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Billets SNCF : comment limiter la facture ?

Posted by ardsl sur 28 août 2012

Quand les prix du train flambent, il existe différents moyens de faire baisser la facture SNCF.

Prix des billets jugés trop élevés, tarifs opaques, informations insuffisantes… La dernière enquête de l’association de consommateurs CLCV n’est pas tendre avec la compagnie ferroviaire nationale. Les voyageurs désireux de limiter la facture dispose de plusieurs options.

Réserver à l’avance ou en dernière minute

Selon la période où vous réservez, vous paierez un prix différent pour un même train, une même classe. La SNCF module en effet au jour le jour ses prix en fonction du taux de remplissage de ses trains. Si vous réservez 3 mois à l’avance, vous trouverez des billets Prem’s, en 1ère ou 2ème classe, à partir de 15 euros sur les Intercités et 25 euros sur les TGV. Pour en bénéficier, il faut être parmi les premiers surtout en période de congés scolaires ou les week-ends. Les billets iDTGV exclusivement en vente via Internet (notamment sur le site idtgv.com) offrent aussi des tarifs intéressants. Et pour les voyages de dernière minute, la rubrique « Bons Plans » du site voyages-sncf.com recèle de trajets à prix bradés. Attention toutefois, tous ces billets ne sont généralement ni échangeables, ni remboursables.

Acheter un billet en seconde main

Les billets de train, surtout les non échangeables, non remboursables comme les Prem’s ou les iDTGV, se retrouvent en vente sur des sites Internet : Ebay, Kelbillet, Leboncoin, Priceminister, Trocdetrains, Zepass… Avant d’acheter, vérifiez qu’ils ne sont pas soumis à des conditions particulières (cartes de réduction familles nombreuses, senior…) systématiquement vérifiées par les contrôleurs.

Il ne faut jamais racheter un billet non cessible : un trajet Eurostar nominatif par exemple ou un billet IDTGV déjà imprimé. Ce dernier comporte le nom et la date de naissance de l’acheteur initial. Le contrôleur demande donc un justificatif d’identité au voyageur et verbalise celui qui n’est pas en mesure de le fournir. Ne vous laissez pas tenter par un billet plus cher que le prix indiqué dessus (on parle de sa valeur faciale). Et si vous avez trouvé la bonne affaire, n’oubliez pas d’ajouter au prix du trajet, le coût de l’envoi postal, parfois des frais de traitement.

Jongler avec les cartes SNCF

Pour profiter d’au moins 25% de rabais même au dernier moment, voire 40%, 50% ou 60% de réduction en programmant son voyage un peu en avance, les cartes 12-25 ans (50 euros), Senior (57 euros), Enfant+ (71 euros) ou Escapades (76 euros) peuvent être intéressantes. Comme elles sont payantes et ne durent qu’une année, faites vos calculs pour être certain de les rentabiliser. La carte Enfant+, par exemple, peut être amortie au bout d’un voyage, car elle permet des réductions aux accompagnateurs.

Dégainer la carte Famille nombreuse ou Enfant famille

Dès qu’une famille est composée au minimum de 3 enfants de moins de 18 ans, la carte Famille nombreuse permet de réduire tous les trajets de 30% quand on a 3 enfants, 40% avec 4 enfants, 50% avec 5 enfants ou 75% à partir de 6 enfants. Avantage : vous n’êtes pas pas obligé de voyager tous ensemble pour en bénéficier. Pour l’obtenir, il suffit de remplir le formulaire délivré, de fournir les justificatifs demandés dans les points de vente SNCF et de s’acquitter de 19 euros pour les frais de dossier.

Quant aux familles modestes avec 1 ou 2 enfants de moins de 18 ans (ressources inférieures à 23200 euros avec un enfant et 28554 euros avec deux enfants), elles peuvent demander la carte Enfant famille au prix de 15 euros. Elle garantit des réductions de 25%, voire 50% sur certains trains. Les enfants peuvent profiter des réductions s’ils voyagent, seuls ou accompagnés, sans condition. Par contre, les parents ne peuvent bénéficier des tarifs réduits qu’accompagnés de leur(s) enfant(s).

Ne pas oublier le billet congé annuel

Les salariés, retraités, chômeurs et pensionnés ont droit une fois par an au billet congé annuel en 2ème ou 1ère classe. Même en s’y prenant à la dernière minute, ils profiteront de 25% de réduction sur un aller/retour d’au moins 200 km au total, 50% s’ils paient grâce à des chèques-vacances. La réduction est calculée sur le tarif « normal » (hors éventuels suppléments) de la 2ème classe. Elle est valable pour le conjoint, les enfants de moins de 21 ans, les parents (pour les célibataires domiciliés chez eux), à condition que tout le monde voyage ensemble.

(Avec capital.fr).

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Baisse des taxes sur les carburants : et pourquoi pas un plan en faveur des transports collectifs ?

Posted by ardsl sur 27 août 2012

Tandis que l’Automobile Club de France se félicite de la baisse « modeste et provisoire » des taxes sur les carburants annoncée par le gouvernement le 22 août 2012, la Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT) juge que cette mesure est « coûteuse » et lance « un message anti-pédagogique » aux Français. Elle préconise un vaste plan de développement des transports collectifs.

Une baisse « modeste » et « provisoire » de la TIPCE (taxe intérieure sur les produits énergétiques, ex-TIPP), c’est ce qu’a promis Jean-Marc Ayrault le 22 août sur RMC Info et BFM TV en réponse à la flambée du prix des carburants à la pompe en plein congés d’été : près de 1,46 euro le litre de gazole, près de 1,67 euro pour le SP95.

Une baisse des taxes donc, plutôt que qu’un blocage des prix promis par François Hollande, trop compliqué à instaurer, selon le gouvernement.

La mesure annoncée par le premier ministre ne devrait pas toutefois représenter plus de quatre à cinq centimes d’euro du litre à la pompe.

Quelques centimes de baisse provisoire qui n’empêchent pas les tractations à Bercy. Le ministre de l’Économie Pierre Moscovici et son collègue à la Consommation, Benoît Hamon, ont accueilli le 27 août dans l’après-midi les principales organisations de défense des consommateurs, et devaient négocier le 28 août avec les pétroliers et distributeurs de carburant la mise en œuvre de la baisse promise par Jean-Marc Ayrault.

Mesures de fond

Dans un communiqué qui ne s’est pas fait attendre, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) fustige la mesure gouvernementale . « Il est incohérent de chercher hier à réduire la consommation de pétrole en renforçant le dispositif du bonus-malus (lire l’article sur le rapport de la Cour des Comptes sur ce sujet) puis, aujourd’hui, de vouloir la pérenniser en la faisant subventionner par l’État« , estime Jean Sivardière, son président. qui juge cette mesure « sympbolique » avec des effets « provisoires et dérisoires« .

Alors que la présidente de la CLCV, estime qu' »il faut absolument arriver à baisser le prix de l’essence car c’est intolérable pour les ménages« , la FNAUT préconise plutôt des mesures de fond comme par exemple, un « vaste plan de développement des transports publics » entre les villes de banlieue, dans les zones périurbaines et rurales où vivent de nombreux automobilistes à faible pouvoir d’achat et obligés de prendre leur voiture pour se déplacer.

L’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) constate par la voix de son délégué général, Bruno Gazeau cité mi-août par Libération, qu' »une hausse durable du prix de l’essence amène plus de passagers dans les transports en commun« . À condition qu’il y en ait là où les besoins sont pressants.

Dans son interview sur RMC Info et BFM TV, Jean-Marc Ayrault a annoncé que son gouvernement proposerait des mesures pour développer les transports en commun, notamment dans les zones mal desservies.

Avec quel argent ?

L’éphémère ministre de l’Écologie, Nicole Bricq, avait annoncé début juin qu’un troisième appel à projets sur les transports collectifs en site propre (TCSP) serait lancé par le gouvernement. Mais dans les zones périurbaines et dans les campagnes, ce sont de nouvelles formes de transport et surtout, de nouvelles sources de financement des transports publics qu’il faut inventer.

(Avec mobilicites.com).

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La CLCV critique les tarifs SNCF

Posted by ardsl sur 17 août 2012

Selon un questionnaire de la CLCV rempli par 676 passagers durant leur déplacement en train, 88,4% des passagers critiquent les tarifs SNCF et 54,2% jugent l’information déficiente en cas de perturbation.

Les Français portent un regard très sévère sur SNCF. C’est ce qui ressort de l’enquête de l’association de défense des consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie). S’ils considèrent que l’accueil en gare s’est amélioré, les usagers restent très critiques envers l’entreprise publique. Voici leurs principaux reproches.

Des billets jugés trop onéreux

Près de 9 usagers sur 10 (88,4%) jugent les billets « trop chers » (43,3%) ou « chers » (45,1%). Mais au-delà du prix, « pas assez incitatif » pour la CLCV, les voyageurs dénoncent l’opacité des tarifs pratiqués (27,1%) et l’information « insuffisante » (40,2%). « C’est une véritable jungle tarifaire« , lance Thierry Saniez, le délégué général de la CLCV. « Plusieurs études réalisées par le passé montrent que dans un même wagon, on peut trouver entre 20 et 25 tarifs de billet différents. »

Des retards

Les retards, subis par plus de la moitié des voyageurs et, surtout, l’information « insuffisante » (54,2%) lors de perturbations, les retards aussi mécontentent les usagers. « Aujourd’hui, le voyageur a l’impression de ne pas être pris en considération par la SNCF« , précise Thierry Saniez. « Avec les moyens de communication actuels, il est assez facile d’expliquer les raisons d’un retard et de prévoir le temps que cela risque de durer. Là, il y a vraiment de gros efforts à faire. »

Trop peu d’indemnisations

Actuellement, elles ne sont possibles qu’à partir de trente minutes de retard. Mais 82% des sondés estiment qu’elles devraient l’être dès quinze minutes. « Il faut aussi que, pour tout type de trajet, le consommateur puisse choisir entre un remboursement et des bons de voyage », note Thierry Saniez qui espère bien obtenir rapidement des résultats auprès de SNCF. Car si l’enquête avait déjà été réalisée l’an dernier, le ressenti des voyageurs n’a quasiment pas bougé. Le 31 août, les responsables de la CLCV rencontreront la direction de SNCF pour leur demander certaines améliorations. Interrogée, SNCF n’a pas souhaité commenter cette enquête.

Thierry Saniez tire les conclusions de l’enquête menée par la CLCV auprès des usagers.

Que retenez-vous de l’ étude ?

« Les réponses des voyageurs n’ont quasiment pas changé par rapport à la même enquête réalisée l’an dernier.Très peu d’améliorations ont donc été apportées par la SNCF. »

Que doit-elle améliorer ?

« Nous proposons de simplifier la grille tarifaire complètement illisible. Tous les voyageurs, et pas seulement les internautes, doivent de plus bénéficier de tarifs attractifs. Pour plus de transparence, la SNCF pourrait indiquer sur chaque billet le prix au kilomètre ainsi que le prix médian hors cartes d’abonnement. Enfin, en cas de retard ou de perturbations, il faut mettre en place une information en temps réel via des affichages, des annonces sonores et des alertes SMS. »

Comment rendre les tarifs plus attractifs ?

« Au moment où Pierre Moscovici annonce des mesures contre la flambée des prix des carburants, il faut être cohérent. Si l’on veut que les automobilistes délaissent leur voiture pour prendre les transports collectifs, il faut les rendre plus incitatifs. En Espagne, les prix du train ont été baissés. En France, les prix dépendent en partie des ministères. Je crois que le gouvernement devrait prendre ses responsabilités et proposer une baisse des tarifs SNCF. »

(Avec Le Parisien).

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Le train 25% plus cher en province qu’à Paris

Posted by ardsl sur 13 juillet 2012

D’après l’association de consommateurs CLCV, le prix au kilomètre des billets de train est 25% plus cher au départ de la province que depuis Paris.

Les billets de train sont vendus en moyenne 25% plus cher au kilomètre au départ de la province que depuis Paris, selon les résultats publiés vendredi d’une étude de l’association de consommateurs CLCV pour le week-end du 14 juillet mais contestée par SNCF.

En moyenne, les 100 kilomètres parcourus sont facturés 11,60 euros au départ de Paris contre 14,60 euros au départ d’une autre ville, sur les lignes nationales et pour les tarifs les moins chers, par exemple des trains très matinaux ou des billets non-remboursables.

Le tarif « moyen », calculé par CLCV en fonction de l’ensemble des tarifs proposés par SNCF, s’est établi à 16,40 euros pour 100 kilomètres au départ de Paris et à 21,60 euros au départ de la Province.

CLCV dit avoir étudié 720 tarifs vers 24 destinations différentes avec des relevés à un mois, deux mois et trois mois avant. La période retenue prévoit « un départ à partir du vendredi 13 juillet à 15 heures et jusqu’au samedi à une heure permettant d’arriver à destination en début de soirée au plus tard ».

Structure tarifaire

« Cette structure tarifaire induit tout de même une discrimination géographique qui est contestable car l’opérateur a été fondé sur une logique de solidarité territoriale », déplore CLCV.

Les résultats de cette études sont « faux », a déclaré un porte-parole de SNCF, qui « ne fixe pas les tarifs au kilomètre ». « Plus on réserve tôt et moins c’est cher (mais) il n’y a pas de distinction selon qu’on parte de province ou pas », a-t-il ajouté.

(Avec AFP).

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SNCF dévoile ses nouvelles cartes de fidélité

Posted by ardsl sur 24 mai 2012

L’entreprise lance le 31 mai un système similaire à celui proposé par les compagnies aériennes.

«Voyageur», tout simplement ! SNCF n’a pas eu besoin de longues séances de brainstorming pour trouver un nom au programme de fidélité qu’elle lancera le 31 mai. Dorénavant, tous les clients SNCF auront la possibilité de devenir gratuitement des membres du programme de fidélité et des titulaires d’une carte Voyageur qui servira aussi de titre de transport sur les trains Intercités et TGV. Le programme fonctionnera aussi sur des trajets internationaux, avec Eurostar, Thalys, Lyria…, les filiales de SNCF. En revanche, les voyages en iDTGV ne seront pas pris en compte.

«Ce qui intéresse les clients, c’est de pouvoir convertir leurs points de fidélité dans des voyages ou des services liés au train», résume Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. Un critère que ne remplissait pas le programme multimarque S’Miles, partagé avec Les Galeries Lafayette et Monoprix notamment, et que SNCF a décidé de quitter en janvier dernier. Sur les 21 millions d’adhérents, seulement 2,3 millions avaient en effet profité des services offerts par l’opérateur ferroviaire. « Le programme S’Miles était complexe et difficile à utiliser pour les clients de la SNCF« , remarque Bertrand Le Moigne, consultant chez SIA Conseil. « Il n’était pas possible d’obtenir un billet gratuit aux périodes de pointe, et, souvent, les clients ne parvenaient pas à accumuler assez de points. » Cette fois, une palette de «récompenses», pour l’essentiel liées au train, sera proposée aux voyageurs. Les plus fréquents se verront offrir des services spécifiques – salons d’attentes, files réservées, réductions en partenariat avec Avis ou Accor… – qui leur rappelleront ceux que proposent les compagnies aériennes.

Mieux connaître les clients

Ce nouveau programme illustre un vrai changement dans la stratégie commerciale de la SNCF. «L’évolution du métier de cheminot, c’est d’apporter encore plus de valeur ajoutée aux clients à bord et de prendre en compte le fait que certains sont de grands voyageurs et des clients ­fidèles», explique Barbara Dalibard, qui rappelle que 30000 personnes ont été formées en interne à l’utilisation des nouvelles cartes Voyageur.

Outre les services offerts aux plus fidèles, ce programme va permettre à SNCF de mieux connaître ses clients et de personnaliser ses offres. Jusqu’à présent, l’opérateur ferroviaire jonglait avec différentes cartes payantes : Grand voyageur, Senior, 12-25, Enfant +… À présent, tous ces programmes et toutes les données seront fondus dans une seule plate-forme informatique qui réunira l’ensemble des informations sur les clients de la SNCF. «Ce nouveau programme de fidélité s’ajoute à la garantie Voyage que nous avons lancée il y a un mois et demi, explique la directrice de la branche Voyage. Ces deux engagements vont permettre de renforcer les relations entre la SNCF et ses clients.» Prochaine étape : faire entrer les «voyageurs du quotidien» dans la danse.

Questions à Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages

Pourquoi avoir quitté S’miles ?

« S’miles permettait de bénéficier de produits et de services sans rapport avec le train. Nous avons voulu construire un nouveau pilier de notre relation client avec une carte gratuite qui servira aussi de billet de train. »

À quels services cette carte donnera-t-elle accès ?

« D’abord elle permettra de bénéficier de réductions et de billets gratuits. Les voyageurs qui ont effectué 10 trajets bénéficieront de 10% de réduction sur leur prochain parcours et 20% pour 20 trajets. Pour les plus fréquents, ils cumuleront des points donnant droit notamment à des allers-retours. Des guichets leur seront dédiés dans les grandes gares, et l’accès aux salons leur sera ouvert. Les points de fidélité pourront aussi être convertis en services en boisson au bar ou en jeux et en musique téléchargeables. »

Comment passez-vous d’un système à l’autre ?

« Les 2,3 millions de clients SNCF bénéficiaient du programme S’miles. Les 750000 voyageurs les plus fréquents recevront automatiquement leur nouvelle carte, au plus tard le 6 juin, créditée des points acquis. Pour ceux qui voyageaient occasionnellement, nous les avons tenus informés au cours des derniers mois qu’ils devaient convertir leurs points avant le 25 mai. »

Réactions à la nouvelle offre SNCF

Un effort louable de remise à plat, mais une offre encore complexe et pas assez grand public : les associations de voyageurs ont réservé un accueil mitigé au nouveau programme de fidélité présenté jeudi 24 mai par SNCF.

« C’est une remise à plat de l’offre fidélité, on ne peut que l’apprécier« , juge Fabrice Michel, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). « Mais la SNCF a tendance à vouloir trop concurrencer l’avion et moins l’automobile. C’est regrettable« , ajoute-t-il.

Les bénéficiaires de ce nouveau programme devront choisir parmi quatre statuts, chacun disposant d’une carte, selon la fréquence de leurs déplacements : Voyageur (occasionnels), Grand Voyageur et Grand Voyageur Plus (fréquents) et Grand Voyageur Le Club (très fréquents).

« Il faut y réfléchir à deux fois pour savoir dans quelle case rentrer« , estime Thierry Saniez, délégué général de l’association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV). « On ne voit pas concrètement de quoi on va pouvoir profiter. Cette offre fidélité est à l’image de la tarification complexe proposée par la SNCF« , ajoute-t-il.

Pour tous les porteurs d’une carte, des réductions de 10% sont prévues après dix trajets (soit cinq allers-retours) et de 20% après vingt trajets, à valoir sur un trajet de leur choix.

« Plus les clients voyagent, plus ils accèdent rapidement aux statuts supérieurs et peuvent bénéficier de services SNCF et d’avantages supplémentaires« : accès à un catalogue cadeaux, bons d’achat à valoir sur certains services (bagages à domicile, restauration à bord…), a indiqué SNCF dans un communiqué.

« Pour les clients les plus fréquents, des services pour améliorer le confort tel que l’accès aux salons SNCF Grand Voyageur » sont prévus.

« Voyageur repose sur une double logique de récompense pour tous les voyageurs et de reconnaissance pour les clients les plus fréquents« , fait valoir l’entreprise publique.

Les associations de voyageurs regrettent cependant l’exclusion des TER, Transilien et iDTGV du programme. « Comme d’habitude, cette offre est réservée aux grandes lignes. Le TER est un peu le parent pauvre de ces annonces« , a souligné Fabrice Michel.

L’incorporation dans les cartes de fidélité des billets électroniques (e-billet) du voyageur, qui n’aura plus besoin d’imprimer ou de composter, est en revanche accueillie favorablement par Fabrice Michel, qui a salué cette « simplification » et a réclamé une « généralisation du e-billet« .

Thierry Saniez note pour sa part que cette offre est « très orientée vers les internautes« . « La moitié de la population, voire plus, n’est ni mobile, ni internaute et la majorité va encore en gare« , souligne-t-il

« Attention à ce que les avantages donnés à certains ne se fassent pas au détriment du prix du billet pour tous« , a-t-il prévenu.

(Avec Le Figaro et lamontagne.fr).

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