ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Conseil général de l’Isère’

Coupe Icare : allez-y en transports collectifs

Posted by ardsl sur 22 septembre 2012

La 39ème édition de la Coupe Icare a lieu du 20 au 23 septembre à Lumbin et Saint-Hilaire-du-Touvet. Le Conseil général de l’Isère, la Communauté de communes du Grésivaudan et la Région Rhône Alpes proposent à tous les spectateurs et participants un système de navettes gratuites  samedi 22 et dimanche 23 septembre de 9h à 19h.

Un dispositif coordonné entre les 3 autorités organisatrices de transport a été mis en place pour permettre aux spectateurs de venir sans voiture à Lumbin et Saint-Hilaire-du-Touvet.

Ligne Icare express : Grenoble – Crolles

Un service d’autocars express cadencé à la ½ heure est mis en place entre la gare SNCF de Grenoble et Crolles entre 9h et 19h.

Les horaires de la ligne Icare Express

À Crolles, correspondance avec la lignes Icarenbus orange.

Lignes Icarebus

Au départ de Crolles et La Terrasse, les lignes Icarenbus, à destination de Lumbin et Saint-Hilaire-du-Touvet fonctionnent avec une fréquence d’un bus toutes les 10 à 15 minutes :

  • P+R Crolles – Lumbin – P+R La Terrasse : ligne orange
  • Lumbin – La terrasse – St-Hilaire-du-Touvet : ligne bleue

Bracelet nécessaire pour accéder à Saint-Hilaire-du-Touvet : 6€ (gratuit pour les moins de 12 ans). Vente aux arrêts Carrefour ZI et La Terrasse.

Télécharger le plan des lignes

Le funiculaire Lumbin – Saint-Hilaire-du-Touvet

Le funiculaire fait la liaison entre Lumbin (gare basse) à 500m de l’aire d’atterrissage et Saint-Hilaire-du-Touvet (gare haute). Il fonctionne à partit du 9h.

Tarifs :

  • Aller retour : adulte 15€ ; enfant 8,40€.
  • Aller simple : adulte 9,80€ ; enfant : 6,30€.

Au départ de Grenoble ou de Chambéry, vous pouvez rejoindre la gare basse du Funiculaire, à Montfort, avec la ligne Transisère 6060.

Posted in Isère, Loisirs, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les transports urbains connaissent une poussée de fréquentation : + 8,3% en 18 mois

Posted by ardsl sur 12 septembre 2012

Fréquentation à la hausse dans les transports publics qui font l’objet d’opérations promotionnelles le 19 septembre 2012 à l’occasion la Journée des transports publics, mais l’offre ne suit plus, faute de financement de la part des collectivités locales dont les budgets sont asphyxiés. Les exploitants suggèrent d’autres sources de financement.

À deux jours de la Conférence environnementale organisée par le ministère de l’Écologie les 14 et 15 septembre 2012, les Français interrogés par l’Ipsos se disent très soucieux sur l’impact de l’environnement sur la santé. Et encore, l’étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) n’avait pas encore rendu public ses conclusions concernant cette fois, l’impact de la pollution sur la santé dans 9 villes françaises dont Paris, Lyon, Lille et Marseille.

« Le coût de la mortalité liée à la pollution de l’air s’élève à 442 euros par an et par habitant« , a relevé Bruno Gazeau, délégué général de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), lors d’une conférence de presse présentant la Journée des transports publics du 19 septembre. Il citait les résultats d’une étude publiée en mars 2012 par le Conseil national de l’air.

Cette journée nationale dédiée aux transports collectifs urbains, départementaux et régionaux organisée pendant la Semaine européenne de la mobilité vise à faire découvrir les transports publics (bus, métros, tramways, autocars, trains) en les rendant plus attractifs, parce que gratuits ou à 1 euro seulement le trajet. (Consulter la liste des réseaux participants et leurs actions).

Fréquentation à la hausse en 2011 et 2012

De fait, les transports urbains attirent de plus en plus de clients au fil des ans. Après les années fastes comprises entre 2000 et 2010 où les chiffres de fréquentation ont connu des hausses annuelles importantes, +25% en dix ans, avant de se heurter aux réalités de la crise économique de 2008, le trafic est reparti à la hausse en 2011 à + 5% (+5,3% dans les villes de plus de 250000 habitants) et +3,5% depuis début 2012, selon les statistiques de l’UTP qui regroupe près de 200 réseaux de transport urbain.

« Les chiffres sont bons, la demande est là, mais l’offre ne peut plus suivre faute de financements« , déplore Bruno Gazeau.

En panne de ressources

Si la Fédération nationale du transport de voyageurs (FNTV) qui regroupe les autocaristes ne pas dispose de chiffres de fréquentation précis à bord des cars interurbains parce que le marché est très atomisé avec de nombreuses PME familiales, « les départements ne cessent de développer l’offre de transport, parfois jusqu’à 50%« , constate Éric Ritter, secrétaire général de la fédération professionnelle. « Mais, ces collectivités locales commencent à revenir sur la gratuité des services scolaires, par exemple en Isère ou dans le Haut-Rhin« , ajoute-t-il.

C’est bien ici que le bât blesse : devant les changements de comportement des citoyens, une plus grande sensibilité à l’environnement, et sans doute à cause de la hausse du prix de l’essence, la demande de transport augmente. Mais l’offre ne suit plus, faute de recettes et de financements suffisants. Les collectivités locales doivent se serrer la ceinture, leurs budgets sont asphyxiés.

« L’offre de transports publics progresse moins que la demande« , déplorent les deux organisations professionnelles réunies au sein de l’Apam (Association pour la promotion des acteurs de la mobilité). Dans l’urbain, cette offre n’augmente que de 3,5% en 2011 contre + 5% pour la trafic.

Nouvelles sources de financement

Pour rappel, outre les recettes commerciales, les transports publics sont financés par la fiscalité locale et le versement transport (VT), un impôt assis sur la masse salariale des entreprises de plus de neuf salariés.

Selon l’UTP, ces deux derniers leviers sont aujourd’hui difficilement mobilisables compte tenu de la conjoncture économique, voilà pourquoi elle défend « la pérennité du versement transport dans la configuration actuelle pour limiter les charges qui pèsent sur les employeurs« , auquel viendrait s’ajouter un VT « interstitiel » dans les zones situées hors des périmètres de transport urbain mais où se trouvent des zones d’habitat et d’emplois.

« La tendance des collectivités est de nous inciter à réduire l’offre« , explique Bruno Gazeau qui plaide aussi pour l’augmentation de la contribution des voyageurs : « depuis dix ans l’augmentation des tarifs est inférieure à l’inflation« . L’UTP déplore une « baisse continue et régulière des recettes commerciales qui couvre 35% des dépenses« .

L’organisation propose aussi de nouvelles sources de financement « vertueuses« , selon les principes pollueur-payeur ou utilisateur-payeur. Comme « l’incitation des entreprises à réduire l’accidentologie routière (deux-tiers des accidents du travail sont des accidents de trajets)« , la mise en place de péages urbains ou encore la réforme du stationnement dont le montant des recettes « est aujourd’hui largement inférieur à son potentiel« .

« Faute d’un système performant de contrôle et de recouvrement des amendes (…), une large part des automobilistes préfère prendre le faible risque d’une amende plutôt que de s’acquitter du prix de leur stationnement« , explique l’UTP, qui rejoint les élus du transport réunis au sein du Gart. Ils revendiquent le transfert de la compétence du stationnement payant de surface vers les collectivités locales.

Autant de sujets sur le bureau du nouveau ministre des Transports qui n’en manque déjà pas.

La pollution atmosphérique tue

Dans une étude publiée le 10 septembre 2012, l’Institut de veille sanitaire (InVS) tire un bilan accablant : sur neuf villes françaises – Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse – les conséquences de la pollution sur la santé et sur les coûts sociaux sont « tout à fait substantielles ».

L’étude (Aphekom) porte sur l’impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l’air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l’organisme. Ces microparticules générées par les gaz d’échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l’activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le cœur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Premier constat : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m³ de PM 2,5. Marseille est la ville française dont l’air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris arrive cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Etudes, Fréquentation, Isère, Politique, Provence, Rhône, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Grenoble : inauguration lundi 17 septembre de l’agence de mobilité

Posted by ardsl sur 10 septembre 2012

Lundi 17 septembre, l’agence de mobilité de Grenoble sera inaugurée. Présentation.

Cette agence multimodale se situe au n° 15 du boulevard Joseph-Vallier. Accès par le réseau TAG :

  • tram C et lignes de bus 1 ou 17 à l’arrêt Vallier – Jaurès
  • tram C et ligne de bus 32 à l’arrêt Vallier – Docteur Calmette

Elle sera inaugurée par Éliane Giraud (vice présidente de la Région Rhône-Alpes), Marc Baïetto (président de Grenoble-Alpes Métropole), Michel Issindou (président du SMTC, député-maire de Gières), Richard Samuel (préfet de l’Isère), Michel Destot (député-maire de Grenoble) et Didier Rambaud (vice-président du Conseil Général de l’Isère chargé des  transports).

L’agence est un lieu de conseil en mobilité, de vente de titres « Tous transports », et de promotion des nouveaux moyens de déplacement. Elle concerne principalement la Région Urbaine Grenobloise, mais des services peuvent être proposés sur un périmètre plus étendu, notamment grâce à la billetique OùRA. Il ne s’agit donc pas d’une agence « TAG » ou « Transisère » ou « SNCF » ou « Métro-Vélo », … mais de la combinaison de tous ces services et d’autres au sein d’un même lieu. Cette agence multimodale est la première d’un réseau qui se construira au cours des prochaines années.

Portée par le SMTC, elle a été réalisée en partenariat avec tous les gestionnaires des réseaux de déplacement de la Région Urbaine Grenobloise (Région, Conseil Général, Métro, …).

En libre-service, vous trouverez de la documentation sur l’offre existante de transport, une borne d’information permettant d’accéder aux sites internet des gestionnaires de réseaux de déplacements, d’acheter et d’imprimer des titres « en ligne ».

Au guichet, vous pourrez auprès des conseillers obtenir un conseil en mobilité  pratique et pédagogique. Par exemple, des trajets ou modes de déplacement auxquels vous n’avez pas pensé, des explications sur la tarification … Mais aussi comment utiliser les sites internet relatifs aux déplacements, comment lire une grille horaire, comment utiliser une Métro vélo box, comment acheter des titres de transport, comment ….

Pour les professionnels, l’agence vous aide à promouvoir les modes alternatifs :

  • accompagner votre entreprise pour son PDE (Plan de Déplacements Entreprise)
  • mettre en place de pédibus et/ou vélobus dans votre école,
  • accompagner, initier des manifestions en faveur des nouveaux moyens de déplacement, …

L’agence est ouverte de :

  • de 8h30 à 18h30, du lundi au vendredi.
  • de 9h à 17h, le samedi.

Posted in Isère | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Fin de la gratuité des cars scolaires en Isère

Posted by ardsl sur 10 septembre 2012

Le Conseil général de l’Isère a décidé de mettre fin à la gratuité des transports scolaires. Cette réforme a pris effet à la rentrée 2012/2013. Les 43000 élèves transportés payent désormais en moyenne 5% du coût du transport. L’objectif : éviter le gaspillage lié aux cars qui circulent presque vides.

« Face à la situation budgétaire difficile des collectivités locales, nous menons depuis plusieurs années une politique de rigueur qui s’est déjà traduite par la hausse des tarifs des dessertes neige et la suppression de services peu fréquentés« , commente Nicolas Fontaine, directeur transport délégué à la direction des mobilités du Conseil général de l’Isère.

« Nous nous attaquons désormais au transport scolaire qui représente dans le budget 2012 pas moins de 80 millions d’euros, et qui surtout manque de souplesse, n’est pas équitable pour les familles, et est source de gaspillages. Nous allons proposer un système de participation financière basé sur le quotient familial et les zones de déplacement. En contrepartie, une forte contribution sera versée à la restauration scolaire« .

Chaque année, sur les 43000 élèves inscrits au transport scolaire, 5000 élèves ne l’utilisaient jamais. Une raison à cela : la gratuité du service. Du moins pour les familles car pour le Conseil général cette compétence représente 80 millions d’euros d’investissement et un coût par élève transporté de 1500 euros. Face à l’importance de cette dépense nécessitant la mobilisation de 1000 cars, les élus ont décidé en février 2012 de réformer l’accès à ce service public.

À compter de la rentrée 2012/2013, les familles contribuent en moyenne à hauteur de 5% par enfant. La nouvelle tarification tient compte à la fois du quotient familial avec quatre niveaux de réduction et de l’offre disponible dans les zones où circule l’enfant. Autrement dit, en milieu rural le tarif de l’abonnement est moins élevé qu’en zone urbaine ou périurbaine. «Toutes les familles bénéficieront de 70% à 94% de réduction de réduction sur l’abonnement Transisère», indique-t-on au Conseil général de l’Isère. Pour exemple, les collégiens les moins aisés paient 2,5 euros par mois s’ils habitent dans les zones les plus rurales où les transports non scolaires sont assez rares et 3,20 euros par mois s’ils habitent dans un secteur plus urbanisé. Les collégiens les plus aisés paient 12,50 euros par mois s’ils vivent à la campagne et 16,20 euros s’ils habitent en ville. Pour atténuer cette nouvelle charge pour les parents, le conseil général a inclus dans cette réforme deux nouveautés : d’une part les élèves qui habitent à moins de 3 kilomètres de leur école peuvent utiliser les transports scolaires avec ces conditions tarifaires ; d’autre part, l’accès au réseau départemental est désormais illimité tous les jours de l’année.

À Albertville, le tarif des transports scolaires a été revu à la hausse (lire). Une décision identique a été prise par le Conseil général de l’Ardèche (lire).

À l’inverse, le Conseil général de la Savoie a décidé de maintenir la gratuité des transports scolaires (lire).

(Avec mobilicites.com et Transport Public).

Posted in Isère, Tarification | Tagué: , , | Leave a Comment »

Les départements reviennent de plus en plus sur la gratuité des transports scolaires

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

Pour cette rentrée 2012, dans plusieurs départements, les parents d’élèves ont dû mettre pour la première fois la main à la poche pour que leurs enfants puissent emprunter des transports scolaires jusque-là gratuits. La gratuité des transports scolaires reste pratiquée par seulement 28 départements.

Selon les statistiques de l’Association des départements de France (ADF), le coût global des transports scolaires – hors Île-de-France – est supérieur à 3 milliards d’euros, dont 2 milliards sont à la charge des départements. Soit un coût moyen par an et par élève de 840 euros. Une compétence obligatoire qui coûte cher, voire de plus en plus cher avec la hausse du prix du carburant et de la TVA. C’est d’autant plus marqué dans l’actuel contexte économique où les pressions financières étranglent les départements. Ces dernières années, ces collectivités se sont vues amputées d’une partie de leurs recettes fiscales (taxe professionnelle, taxe d’habitation…) et ont hérité de dépenses sociales obligatoires (Allocation personnalisée d’autonomie, Prestation de compensation du handicap, RSA) qui plombent les budgets.

« Sur les 75 milliards accordés aux départements, les dépenses sociales pèsent 12 milliards d’euros. Or, l’État ne les a compensés qu’à hauteur de 7 milliards« , rappelle Claudy Lebreton, président de l’ADF. Autant dire que l’équation entre dépenses et investissements est devenue un exercice de haute voltige pour les collectivités départementales et se traduit inexorablement par des arbitrages politiques. C’est dans ce cadre-là que certaines d’entre elles ont pris la décision de réviser les conditions d’accès aux transports scolaires.

Gratuité dans 28 départements

Malgré tout, en 2012, 28 Conseils généraux financent encore à 100% la gratuité des transports scolaires, tandis que sept prennent à leur charge entre 95% et 99% des coûts du transport. Les autres participent de 50% à 94%. Selon Christophe Trébosc, secrétaire général de l’Association nationale pour les transports éducatifs de l’Éducation nationale (Anateep), « si le nombre de départements assurant la gratuité a longtemps été stable, nous observons une rupture à partir de 2010/2011« .

En effet, c’est à cette date-là que les Ardennes et l’Aube ont remis en question la gratuité. Ils ont été suivis par la Seine-Maritime. En ce début d’année, la Corrèze, le Loiret, l’Isère, les Hautes-Alpes ont rebattu les cartes en modifiant les conditions d’accès. Une raison à cela : la chasse au gaspillage et une recherche d’optimisation des moyens. En effet, l’instauration de frais d’inscription ou d’une participation vise surtout à optimiser l’exploitation. Notamment en espérant que les élèves inscrits prendront effectivement le car.

Terminée l’époque où les véhicules circulaient à moitié pleins. Pas question non plus de se défausser sur les familles et de réaliser des économies sur le dos. Car la fin de la gratuité, au sens littéral du terme, consisterait à faire payer aux familles le coût réel du transport. Inenvisageable. « Dans l’Yonne, le coût moyen par enfant transporté est de 850 euros. Mettre fin à la gratuité consisterait à faire payer cette somme-là aux familles« , rappelle Bernard Ristord, directeur de cabinet du président au Conseil général de l’Yonne.

Double peine

À l’Anateep, la position est claire. « Nous sommes pour la gratuité des transports scolaires car nous estimons que c’est un service public permettant l’accès à l’éducation qui, elle aussi, est gratuite« , explique Christian Trébosc. Autre argument mis en avant : la volonté de ne pas pénaliser les élèves obligés de prendre le car. « Ces derniers subissent un double peine : non seulement ils mettent plus de temps (donc accumulent de la fatigue), mais en plus leurs parents sont obligés de payer le transport« .

Néanmoins, l’Anateep se dit consciente des problématiques financières rencontrées par les départements pour continuer à assurer ce service dans des conditions de sécurité optimales. « Les dernières normes de sécurité (le port de la ceinture, l’accessibilité, l’installation d’éthylotests) sont de plus en plus lourdes« , reconnaît le secrétaire général. Lequel se dit favorable à ce que les usagers sachent que le transport scolaire a un coût. « C’est pourquoi nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il soit demandé aux familles une participation symbolique de 5% au maximum« .

Cinq questions à Claudy Lebreton, président de l’Association des départements de France

Quelle est la situation financière des départements ?

Le contexte général dans lequel nous sommes amenés à assumer des responsabilités est très lié à la situation nationale, européenne et mondiale. C’est-à-dire que nous subissons une grande tension sur les finances publiques. Depuis des années, nous voyons chuter nos recettes fiscales, alors que nos dépenses ne cessent de progresser. De toutes les collectivités territoriales, ce sont les départements qui sont le plus en grande difficulté financière. Tout cela nous pousse à regarder de très près toutes les sources d’économie potentielles. D’où les décisions qui ont été prises dans le secteur des transports.

Peut-on dire que la remise en question de la gratuité des transports scolaires est tendancielle ?

Les départements qui sont revenus sur la gratuité sont finalement très peu nombreux. De plus, aucun n’a décidé d’imposer du jour au lendemain une forte participation financière. Pour utiliser une métaphore médicale, il s’agit d’un traitement homéopathique. Par ailleurs, j’observe qu’une immense majorité de départements consacrent d’importants moyens aux transports scolaires : pour 39 d’entre eux, ils subventionnent ce service entre 95 et 100%.

Peut-on imaginer que les régions cofinancent le transport des lycéens ?

C’est un sujet d’actualité. Même si cette question-là n’a pas été abordée dans la campagne présidentielle, elle l’est dans tous les cercles initiés. François Hollande, dont je suis membre du comité de campagne, porte l’éventualité d’une nouvelle réforme de décentralisation. Nous en sommes au stade de la clarification des compétences entre l’Etat et les collectivités mais aussi entre les collectivités elles-mêmes. Le transport est une compétence partagée : l’urbain incombe aux agglomérations, l’interurbain aux conseils généraux, et le ferroviaire régional aux régions. Aujourd’hui, le grand enjeu est lié l’intermodalité. La tension sur les dépenses et les recettes publiques nous oblige à nous rapprocher. Mais cela demande du temps, des conciliabules, des négociations. Il est impératif d’aller vers plus de coopération, de mutualisation, de rationalité dans l’organisation des services publics. Je pense que d’ici 5 ans tout cela sera résolu et que nous serons parvenus à des gentlemen agreement entre les conseils généraux et régionaux en matière de transport.

Pour dégager de nouvelles ressources, seriez-vous partisan d’augmenter la participation demandée aux familles ?

Compte tenu de la situation économique et du pouvoir d’achat, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment d’augmenter fortement la participation des familles. De plus, les enfants qui fréquentent les bus ne sont pas forcément les plus aisés économiquement. Malgré tout, nous sommes en train de rechercher un équilibre entre ce qui reste des ressources liées à la fiscalité et ce qui va relever des usagers. D’où la tendance à actualiser les prix de façon modérée. Nous venons de la faire dans les Côtes-d’Armor, département que je préside. Nous avons augmenté de 10 euros la participation financière des familles. Ce qui la porte à 110 euros par an et par enfant. Autre piste étudiée par les collectivités pour réduire les coûts : la possibilité de revenir à des régies départementales. Il y a de plus en plus d’interrogations sur la pertinence des délégations de service public pour une raison très simple : les grands groupes de transport ont gagné beaucoup d’argent…

Pensez-vous que les départements qui ont instauré des tarifications uniques risquent de revoir les prix à la hausse ?

Non. J’espère que la situation économique et financière va se détendre. Il faut avoir le souci de la maîtrise des dépenses mais aussi celui des investissements publics pour produire du développement et de l’emploi. C’est un enjeu essentiel, un équilibre qu’il faut trouver. Aujourd’hui, avec le développement durable, il faut trouver un système qui encourage à l’utilisation du transport public. Dans les Côtes- d’Armor, avec un titre à 2 euros, nous sommes passés en 5 ans de 150000 voyageurs à 500000 aujourd’hui.

(Avec mobilicites.com et Transport Public).

Posted in Alpes du Sud, Fréquentation, Isère, Politique, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Isère : la réforme des transports scolaires contestée

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Au rayon des nouveautés de la rentrée 2012, la réforme des transports scolaires en Isère fait grincer des dents. Deux raisons principales : la fin de la gratuité pour l’ensemble du département, avec une participation financière calculée selon le quotient familial. Puis une modification d’itinéraires et d’horaires sur trois lignes : 1040, 1050 et 1060. Elles relient les cantons de Pont-de-Chéruy et Crémieu à Bourgoin-Jallieu. Un millier d’élèves sont concernés.

De nombreuses familles, réunies en collectif, ne comprennent pas cette réforme, à l’étude depuis un an au conseil général.

Des correspondances impossibles

« Nos enfants vont être traités comme des colis, c’est inacceptable », clame Valérie Queyroi, mère de famille de Saint-Romain-de-Jalionas. La réforme rend certains trajets impossibles. « Pour un trajet Chatelans – Lycée Saint-Marc, mon fils arrive à Crémieu à 7h14 alors que la correspondance part à 7h04 ! » L’allongement des temps de trajet est également critiqué. « Ma fille va mettre près de cinquante minutes supplémentaires pour rentrer du lycée Saint-Marc », déplore Valérie Queyroi. « La mienne doit prendre quatre bus différents« , ajoute Audrey Matias, à l’initiative d’un collectif de parents en colère. « Je prie pour qu’elle attrape sa correspondance et ne se fasse pas renverser en route … »

Un arrêt de bus jugé dangereux

Car l’inquiétude est là aussi. Un arrêt de bus sur la D18, le Lichoud, cristallise toutes les craintes. « C’est un dépôt où nos enfants doivent attendre leurs correspondances à destination de Bourgoin-Jallieu. L’endroit est désert, en bord de route, sans aucun abri ni éclairage. Et bien sûr, aucune sécurité. J’ai peur pour mes enfants », avoue Audrey Matias. « La ligne n’étant plus directe, nos enfants doivent attendre une dizaine de minutes dehors, le matin, à cet arrêt fantôme du Lichoud. À l’inverse, le soir, ils n’ont qu’une minute pour descendre du bus, trouver leur correspondance et repartir. »

Un véritable imbroglio pour des parents désemparés, qui n’ont pour l’instant aucune réponse. « J’ai participé à une réunion vendredi au lycée Saint-Marc. Des représentants du Conseil général devaient être présents. On ne les a pas vus », regrette Valérie Queyroi. Les familles ont toutefois reçu le soutien d’élus, parmi lesquels Louis Daïna, maire de Dizimieu, et Alain Moyne-Bressand, député-maire (UMP) de Crémieu. Ce dernier l’assure : « j’ai alerté le Conseil il y a deux mois en demandant une suspension de séance. Il faudrait revenir à l’ancien système, celui de la ligne directe. C’est un dossier urgent de la rentrée. »

Des ajustements fin septembre

Du côté du Conseil général de l’Isère, la fin de la gratuité est expliquée par une volonté de justice sociale. Les changements d’itinéraires et d’horaires sur les lignes 1040, 1050 et 1060 résultent quant à eux « d’une volonté d’optimisation de lignes jusqu’alors inefficaces et illisibles« , explique Nicolas Fontaine, directeur des transports scolaires au Département. « Nous avons souhaité ouvrir ces lignes à un public adulte et salarié. Ce ne sont pas des lignes scolaires mais départementales. » Didier Rambaud, vice-président du Conseil général en charge des transports, assure avoir entendu les plaintes des parents d’élèves et observera la mise en place du nouveau réseau : « tout changement est anxiogène. Nous ne sommes pas opposés à des ajustements, fin septembre, en cas de dysfonctionnements avérés. »

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Posted in Isère, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les élus grenoblois rêvent toujours d’une liaison par câble avec le Vercors

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Lancé le 19 mars 2012 par Marc Baïetto, président de la Métro, le projet de transport par câble Grenoble – Vercors peut se résumer ainsi : une télécabine reliant Fontaine à Lans-en-Vercors avec une station intermédiaire à Saint-Nizier-du-Moucherotte (4,5 km + 5,5 km, soit 10 km), un trajet réalisé en 29 minutes, un débit de 2400 personnes/heure, un investissement de 40 à 50 millions d’euros assuré pour l’essentiel (environ les deux tiers) par un opérateur privé puisque la Métro souhaite confier cette délégation de service public à un privé ; le prix du ticket à l’unité serait de l’ordre de 4€ à 5€ pour l’aller et de 7€ à 8€ pour l’aller-retour, avec bien sûr des abonnements et des tarifs réduits. La mise en service est espérée pour fin 2014.

Voilà pour les grandes lignes. Le 6 juillet 2012, la Métro a pris une délibération pour lancer plusieurs études, car de nombreuses hypothèses sont possibles et nombre de questions se posent (équipement, coût, montage, fréquentation, liaison avec tout le Vercors, etc). Dans les prochaines semaines, il faudra que la Communauté de communes du massif du Vercors, le Conseil général de l’Isère (qui tous deux participeront au financement) et les communes de Fontaine, Saint-Nizier et Lans-en-Vercors délibèrent pour désigner la Métro comme maître d’ouvrage de ce projet. Fin octobre, la Métro devrait choisir un assistant à maîtrise d’ouvrage, car le projet est complexe.

L’appel d’offres pour trouver le partenaire privé pourrait être lancé début 2013, et c’est le candidat retenu qui lancera l’enquête publique. Sachant qu’il faut un an et demi de travaux pour réaliser un telle télécabine, ce dernier pourrait fonctionner fin 2014.

L’exemple de Bolzano

Une délégation d’élus grenoblois s’est rendue à Bolzano fin août 2012. Certes, Bolzano (105000 habitants) n’est pas l’agglomération grenobloise (404000 habitants). Et comparaison n’est pas raison. Mais les similitudes sont telles entre cette ville de l’extrême nord de l’Italie, dans le Tyrol du sud, enserrée dans les montagnes et reliée au plateau du Renon par un tout nouveau téléphérique (montant donc de 273 mètres à 1221 mètres d’altitude), et l’agglomération grenobloise qui rêve d’un transport par câble reliant Fontaine à Lans-en-Vercors (de 202 mètres à 1012 mètres d’altitude), que les élus isérois sont revenus gonflés à bloc de leur périple italien.

En 2009, la province du Haut-Adige a mis en service ce nouveau téléphérique, très performant, confortable et silencieux, pour remplacer une vieille télécabine monocâble en fin de vie, dont la fréquentation plafonnait alors à 300000 voyages par an.

Les responsables politiques de Bolzano tablaient, avec la nouvelle infrastructure, sur une hausse de fréquentation allant jusqu’à 500000 voyages par an. Or, trois ans après sa mise en service, le téléphérique de Bolzano dépasse les 900000 voyages par an, et le succès est tel, notamment vis-à-vis des touristes, qu’on vient de passer le prix de l’aller-retour de 6,50€ à 10€ pour contenir cet afflux de touriste, afin que la population du plateau du Renon (7000 habitants et une forte activité touristico-économique, avec 3000 lits touristiques et deux zones artisanales) ne soit pas “dépossédée” de cet exceptionnel outil d’aménagement du territoire.  Les habitants de Renon et Bolzano bénéficient d’abonnements à prix réduits.

Entre 2009 et 2012, le secteur touristique a vu son activité augmenter de 30% sur le plateau du Renon, grâce au nouveau téléphérique. Les habitants du plateau comme ceux de la ville sont ravis, les touristes aussi.

En bas, les cabines passent à ras des immeubles, devant les balcons, sans que quiconque y trouver matière à faire la révolution. En haut, la station d’arrivée est entourée d’hôtels, de restaurants et d’habitations. Et dès qu’on débarque de la cabine, on peut sauter dans un petit train qui parcourt le plateau.

Inutile de préciser que les élus isérois, et en particulier ceux du Vercors, sont revenus de Bolzano avec des rêves pleins la tête.

Reste aux élus du Vercors à convaincre leurs collègues de Saint-Nizier, et à la majorité de gauche de la Métro à convaincre ses 8 élus (dont 7 communistes) qui se sont abstenus en juillet. Un désaveu qui, s’agissant d’un dossier aussi sensible et novateur porté par le président de la Métro, fait forcément un peu tache …

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Posted in Isère, Italie, Politique, Tarification | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Les projets pour la reprise de l’exploitation du chemin de fer de La Mure

Posted by ardsl sur 6 juin 2012

Été 2011. Mobilisation en gare de La Motte d’Aveillans pour la survie du chemin de fer de La Mure.

L’ARDSL a assisté lundi 4 juin 2012 à une réunion de présentation des réponses à l’appel à projets lancé par le Conseil général de l’Isère pour la reprise du Chemin de fer de La Mure.

Le Conseil général de l’Isère a reçu 3 dossiers (lire), celui du consortium VFD (Voies Ferrées du Dauphiné)- CITEV (exploitant du train à vapeur des Cévennes), celui de Kléber-Rossillon et celui du SNC Lavalin (qui exploite le Panoramique des Dômes depuis le 26 mai 2012). L’objectif du Conseil général était une reprise partielle du service en 2013.

Le groupement VFD-CITEV a été écarté car prévoyant des trains à vapeur incompatibles dans les longs tunnels de la ligne.

Le conseiller général de La Mure, Charles Galvin (PS), a présenté le 4 juin 2012 à La Motte d’Aveillans, les deux propositions restantes.

Le projet de SNC Lavalin

SNC Lavalin a présenté un projet très intéressant qui maintien l’exploitation de la ligne entre La Mure et le Grand Balcon soit 27 km sur les 30 km jusqu’à Saint-Georges-de-Commiers. Elle construirait un important bâtiment musée-dépôt (à deux niveaux) à La Mure avec trois voies, l’une au fond pour ateliers et révisions avec fosse, puis une voie de garage et de stockage du matériel et une voie pour du matériel présenté au public côté musée. À l’étage, une salle d’exposition avec en façade du bâtiment une large baie vitrée dans laquelle serait présenté un tracteur Brissonneau et Lotz ex-VFD qui serait ainsi visible de l’extérieur. SNC Lavalin remettrait en état 4 tracteurs Sécheron (3 en l’état ; le 4ème étant réalisé sur la base des 4ème et 5ème véhicules moteurs). Le matériel remorqué serait remis en état ainsi que la voie, le ballast, la caténaire et la sous-station.

Au terminus du Grand Balcon, un bâtiment serait créé avec restaurant de 100 places et belvédère panoramique, une voie d’évitement permettant l’impasse des locomotives pour pouvoir repartir en sens inverse, et une promenade avec jeux pour enfants sur 800 mètres le long de la voie.

L’exploitation se ferait par des compositions courtes de 130 places tous les jours d’avril à octobre de 9h00 à 18h00, avec fonctionnement en marche à vue avec technique du bâton pilote. SNC Lavalin préfère une exploitation rapide toutes les 40 minutes à partir de 10h00 (toutes les 60 minutes avant) avec des trains courts. Les trains ne desserviraient sur leurs parcours que la halte de la Mine Image (musée) de La Motte d’Aveillans dont les quais seraient réaménagés.

Une demande a été formulée pour des navettes complémentaires entre La Mure et La Motte d’Aveillans, l’idée sera étudiée si le groupe Lavalin remporte le marché.

Le financement est de 19,1 millions d’euros répartis entre 6M€ de subventions d’investissements à fournir par les différentes collectivités territoriales concernées, 12M€ d’emprunts bancaires et 3M€ de fonds propres apportés par SNC Lavin. SNC Lavalin estime entre 105000 et 140000 le nombre de voyageurs annuels mais mise sur une fréquentation annuelle de 120000 voyageurs.

SNC Lavalin évoque un démarrage possible de l’exploitation en 2014, si le marché est validé au cours de l’été 2012.

Le projet Kleber-Rossillon

La société Kleber-Rossillon envisage une exploitation par vélos-rails (en descente sur 8 km) entre la gare de La Motte d’Aveillans et le Grand Balcon avec retour (en montée) par autorail diesel avec exploitation d’avril à la Toussaint. Serait constitué un parc de 25 vélos-rails, avec un dispositif de freinage hydraulique limitant la vitesse à 25 km/h maximum. L’aller et retour se feraient en autorail en cas de mauvais temps.

Le centre opérationnel serait basé à La Motte d’Aveillans avec agrandissement de la remise existante.

Au terminus du Grand Balcon, la maison de garde serait réaménagée avec une terrasse de deux mètres de largeurs pour la vue et à l’intérieur il y aurait des toilettes sèches ainsi qu’une vente de rafraîchissements et de sandwichs. Le remplacement des gardes corps est envisagé à certains endroits pour la sécurité des vélos-rails.

La société compte avoir 3 salariés à l’année et 11 en saison d’exploitation. Elle table sur 500 places par jours avec 350 circulations à l’année pour 26000 passagers par an dont 23000 dès la 1ère année d’exploitation. Le financement est escompté à 2,2 millions d’euros dont 200000€ pour l’achat d’autorails d’occasion (peut-être des ABJ corses).

Le matériel actuel du Chemin de fer de La Mure serait quant à lui complètement abandonné.

SNC Lavalin, un projet plus ambitieux et plus coûteux

Des deux projets, celui de la SNC Lavalin est sans conteste le plus satisfaisant pour les amateurs de trains et pour l’économie locale. Il a déclenché un consensus politique (toute tendance politique) chez les élus du plateau Matheysin et du Sud Isère. Mais la majorité du Conseil Général suivra-t-elle ? Les coûts nécessaires rebutent fortement les élus du Centre et du Nord Isère. La pétition lancé par l’AEDTF et l’ARDSL a déjà été signée par plus de 11 500 personnes et va continuer jusqu’à la réouverture réelle de la ligne et le sauvetage de l’ensemble du matériel actuel. Une réflexion est en cours pour un classement dans la liste des sites remarquables ainsi qu’au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Posted in ARDSL, Isère | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Car Postal France en Isère, suite et pas encore fin

Posted by ardsl sur 12 avril 2012

Les transporteurs rhônalpins ne souhaitent pas que leurs plaintes concernant les pratiques de Car Postal France restent lettre morte. Ils se préparent à lancer une série d’actions sans précédent.

Le différent qui met aux prises le Conseil général de l’Isère, les transporteurs locaux et Car Postal France ne devrait pas être laissé en poste restante. Les pratiques anti-concurrentielles de l’opérateur suisse, dénoncées par les PME, appuyées par la FNTV 38 ne sont pas passées inaperçues (lire notre article précédent) et ne restent pas sans suite. « Pour autant, nous avons le sentiment que le Conseil général a l’intention de laisser s’enliser le dossier, notamment pour ne pas obscurcir l’éventuel avenir ministériel d’André Vallini, son président« , déclare une source proche du dossier. Ainsi, le département assure avoir saisi la préfecture sur le sujet et promet de se référer à ses préconisations. Par ailleurs, lors de la dernière commission d’appel d’offres du 4 avril, cinq marchés ont été déclarés infructueux et remis en concurrence restreinte. « En revanche, on ne sait toujours pas ce qu’il est advenu de la dizaine de marchés restant à attribuer. Dans le cas où Car Postal France serait désigné comme bénéficiaire, nous conseillons aux PME en concurrence de lancer une procédure de référé précontractuel« , explique Frédéric Papon, secrétaire général de la FNTV 38.

Porter l’affaire en correctionnelle

Si le Conseil général avait effectivement la volonté de faire jouer la montre, il n’est pas sûr que la patience soit encore à l’ordre du jour chez les transporteurs locaux, plutôt remontés comme des coucous. Plusieurs actions et saisines sont envisagées. En premier lieu, l’autorité de la concurrence avec la demande de mise en place de mesures conservatoires dans l’attente de la clarification de la situation notamment sur d’éventuels comportements anti-concurrentiels, d’aides massives par le biais de fonds publics… Un avocat suisse a été saisi afin de vérifier la légalité des aides apportées par La Poste suisse, notamment dans l’optique de sa privatisation programmée à fin 2012. De son côté, la FNTV devrait, au niveau national, entamer une action auprès de la commission européenne au titre d’un manquement au respect de la libre concurrence au sein de l’espace européen. Selon nos informations, le bureau de la FNTV aurait validé cette décision. Par ailleurs, la FNTV Rhône-Alpes, a fait parvenir au préfet, à la chambre régionale des comptes, ainsi qu’à André Vallini, un constat d’huissier prouvant que les véhicules exploités par Car Postal France sur les marchés isèrois ne sont pas conformes avec le cahier des charges sur lequel l’opérateur s’était engagé. « À ce titre, les pénalités devraient se compter en millions d’euros« , assure notre source proche du dossier. Enfin dans le cas où, l’enlisement de l’affaire se confirmerait, la FNTV Rhône-Alpes se donne la possibilité de saisir le procureur de la République afin de porter l’affaire en correctionnelle. Selon Philippe Neveu, avocat spécialisé dans les transports : « cette implication et la cohésion des transporteurs sont presque inédites. C’est à ma connaissance quasiment la première fois que des PME envisagent une saisine aussi large, allant de l’autorité de la concurrence au procureur de la République. Par l’ampleur de la fronde, la nature des enjeux et des mises en causes potentielles, sans oublier la cohésion de la profession, nous sommes face à une affaire qui fera sans aucun doute date« .

(Avec Bus et Car).

Posted in Isère | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

La préfet Carenco très impliqué dans les dossiers routiers et ferrés

Posted by ardsl sur 20 mars 2012

Lors d’un point-presse lundi 19 mars, Jean-François Carenco s’est montré particulièrement intransigeant sur l’utilité de l’A45 et sur le « mythe » du contournement ouest de Lyon.

On savait le représentant de l’État très impliqué dans les dossiers routiers ou ferrés, mais peut-être pas à ce point-là. Lundi 19 mars, devant une dizaine de journalistes de presse locale, Jean-François Carenco s’est fermement opposé à la réalisation d’un COL, un contournement ouest de Lyon. « J’y suis défavorable« , commente le préfet du Rhône, « c’est un mythe, ça ne se fera jamais. Ce n’est ni faisable, ni réalisable, ni finançable. » Le COL, qui est notamment demandé par Gérard Collomb et le Grand Lyon, permettrait selon ses défenseurs de délester l’A7 et de la requalifier en boulevard urbain. Pas pour le préfet Carenco, pour qui le projet « implique des études couteuses, le percement de tunnels notamment sous le mont Pilat et des milliards d’euros d’investissements que l’État n’a pas. » Et Jean-François Carenco a réaffirmé sa volonté de réaliser un contournement mais à l’est de l’agglomération. L’A432, qui relie déjà Les Échets à Saint-Laurent-de-Mure, serait alors une amorce à ce projet, qui passerait par le Nord Isère et qui pourrait déboucher autour de Vienne, là aussi pour délester l’A7 et l’agglomération lyonnaise du trafic important de poids lourds.

Sur le bureau de Jean-François Carenco se trouvent aussi de nombreuses décisions de transports, qui doivent améliorer à plus ou moins long terme la circulation à Lyon. Concernant l’A45, le préfet a confirmé que l’appel d’offres devrait être lancé par l’État avant la fin de l’année 2012. « Je fais ce qu’on me demande« , affirme-t-il, et confirmant aussi « une actualisation du budget de 10%« , soit une enveloppe nécessaire de 770 millions d’euros pour cette nouvelle autoroute reliant Lyon à Saint-Étienne, au lieu des 700 millions prévus au départ. Sur le plan de travail préfectoral se trouve également les autorisations pour la mise en service de l’A89, entre La Tour-de-Salvagny et Balbigny, d’ici la fin de l’année, et la signature pour l’automne prochain de la déclaration d’utilité publique de la partie nord du Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (le CFAL). Une signature qui interviendra en même temps que le choix définitif du tracé sud, qui doit déboucher au sud du Rhône.

Enfin le dernier dossier suspendu jusqu’à signature, c’est la création du Pôle métropolitain. Cette association de quatre communautés urbaines ou d’agglomération (Lyon, Saint-Étienne, Bourgoin-Jallieu et Vienne) doit à terme chapeauter sur certaines compétences des devoirs de ces agglos. « L’arrêté de création est sur mon bureau« , concède encore une fois Jean-François Carenco, « et je le signerai au tout début avril. » Cette approbation devrait ensuite permettre d’avancer sur la réflexion d’un grand syndicat de transport à échelle régionale et qui regrouperait les quatre agglomérations, mais aussi l’Ain, l’Isère, la Loire, le Rhône et la région Rhône-Alpes. « Un système de type SRU« , explique le préfet, qui affirme que le SYTRAL, le syndicat des transports lyonnais, ne disparaîtra pas. « Il est normalement prévu que le périmètre du SYTRAL s’élargisse aux communes volontaires, dès que le département du Rhône en sera sorti« , détaille ensuite le personnage d’État. Celui-ci donne d’ailleurs une dernière précision sur ce nouveau syndicat : sur les 64 membres qui le constitueront, 21 membres représenteront le Grand Lyon.

(Source : lyonmag.com).

Posted in Ain, Autoroutes, Isère, Loire, Politique, Rhône | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :