manquant» entre Évian et Saint-Gingolph, «pour que la boucle soit complète autour du Léman», explique Christian Dupessesy, maire d’Annemasse et coprésident de l’association. L’idée de fédérer toutes les associations qui militent pour étendre le réseau a été émise, et celle de dissoudre l’association apparemment écartée. «Nous aurons un rôle d’observation de la bonne réalisation du CEVA», avance pour sa part Guillaume Mathelier, maire d’Ambilly.

(Avec tdg.ch).

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Annemasse : une ville bientôt révolutionnée par le CEVA et le tramway

Posted by ardsl sur 3 mai 2012

Christian Dupessey, le maire PS de la ville d’Annemasse (31900 habitants) lance une démarche participative sur le devenir de sa commune. La mise en place d’une ligne de bus à haut niveau de service (2014), le prolongement du tram (2016) et le CEVA (2017) vont révolutionner la mobilité à Annemasse.

Pour préparer la population à ce qui s’apparente à une révolution, Christian Dupessey lance une concertation publique sur le devenir de la ville à travers une démarche intitulée : « Annemasse, ma ville demain ». La réunion publique de lancement de cette démarche participative a lieu vendredi 4 mai à 18h30 au complexe Martin-Luther King.

Six groupes de travail vont être constitués pour contribuer à la démarche « ma ville demain ». Ils seront chargés de réaliser un « support » qui pourra être présenté et valorisé à l’occasion du forum « ma ville demain » prévu en novembre 2012.

Les 6 groupes de travail proposés sont les suivants :

  1. Ville nature, dense ou intense. Les questions de densité de construction, de conception des aménagements urbains, d’évolution des modes de déplacement, de place de la nature en ville (en s’appuyant sur le travail réalisé dans le cadre de l’évaluation du programme Agenda 21)… ; une séance sera consacrée à la présentation des grands projets annemassiens en cours.
  2. Peut-on nourrir, chauffer, éclairer, faire circuler, divertir… de plus en plus d’habitants en maîtrisant l’impact environnemental ? En quoi pouvons-nous tous participer au changement ? Quel rôle de la collectivité ?
  3. Vivre ensemble dans l’espace public. Qu’entend-on par « espace public » ? Qu’est-ce « qu’être citoyen » dans l’espace public ? Quelle présence de la collectivité ? L’aménagement comme outil du vivre ensemble ?
  4. Penser la ville par l’accessibilité. Enfants, personnes âgées, handicapés, non-francophones, illettrés, en difficultés diverses… qu’est-ce que l’accessibilité ? Quelles sont les obligations réglementaires ? Penser les aménagements pour différents types de personnes, qu’est-ce que cela veut dire ? Y-a-t-il de « bonnes pratiques » ou de « bons exemples » ?
  5. Ville en collectif ou en solo ? Quand le bourg devient la ville : retrouver les solidarités fondamentales. Ville sociale et/ou solidaire ? La collectivité comme remède, comme instigatrice ou accompagnatrice des solidarités ?
  6. Histoires d’Annemassiens. Création d’une exposition retraçant, en partie au travers d’images « familiales », l’évolution de la ville et de la vie en ville. L’objectif de ce groupe est de pouvoir mobiliser le fonds photographique (ou autre) des participants.

Article publié par Le Dauphiné Libéré le 27 avril

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Accord sur le financement du CEVA côté français

Posted by ardsl sur 1 mai 2012

Le lancement des travaux du CEVA s’est déroulé le 15 novembre 2011 devant une locomotive de 1912 et une autre de 2011. (Photo : Joël Grandcollot).

L’État français, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, RFF et les collectivités locales ont trouvé vendredi 30 avril un accord de répartition des 231 millions d’euros nécessaires à la mise en place sur France du CEVA (la liaison ferroviaire Annemasse – Cornavin).

La facture des deux kilomètres qui séparent la frontière genevoise de la gare d’Annemasse est de 231,35 millions d’euros. Les collectivités françaises annoncent qu’elles sont tombées d’accord pour boucler le financement de la liaison entre Cornavin et Annemasse. La bonne nouvelle intervient alors que les négociations pour le deuxième plan quinquennal d’aménagement du Grand Genève entame leur dernière ligne droite avant la signature d’Agglo 2.0 prévue le 26 juin prochain à Annemasse.

En novembre 2011, alors que les travaux du CEVA démarraient à Genève (lire), il manquait encore 30 millions d’euros côté français. Comme toujours en France, c’est à l’approche d’une élection majeure que le dossier se débloque. Vendredi 27 avril, tous les financeurs étaient réunis à Lyon au siège de la Région Rhône-Alpes. Réseau Ferré de France (RFF) a présenté un chiffrage définitif, à hauteur de 231,35 millions. « C’est la fourchette basse de la prévision initiale« , note le maire d’Annemasse Christian Dupessey, qui assure « que le projet ne sera pas réduit. »

L’État apportera 45 millions d’euros, la Région Rhône Alpes et le département de Haute Savoie 55 millions chacun, les communautés de communes concernées 28,75 millions en partie aidées par le département. Enfin RFF investira 35 millions d’euros, «sous réserve de l’assentiment de son conseil d’administration», soulignent les communiqués de presse diffusés par le Conseil général et la mairie d’Annemasse. «Une formule qui ne remet pas en cause l’accord», rassure Christian Dupessey.

Dans son communiqué, le maire d’Annemasse précise que l’Office fédéral des transports, qui assure les relations avec la France, financera pour 12 millions d’euros le dispositif en gare d’Annemasse qui permettra de commuter une voie du courant français au courant suisse. «C’est une demande des CFF qui doit permettra la circulation entre Lausanne à Annemasse des nouvelles compositions à deux étages de la régie fédérale présentées la semaine dernière» explique l’élu annemasien qui ajoute, pince-sans-rire : «jusqu’à vendredi dernier, c’était à peu-près le seul financement vraiment assuré». L’Union Européenne pourrait également apporter 600000€.

Cadencements

Fin 2017, il y aura un train toutes des 10 minutes entre Cornavin et Annemasse. Entre Annemasse et Évian il y aura bien un train toutes les demi-heures, matin et soir (lire). Le crédit cadre de 231 millions d’euros ne prévoit pas le financement des trains. La Région Rhône-Alpes devra encore trouver 150 millions d’euros pour acquérir la moitié des 40 compositions prévues. Quant aux parkings-relais, ils seront à la charge des collectivités locales. «J’espère bien qu’Agglo 2.0, le nouveau plan d’aménagement quinquennal de la région dégagera quelques financements de la Confédération et de Genève», lâche le maire d’Annemasse.

Marchandage local

Les agglomérations et communauté de communes d’Annemasse, de Thonon, d’Évian, de Reigner, de La Roche-sur-Foron et de Bonneville voient leur participation passer de 18 à 28 millions d’euros. Le président du Conseil général du département de la Haute-Savoie Christian Monteil a accepté d’augmenter la rétrocession des fonds frontaliers aux communes concernées par le CEVA. La récente renégociation de la répartition entre l’Ain et la Haute-Savoie l’y aide sans doute un peu. Enfin, le député UMP des bords du lac d’Annecy, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, ne se serait pas opposé à ce dernier montage. Quelle sera la part de chaque collectivité ? « Il appartient au Conseil général d’en décider« , explique le maire d’Annemasse. « Le nombre d’habitants et la fréquentation attendues sont deux des critères qui seront pris en compte. En gare d’Annemasse passeront 4 millions de voyageurs dès 2018 contre 300000 aujourd’hui. »

Quelle utilisation des 231M€ ?

Les 231,35 millions d’euros comprennent :

  • la construction de 2 km de voies, majoritairement en tranchée couverte (génie civil important), avec la création d’un pont route vers la fin de cette tranchée, dans un secteur contraint.
  • la reprise importante de la gare d’Annemasse (nouvel accès souterrain, renouvellement et modernisation de tous les enclenchements, création d’au moins deux voies à quai supplémentaires, modification importante des accès à la zone de garage, intégration d’une voie électrifiée en 15kV coté Genève…).
  • la modernisation de la signalisation entre Annemasse et La Roche-sur-Foron (automatisation).
  • la reprise de la gare d’Évian.

(avec tdg.ch).

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Les fonds frontaliers devraient financer le CEVA selon Christian Dupessey

Posted by ardsl sur 18 avril 2012

Le 29 mars, le tribunal fédéral suisse a rejeté les quatre derniers recours contre le projet de liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (lire). Maintenant tous les regards se tournent vers la France qui n’a toujours pas bouclé le financement concernant sa partie. Interview de Christian Dupessey, président du comité français pro CEVA. Christian Dupessey est également maire PS d’Annemasse et conseiller régional.

Combien de temps faudra-t-il attendre encore ?

« Avec le président de la Région et celui du Conseil général, nous avons souhaité mettre rapidement tous les financeurs autour d’une table. Cette réunion devrait avoir lieu avant la fin avril. Cela serait un signe positif fort si nous pouvons boucler ce budget avant la signature du deuxième projet d’agglomération franco-valdo-genevois qui aura lieu le 27 juin. Il faut que l’on passe des engagements verbaux à la concrétisation. »

On parle de cette concrétisation depuis longtemps : pourquoi est-ce aussi long ?

« Les Suisses ont été plus rapides pour débloquer l’argent nécessaire… Côté français il y a eu quelques freins dont certains étaient politiques et au plus haut niveau… On a connu un grand progrès en novembre dernier lorsque Jean-Jack Queyranne a pu annoncer que toutes les collectivités locales s’engageaient dans le financement du CEVA. À partir de là, on a beaucoup progressé. Il reste à savoir qui financera les 30 à 33 millions d’euros manquants. La politique de fonds d’infrastructures prélevés sur les fonds frontaliers par le Conseil général devrait y trouver sa concrétisation. »

L’épisode des recours est terminé alors qu’il y en a eu une soixantaine de déposés. Avez-vous eu des doutes sur l’avenir du CEVA ?

« J’ai eu des doutes mais mes craintes portaient plutôt sur le retard du projet. Sur sa réalisation, il y a eu tellement d’arguments, d’engagements en particulier côté suisse, pour que l’on puisse être à chaque moment optimiste. La votation de l’année dernière a été un moment extrêmement fort. À partir de l’instant où la population genevoise disait « oui » au CEVA et de façon massive, on savait que l’on y arriverait. Aujourd’hui la balle est du côté français, on ne peut plus tergiverser, il faut que l’on signe cette convention de financement dans les semaines qui viennent. »

Les frontaliers sont régulièrement montrés du doigt à Genève : un projet franco-suisse comme le CEVA changera-t-il cet état d’esprit ?

« Un des éléments qui a pu créer des incompréhensions c’est le « A » de CEVA : on a longtemps cru qu’il s’agirait d’un RER entre Cornavin et Annemasse. Je préfère parler d’étoile ferroviaire de la Haute-Savoie du Nord. Les rames, qui vont bientôt être achetées, vont aller jusqu’à Évian, Saint-Gervais ou Annecy. Quand on crée une infrastructure qui a pour rôle de relier les gens, on crée aussi du lien social. Ceux qui cherchent des boucs émissaires seront affaiblis par la réalisation du CEVA. Ils le savent et c’est pour cela qu’ils étaient contre. »

(Avec Le Messager).

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Christian Dupessey défend le CEVA

Posted by ardsl sur 7 décembre 2011

Le rail plutôt que la route, telle doit être la priorité selon le maire socialiste d’Annemasse et conseiller régional Rhône-Alpes. Les propos de Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale et député-maire d’Annecy dans Le Dauphiné Libéré, L’Éssor Savoyard et Le Messager selon lesquels la liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (CEVA) ne pourrait être financée qu’après que les projets routiers soient achevés, ont fait bondir Christian Dupessey. « Monsieur Accoyer se trompe sur tous les tableaux, estime-t-il. Il est sans doute nécessaire de lui rappeler ce que sera le CEVA. Cette infrastructure ferroviaire permettra enfin d’assurer un vrai service TER, de RER et de grandes lignes sur toute la Haute-Savoie, à partir de l’étoile ferroviaire que sera la gare d’Annemasse. » Déplorant le signal négatif envoyé aux partenaires suisses du CEVA, il assure être « très près du bouclage financier, que chacun espère avant la fin de cette année. Tout ce qui viendrait contrecarrer cette échéance est non seulement une erreur, mais une faute politique ».

(Avec Ville, Rail & Transports).

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Liaison ferroviaire CEVA : premier coup de pioche mardi 15 novembre

Posted by ardsl sur 14 novembre 2011

Le premier coup de pioche du chantier CEVA, c’est une histoire centenaire qui aboutit. Cela va se passer mardi 15 novembre, à la gare des marchandises de La Praille, à Genève. « Cent ans après la signature d’une convention entre la Confédération suisse et le canton de Genève prévoyant la construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer entre Cornavin et Annemasse, les travaux peuvent enfin commencer ! » annoncent fièrement le canton et les CFF dans un communiqué.

Le CEVA ne sera donc pas condamné à rester l’Arlésienne, ce personnage dont tout le monde parle mais que l’on ne voit jamais.

Faire aboutir ce projet de liaison ferroviaire cheminant de Cornavin à Annemasse, conçu comme un RER relié au réseau régional n’est pas une mince affaire. Avant sa réalisation, le CEVA cheminé sur un itinéraire pavé d’embûches, accumulé les retards et les surcoûts. Si une partie des rallonges a pu être attribuée aux ajustements techniques à effectuer, l’autre, celle qui hérisse le poil de tous les défenseurs du projet, tient aux recours déposés du côté du quartier de Champel à Genève.

Joie et soulagement

Des recours il n’en reste plus que trois, mais le tribunal fédéral n’a pas levé leur effet suspensif concernant le tunnel qui doit être construit dans ce quartier. Cela ne gâchera pas la fête demain, car Genève et la “France voisine” (qui n’a que 2 km à construire sur un total de 16 km) ont maintes fois montré leur détermination. La Suisse (Confédération et canton) débourse 1,47 milliard de francs (1,18 milliard d’euros) pour désengorger Genève et la relier à sa région transfrontalière. Côté français, il ne manque plus que 10 millions sur les 198 estimés. Le ministre des Transports Thierry Mariani est attendu à la cérémonie demain, il pourrait annoncer de bonnes nouvelles concernant le bouclage de ce financement, auquel participent la Région, le conseil général, les collectivités locales, RFF et SNCF.

À Annemasse, le maire et conseiller régional est satisfait : « Ce premier coup de pioche, cela fait un moment qu’on l’attend, je suis très satisfait, c’est un moment extrêmement fort, le projet ne s’arrêtera plus, on ira jusqu’au bout » confie Christian Dupessey.

Le calendrier est engagé pour six années de travaux, comprenant la construction de cinq gares en Suisse par les ateliers Jean Nouvel, la restructuration de celle d’Annemasse, des parkings relais, des voies vertes sur tranchées couvertes, et bien sûr les voies ferrées.

La mise en service est espérée fin 2017.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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