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Posts Tagged ‘Conseil fédéral’

Une ligne ferroviaire régionale sur deux pourrait disparaître

Posted by ardsl sur 14 octobre 2012

En Suisse, la quasi totalité des lignes secondaires bénéficient au minimum d’une cadence horaire. C’est le cas de la ligne Saint-Maurice – Saint-Gingolph, où les rames Domino effectuent leur terminus, en attendant la réouverture de la ligne menant à Évian.

Pas moins de 175 lignes ferroviaires régionales sur les 300 que compte la Suisse risquent d’être remplacée par des bus. Cette menace est inscrite dans une nouvelle ordonnance mise en consultation la semaine dernière.

L’Office fédéral des transports (OFT) veut réduire les coûts du transport ferroviaire. Selon ses plans, le trafic régional doit atteindre à l’avenir une couverture des coûts d’au moins 50%. Parmi les 300 lignes ferroviaires régionales, environ 175 se trouvent en dessous de ce seuil.

Si les projets de l’OFT se concrétisent, les alternatives économiques d’une ligne sur deux seront examinées avant d’effectuer des investissements importants. L’établissement de critères unifiés devrait rendre possible l’examen au cas par cas, explique l’OFT.

Rapport coût-bénéfice

Le projet de couverture des coûts pour les lignes régionales fait partie d’une ordonnance édictée dans le cadre de la réforme des chemins de fer 2. Celui-ci a été mise en consultation la semaine dernière, rapporte la NZZ am Sonntag. Les cantons et autres destinataires ont jusqu’au 22 novembre pour prendre position.

Selon le projet d’ordonnance, les commanditaires de lignes ferroviaires avec une couverture des coûts en dessous de 50% devront vérifier s’il n’existe pas d’offre avec un meilleur rapport coût-bénéfice. Pour éviter des erreurs d’investissement, il faut aussi tenir compte de l’état de l’infrastructure existante.

Pour une ligne rénovée entièrement récemment, un transfert du rail au bus n’a en règle générale pas de sens, précise le projet d’ordonnance. Si une ligne ferroviaire sert avant tout au transport régional des voyageurs, elle peut le cas échéant être remplacée. Il en résulterait des économies élevées du côté de l’infrastructure.

Matériel roulant

Si le tronçon concerné est de toute manière exploité pour d’autres types de trafic, comme celui des marchandises ou longues distances, les économies dues à l’infrastructure sont en revanche faibles. Une coordination trafic/infrastructure étroite est donc nécessaire, souligne l’OFT.

Un autre critère d’examen des lignes régionales non rentables est l’état du matériel roulant. Celui-ci est exploité pendant 20 à 30 ans au moins et ne peut pas être transféré tel quel d’une ligne à l’autre, en particulier sur les voies étroites : un examen régulier de ce matériel n’a donc pas de sens.

Une décision du Conseil fédéral

Les propositions de l’Office fédéral des transports (OFT) se basent sur une décision du Conseil fédéral du 1er septembre 2010.

Dans le cadre du réexamen des tâches, il demandait notamment de poursuivre l’option « transfert du rail au bus« .

(Avec ATS et rts.ch).

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La Suisse pourrait investir davantage dans le développement du rail

Posted by ardsl sur 13 octobre 2012

Une rame Domino à son terminus en gare de Saint-Gingolph.

La commission des transports du Conseil des États s’est prononcée vendredi 12 octobre pour allouer au développement de l’infrastructure ferroviaire 6,4 milliards et non 3,5 milliards de francs, comme le Conseil fédéral le proposait.

La Suisse devrait davantage investir dans le rail, selon la commission des transports du Conseil des États. Cette dernière s’est prononcée à l’unanimité pour une augmentation de la facture de la prochaine étape de développement de l’infrastructure ferroviaire d’ici 2025, qui devrait atteindre 6,4 milliards de francs plutôt que les 3,5 milliards proposés par le Conseil fédéral. Un recours à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pourrait contribuer au financement de cet investissement, a précisé la commission vendredi 12 octobre.

La TVA a déjà été relevée temporairement de 0,4 point jusqu’en 2017 pour financer l’Assurance invalidité (AI). Dès 2018 et jusqu’en 2030, 0,1 point devrait être maintenu pour financer le rail.

(Avec ATS).

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Les clubs irrités par les mesures prévues pour le transport de supporters

Posted by ardsl sur 12 octobre 2012

L’obligation d’emprunter des transports spéciaux pour aller à un match de foot ou de hockey irrite les clubs et les supporters. Par contre, les entreprises de transport se montrent satisfaites.

Face aux débordements récurrents des fans lors de leur périple vers les stades, le Conseil fédéral a proposé des mesures pour y mettre un terme. Ainsi, les groupes de supporters ne devraient plus avoir le droit d’être acheminés à certains horaires si une entreprise de transport leur met à disposition un véhicule spécial ou un billet combinant le transport et l’entrée au match. Le projet de révision de la loi sur les transports de voyageurs prévoit en outre que si un train est affrété par le club, ce dernier sera tenu responsable des dommages causés.

Les milieux des transports satisfaits

Les représentants des transports publics jugent les modifications de la loi nécessaires. Elles permettraient, d’après eux, d’améliorer la sécurité dans les véhicules, de responsabiliser les clubs et de diminuer les dépenses liées à la réparation de dégâts. Les CFF comptent trois millions de francs par an non couverts déboursés pour réparations, sécurité et nettoyages liés aux agissements de supporters violents.

Les villes et les cantons, pour qui l’engagement de policiers pour encadrer les manifestations sportives – 900 par week-end – est trop lourd pour la collectivité publique, soutiennent également les nouvelles dispositions.

Les partis approuvent en majorité

Chez les partis, le PDC et l’UDC saluent les nouvelles dispositions, notant qu’il est temps de responsabiliser les clubs. Le PS est également d’accord dans les grandes lignes, à l’exception de la mesure octroyant au Conseil fédéral la compétence d’exclure des personnes du transport pour motifs d’hygiène, de santé ou d’ordre public. Le PLR se prononcera plus tard.

Clubs et supporters opposés

C’est un tout autre son de cloche qui provient du côté des représentants de clubs ou de supporters. Pour l’Association suisse de football (ASF), les projets du gouvernements sont simplement « démesurés » dans la mesure où il manque leur cible. « Comment distinguer un fan d’un autre voyageur« , se demande l’ASF, qui met en doute le fondement juridique de la proposition.

Fancoaching Suisse déplore de son côté que le projet soit purement répressif et ne s’appuie pas sur le travail des supporters formés et expérimentés. Pour l’association, ce texte risque d’entraîner une « explosion du nombre de policiers« , alors que « la situation actuelle fonctionne plutôt bien aujourd’hui« .

(Avec ATS et rts.ch).

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Le PDC veut débloquer 6,4 milliards de francs pour le rail

Posted by ardsl sur 10 octobre 2012

Le Parti démocrate-chrétien a présenté mardi 9 octobre ses thèses en matière de politique des transports. Il veut un secrétaire d’État dédié à cette question et demande de fortement augmenter les sommes dévolues au réseau ferroviaire, sans oublier les routes.

Un nouveau secrétariat d’État devrait chapeauter les transports, estime le PDC. Le parti réclame en outre 6,4 milliards pour la prochaine étape de développement du réseau ferroviaire et prône la création d’un fonds d’infrastructure routière.

Il faut une vue d’ensemble de tous les transports (route, rail, eau, air), a expliqué mardi 9 octobre la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd pour justifier un nouveau Secrétariat d’État. Idée sous-jacente : le Parlement devrait se prononcer tous les quatre ans sur les principes de l’extension du réseau. Les projets pas prêts ou bloqués pourraient alors être remplacés par d’autres.

6,4 milliards pour le rail

Concernant les concepts déjà en discussion, le PDC soutient la décision de la commission des transports du Conseil des États de relever à quelque 6 milliards, au lieu des 3,5 milliards proposés par le Conseil fédéral, le crédit pour la première étape d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (d’ici 2025). Il affiche clairement la couleur : ce devrait être 6,4 milliards.

Cette solution doit permettre de tenir compte aussi bien des revendications romandes que de la Suisse orientale, de même que préparer d’autres projets comme le tunnel du Zimmerberg. Pour les démocrates-chrétiens, il s’agit de trouver une solution capable de rallier une majorité au Parlement et pouvant passer le cap de la votation populaire.

La commission du Conseil des États doit se prononcer la semaine prochaine sur le détail de cette enveloppe ainsi que sur son financement. Le PDC évoque à ce titre comme piste son idée de recourir à la TVA. La taxe est relevée de 0,4 point jusqu’en 2017 pour financer l’AI. Ensuite, 0,1 point devrait aller au rail et 0,3 à la réforme de l’imposition des familles, réclame le parti.

Un second tube routier au Gothard

Faisant écho aux milieux routiers, les démocrates-chrétiens demandent la création d’un fonds d’infrastructure analogue à celui prévu pour le rail. Ils soutiennent en outre la construction d’un second tube au tunnel routier du Gothard. Mais sans augmentation de la capacité, avec maintien d’un compte-gouttes pour le trafic lourd. Pas touche non plus à l’article sur la protection des Alpes et à l’objectif du transfert du trafic de la route au rail.

À l’avenir, il faudra d’une manière générale dégager 1 à 1,5 milliard de francs par an aussi bien pour la route que pour le rail. Le PDC prône un équilibre entre financement public et par les usagers. Dans un autre chapitre, il s’oppose aux pressions européennes pour séparer l’infrastructure de l’exploitation ferroviaire.

(Avec ATS).

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Penthalaz et Cossonay se disputent autour de la dénomination de leur halte CFF

Posted by ardsl sur 6 octobre 2012

Depuis cinq ans, Penthalaz et Cossonay se disputent autour de la dénomination de leur halte CFF. L’affaire finira sur le bureau du Conseil fédéral. Voici pourquoi.

Après cinq ans de discussions, de tergiversations et de tensions en tout genre, le feuilleton du nom de Cossonay-Gare devrait trouver son épilogue l’an prochain sur la table du… Conseil fédéral. « Nous allons effectivement faire recours contre la décision de l’Office fédéral des transports (OFT)« , confirme la syndique de Penthalaz, Isabelle Hautier. « Ne serait-ce que pour avoir la satisfaction d’être allés jusqu’au bout. »

Le probable futur président de la Confédération, Ueli Maurer (UDC), et ses six collègues du gouvernement devront donc décider si la gare des bords de la Venoge se nommera Cossonay-Penthalaz (comme souhaité par l’OFT et Cossonay) ou Penthalaz-Cossonay, comme le désirent les habitants de cette dernière commune. « Cet acharnement me dépasse un peu« , avoue Georges Rime, syndic de Cossonay. « La proposition de l’OFT permettait de régler cette histoire, et sans frais pour personne en plus. Nous aurions mieux fait de dépenser toute cette énergie pour fusionner nos deux communes. »

Époque révolue

Cette vaudoiserie digne de La guerre des boutons, le célèbre roman de Louis Pergaud qui voit s’opposer les enfants des villages de Longeverne et de Velrans, débute durant l’été 2007. Trois conseillers communaux de Penthalaz proposent alors de supprimer la dénomination Cossonay-Gare et de la remplacer par Penthalaz. Leurs arguments ? Avec le nouveau découpage territorial qui vient d’entrer en vigueur, les deux communes se retrouvent dans deux districts distincts. Et Cossonay perd son statut de chef-lieu.

Sur le plan économique, les Grands Moulins de Cossonay ont perdu leur nom lorsqu’ils ont été rachetés par une multinationale, et les Câbleries du même nom connaissent une seconde vie sous la dénomination Venoge Parc. Du coup, aux yeux des trois pétitionnaires, il n’existe plus aucune raison d’appeler «Cossonay-Gare» un site qui se trouve presque entièrement sur le territoire communal de Penthalaz. «Le temps des seigneurs de Cossonay est révolu», lancent les trois amis, avec une volonté de provocation révélatrice de leur ressentiment à l’égard de «ceux du haut».

Pour illustrer le côté ubuesque de cette dénomination, un autre conseiller communal se réfère au site internet des CFF. Qui dit que, pour se rendre à Penthalaz, il faut descendre du train à Cossonay-Gare (donc sur le territoire de Penthalaz), puis prendre le bus… Sur Facebook, un groupe baptisé «Pour que la gare de Penthalaz s’appelle Penthalaz» – aujourd’hui désactivé – réunit rapidement plus de cent cinquante membres.

Allers-retours

Le postulat des trois initiateurs est plébiscité par le Conseil communal de Penthalaz. Quelques semaines plus tard, le Service des routes vaudois suit le même raisonnement et autorise le retrait du nom sur les panneaux d’entrée de localité. Mais les autorités de Cossonay ne baissent pas les bras. Bien que reconnaissant à Penthalaz un droit légitime de faire figurer son nom, elles obtiennent du Service des routes (et à ses frais) le retour du nom Cossonay-Gare sur les panneaux, pour des questions de cohérence de signalisation. Elles trouvent ensuite appui auprès de l’OFT qui, par souci de continuité pour les voyageurs, se prononce en faveur de la dénomination Cossonay-Penthalaz.

Avec le temps et la multiplication des séances, Penthalaz finit par accepter la présence des deux noms. Mais les autorités tiennent à la préséance de leur localité. «Aussi parce qu’il y a déjà eu plusieurs tentatives par le passé et qu’elles ont toutes avorté», souligne la syndique Isabelle Hautier. Or, selon l’article 32 de l’Ordonnance sur les noms géographiques (ONGéo), les recours contre les décisions de l’OFT se font auprès du Conseil fédéral. Qui se saisira donc de cet objet capital.

Rappel des faits

  1. Juillet 2007. Trois conseillers communaux de Penthalaz lancent dans 24 heures l’idée de débaptiser Cossonay-Gare.
  2. Octobre 2007. Le Conseil communal de Penthalaz accepte le postulat demandant d’étudier un changement de nom.
  3. Juin 2008. Le nom de Cossonay-Gare est enlevé des panneaux d’entrée de localité, avec l’accord du Canton.
  4. Novembre 2008. Retour du nom Cossonay-Gare sur les panneaux d’entrée de localité, suite à la plainte de Cossonay.
  5. Mars 2009. Les deux municipalités organisent une conférence de presse pour marquer le retour des bonnes relations.
  6. Mai 2010. Le Conseil communal de Penthalaz décide de supprimer la dénomination Cossonay-Gare.
  7. Novembre 2011. Cossonay s’appuie sur une étude réalisée par l’ARCAM et informe qu’elle serait d’accord pour une dénomination Cossonay-Penthalaz.
  8. Décembre 2011. Penthalaz accepte d’entrer en matière sur l’inverse (Penthalaz-Cossonay), pour autant que Cossonay participe aux frais de la gare.
  9. Mai 2012. Alors qu’un accord semble se dessiner autour de Penthalaz-Cossonay, l’Office fédéral des transports (OFT) penche pour Cossonay-Penthalaz. Les discussions sont relancées.
  10. Septembre 2012. Après avoir consulté les deux communes, l’OFT se détermine pour Cossonay-Penthalaz. Penthalaz fait recours auprès du Conseil fédéral.

Les noms sont un cas particulier

Suite au recours de Penthalaz contre la décision de l’Office fédéral des transports, le dossier de la dénomination Cossonay-Gare va être transmis à l’Office fédéral de la justice. Après l’avoir étudié, ce dernier rendra une décision, qui sera à son tour soumise au Conseil fédéral. Lors d’une de leurs séances, les sept Sages statueront de manière définitive sur la question, comme le prévoit l’article 32 de l’Ordonnance sur les noms géographiques.

« Dans tous les autres cas, ce genre de litige aurait été réglé par le Tribunal administratif fédéral« , explique Florence Pictet, porte-parole de l’Office fédéral des transports. « Mais les noms ont une dimension politique qui justifie ce traitement particulier. »

Cette procédure serait ainsi également utilisée dans le cas de projet de fusion de communes qui voudrait s’attribuer un nom revendiqué par d’autres.

« C’est pour cela qu’existe une commission de nomenclature délivrant des préavis sur les propositions« , précise Laurent Curchod, «Monsieur Fusions» cantonal. « Et, heureusement, jusqu’à aujourd’hui, nous avons toujours trouvé des solutions avant que le dossier ne remonte jusqu’au Conseil fédéral. »

(Avec La Tribune de Genève).

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Le PCS pour le transfert modal et contre un second tube routier au Gothard

Posted by ardsl sur 26 août 2012

Les délégués du PCS (Parti chrétien-social), réunis samedi 25 août en assemblée à Fribourg, ont adopté une résolution demandant au Conseil fédéral d’imposer le transfert du trafic lourd de la route au rail et de renoncer à la construction d’un second tube pour le tunnel routier du Gothard.

(Avec RTS Teletext).

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Le Parti socialiste ne veut pas d’un second tunnel routier au Gothard

Posted by ardsl sur 31 juillet 2012

Un mois après que le Conseil fédéral se soit prononcé en faveur du le percement d’un second tunnel au Gothard, le Parti socialiste s’oppose au projet car il conduirait à une augmentation du trafic routier.

Le Parti socialiste s’oppose à la construction d’un second tube pour le tunnel routier du Gothard, annoncée par le Conseil fédéral (lire notre article à ce sujet). Il dénonce un projet qui va à l’encontre des efforts faits jusqu’ici pour transférer le trafic de la route au rail et qui « viole » ainsi la volonté populaire.

En outre, l’ouverture d’un deuxième tube conduirait inéluctablement à une augmentation du trafic routier, « malgré toutes les promesses du camp bourgeois et du Conseil fédéral« . Celui-ci a assuré fin juin que seule une voie serait ouverte à la circulation dans chaque tunnel.

« Il va de soi qu’à peine le second tube inauguré, la pression deviendrait très forte pour qu’on augmente la capacité du Gothard« , a indiqué le PS lundi 30 juillet à Berne. Le PS estime qu’un deuxième tube ne profiterait pas non plus aux régions environnantes.

Référendum si besoin

Le PS compte s’opposer au deuxième tube au Parlement et « utilisera si besoin l’arme du référendum« . Le parti ne se contente pas de rejeter le projet routier, il demande de faire des efforts supplémentaires en vue du transfert de la route au rail.

« Les travaux d’assainissement imminents du tunnel actuel sont en fait la meilleure occasion de mettre en fonction une route nationale roulante et une chance de développer vraiment la bourse du transit alpin« , selon lui.

Coûts sous-évalués selon le PS

Les coûts d’un deuxième tunnel calculés par l’Office fédéral des routes se situeraient entre 900 millions et 1,4 milliard.

Mais ces chiffres ne tiennent pas compte des coûts d’exploitation et d’entretien du second tunnel autoroutier, qui s’ajoutent, selon le PS, aux coûts de fonctionnement du tunnel existant, maintenant en service.

Ainsi, le PS estime que les coûts se chiffreraient entre 1,6 et 2 milliards de francs sur une durée de 40 ans, soit jusqu’au premier assainissement du second tunnel.

Pour les socialistes, le surcoût effectif reviendrait entre 2,5 et 3,4 milliards de francs.

(Avec ATS et rts.ch).

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Le Conseil fédéral veut un second tube autoroutier au Gothard

Posted by ardsl sur 28 juin 2012

Doris Leuthard estime que la construction d’un second tube routier au Gothard est la solution la plus judicieuse. (Photo : Joël Grandcollot).

Le Conseil fédéral veut construire un second tube au tunnel routier du Gothard. La construction d’un second tube suivie d’une réfection du tunnel coûterait 2,8 milliards.

Le tunnel routier du Gothard pourrait être doublé d’ici une quinzaine d’années. Le Conseil fédéral veut profiter des travaux de réfection pour construire une seconde galerie, qui serait mis en service au plus tôt vers 2027. Le tout devrait coûter 2,8 milliards.

Pour le Conseil fédéral, il s’agit de la solution la plus judicieuse pour conserver cet axe majeur pendant la réfection du premier tube, qui devrait durer environ trois ans. Vers 2030, on devrait donc pouvoir rouler dans deux tunnels différents.

Mais seule une voie serait ouverte dans chaque sens de marche. La seconde servirait de bande d’arrêt d’urgence. La sécurité serait sensiblement accrue vu la suppression du risque de collision frontale.

Près de 3 milliards

La construction d’un second tube suivie d’une réfection du tunnel coûterait 2,8 milliards. Ce montant inclut les frais occasionnés pour prolonger l’exploitation du tunnel originel, dont les travaux auraient dû commencer vers 2020.

Les investissements prévus sont nettement plus importants que les autres variantes examinées, a admis Doris Leuthard. Mais ils seront bien plus avantageux en termes de sécurité.

La simple réfection du tunnel actuel aurait atteint 1,2 milliard à 2 milliards et impliqué une fermeture du tube pendant 2,5 à 7 années, selon qu’on choisisse d’assurer une ouverture estivale ou non. La réfection avec la construction d’un second tube prévoit uniquement une fermeture durant 140 jours, dont 50 au printemps et 90 à l’automne.

Le Parlement se prononcera d’ici fin 2013. Le projet pourra ensuite faire l’objet d’un référendum. La votation aurait lieu en 2015.

Le Tessin satisfait, Uri déçu

Le gouvernement tessinois s’est dit « très satisfait » par la décision du Conseil fédéral. « Notre réaction à l’annonce d’une éventuelle fermeture totale du tunnel du Gothard pour assainissement et les interventions résolues qui ont suivi ont fini par porter leurs fruits« , a dit Marco Borradori, président du Conseil d’État tessinois.

Le canton d’Uri, lui, se dit déçu car il s’agit d’un mauvais signal pour le transfert du transport des marchandises de la route au rail. Le danger existe que l’Europe ne mise plus sur les NFLA, a expliqué le conseiller d’État Markus Züst, en charge des travaux publics. Le gouvernement uranais va attendre la loi qui sera soumise aux Chambres fédérales.

Critique romande

Le Comité rail-route Vaud-Genève, qui rassemble des élus et des représentants de l’économie dans le but de développer les infrastructures ferroviaires et autoroutières des deux cantons, réagit lui aussi : face à ce qui, à ses yeux, constitue un « coup de force du lobby du Gothard« , il décidera de s’opposer activement ou non au projet sur la base de réponses concrètes de Berne quant au financement des compléments de réseau autoroutier du Plateau.

Les partis politiques divisés

Le PLR salue la décision « raisonnable » du Conseil fédéral. Une infrastructure sans faille est un facteur central pour renforcer la place économique suisse et maintenir des emplois. Isoler le Tessin pour une si longue période aurait en outre mis la cohésion du pays à rude épreuve.

L’UDC rappelle qu’un 2e tunnel renforce le principal axe nord-sud de la Suisse et la sécurité routière. Le Tessin se verra mieux raccordé au reste du pays au lieu d’en rester coupé pendant des années.

Autre son de cloche à gauche : le PS trouve l’option choisie hautement discutable. Le percement d’un deuxième tunnel va ruiner les efforts consentis dans le transfert des marchandises de la route au rail, voire les réduire à néant. Le PS entend lutter de toutes ses forces contre un second tube. Au besoin, il le fera par le biais d’un référendum.

Les Verts estiment que le Conseil fédéral ne respecte pas la volonté du peuple et qu’il cède au lobby routier. Tout comme le PS, les Verts évoquent le référendum.

Transporteurs routiers satisfaits

L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) salue la nouvelle stratégie du Conseil fédéral dans le dossier de la réfection du tunnel routier du Gothard.

L’ASTAG exige la réalisation rapide d’un second tube avec voie unique et sens de circulation séparé, et donc plus sûr.

(Avec ATS et rts.ch).

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Les habitants de la Suisse parcourent 36,7km par jour en moyenne

Posted by ardsl sur 8 mai 2012

Malgré l’attrait croissant pour le train, la voiture reste le moyen de transport le plus prisé des Suisses.

Les habitants de la Suisse ont parcouru en moyenne 36,7km par jour en 2010. Cette distance a augmenté de 1,5 km ou 4,1% en cinq ans. Le nombre de kilomètres en train effectué en moyenne par les Helvètes a nettement progressé. Mais la voiture reste le principal moyen de transport, en particulier en Suisse romande et au Tessin. C’est ce qui ressort du microrecensement « mobilité et transports » réalisé en 2010 et présenté mardi 8 mai par les Offices fédéraux de la statistique (OFS) et du développement territorial (ARE).

Un demi-tour du monde

En 2010, les Suisses ont ainsi parcouru pas moins de 36,7 kilomètres par jour. Cette distance a augmenté de 1,5 kilomètres ou 4,1% en cinq ans. Avec 34,2km quotidiens, les habitants de la Suisse romande couvrent un peu moins de kilomètres que les Alémaniques (38km). La part la plus basse concerne la Suisse italienne, avec 29,3km.

Si l’on additionne tous les trajets effectués par une personne résidant en Suisse au cours d’une année, on arrive à une distance moyenne de 20500km. Cela correspond à peu près à un demi-tour du monde. Les voyages et trajets effectués à l’étranger, un tiers environ de la distance totale, sont inclus.

Les deux tiers des distances, soit 23,8 km par jour, sont effectuées en voiture, tandis que 8,6 km sont réalisés en transports publics et 2,8 km à pied et à vélo. Le nombre de kilomètres en train s’est accru d’environ 27% entre 2005 et 2010, alors que les trajets à pied ou en voiture sont restés stables.

L’importance des loisirs

Le trafic routier a malgré tout continué d’augmenter en raison de la croissance démographique. La progression a atteint 5,5% en cinq ans. Une tendance inverse se dessine néanmoins chez les plus jeunes.

Seuls trois jeunes de 18 à 24 ans sur cinq sont en possession du permis de conduire. La proportion, qui dépassait encore 70% en 1994, ne cesse de reculer. Le nombre de titulaires d’un abonnement général a doublé dans cette tranche d’âge, frôlant 20%.

Les loisirs restent le principal motif de déplacement, avec environ 40% des distances journalières. Cette part a reculé de 5 points en cinq ans. Le travail, en deuxième position, a suivi une évolution contraire. La part des trajets pendulaires s’est légèrement accrue pour atteindre 24% en 2010.

Ville et campagne

Le lieu de domicile constitue un autre facteur de différence en matière de mobilité. Les habitants des centres d’agglomération accomplissent des trajets plus courts et moins souvent en auto. À l’opposé, les personnes résidant dans les zones rurales alignent 41,7km par jour et recourent plus souvent au transport individuel motorisé.

La voiture a plus la cote au Tessin et en Suisse romande que chez les Alémaniques. C’est lié à une différence de culture en matière de mobilité et de topographie, d’après la directrice de l’ARE Maria Lezzi.

Les sondés veulent plus, mais pas plus cher

Les 63000 personnes sondées ont aussi été interrogées sur des questions de politique des transports. La nette majorité se prononce en faveur d’améliorations des infrastructures routières, des transports publics ou pour les piétons et les cyclistes.

En revanche, la plupart rejettent une hausse des frais de stationnement dans les centres, des taxes d’entrée pour les autos dans les villes ou des prix échelonnés dans les transports publics selon les horaires.

On constate un dilemme entre l’amélioration souhaitée de l’infrastructure mais une faible disposition à payer, a admis Maria Lezzi. Pour elle, il s’agit de faire prendre conscience à la population de la nécessité du « mobility pricing », la tarification de la mobilité.

Côté transports publics, la directrice de l’ARE prône une priorité à l’augmentation des capacités plutôt qu’à l’augmentation de la vitesse. Il s’agit encore de développement le trafic régional.

L’usam à la rescousse du trafic routier

L’Union suisse des arts et métiers accuse le Conseil fédéral de favoriser le rail au détriment de la route. Or, selon l’organisation faîtière des PME, le coût économique des embouteillages atteint près de 1,5 milliard de francs par an. La route est « une artère vitale pour les PME« , l’acheminement des marchandises et l’approvisionnement de l’économie à l’échelle locale s’effectuant principalement par ce biais.

L’usam s’oppose dès lors au projet d’augmentation du prix de la vignette autoroutière de 40 à 100 francs par an. Elle s’oppose aussi au projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire.

L’usam critique en particulier le fait que le subventionnement du rail par la route serait désormais non seulement illimité dans le temps, mais aussi complété par la réduction des frais de transports déductibles pour les pendulaires. La mobilité devient ainsi globalement plus coûteuse, ce qui touche de plein fouet les PME, tributaires de la route.

Télécharger le communiqué de l’OFS de l’ARE

(Avec ATS et rts.ch).

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Rail : Genève et Vaud veulent davantage d’argent

Posted by ardsl sur 4 mai 2012

La Métropole lémanique monte au front pour demander au Conseil fédéral d’allouer un financement plus important pour les infrastructures ferroviaires.

Dans un souci de rééquilibrage régional, Genève et Vaud veulent notamment augmenter les capacités de la gare Cornavin. L’extension de la gare ne figure pas dans la variante à 3,5 milliards de francs proposées par le Conseil fédéral, alors même qu’elle est jugée prioritaire, souligne la Métropole lémanique.

La réalisation de deux voies supplémentaires devisée à 790 millions de francs est jugée indispensable par Genève et Vaud. Il en va de même à moyen terme pour la gare de l’aéroport. Son agrandissement, estimé à 200 millions de francs, est jugé nécessaire pour garantir l’accès au deuxième aéroport de Suisse.

Les deux cantons rappellent que ces trente dernière années seulement 20% des sommes engagées par la Confédération pour le rail ont profité à la Suisse occidentale. Or, la région représente près de 40% de la population. Ils militent ainsi pour un rééquilibrage régional.

La première étape prévoit toutefois des améliorations importantes en Suisse occidentale, en particulier sur l’axe Genève-Lausanne et sur la ligne du Pied du Jura, reconnaissent Vaud et Genève.

17 cantons veulent plus d’argent pour développer le rail

Genève et Vaud ne sont pas les seuls à vouloir plus d’argent pour développer le transport ferroviaire.

Quinze cantons alémaniques dont Zurich, Argovie ainsi que ceux de Suisse centrale et orientale demandent au Conseil fédéral de modifier son projet d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire. Ils s’allient pour défendre les chantiers renvoyés au-delà de 2025 par le gouvernement.

Seul un sixième (663 millions) des 3,5 milliards de francs alloués au projet FAIF (Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire) va à la Suisse centrale et orientale ainsi qu’à Zurich et Argovie. La moitié de la population suisse vit dans ces régions, soit 3,8 millions d’habitants, a rappelé jeudi 3 mai à Zurich l' »Allianz Bahnausbau » (« Alliance Extension ferroviaire ») nouvellement formée.

Renvoyés à des jours meilleurs, la construction du tunnel de Brütten (ZH), près de Winterthour, d’un second tube au Zimmerberg, entre Zurich et Zoug, et du tunnel du Chestenberg, en Argovie, doivent au contraire être réalisés d’ici 2025, exige l’alliance. Et de réclamer que le budget du FAIF passe de 3,5 à 6 milliards de francs.

Trois projets « oubliés« 

Si le Conseil fédéral ne modifie pas son projet en ce sens, les goulets d’étranglement mettront en danger le développement de la moitié est de la Suisse, dénonce l’alliance. Les trois projets « oubliés » par le FAIF « ne peuvent souffrir d’aucun report supplémentaire« , a déclaré le ministre st-gallois des transports Beni Würth.

Pour son homologue zurichois Ernst Stocker, le gouvernement doit « donner la préférence aux projets qui présentent le plus grand avantage macroéconomique« . Or les tunnels du Zimmerberg et de Brütten en font partie. Quant au tunnel du Chestenberg, son percement est urgent pour décharger le tronçon le plus utilisé par le trafic mixte, a soutenu le ministre argovien Peter Beyeler.

« Allianz Bahnausbau » défend les intérêts des Conférences des transports publics de Suisse centrale, orientale et de Zurich. Présenté en 2011 par le Conseil fédéral en guise de contre-projet à l’initiative de l’ATE « Pour les transports publics« , le FAIF est en cours d’examen aux Chambres fédérales.

170 millions pour le tunnel du Simplon

Les travaux d’assainissement du tunnel du Simplon dureront jusqu’en 2015. Il s’agit d’adapter les tubes aux nouvelles normes de sécurité, ont indiqué vendredi 27 avril les CFF. Coût de l’opération : 170 millions de francs.

Dans chaque tunnel, des trottoirs, des mains courantes, un éclairage de secours et une signalisation des chemins de fuite seront installés. Des liaisons entre les deux tunnels seront aménagées tous les 500 à 600 mètres et équipées de portes et d’un éclairage, détaillent les CFF.

Les travaux nécessitent la fermeture de la moitié d’un tube pour toute la durée du chantier. A certaines périodes, un tube entier devra être fermé et l’exploitation entre Brigue et Iselle (Italie) se fera alors sur une voie. Les horaires des trains sont adaptés et le transport des passagers est assuré durant les travaux, précisent les CFF.

(Source : ATS et rts.ch).

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