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Où en est le projet de gare TGV à Allan ?

Posted by ardsl sur 13 septembre 2012

On n’a plus entendu parler de la gare TGV d’Allan depuis la concertation publique organisée à cheval sur décembre 2011 et janvier 2012. Si ce n’est durant les élections législatives, lors desquelles le sempiternel débat “pour ou contre” a été un peu ravivé.

Non, le dossier n’est pas enterré, confirme le chef de projet de Réseau de Ferré de France, Jean-Dominique Lasserre. « Nous avons fait le bilan de la concertation publique et nous avons terminé les études d’avant-projet qui visent à analyser l’intérêt du dossier« , indique-t-il, « c’est-à-dire déterminer si l’on met la gare côté Allan ou Malataverne, son impact sur les accès routiers, etc. On va restituer ce premier volet courant octobre devant les élus de l’agglomération de Montélimar à l’occasion d’un conseil communautaire« . Le public pourra assister à cette réunion.

Jean-Dominique Lasserre révèle que l’analyse réalisée « confirme le chiffre de 300000 voyageurs par an en moyenne » qui utiliseraient cette nouvelle gare TGV.

La gare d’Allan ne serait donc utilisée au mieux que par 822 voyageurs par jour, dont une grande partie d’utilisateurs actuels de la gare de Montélimar centre. L’ARDSL est opposée à ce projet car il consiste à supprimer les dessertes TGV de Montélimar, Orange et Valence ville et à construire une gare nouvelle en rase compagne, déconnectée des transports publics.

« On reste sur un investissement de 75 millions d’euros »

Quant au coût prévisionnel de la gare, « on peut confirmer assez fermement que l’on reste sur un investissement de 75 millions d’euros. »

Reste donc au moins deux énigmes. Quelles seront précisément les orientations du nouveau gouvernement en matière de transport et celles des différents partenaires financiers de ce dossier (l’agglomération de Montélimar, RFF, les conseils généraux de la Drôme et de l’Ardèche et la Région Rhône-Alpes) ?

De son côté, le député Hervé Mariton (UMP) indique qu’il souhaite, avec le préfet de Région, remettre tous les interlocuteurs autour de la table.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Création d’une ligne de bus entre Épinouze et la gare de Saint-Rambert-d’Albon

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Le Conseil général de la Drôme et la Communauté de communes Rhône Valloire ont mis en place une ligne de bus entre Épinouze et la gare SNCF de Saint-Rambert-d’Albon. Elle fonctionne depuis le 3 septembre 2012.

La ligne dessert les communes d’Épinouze (1400 habitants), Saint-Sorlin-en-Valloire (2100 habitants), Anneyron (4000 habitants) et Saint-Rambert-d’Albon (5700 habitants).

Les horaires des bus sont conçus pour assurer les correspondances avec les TER desservant Lyon et Valence suivants :

  • 886106 : Saint-Rambert-d’Albon 6h57 – Part-Dieu 7h40
  • 886105 : Saint-Rambert-d’Albon 7h01 – Valence 7h31
  • 886108 : Saint-Rambert-d’Albon 7h07 – Jean-Macé 7h45 – Perrache 7h50
  • 886110 : Saint-Rambert-d’Albon 8h12 – Jean-Macé 8h56 – Perrache 9h01
  • 886111 : Saint-Rambert-d’Albon 8h24 – Valence 8h52
  • 886135 : Perrache 16h40 – Jean-Macé 16h44 – Saint-Rambert-d’Albon 17h23
  • 886126 : Valence 17h08 – Saint-Rambert-d’Albon 17h36
  • 886195 : Perrache 17h40 – Jean-Macé 17h44 – Saint-Rambert-d’Albon 18h23
  • 886139 : Perrache 18h10 – Jean-Macé 18h14 – Saint-Rambert-d’Albon 18h53
  • 886190 : Valence 18h29 – Saint-Rambert-d’Albon 18h56
  • 886141 : Part-Dieu 18h20 – Saint-Rambert-d’Albon 19h00.

La ligne fonctionne du lundi au vendredi (sauf les jours fériés). Le matin, deux arrivées en gare SNCF de Saint-Rambert-d’Albon à 6h45 et 7h55. Le soir, 3 départs de la gare de Saint-Rambert-d’Albon à 17h40, 18h35 et 19h10.

La ligne dessert les 6 arrêts suivants :

  • Épinouze stade
  • Saint-Sorlin-en-Valloire La Poste
  • Anneyron gymnase
  • Anneyron cité Lafuma
  • Saint-Rambert-d’Albon Coinaud
  • Saint-Rambert-d’Albon gare SNCF.

Télécharger les horaires de la ligne Épinouze – Saint-Rambert-d’Albon

Tarification

Le trajet coûte 2€ (achat au conducteur). Un abonnement mensuel sur la ligne vaut 40€.

Les abonnés TER peuvent charger sur leur carte OùRA ! leur abonnement à bord du bus (en espèces) ou chez le transporteur. Les personnes ne possédant pas de carte OùRA ! doivent se rendre en gare et remplir un formulaire pour obtenir une carte OùRA !

Le service est assuré par les Autocars Fayard.

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Rhône-Alpes reprend en gestion directe les cars TER de Drôme-Ardèche

Posted by ardsl sur 30 mars 2012

La Région Rhône-Alpes a décidé jeudi 29 mars des modalités de reprise en gestion directe des dessertes routières TER en Drôme-Ardèche.

Une délibération a été votée sur ce sujet jeudi 29 mars par l’assemblée plénière de la Région Rhône-Alpes. La Région devient actionnaire de la Société Publique Locale Sud Rhône‐Alpes Drôme Ardèche, qui rassemble également les Conseils généraux de Drôme et d’Ardèche et le Syndicat Mixte Valence Drôme Déplacement.

La Région participera au capital de cette société à hauteur de 18% (6 660€), et disposera de 2 sièges au Conseil d’administration.

Les lignes TER suivantes seront confiées à la SPL pour 6 ans :

  • Annonay – Le Péage-de-Roussillon.
  • Montélimar – Nyons.
  • Pierrelatte – Le Pouzin (ligne de transport à la demande).

Propriétaire des véhicules et employant directement les conducteurs de car, cette SPL aura donc à charge, sous la responsabilité de la Région et des autres partenaires publics pour les liaisons routières les concernant, d’assurer l’exploitation des lignes.

Cette réduction des intermédiaires devrait permettre une plus grande coordination avec les autres autorités organisatrices de transport, une réactivité accrue, ainsi qu’une meilleure adaptation aux attentes des usagers.

Les lignes suivantes seront soumise à une DSP (délégation de service public) d’une durée de 6 ans :

  • Aubenas – Privas – Valence ville – Valence TGV.
  • Vallon-Pont-d’Arc / Les Vans – Aubenas – Montélimar – Valence TGV.

Les changements dans la gestion des dessertes routière TER en Drôme-Ardèche devraient être effectifs au 1er janvier 2013.

Il convient de rappeler que lors des assemblées plénières de mai et septembre 2011, le Conseil régional avait adopté le principe de la reprise par la Région de 10 liaisons routières régionales. Ces liaisons représentent 45% de l’offre routière actuellement gérée par SNCF, soit en 2010 près de 850 000 voyages.

Le 23 septembre 2011, le choix de la gestion via un DSP avait été retenu pour les lignes :

  • Bellegarde – Divonne
  • Bellegarde – Brion
  • Villefranche – Macôn TGV
  • Roanne – Le Creusot TGV.

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Pierrelatte : une étude pour l’aménagement de la gare et de ses abords

Posted by ardsl sur 25 mars 2012

La ville de Pierrelatte (13 500 habitants), la Région Rhône-Alpes et SNCF ont lancé une étude pour l’aménagement de la gare de ses abords.

Cette étude (d’un montant de 55 130€) doit définir les meilleurs aménagements possibles pour valoriser la gare et des abords. Un contrat d’aménagement de la gare de Pierrelatte a été approuvé par la commission permanente de la Région Rhône-Alpes le 9 février 2012.

La desserte de Pierrelatte

Pierrelatte bénéficie d’une desserte exclusivement ferroviaire TER. Voici la liste des trains desservant la commune (hors impact travaux).

Sens pair (Avignon > Valence)

Les usagers au départ de Pierrelatte bénéficient pour se rendre à Valence de 19 trains du lundi au vendredi, de 16 trains le samedi et de 17 trains le dimanche.

  • 886172 (du lundi au vendredi, sauf fêtes) : Pierrelatte 5h13 – Valence 5h56 – Jean Macé 7h15 – Perrache 7h20 – Vaise 7h30 – Mâcon 8h25.
  • 886174 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Pierrelatte 6h13 – Valence 6h56 – Jean Macé 8h15 – Perrache 8h20 – Vaise 8h30 – Mâcon 9h25.
  • 17702 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Avignon 6h18 – Pierrelatte 6h53/55 – Valence 7h31 – Part-Dieu 8h40. Amorcé à Marseille à 5h06 les lundis et samedis.
  • 886176 (quotidien) : Avignon 6h31 – Pierrelatte 7h11/13 – Valence 7h56 – Jean Macé 9h15 – Perrache 9h20. Limité à Valence le week-end et jours fériés.
  • 886178 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Avignon 7h01 – Pierrelatte 7h41/43 – Valence 8h26 – Part-Dieu 9h40.
  • 886180 (quotidien) : Avignon 7h31 – Pierrelatte 8h11/13 – Valence 8h56.
  • 17706 (quotidien) : Marseille 7h06 – Avignon 8h18 – Pierrelatte 8h53/55 – Valence 9h31 – Part-Dieu 10h40.
  • 17704 (quotidien) : Marseille 9h06 – Avignon 10h18 – Pierrelatte 10h53/55 – Valence 11h31 – Part-Dieu 12h40.
  • 886184 (quotidien) : Avignon 12h01 – Pierrelatte 12h41/43 – Valence 13h26.
  • 17714 (quotidien) : Marseille 11h00 – Avignon 12h18 – Pierrelatte 12h53/55 – Valence 13h31 – Part-Dieu 14h40.
  • 886188 (quotidien) : Avignon 13h01 – Pierrelatte 13h41/43 – Valence 14h26.
  • 17716 (quotidien) : Marseille 13h06 – Avignon 14h18 – Pierrelatte 14h53/55 – Valence 15h31 – Part-Dieu 16h40.
  • 17718 (quotidien) : Marseille 15h06 – Avignon 16h18 – Pierrelatte 16h53/55 – Valence 17h31 – Part-Dieu 18h40.
  • 886186 (dimanche et fêtes) : Pierrelatte 17h13 – Valence 17h56 – Jean-Macé 19h15 – Perrache 19h20 – Vaise 19h30 – Mâcon 20h30.
  • 886190 (quotidien) : Avignon 17h01 – Pierrelatte 17h41/43 – Valence 18h26 – Part-Dieu 19h40.
  • 886192 (du lundi au vendredi, sauf fêtes) : Avignon 17h31 – Pierrelatte 18h11/13 – Valence 18h56.
  • 886132 (dimanche et fêtes) : Pierrelatte 18h37 – Valence 19h16 – Part-Dieu 20h30.
  • 17724 (quotidien) : Marseille 17h04 – Avignon 18h18 – Pierrelatte 18h51/53 – Valence 19h31 – Part-Dieu 20h40.
  • 886198 (dimanche) : Avignon 18h43 – Pierrelatte 19h14/16 – Valence 19h53 – Grenoble 21h29 – Gières 21h43 – Chambéry 22h21 – Annecy 23h17.
  • 886196 (quotidien) : Avignon 19h01 – Pierrelatte 19h41/43 – Valence 20h26 – Part-Dieu 21h40.
  • 886194 (quotidien) : Avignon 19h31 – Pierrelatte 20h11/13 – Valence 20h57 – Jean-Macé 22h15 – Perrache 22h20. Limité à Valence les dimanches et fêtes.
  • 886170 (sauf le samedi) : Marseille 19h06 – Avignon 20h18 – Pierrelatte 20h53/55 – Valence 21h31.

Sens impair (Valence > Avignon)

Pour se rendre à Pierrelatte, il y a 18 trains au départ de Valence du lundi au jeudi. Il y en a 19 le vendredi, 17 le samedi et 13 le dimanche.

  • 886171 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Valence 5h55 – Pierrelatte 6h31/32 – Avignon 7h14 – Marseille 8h38.
  • 886175 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Valence 6h34 – Pierrelatte 7h17/18 – Avignon 7h59.
  • 886177 (quotidien) : Valence 7h04 – Pierrelatte 7h47/48 – Avignon 8h29.
  • 17705 (quotidien) : Part-Dieu 7h20 – Valence 8h29 – Pierrelatte 9h04/06 – Avignon 9h41/44 – Marseille 10h53.
  • 886181 (quotidien) : Valence 9h34 – Pierrelatte 10h17/18 – Avignon 10h59.
  • 17709 (quotidien) : Part-Dieu 9h20 – Valence 10h29 – Pierrelatte 11h04/06 – Avignon 11h41/44 – Marseille 12h54.
  • 886183 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Part-Dieu 10h20 – Valence 11h34 – Pierrelatte 12h17/18 – Avignon 12h59.
  • 17713 (quotidien) : Part-Dieu 11h20 – Valence 12h29 – Pierrelatte 13h04/06 – Avignon 13h41/44 – Marseille 14h54.
  • 886121 (quotidien) : Part-Dieu 12h20 – Valence 13h34 – Pierrelatte 14h17/18 – Avignon 14h59.
  • 17717 (quotidien) : Part-Dieu 13h20 – Valence 14h29 – Pierrelatte 15h04/06 – Avignon 15h41/44 – Marseille 16h54.
  • 17721 (quotidien) : Part-Dieu 15h20 – Valence 16h34 – Pierrelatte 17h04/06 – Avignon 17h41/44 – Marseille 18h54.
  • 886189 (quotidien) : Valence 17h04 – Pierrelatte 17h47/48 – Avignon 18h29.
  • 886191 (du lundi au samedi, sauf fêtes) : Part-Dieu 16h20 – Valence 17h34 – Pierrelatte 18h17/18 – Avignon 18h59.
  • 886193 (du lundi au vendredi, sauf fêtes) : Valence 18h04 – Pierrelatte 18h17/18 – Avignon 19h29.
  • 17725 (quotidien) : Part-Dieu 17h20 – Valence 18h34 – Pierrelatte 19h04/06 – Avignon 19h41. Terminus Marseille 20h54 les vendredis, dimanches et fêtes.
  • 17532/3 (le vendredi, sauf fêtes) : Annecy 15h37 – Chambéry 16h38 – Gières 17h18 – Grenoble 17h30 – Valence 18h59 – Pierrelatte 19h36/37 – Avignon 20h11
  • 886195 (quotidien) : Perrache 17h40 – Jean-Macé 17h44 – Valence 19h04 – Pierrelatte 19h47/48 – Avignon 20h29.
  • 886141 (quotidien) : Part-Dieu 18h20 – Valence 19h34 – Pierrelatte 20h17/18 – Avignon 20h59.
  • 17729 (quotidien) : Part-Dieu 19h20 – Valence 20h29 – Pierrelatte 21h04/06 – Avignon 21h41/44 – Marseille 22h54.

Télécharger la fiche horaire TER Marseille – Lyon

Fréquentation

Les données 2009 font état d’une moyenne 880 montées/descentes en gare de Pierrelatte. Les 3 principales destinations des usagers de la gare de Pierrelatte sont Valence, Montélimar et Avignon.

La situation actuelle

La gare de Pierrelatte souffre d’espaces ferroviaires et d’abords non traités, ce qui lui confère une image peu attractive. Sa situation en bordure du centre-ville et à la jonction des quartiers est et ouest de la ville constitue cependant un réel potentiel.

Les dysfonctionnements suivants ont été repérés sur le site :

  • parking non aménagé et sous dimensionné sur le parvis
  • parvis piétons inexistant, essentiellement occupé par de la voirie et un trafic urbain
  • arrêts de cars sous dimensionnés.

De plus le plan de circulation du quartier ne facilite pas l’accès des transports en commun à la gare.

La gare de Pierrelatte est actuellement desservi par :

  • la ligne 42 (Montélimar – Orange) du réseau de cars du Conseil général de la Drôme.
  • la ligne 44 (Nyons – Montélimar) du CG 26.

Consciente de ces dysfonctionnements, la commune de Pierrelatte souhaite mener une réflexion portant à la fois sur la requalification du pôle d’échanges et sur l’accroche urbaine de la gare.

SNCF et la Région Rhône-Alpes conduisent en parallèle des travaux de rénovation du bâtiment gare et des espaces dédiés aux voyageurs. L’intervention vise à améliorer l’image globale du site, à compléter l’information, à revoir les conditions d’attente sur les quais, et comportera la restructuration interne du bâtiment. Celui-ci permettra de rendre plus lisible la jonction entre le bâtiment et le souterrain par un remodelage de l’accès.

L’étude que la ville de Pierrelatte propose de conduire s’inscrit dans une recherche de cohérence des abords de la gare avec le projet urbain du secteur. Celui-ci est destiné à renforcer l’attractivité et l’accessibilité du centre-ville.

L’étude prendra en compte un périmètre élargi aux voiries d’accès à la gare et de desserte des transports en commun. Elle tiendra compte et se calera sur les réflexions en cours menées par SNCF pour envisager l’évolution du parvis, des aires de stationnement et de dessertes de transports en commun ainsi que des cheminements d’accès aux quais.

L’étude devra aboutir à un schéma de conception pour l’aménagement des abords de la gare, ainsi que les aménagements de la gare elle-même (hors bâtiment voyageurs) afin de lui donner une fonction de liaison et de desserte tant vers le centre ville que vers la périphérie.

Cette étude devra s’appuyer sur un diagnostic foncier, un diagnostic sur les flux routiers et un recensement des besoins en transports en commun. Il s’agit d’élaborer un programme d’aménagement pour la gare et ses accès.

Un comité de pilotage réunit la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Drôme, la commune de Pierrelatte, SNCF et RFF.

Les solutions envisagées

Les partenaires de l’étude entendent privilégier les aménagements dédiés aux déplacements alternatif (arrêt minute, espace taxi, parking courte durée, consigne à vélos …).

Le passage souterrain devra faire l’objet d’un aménagement pour le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite.

La mise en place d’un service de bus urbains à Pierrelatte n’est pas exclue.

La passerelle aérienne pourrait être démolie, car elle n’est plus aux normes en vigueur.

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Retour sur le comité de ligne de Die du 21 mars

Posted by ardsl sur 23 mars 2012

Didier Jouve (conseiller régional EÉLV) et Magali Beineix (chargée des transports à la Région Rhône-Alpes)

Le comité de la ligne TER Valence – Luc-en-Diois s’est déroulé mercredi 21 mars à Die, sous la présidence du conseiller régional Didier Jouve.

À la tribune, Magali Beineix (chargée de la ligne au service transports de la Région Rhône-Alpes), Thierry Lecomte et Benoît Chatenet (responsables SNCF de la ligne), Blandine Lopez (cheffe du service 2013 à la direction SNCF du TER Rhône-Alpes) et Pascal Ghesquières (RFF) ont répondu aux questions des participants.

Télécharger le document de présentation du comité de ligne Valence – Luc-en-Diois

Peu d’élus présents

L’ARDSL a participé activement à ce comité de ligne qui n’ a réuni qu’une vingtaine de participants. Peu d’élus ont assisté à la réunion. Le maire de Die était représenté par un adjoint. Philippe Leeuwenberg (gauche),  conseiller général (gauche) du canton de Die s’est éclipsé rapidement. Alain Matheron (gauche), président de la communauté de communes du Diois, conseiller général du canton de Châtillon-en-Diois et vice-président du CG26 chargé des transports n’était même pas présent.

Thierry Lecomte quitte ses fonctions actuelles

En préambule, Didier Jouve a remercié le travail accompli par le comité de ligne depuis 2004 et Thierry Lecomte pour sa disponibilité et sa volonté de résoudre les difficultés rencontrées sur la ligne. Il doit quitter fin mars 2012 sa fonction de responsable SNCF des lignes TER de Drôme et d’Ardèche pour occuper une autre fonction au sein du groupe SNCF. Il sera remplacé par Benoît Chatenet.

Une légère baisse de la fréquentation

La fréquentation de la partie drômoise de la ligne a diminué de 0,8% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la fréquentation régionale a progressé de 6,3%.

Dans le détail, le trafic régresse de 5,8% sur la relation Valence – Crest, mais progresse de 9,3% sur la relation Valence – Die.

Une régularité en chute

Le second semestre 2011 a été particulièrement mauvais sur le plan de la régularité. Cela s’explique par les retards récurrents du TER circulant le matin entre Briançon et Romans (arrivée à 8h24 à Valence ville). Il est impacté par le croisement du train de nuit Paris – Briançon.

Service 2013 : l’impact de la fermeture de la ligne Valence – Moirans

La ligne Valence – Moirans sera fermée pendant une année complète. Les TER Briançon – Gap – Romans seront donc limités à Valence ville. Les horaires de certains trains doivent être modifiés pour assurer les correspondances pour Paris avec les TGV à Valence ville.

Le TER 17358 (Briançon 9h16 – Valence ville 13h08 – Valence TGV 13h27 – Romans 13h39) donne actuellement la correspondance sur le TGV 6208 (Valence TGV 13h41 – Paris 15h56). Il devrait être retardé de 40 minutes environ pour assurer la correspondance avec le TGV 6196 (Valence ville 14h04 – Paris 16h33).

Le TER 17366 (Briançon 15h08 – Valence ville 18h42 – Valence TGV 18h53 – Romans 19h03) donne actuellement la correspondance sur le TGV 6130 (Valence  TGV 19h11 – Paris 21h26). Il devrait être avancé de 50 minutes environ pour assurer la correspondance avec le TGV 6198 (Valence ville 18h04 – Paris 20h44).

Le TER 17357 (Romans 14h22 – Valence TGV 14h34 – Valence ville 14h47 – Briançon 18h46) assure la correspondance avec le TGV 6211 (Paris 12h07 – Valence TGV 14h19). Il devrait être avancé de 40 minutes environ pour assurer une correspondance optimisée avec le TGV 6193 (Paris 11h27 – Valence ville 13h56).

Les horaires des TER 17354 (Briançon 4h46 – Valence ville 8h15 – Valence TGV 8h33 – Romans 8h43) et 17365 (Romans 17h54 – Valence TGV 18h03 – Valence ville 18h17 – Gap 20h42) ne devraient pas être modifiés car ils n’assurent pas de correspondance avec les TGV.

À ce jour, les horaires 2013 sont toujours à l’étude.

Les propositions de l’ARDSL pour le service 2013

Améliorer les temps de parcours

Les horaires doivent être revus pour permettre une amélioration des temps. Pour cela, nous proposons de réduire les temps d’arrêts en gare et de faire en sorte que les croisements en voie unique n’induisent pas des pertes de temps en ligne.

Temps de parcours visés :

  • Crest – Valence ville : 25 minutes (contre 36 minutes en voiture individuelle selon Via Michelin).
  • Saillans – Valence ville : 40 minutes (contre 48 minutes en voiture).
  • Die – Valence ville : 1h (contre 1h10 en voiture).
  • Luc-en-Diois – Valence ville : 1h20 (contre 1h31 en voiture).
  • Veynes – Valence ville : 1h55 (contre 2h18 en voiture).
  • Gap – Valence ville : 2h15 à 2h20 (contre 2h50 en voiture).
  • Embrun – Valence ville : 2h50 (contre 3h29 en voiture).
  • Briançon – Valence ville : 3h30 (contre 3h02 en voiture via le col du Lautaret).
  • Crest – Lyon : 1h45 (contre 1h32 en voiture).
  • Die – Lyon : 2h20 (contre 2h06 en voiture).
  • Gap – Lyon : 3h40 (contre 3h en voiture).
  • Embrun – Lyon : 4h15 (contre 3h40 en voiture).
  • Briançon – Lyon : moins de 5h (contre 3h11 en voiture via le col du Lautaret).
  • Crest – Paris : environ 3h.
  • Die – Paris : 3h40.
  • Gap – Paris : environ 5h.
  • Embrun – Paris : environ 5h30.
  • Briançon – Paris : environ 6h15.

Correspondances pour Paris

L’ARDSL soutient la mise en correspondance des TER avec les TGV à Valence ville. Nous réclamons la mise en place de 3 allers-retours quotidiens entre Briançon et Valence en correspondance optimisée avec 3 des 4 allers-retours TGV assurés entre Paris et Valence ville.

Cela implique :

  • la mise en place d’un TER Briançon – Valence en correspondance avec le TGV 6194 (Valence ville 10h04 – Paris 12h33).
  • la mise en place d’un TER Valence – Briançon en correspondance avec le TGV 6191 (Paris 7h37 – Valence ville 10h09). Notons que ce TER desservirait Gap vers 13h. Cela permettrait d’assurer une liaison ferroviaire entre Gap et Briançon à la mi-journée (actuellement aucun train au départ de Gap vers Briançon entre 11h30 et 15h50, sauf le samedi).

Nous souhaitons aussi :

  • la mise en circulation d’un car entre Die et Valence TGV en correspondance avec le TGV 6230 (Valence TGV 7h41 – Paris 9h53) pour bénéficier d’une arrivée dans la capitale avant 10h.
  • la mise en circulation d’un car entre Valence ville et Die en correspondance avec le TGV 6197 (Paris 19h37 – Valence ville 22h06) pour permettre un retour de Paris plus tardif.

Accès à Lyon

L’ARDSL est également attentive aux correspondances à Valence ville entre les TER Briançon – Valence et Lyon – Valence. Des améliorations ont été apportées sur ce point au service 2012. Il ne faudrait pas que cela se dégrade avec les horaires 2013. Face à ce risque important, l’ARDSL demande aux régions PACA et Rhône-Alpes de prolonger 2 allers-retours Briançon – Valence jusqu’à Lyon Perrache. Cette proposition peut être mise en oeuvre en utilisant du matériel bimode (B81500).

Accès à Valence TGV

Avec les travaux entre Valence et Moirans, les Hautes-Alpes et la vallée de la Drôme n’auront plus d’accès ferroviaire à la gare de Valence TGV.

L’ARDSL estime que des navettes routières doivent être mises en place entre Crest et Valence TGV. Cela permettrait aux habitants de la vallée de la Drôme salariés de Rovaltain de s’y rendre en transports publics ou d’accéder aux TGV intersecteurs (vers Roissy, Lille, Strasbourg, Metz, Dijon, Nantes, Rennes, Marseille et Montpellier) sans subir une correspondance à Valence ville.

Desserte périurbaine de vallée de la Drôme

L’ARDSL demande la mise en place de navettes ferroviaires Die – Crest – Valence ville avec des horaires adaptés aux déplacements pendulaires et aux déplacements vers Lyon.

Nous avons demandé l’étude d’un départ de Valence pour Die à 17h00.

Concernant la desserte ferroviaire matinale, nous avons soumis à l’étude deux scénarios :

  1. Le maintien par la Région PACA du TER 17354 (Briançon 4h46 – Valence 8h15). Ce scénario garantit sur le papier une arrivée à Valence avant 8h30 et à Lyon Part-Dieu avant 9h40 depuis les Hautes-Alpes et la vallée de la Drôme. Mais, il est peu robuste sur le plan de la ponctualité (avec toujours les difficultés récurrentes liées au croisement du Lunéa).
  2. La mise en place par la Région Rhône-Alpes de 2 arrivées matinales à Valence à 7h20 et à 8h20. Le premier train partirait Die à 6h20 et desservirait Crest à 6h55. Le second train partirait de Crest à 7h55. Avec le premier train, il serait possible d’arriver à Lyon Part-Dieu dès 8h40. Ce scénario prévoit aussi la mise en place d’un train partant de Valence à 7h25 et arrivant à Crest à 7h49.

Tous les soirs, les habitants de la vallée de la Drôme peuvent emprunter le dernier TER reliant Briançon à Romans. Il s’agit du TER 17366 qui assure les correspondances pour Lyon à Valence ville et pour Paris à Valence TGV. Il dessert notamment Die à 17h42 et Crest à 18h17. Mais avec la fermeture de la ligne Valence – Moirans, ce train devrait être avancé de 50 minutes pour garantir la correspondance à Valence ville avec le TGV 6198 à  18h04 pour Paris. Ainsi le dernier train pour Valence en 2013 desservirait Die vers 16h50 et Crest vers 17h30.

L’ARDSL estime qu’il est nécessaire d’avoir une desserte ferroviaire plus tardive pour les retours vers Valence, Lyon ou Paris. La situation pourrait être critique le dimanche avec les déplacements étudiants qui seraient contraints d’abréger leur week-end dans la vallée de la Drôme.

Nous suggérons donc la mise en place d’un train arrivant à Valence ville à 19h26 en correspondance avec le TER 17724 (Valence 19h34 – Lyon Part-Dieu 20h40). Ce train pourrait partir de Briançon ou de Die suivant les décisions des Régions PACA et Rhône-Alpes.

Télécharger les deux scénarios proposés par l’ARDSL :

Service 2014

Didier Jouve a affirmé qu’à la suite d’une réunion avec Bernadette Laclais (PS, première vice-présidente de la Région Rhône-Alpes chargée des transports),  il avait eu son accord pour que la Région Rhône-Alpes prenne en charge la création de 3 allers-retours ferroviaires entre Valence et le Diois pour répondre aux besoins liés aux déplacements domicile/travail.

Blandine Lopez a précisé que la desserte pourrait être assurée avec un X73500 libéré de l’Ouest Lyonnais ou avec un X72500 de la Région PACA de réemploi X72500.

Travaux

En ce qui concerne les travaux sur la ligne, ceux qui devaient être effectués en 2011 ont été reportés à 2013 (entre le 30 septembre et le 3 novembre). Ils concerneront la section entre Saillans et Vercheny.

Des divergences entre les Régions PACA et Rhône-Alpes

La ligne Briançon – Valence est en quelque sorte une ligne à part entre deux régions avec un service ferroviaire organisé par la Région PACA. Or,  il existe des divergences entre les deux régions concernées :

  • PACA privilégie les correspondances avec les TGV
  • Rhône-Alpes veut favoriser les déplacements domicile/travail, sans pour l’instant développer une desserte ferroviaire spécifique à la vallée de la Drôme.

Il parait difficile de concilier ces deux objectifs. Là dessus se greffe la desserte routière assurée par le département de la Drôme avec des autocars peu confortables et lents (1h20 à 1h40 pour effectuer les 68 kilomètres séparant Die et Valence) avec une tarification inférieure à celle du TER (Valence – Die : 7€ au tarif CG26 ; 12,40€ au tarif SNCF).

Les horaires actuels

Fiche horaire TER Rhône-Alpes

Fiche horaire TER PACA

Fiche horaire CG26

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Transport interurbain : des couacs pour le transfert de personnel vers les SPL

Posted by ardsl sur 23 janvier 2012

Alors quelques Sociétés publiques locales (SPL) de taille modeste sont déjà actives, le transfert dans le Tarn d’une centaine de salariés de quatorze PME de transport interurbain et scolaire vers une SPL ne va pas sans soulever quelques difficultés. De son côté, le Medef a adressé une plainte contre cette nouvelle forme de gestion des services publics auprès de la Commission européenne.

Avec l’émergence d’une poignée de sociétés publiques locales (SPL) sur le territoire français (sociétés anonymes entièrement détenues par au moins deux collectivités locales pour gérer des services publics selon une loi de 2010), quelques dizaines de salariés du transport public ont déjà changé de type d’employeurs en 2011.

C’est le cas des conducteurs d’autocars de la ligne Mâcon-Châlon-sur-Saône, en Bourgogne : ils ne sont plus salariés des Rapides de Saône-et-Loire, l’ex-délégataire, mais se trouvent à présent embauchés par « Sud Bourgogne Transport Mobilité », la SPL créée par le département de la Saône et Loire, avec la région Bourgogne.

Cette structure créée par les deux collectivités locales a débuté son activité de transporteur début janvier 2012 et ses conducteurs ont connu le même changement que les 32 salariés des transports urbains de la ville de Saumur. Depuis 2011, ils travaillent pour Saumur Agglobus, la première SPL créée dans le transport.

Code du travail ou accord paritaire de la FNTV ?

Ce transfert de personnel n’a pas été régi par le même cadre juridique. À Saumur, une entité économique autonome – salariés, bus, dépôt, etc – a changé de main, comme lorsqu’une délégation de service public est attribuée à un nouvel opérateur. Pour cette activité de transport urbain, « c’est donc l’article L12-24 du Code du travail, l’ex L122-12 qui s’est appliqué classiquement et cela n’a pas posé de difficultés particulières« , commente la direction de la SPL.

En revanche pour la ligne d’autocars bourguignons, « le transfert s’est effectué dans le cadre de l’accord paritaire sur la garantie de l’emploi de 2009 – évolution de celui de 2002 – signé entre les syndicats et la FNTV » (fédération qui regroupe les entreprises de transport interurbain et scolaire), indique son secrétaire général. Il garantie le niveau de rémunération et d’ancienneté mais pas les primes ou la complémentaire santé qui relève d’un accord d’entreprise.

Selon l’article 2.3 de l’accord, la SPL doit reprendre un conducteur lorsqu’il est affecté à au moins « 65% de son temps de travail calculé sur la base de la durée contractuelle, hors heures supplémentaires et complémentaires« . Et l’employé doit être affecté à la ligne depuis six mois. L’accord s’applique aussi aux autres catégories professionnelles (ouvrier, employé ou agent de maîtrise) qui doivent être affectés exclusivement au marché concerné. Pour Sud Bourgogne Transport Mobilité qui se limite à la reprise d’une ligne majeure du réseau interurbain, le transfert a donc été très facile.

Les syndicats attentifs

En revanche, « le cas est beaucoup plus épineux pour la SPL du département du Tarn mais aussi celle prévue en Rhône-Alpes en raison de l’échelle de l’activité, et de l’absence d’homogénéité« , explique la FNTV. « D’un point à l’autre » (c’est le nom de la SPL du Tarn) doit entrer en service commercial en septembre 2012 et exploiter 17 à 18 lignes actuellement assurées par 14 PME différentes, avec des accords d’entreprise spécifiques.

L’enjeu est de transférer et d’intégrer le personnel de façon homogène sans léser quinconque, des salariés aux actuels employeurs…

« Nous sommes en discussion avec les différents exploitants pour récupérer les contrats de travail et connaître les affectations de chacun« , indique Jean Franck Cornac, le directeur des transports au conseil général du Tarn. Ajoutant que cela concerne « 90 à 100 personnes« .

L’un des enjeux consiste à bien connaître l’affectation des conducteurs ligne par ligne, sachant qu’ils peuvent également être mis derrière le volant d’autocars de tourisme pour des transports occasionnels. Le fait que le plan de transport du département ait été modifié ces derniers mois à la demande de l’autorité organisatrice n’aide pas toujours à y voir très clair. Ces nouvelles pratiques sont évidemment suivies avec attention par les syndicats et notamment par la FGTE-CFDT.

Ces collectivités locales qui franchissent le pas

Après Saumur, la première à avoir créé sa SPL mi-2010 (lancée en 2011), Saint-Nazaire a suivi cette voie pour ses transports urbains. Début 2012, la Saône-et-Loire a ouvert le feu dans l’interurbain avec une ligne Mâcon-Chalon.

En septembre 2012, le Tarn gérera une quinzaine de lignes sous ce même régime. Votée en 2011, la SPL de Maubeuge Val de Sambre (Nord) n’a pas encore été créée et le calendrier de mise en place n’est pas encore arrêté. Thionville basculera en principe au 1er janvier 2013. Dax a aussi un projet de SPL. Tout comme dans l’interurbain, la Drôme et l’Ardèche avec la région Rhône-Alpes.

En Bretagne, un département y réfléchit. Et dans les prochains mois, une agglomération majeure pourrait faire changer d’échelle le champ des SPL : « Clermont Ferrand qui a décidé le principe d’une gestion directe réfléchit à deux options, celle de la régie, ou celle d’une SPL« , résume le réseau Agir.

Le Medef dont l’Union des transports publics est adhérente, recense 73 créations ou projets de SPL tous secteurs confondus. Pour les transports, il estime à 25 millions d’euros la perte annuelle sur le chiffre d’affaires des opérateurs privés « à cause » des SPL.

Le Medef dépose une plainte contre les SPL

Mi-décembre 2011, le patronat français a adressé une plainte auprès de la Commision européenne contre les Sociétés publiques locales. Sur quels motifs ?

D’une part, la SPL serait contraire au droit communautaire car elle tend à généraliser une dérogation offerte par la jurisprudence européenne aux collectivités locales (dérogation in house), leur donnant la possibilité de prendre directement en charge un service public, sans publicité préalable ni mise en concurrence. « Cette dérogation est considérée par le droit européen comme une exception, or la France avec sa loi sur les SPL, en fait une généralité« , commente un juriste du Medef. Une interprétation du texte européen jugée trop large.

D’autre part, les flux financiers entre les collectivités locales et leurs SPL s’apparentent à des aides d’État car ils dépassent un certain montant, selon le Medef. Ils devraient donc rentrer dans le dispositif juridique strict prévu pour ces aides d’État, et être notifiés à la commission européenne, toujours selon le syndicat patronal.

Deux solutions si Bruxelles décide d’ouvrir une procédure d’infraction et de l’instruire en se rapprochant des autorités françaises : soit, elle classe l’affaire sans suite. Soit, elle ouvre une procédure de mise en demeure et demande à la France de se mettre en conformité avec le droit communautaire.

(Source : mobilicites.com).

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La route est libre pour la SPL transport Drôme-Ardèche

Posted by ardsl sur 4 janvier 2012

La Société Publique Locale (SPL) dédiée au transport constituée par les conseils généraux de l’Ardèche et de la Drôme, se fera à partir de la Régie Voyages Drôme. Elle interviendra sur le territoire des deux départements.

Le quotidien des Drômois et des Ardéchois ne devrait pas être bouleversé. Pourtant, c’est une petite révolution qui pourrait intervenir en juillet 2012, quand la SPL dédiée au transport public sera activée.

La délibération était à l’ordre du jour de la sixième assemblée bidépartementale. Adopée à l’unanimité des conseillers généraux de la Drôme et de l’Ardèche moins neuf abstentions, elle consacre une nouvelle coopération entre les deux départements du sud Rhône-Alpes et ce dans le secteur structurant du transport public.

Réguler la concurrence

C’est Pascal Terrasse, le président du conseil général de l’Ardèche, qui a impulsé la réflexion. Constatant que les tarifs de transport « augmentaient régulièrement sur les mêmes lignes », il a souhaité que la réflexion s’engage sur une autre offre de transport. Pour l’Ardèche, qui ne dispose pas d’une régie publique de transport, l’enjeu est double. Il lui faut à la fois conserver un équilibre de l’offre face à un mouvement de concentration croissante des groupes de transport et maintenir un service public de qualité dans un contexte budgétaire contraint.

La Drôme aussi a intérêt à repenser son organisation qui, avec le transfert des lignes départementales à Valence Romans Déplacements (VRD), voit l’avenir de Régie Drôme menacé. Comment préserver ce service départemental de transport public tout en régulant la concurrence pour maîtriser les prix ?

La réponse est dans cet « outil », créé par la loi du 29 mai 2010, qu’est la SPL. Comme une SEM (Société d’économie mixte), elle est compétente pour réaliser des opérations d’aménagement et de construction ou pour exploiter des services publics à caractère industriel ou commercial ou toutes autres activités d’intérêt général.

Quatre actionnaires

Celle qui va être créée cette année associera aussi VRD, qui voit dans cet outil public issu de la Régie l’opportunité d’exploiter la partie périurbaine de son réseau au meilleur rapport qualité/prix. Elle associera également la Région Rhône-Alpes, qui envisage de reprendre progressivement au cours de l’année 2012, le contrôle du réseau routier TER jusqu’alors confié à la SNCF. Certaines dessertes TER par car seraient ainsi mutualisées avec des dessertes départementales de la Drôme et de l’Ardèche.

À la différence d’une Régie qui peut répondre aux appels d’offres, la SPL ne peut répondre qu’aux commandes de ses actionnaires. Qui seront au nombre de quatre : les deux départements de la Drôme et de l’Ardèche, VRD et la Région Rhône-Alpes.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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