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Deux fois plus de bus entre Gex et Genève d’ici 2017

Posted by ardsl sur 30 août 2012

Le Pays de Gex (76000 personnes habitent l’arrondissement de Gex) cherche des solutions pour désengorger ses routes. La ligne F des TPG sera remplacée par un bus plus fréquent et plus rapide.

«Si on ne fait rien, le réseau routier du Pays de Gex sera complètement bouché d’ici 2017», tonne Rachel Mazuir (PS), sénateur et président du Conseil général de l’Ain. L’explosion démographique du secteur engendre des bouchons monstrueux. Particulièrement du côté de Ferney-Voltaire (8200 habitants) où seul le bus F permet de rejoindre le bout du lac. «Pris dans le trafic, il accuse de gros retards aux heures de pointe et il ne respecte plus les horaires indiqués» détaille François Meylan, maire de la commune. Du coup, le Conseil Général met en place une offre renforcée de transport en commun entre Gex (10100 habitants) et Cornavin. Le projet de « Bus à Haut Niveau de Service » (BHNS) lancé jeudi 30 août 2012 par les autorités locales ne verra le jour qu’en 2017. Les usagers auront le choix entre une desserte identique au trajet actuel de la ligne F et une autre qui fera un crochet par Cessy (3900 habitants).

L’offre sera doublée aux heures de pointe et renforcée sur la commune de Ferney-Voltaire. La fréquence du BHNS devrait être d’un bus toutes les 6 minutes entre Ferney-Voltaire et Cornavin et d’un bus toutes les 12 minutes entre Ornex et Cornavin. Aux heures de pointe, le temps de parcours du BHNS devrait la moitié de celui-ci de la ligne F actuelle.

Ainsi, les habitants dans ce secteur auront un transport publique performant, contrairement à la ligne F engluée dans les bouchons de la D1005, qui ne capte que 3% des déplacements entre Gex et Genève.

Autre élément important, les véhicules rouleront sur une voie propre afin que les temps de parcours soient respectés. Il s’agira donc de créer du site propre là où c’est possible et nécessaire pour gagner du temps. Ailleurs, comme à Ornex, de donner la priorité au BHNS aux feux de signalisation sur les files d’automobiles fumantes… Tout en soignant les quelques points noirs comme le tunnel sous l’aéroport.

Participation suisse

Le projet coûtera la modique somme de 40,6 millions d’euros. Une participation de la Confédération helvétique d’environ 35% devrait suivre et de 32,5% pour le canton de Genève. «Comme il s’agit d’un projet à l’étude, on ne connaîtra précisément la participation suisse qu’en 2015» précise Rachel Mazuir. L’addition reste moins élevée que la solution du tramway un temps envisagée sur le secteur Ferney-VoltBaire – Gex. «Cette possibilité a été écartée car bien trop coûteuse et largement au-dessus de nos moyens», explique François Meylan. Certains estiment pourtant que cette option ne peut être que transitoire. «C’est un bon moyen de répondre à la demande de mobilité des habitants, mais ponctuel. Je suis certain qu’en 2020 on y reviendra» déclare Bernard Gaud, président l’Association régionale de coopération du Genevois (ARC).

Quoi qu’il en soit, la consultation est lancée jusque début octobre. Si tout va bien, les travaux démarreront en 2015 pour une mise en service en 2017.

Le Conseil général de l’Ain sera le maître d’ouvrage du BHNS.

Tramway CERN – Saint-Genis-Pouilly

Outre l’avant projet de Bus à Haut Niveau de Performance, un contrat d’axe a également été signé jeudi 30 août pour le tramway entre le CERN et le centre de Saint-Genis-Pouilly (8800 habitants). Celui-ci a également vocation a être mis en service en 2017.

(Avec tdg.ch et Le Dauphiné Libéré).

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Certains départements encouragent financièrement les automobilistes à prendre le car

Posted by ardsl sur 30 août 2012

Les tarifs uniques de transport mis en place par les départements dopent la fréquentation des cars interurbains, apparemment sans grever les finances publiques. Cette politique, qui offre une alternative aux automobilistes pénalisés par les prix des carburants, est appelée à se développer.

Au moment où le gouvernement tente de contenir la flambée des prix des carburants et réfléchit à la manière d’inciter les collectivités qui ne l’ont pas encore fait à mettre en place des tarifs sociaux pour leurs transports publics, les départements prennent aussi le train de la lutte contre la vie chère. La Gironde, les Alpes-Maritimes ou encore les Bouches-du-Rhône viennent rappeler qu’il existe un moyen radical d’espacer les passages à la pompe : prendre le car.

Ces dix dernières années, les crises pétrolières et la nécessité de rentabiliser leurs réseaux de cars interurbains – les TER sont du ressort des Régions et les transports urbains incombent aux communes et agglomérations – ont poussé 47 départements à adopter une tarification unique de 1 à 4 euros.

« C’est un vrai mouvement« , observe Roland Ries, président du Groupement des autorités responsables de transport (GART), « ce phénomène qui est apparu il y a quinze ou vingt ans dans les transports urbains s’étend aux départements et booste la fréquentation de manière tout à fait spectaculaire. »

La question est de savoir si l’augmentation du nombre d’usagers qui paient compense la réduction des tarifs. « Nous n’avons pas de chiffres précis, mais il est sûr que la fréquentation augmente avec la baisse des tarifs et que cela risque de s’accentuer avec la hausse du prix des énergies fossiles », poursuit, prudent, le président du GART en évoquant aussi les bénéfices d’un transfert modal pour la collectivité. « Nous sommes favorables à ces initiatives, elles produisent des résultats, on les constate et l’équilibre économique ne paraît pas être substantiellement modifié. Le chantier de la tarification est devant nous. Le contexte est favorable pour créer les conditions d’un transfert modal de la voiture privative vers le transport public là où il est pertinent », juge Roland Ries.

Le car à 1 euro

En Languedoc-Roussillon, le département des Pyrénées-Orientales a fait école en lançant en novembre 2008, le car à 1 euro. En trois années d’exercice, les recettes sont passées de 850000 euros à 1,3 million d’euros. « Nous avons investi dans des bus supplémentaires, mais il nous reste encore du bonus. Avec, en moyenne, 4000 passagers par jour, nous avons multiplié par quatre la fréquentation », explique Patrice Rémy, directeur des transports au Conseil général. Depuis un an, l’Aude a suivi cet exemple et l’Hérault qui avait pris la même initiative en 2010 a comptabilisé 400000 voyages de plus, une progression de plus de 35 % par rapport à l’année précédente.

De son côté, il y a tout juste un an, le Puy-de-Dôme lançait un tarif unique à 2 euros. L’aller-retour Clermont-Ferrand – Arlanc, de 100 kilomètres, revient à 4 euros contre 26,40 euros précédemment. Les Alpes-Maritimes ont pour leur part lancé un titre unique de transport à 365 euros par an. Autre exemple, le prix unique de 2 euros instauré en 2009 dans le Loir-et-Cher visait à remplir les quelque 70 cars qui circulent sur les 20 lignes de ce département rural : la fréquentation a doublé dès 2010.

(Avec Les Échos).

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Sathonay – Trévoux : études pour une réouverture en 2017

Posted by ardsl sur 26 juillet 2012

Le Conseil Régional Rhône-Alpes a approuvé lors de sa dernière Commission permanente, la convention avec l’État et Réseau Ferré de France pour le financement des études d’avant projet (phase 1) pour la réouverture au trafic ferroviaire de la ligne Sathonay – Trévoux.

L’étude comprendra la sécurité aux passages à niveau et les études socio-économiques. Réseau Ferré de France recevra une subvention forfaitaire de 100000 euros pour la participation à ces études.

La ligne Sathonay – Trévoux a été ouverte au trafic voyageurs jusqu’en 1938 et au trafic fret jusqu’en 2010, deux trains de fret par sens et par jour ralliant Sathonay à la zone industrielle de Neuville-sur-Saône.

Les études seront lancées selon un scénario de desserte qui envisage des navettes omnibus, avec six arrêts intermédiaires entre Trévoux et Sathonay. Les navettes auraient une fréquence de d’une demi-heure en heure de pointe. Des correspondance seraient assurées en gare de Sathonay avec les trains de la ligne Lyon – Bourg en Bresse passant par la ligne de la Dombes.

Le mode routier a été exclu des hypothèses car il rendrait impossible le transport de fret. Le matériel serait un matériel léger de type tram-train Dualis. L’investissement serait de 127 millions d’euros pour une mise en service en 2017.

La réouverture engendrerait une fréquentation de 5600 voyageurs par jour dès la réouverture. On évoque un potentiel de 6500 voyageurs par jour à l’horizon 2030.

Un temps de parcours de 40 à 45 minutes est envisagé entre Trévoux et Lyon Part-Dieu.

Le projet a été réintégré au Contrat de Projet État-Région 2007-2013 en ouvrant la possibilité d’inscrire des crédits d’études. Lors du comité de pilotage de février 2012, il avait été décidé de lancer un premier volet d’études opérationnelles.

La Région Rhône-Alpes finance à 100% un avant-projet phase 1 pour un montant de 150000€. Le rendu des études est attendu pour l’automne 2012. Les études lancées portent sur :

  • une mise à jour par RFF de l’étude de sécurité des passages à niveaux et étude d’exploitation
  • une étude du « PN42bis » par le Département de l’Ain)
  • une actualisation par RFF de l’étude de potentiel et socio économie du projet
  • une étude par SNCF de localisation des sites de maintenance
  • un engagement des démarches sur les gares pris en charge et animé par la Région (assistée par l’Agence d’Urbanisme de Lyon) avec l’élaboration d’un protocole d’intermodalité et d’insertion urbaine pour chaque gare, ainsi que la consolidation du programme d’aménagement pour chaque gare.

(Avec enviscope.com).

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Pays de Gex : vers une ligne de bus à haut niveau de service ?

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil général de l’Ain, porteur du projet du BHNS (bus à haut niveau de service) entre Gex (10100 habitants) et Ferney-Voltaire (8200 habitants), a envoyé à toutes les communes concernées un contrat d’axe. Si l’une d’entre elles le refuse, le projet sera abandonné. À ce jour, c’est le cas d’Ornex (3500 habitants).

Le projet de BHNS consiste à remplacer l’offre de la ligne F actuelle des Transports publics genevois (TPG) qui relie Gex à la gare de Cornavin, via Ferney-Voltaire, par une offre de haut niveau de service sur sa partie française. L’objectif recherché est d’améliorer sa vitesse commerciale en aménageant des sites propres pour le bus sur les sections où la congestion routière est la plus pénalisante pour l’exploitation.

Quinze stations

L’offre proposée consiste à mettre en place une ligne de BHNS à deux branches qui se rejoignent au niveau de la station Cessy-centre, avec :

  • une branche courte reliant Gex-centre à Cornavin en empruntant directement la D1005 ;
  • une branche plus longue avec le même itinéraire entre Cessy-centre et Cornavin, desservant les Hauts de Cessy et les Vertes Campagnes avec un terminus à Gex-Zac ;
  • le renfort de la ligne actuelle à partir de Ferney-mairie qui rejoint le tracé BHNS au niveau de l’avenue du Jura.

Le tracé du BHNS comprend 15 stations :

  • Gex-Zac ;
  • Gex-Le Turet ;
  • Gex-centre ;
  • Gex-Jeanne d’Arc ;
  • Gex-Vertes Campagnes ;
  • Les Hauts de Cessy ;
  • Cessy-Moralay ou Cessy-mairie ;
  • Cessy-centre ;
  • P+R du Journans (Cessy) ;
  • Segny (à proximité du centre commercial) ;
  • Maconnex ;
  • Ornex ;
  • Ferney-avenue du Jura ;
  • Ferney-mairie ;
  • Ferney-place du Jura.

Des parkings-relais accompagneront ces arrêts de bus :

  • à Segny Journans (160 à 200 places) ;
  • à l’entrée de Ferney (50 à 80 places, côté Prévessin) ;
  • à Gex Zac
  • à Gex centre (20 à 30 places)
  • à Maconnex (100 à 150 places, à côté des Arcades).

Du temps gagné

La ligne de BHNS permettra de réduire les temps de parcours des bus. Ce gain de temps sera possible grâce aux aménagements notamment des sites propres (voie réservée aux bus) mais aussi des feux intelligents (qui passent au vert pour le bus).

La fréquence en heures de pointes devrait passer d’un bus toutes les 22 minutes à un bus toutes les 12 minutes.

Entretien avec Dominique Colin, directeur général adjoint chargé de l’aménagement du territoire, de l’économie et de l’environnement, au Conseil général de l’Ain.

Le Conseil général devait délibérer lundi 11 juin sur le Projet d’agglomération 2 et donc sur les projets de transports du Pays de Gex (BHNS et tram de Saint-Genis-Pouilly) ? Qu’en est-il ?

Dominique Colin : « Comme je le pensais, le président a suspendu le vote de la délibération considérant que le contexte n’était pas mûr pour qu’on puisse financer ce projet de BHNS. En absence de réaffirmation de l’engagement financier des Suisses, il ne pouvait pas présenter ce rapport devant l’assemblée et donc, les discussions vont continuer jusqu’à la session du 25 juin. S’il n’y a pas de réaffirmation de la part des suisses avant le 28 juin, il n’y aura pas de signature du Projet d’agglo… »

Qu’attendent les Suisses pour donner une décision ?

« La Confédération helvétique a réservé une enveloppe de 20 milliards sur vingt ans qui est distribuée aux différentes agglomérations en fonction de la qualité du projet (routier, infrastructure, transport en commun). Le Projet d’agglo 2 doit être signé le 28 juin 2012 et comprend nos deux projets. Les Suisses sont revenus en arrière car ils attendent l’élection du 17 juin du cinquième conseiller d’État ».

À combien se chiffre le projet du BHNS ?

« À 34 millions. Le Conseil Général va préfinancer. Mais encore une fois, le financement de ces projets transports est soumis à la condition du financement de la Confédération helvétique et du canton de Genève. C’est important de le savoir, que les gens ne se disent pas, c’est sûr, le département va le faire. Après le 17 juin et le vote du côté suisse, une réunion va sans doute avoir lieu avec les Suisses et ils vont réaffirmer avec moins de timidité ce qu’ils avaient déjà dit au mois de décembre ».

La commune d’Ornex a voté contre le contrat d’axe. Quelles en seront les conséquences ?

« Si il n’y a pas l’adhésion de toutes les communes, le projet ne se fera pas ».

Si les élus d’Ornex maintiennent leur refus, le projet sera stoppé ?

« Ah oui. On ne peut pas accepter qu’une commune s’engage à se créer des contraintes et qu’une autre à côté, qui ne veut faire aucun effort, puisse bénéficier du même service. Un contrat d’axe, il faut que tout le monde soit d’accord et que chacun s’engage à son niveau selon ses compétences pour que ce soit une réussite ».

Quels moyens avez-vous pour les faire changer d’avis ?

« Je pense que c’est une superbe opportunité pour eux d’avoir un moyen de transport efficace, rapide, divisant par deux les fréquences des bus. Si le projet est bien expliqué, il n’y a aucune raison que les communes ne comprennent pas l’enjeu. On va d’ailleurs rencontrer les élus d’Ornex le 26 juin et ce seront les derniers à voter ».

Avez-vous rencontré d’autres problèmes avec d’autres communes concernées par le tracé ?

« Segny a voté pour. À Gex et Ferney, ils ont voté contre. Ce sont les deux communes les plus compliquées techniquement car il y a plusieurs arrêts et des questions d’insertion sur voirie. Chaque commune a ses questions. À Cessy, un arrêt n’est pas tout à fait là où les élus le voudraient. À Segny, la question de l’expansion du centre commercial se pose. À Ornex, les élus abordent la question des différents projets urbains à venir, comment les lier avec le tracé. Mais ici, ce sont des questions techniques qui vont se développer dans l’élaboration du projet en lui-même ».

Le tracé est-il définitif ? Et, en imaginant qu’Ornex change d’avis et que les Suisses acceptent de financer, quand la ligne sera-t-elle opérationnelle ?

« Sur le tracé, on va au plus court donc il n’est pas vraiment négociable. À la fin juin, on devrait avoir une idée assez précise. L’échéance que l’on se donne, c’est plutôt janvier 2017 et cela tombe bien car ce sera la fin de la délégation de service publique (GLCT) pour les transports transfrontaliers. Cela permettra de faire les travaux pendant deux ans et mettre en place ce nouveau mode de transport sur cette route. Le 1er janvier 2017, les bus roulent ».

Le cas d’Ornex

Comme à Segny cette semaine, le contrat d’axe du BHNS a été présenté en conseil municipal d’Ornex le mardi 29 mai, mais, par le maire en personne, Jacques Mercier. Ce dernier n’a pas réussi à convaincre de l’utilité de cette ligne. Le vote a eu lieu et c’est le contre qui l’a emporté avec 10 voix, contre 9 oui et 2 abstentions.

Face à cette décision, le maire d’Ornex a demandé à Dominique Colin et son équipe de venir refaire la présentation, le 26 juin. « Si les élus d’Ornex disent une nouvelle fois « non », ils porteront la responsabilité de l’abandon du projet de BHNS » prévient Dominique Colin.

(Avec La Tribune Républicaine).

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La préfet Carenco très impliqué dans les dossiers routiers et ferrés

Posted by ardsl sur 20 mars 2012

Lors d’un point-presse lundi 19 mars, Jean-François Carenco s’est montré particulièrement intransigeant sur l’utilité de l’A45 et sur le « mythe » du contournement ouest de Lyon.

On savait le représentant de l’État très impliqué dans les dossiers routiers ou ferrés, mais peut-être pas à ce point-là. Lundi 19 mars, devant une dizaine de journalistes de presse locale, Jean-François Carenco s’est fermement opposé à la réalisation d’un COL, un contournement ouest de Lyon. « J’y suis défavorable« , commente le préfet du Rhône, « c’est un mythe, ça ne se fera jamais. Ce n’est ni faisable, ni réalisable, ni finançable. » Le COL, qui est notamment demandé par Gérard Collomb et le Grand Lyon, permettrait selon ses défenseurs de délester l’A7 et de la requalifier en boulevard urbain. Pas pour le préfet Carenco, pour qui le projet « implique des études couteuses, le percement de tunnels notamment sous le mont Pilat et des milliards d’euros d’investissements que l’État n’a pas. » Et Jean-François Carenco a réaffirmé sa volonté de réaliser un contournement mais à l’est de l’agglomération. L’A432, qui relie déjà Les Échets à Saint-Laurent-de-Mure, serait alors une amorce à ce projet, qui passerait par le Nord Isère et qui pourrait déboucher autour de Vienne, là aussi pour délester l’A7 et l’agglomération lyonnaise du trafic important de poids lourds.

Sur le bureau de Jean-François Carenco se trouvent aussi de nombreuses décisions de transports, qui doivent améliorer à plus ou moins long terme la circulation à Lyon. Concernant l’A45, le préfet a confirmé que l’appel d’offres devrait être lancé par l’État avant la fin de l’année 2012. « Je fais ce qu’on me demande« , affirme-t-il, et confirmant aussi « une actualisation du budget de 10%« , soit une enveloppe nécessaire de 770 millions d’euros pour cette nouvelle autoroute reliant Lyon à Saint-Étienne, au lieu des 700 millions prévus au départ. Sur le plan de travail préfectoral se trouve également les autorisations pour la mise en service de l’A89, entre La Tour-de-Salvagny et Balbigny, d’ici la fin de l’année, et la signature pour l’automne prochain de la déclaration d’utilité publique de la partie nord du Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (le CFAL). Une signature qui interviendra en même temps que le choix définitif du tracé sud, qui doit déboucher au sud du Rhône.

Enfin le dernier dossier suspendu jusqu’à signature, c’est la création du Pôle métropolitain. Cette association de quatre communautés urbaines ou d’agglomération (Lyon, Saint-Étienne, Bourgoin-Jallieu et Vienne) doit à terme chapeauter sur certaines compétences des devoirs de ces agglos. « L’arrêté de création est sur mon bureau« , concède encore une fois Jean-François Carenco, « et je le signerai au tout début avril. » Cette approbation devrait ensuite permettre d’avancer sur la réflexion d’un grand syndicat de transport à échelle régionale et qui regrouperait les quatre agglomérations, mais aussi l’Ain, l’Isère, la Loire, le Rhône et la région Rhône-Alpes. « Un système de type SRU« , explique le préfet, qui affirme que le SYTRAL, le syndicat des transports lyonnais, ne disparaîtra pas. « Il est normalement prévu que le périmètre du SYTRAL s’élargisse aux communes volontaires, dès que le département du Rhône en sera sorti« , détaille ensuite le personnage d’État. Celui-ci donne d’ailleurs une dernière précision sur ce nouveau syndicat : sur les 64 membres qui le constitueront, 21 membres représenteront le Grand Lyon.

(Source : lyonmag.com).

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Fonds frontaliers : l’Ain et la Haute-Savoie vont toucher 189M€

Posted by ardsl sur 22 novembre 2011

Le montant de la compensation financière franco-genevoise 2011 est désormais connu. Les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie vont recevoir un chèque de 189 millions d’euros (234 millions de francs suisses) signé du canton de Genève, au titre de l’imposition à la source des frontaliers. Depuis 1973, un accord a été mis en place pour reverser aux départements et aux communes une partie des sommes récoltées par le canton de Genève.

L’Ain touchera 45,59 millions d’euros. Le jackpot sera de 143 millions ‘euros pour la Haute-Savoie.

La hausse du nombre de frontaliers couplée à celle du franc suisse permet d’augmenter la somme reversée par le canton de Genève. En 2010, le canton de Genève a versé aux collectivités de l’Ain et de la Haute-Savoie 168M€ (219 millions de francs suisses).

Comme chaque année, cette manne sera partagée à raison de 76% pour la Haute-Savoie et de 24% pour l’Ain. Une partie ira vers les départements, et l’autre vers les communes, selon le décompte précis du nombre de frontaliers vivant sur leur sol. Nul doute que le périmètre géographique des communes frontalières s’élargira encore puisque l’on vient de plus en plus loin travailler à Genève.

Rappelons que cet argent vient de l’impôt à la source perçu sur les revenus des frontaliers, Suisses et binationaux travaillant dans le canton et ayant leur résidence principale chez nous. Elle correspond à environ 3,5 % de la masse salariale brute de ces travailleurs. Ce système a été créé par la convention de janvier 1973 signée à Paris et qui est unique dans le système français, puisque la redistribution est totalement locale, sans passer par les caisses du ministère des Finances.

L’ARDSL espère qu’un meilleur usage des fonds frontaliers sera décidé par les Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie. Cette somme record (21 M€ de plus qu’en 2010) devrait être utilisée principalement pour améliorer les dessertes de transports publics et pour financer les infrastructures servant aux transports collectifs.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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