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Budget 2013 : l’AFITF voient ses moyens augmenter de 4%

Posted by ardsl sur 3 octobre 2012

Merci la route ! Grâce à la taxe poids lourds ou à la traque aux excès de vitesse, le ministère des Transports devrait pouvoir maintenir en 2013 son effort en faveur des infrastructures, via son Agence de financement des infrastructures de transport (AFITF) : axes routiers, lignes à grande vitesse, transport collectifs en site propre, réalisations fluviales, portuaires ou maritimes.

Loin d’être soumis à la rigueur, les moyens de l’Agence de financement des infrastructures de France (AFITF) présidée par le député socialiste Philippe Duron doivent au contraire augmenter de 4%. Pour atteindre 2,207 milliards d’euros en 2013, contre 2,11 milliards en 2012.

C’est ce qu’il ressort du projet de budget 2013 du ministère de l’Écologie – Delphine Batho exerce la tutelle sur les Transports – pourtant soumis à une baisse globale de 4,5% de son budget. Celui-ci recule en effet à 7,6 milliards d’euros, avec la suppression de 614 postes.

400 millions attendues de la taxe poids-lourds

Comment expliquer une telle progression de moyens en faveur de l’AFITF alors même que l’État va réduire la subvention qu’il lui verse : 700 millions d’euros au lieu du milliard ces dernières années ? En fait, pour compenser, le gouvernement compte sur des moyens extra-budgétaires.

Tout d’abord, la taxe poids lourds dont l’entrée en vigueur est prévue à partir de fin juillet 2013. Il espère en tirer 400 millions d’euros bruts sur les derniers mois de 2013. « Mais cette estimation théorique reste à vérifier« , mesure-t-on avec prudence à l’AFITF. Surtout si le trafic de poids lourds continue de s’effondrer, sachant qu’il flirte actuellement avec les niveaux très bas de 2008.

L’autre levier pour augmenter les moyens de l’Agence est une augmentation de certaines ressources existantes, comme le produit des amendes radars. À force d’un quadrillage de plus en plus implacable des routes, les recettes des radars explosent. La part qu’en perçoit l’AFITF devrait dépasser largement les 200 millions d’euros.

Également en progression attendue, la Taxe d’aménagement du territoire (TAT qui a représenté 555 millions en 2012), elle augmente d’environ 10 millions par an. Ou enfin, la redevance domaniale (environ 200 millions en 2013).

À quoi serviront les 2,2 milliards d’euros de l’AFITF ?

La répartition sera précisément fixée au conseil d’administration de décembre, une fois la Loi de finances 2013 adoptée. Si le cabinet de Frédéric Cuvillier communique sur un changement de cap avec l’arrêt de grands projets – ce qui semble être le cas pour le canal Seine – Nord – et l’effort sur les réseaux de transport existant, les grands équilibres ne seront pas fondamentalement bouleversés.

Environ un tiers des crédits ira aux routes (modernisation des itinéraires routiers, régénération du réseau national, amélioration de la sécurité en tunnel), indique le ministère.

Un quart des dépenses sera consacré aux lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) qui occupent une part importante compte tenu de la fin de la LGV Est et des lancements décidés sous le précédent quinquennat comme Tours – Bordeaux, Nîmes – Montpellier ou Bretagne – Pays-de-Loire.

200 à 250 millions de crédits pour les TCSP en 2013

Une fraction des moyens de l’AFITF ira aux transports collectifs en site propre (TCSP). Aucun crédit de paiement, mais des autorisations d’engagement seront affectés au troisième appel à projets TCSP. L’Agence continue en fait de régler sa participation au deuxième et même au premier appel à projets, au fur et à mesure des mises en service des tramways, comme celui de Dijon par exemple. Les crédits versés pourraient atteindre 200 à 250 millions en 2013.

Et l’entretien du réseau ferroviaire classique se poursuit via les contrats de projets État Régions.

Concernant le budget des infrastructures et services de transport (Programme 203 dans le langage technocratique) du ministère des Transports, signalons que Frédéric Cuvillier a obtenu un maintien des moyens à 3,174 milliards. Et 70%, soit plus de 2,536 milliards d’euros seront versés à Réseau ferré de France (RFF) pour poursuivre l’effort d’entretien du réseau (même montant qu’en 2012). Si la Loi de finances confirme ces projections…

Les TET plus dotés en 2013

En 2013, l’aide versée par l’État à SNCF pour exploiter les trains d’équilibre du territoire (TET) va progresser de 45 millions d’euros. L’enveloppe globale de subventions sera portée à 325 millions d’euros, soit + 16%.

Trois raisons à cela :

  • davantage de dessertes sont maintenues que prévu (Paris – Belfort est conservé pendant 18 mois après la mise en service de la LGV Rhin – Rhône).
  • une réévaluation des charges facturées par SNCF.
  • une compensation à la hausse limitées des tarifs intervenues en janvier et en août 2012.

Cette aide accrue ne coûtera rien à l’État. Elle sera financée par un relèvement du plafond de la taxe sur le résultat des entreprises ferroviaires (TREF) qui était plafonnée à 155 millions d’euros. Le solde sera financé à hauteur de 90 millions d’euros par la contribution de solidarité nationale, et à hauteur de 35 millions d’euros par une fraction de la taxe d’aménagement du territoire.

(Avec mobilicites.com).

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La Haute-Savoie ratera-t-elle l’arrivée du CEVA ?

Posted by ardsl sur 24 septembre 2012

La gare d’Annemasse raccordée à celle de Genève Cornavin : tel est le but du CEVA.

Le canton de Genève poursuit la réalisation du raccordement ferroviaire des gares de Cornavin, des Eaux-Vives et d’Annemasse (CEVA) approuvé à 63% lors de la votation populaire qui lui était consacré. Ce raccordement fera tomber le mur de Berlin ferroviaire de la cité de Calvin.

Longtemps considéré comme un RER de l’agglomération genevoise, cette réalisation représente également un enjeu majeur pour la Haute-Savoie. En effet, des trains directs sont prévus toutes les heures entre Genève, Évian, Annecy et Saint-Gervais, via la gare d’Annemasse.

Certains opposants français au projet invoquent que leurs commune vont devenir des dortoirs de Genève, or les transfrontaliers sont déjà là et vont actuellement à 90% à leur travail en voiture. Avec CEVA et le RER franco-valdo-genevois, la Haute-Savoie bénéficiera de la venue des Suisses sur son territoire permettant d’y développer toute l’économie régionale. Les stations de sports d’hiver comme Saint-Gervais ou Chamonix seront accessibles depuis Genève en train avec un temps de parcours semblable aux stations valaisannes. Or lorsque l’on sait qu’un habitant suisse sur deux possède un abonnement de chemin de fer, on constate la nette préférence des helvètes au transport ferroviaire.

Les dessertes internes à la Haute-Savoie bénéficieront également de meilleures dessertes sur l’ensemble des étoiles de La Roche-sur-Foron et d’Annemasse avec un cadencement au moins deux trains par heure et par sens sur Annemasse – La Roche-sur-Foron et Annemasse – Évian et au moins un train par heure Annemasse – Bellegarde, La Roche-sur-Foron – Saint-Gervais et La Roche-sur-Foron – Annecy et à l’heure.

L’ARDSL recommande l’inscription au prochain contrat de projet État – Région (CPER) de mesures complémentaires pour augmenter les bénéfices apportés par CEVA et le RER franco-valdo-Genevois à la Haute-Savoie.

Il convient de moderniser l’étoile ferroviaire de La Roche-sur-Foron. Nous demandons donc que la ligne Annemasse et La Roche-sur-Foron (commune aux trains desservant Annecy et la vallée de l’Arve) soit dotée d’une signalisation moderne (BAL, block automatique lumineux) et de points de croisements supplémentaires (en plus de celui existant à Reignier). Dans une seconde étape, il faudra moderniser les deux autres branches de l’étoile de La Roche-sur-Foron. Cela passe notamment par la réalisation d’un shunt près de La Roche-sur-Foron (avec création d’une halte La Roche-sur-Foron nord à la sortie du shunt côté Annemasse ; dans un premier temps ce shunt pourrait être monotube le shunt étant utilisé pour le matin pour le sens Annecy – Genève et le soir pour le sens Genève – Annecy, la voie ferrée actuelle continuant de servir pour le sens inverse de circulation).

Par ailleurs, il est vital de compléter les dessertes CEVA par la réouverture des 17 kilomètres séparant Évian et Saint-Gingolph (ligne du Tonkin) pour permettre la création de relations directes tant depuis Genève que depuis Annecy vers Martigny et Sion via Thonon-les-Bains.

Il faut également signaler que le projet CEVA France s’inscrit pleinement dans la logique du Grenelle de l’Environnement en offrant une alternative crédible au tout routier, d’autant plus que la vallée de l’Arve dépasse largement les seuils annuels de pollution de l’air.

Enfin, l’ARDSL souligne que dans le cas où les élus, voire la population de la vallée de l’Arve seraient majoritairement opposés au projet, il n’est pas à exclure que les dessertes soient  davantage concentrées sur l’axe Annecy – Genève au détriment de la vallée de l’Arve. Une telle situation serait pour le moins dommageable.

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La réouverture de la ligne Avignon – Carpentras déclarée d’utilité publique

Posted by ardsl sur 12 août 2012

La réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire Avignon – Carpentras est plus que jamais sur les rails. Après la “concertation préalable” menée du 15 novembre au 20 décembre 2010 et l’enquête publique menée du 15 février au 15 mars 2012, la réouverture de la ligne a été déclarée d’utilité publique par le préfet du Vaucluse le 3 août 2012.

L’enquête publique se composait de deux enquêtes conjointes, relatives au parcellaire et à la “mise en compatibilité des documents d’urbanisme” sur le projet en question.

Pendant un mois, entre le 15 février et le 15 mars 2012, le public a pu se rendre dans l’une des sept mairies concernées (Avignon, Le Pontet, Sorgues, Entraigues-sur-la-Sorgue, Althen-des-Paluds, Monteux et Carpentras) afin de prendre pleine connaissance du projet.

Pendant toute la durée de ces trois enquêtes, le public a pu :

  • consulter les trois dossiers d’enquête déposés dans les sept mairies concernées ;
  • s’exprimer sur les trois registres d’enquêtes mis à disposition dans chaque mairie, ou par courrier adressé aux mairies des sept communes concernées, à l’attention de la commission d’enquête ;
  • rencontrer les commissaires enquêteurs lors de leurs permanences en mairies.

Un projet marginal dans les années 1970

Selon Ivan Rascle, chef du projet chez Réseau Ferré de France, les conventions de financement devaient être signées avant la fin du mois de mars 2012.

Dans les années 1970, seules quelques associations, qui paraissaient alors un peu marginales, ont cru possible et réclamé la réouverture de cette ligne aux voyageurs. Et puis le projet est apparu viable.

Une étude préliminaire, financée dans le cadre du contrat de plan État-Région 2000-2006, a conclu à sa “faisabilité”. Du coup, le projet a été inscrit dans le contrat de projet 2007-2013.

Réouverture prévue pour le 14 décembre 2014

Et le premier train de voyageurs est annoncé en gare de Carpentras pour fin 2014 !

La liaison Avignon – Carpentras nécessite la remise à niveau de l’infrastructure entre Sorgues et Carpentras qui n’accueille plus que quelques circulations de fret par jour. Un vaste chantier qui comprendra, notamment, le remplacement et l’adaptation de la totalité de la voie pour permettre la circulation de trains jusqu’à 120 km/h (contre 30 km/h aujourd’hui), la rénovation d’ouvrages d’art situés sur la ligne, la signalisation automatique avec commande à distance pour réguler la circulation des trains, l’aménagement des gares et la requalification des sites et de leurs accès, la fermeture de 9 passages à niveau (+ 1 “piéton”) sur les 12 existants.

Les travaux devraient avoir lieu de mars 2013 à juin 2014 avec une fermeture totale de la ligne. La réouverture au service des voyageurs pourrait coïncider avec l’entrée en vigueur du service 2015, soit le dimanche 14 décembre 2014.

La ligne ne sera pas électrifiée dans un premier temps, mais le gabarit réservé pour du 1,5 kV.

Il est envisagé 19 allers-retours entre la cité des Berlingots et celle des Papes. Le trafic sera assuré par 5 rames Régiolis « de 75 m de long ».

Le trajet entre Carpentras et Avignon Centre prendra 30 minutes. Les TER desserviront systématiquement Monteux, Entraigues et Sorgues. La réouverture de la gare du Pontet (terminus de la ligne 1 du futur tram du Grand Avignon) et la création d’une halte « Avignon Facultés » ne faisaient pas partie du projet soumis à enquête.

La ligne demeurera ouverte au fret.

Le coût total de la réouverture est de 79,75M€.

(Avec Vaucluse Matin et laprovence.com).

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Le Puy-en-Velay : la nouvelle gare prend forme

Posted by ardsl sur 2 août 2012

Le Pôle d’Échange Intermodal (PÉI) du Puy-en-Velay est lancé. Afin de « refaire le lien avec la ville », d’importants travaux sont engagés, comme l’aménagement de parkings ou la création d’une gare routière.

Jugée inepte, « tel un cul de sac piéton et routier » par Laurent Wauquiez, la gare SNCF du Puy-en-Velay va changer de visage. Les collectivités ont décidé de réorganiser le site, qui n’était même pas desservi par les transports en commun, en améliorant la liaison entre les quartiers et en diversifiant les modes de transport : trains, autos, taxis, vélos, voitures, cars, piétons…

Tout pourra être centralisé autour de la nouvelle gare SNCF qui se positionne de plus en plus comme un carrefour important du transport ferroviaire auvergnat. Plus de 222000 personnes empruntent chaque année (soit environ 600 personnes par jour) les trains réguliers en direction de Saint-Étienne, Lyon et Clermont-Ferrand.

Première étape avec la passerelle

Afin de faciliter l’accès aux transports en commun et au centre-ville pour les piétons, une passerelle métallique couverte à trois travées de 86,5 mètres va enjamber la voie ferrée. Des rampes seront déposées pour favoriser l’accès aux personnes handicapées.

L’édifice devrait être accessible via un escalier métallique et des ascenseurs vitrés prévus pour six à huit personnes. Les travaux ont débuté début juillet ; l’assemblage et la pose de la passerelle seront effectués en septembre, les ascenseurs en octobre.

Un parking de 180 places

Le parking Bertrand de Doue devrait être créé courant 2013 afin de faciliter le stationnement pour accéder aux plateformes de transport. Il n’y aura qu’une seule entrée/sortie, elle se fera depuis le boulevard Bertrand de Doue. Depuis le parking, on accédera à la gare SNCF par la passerelle. Enfin, un cheminement piéton devrait être aménagé.

Le parking devrait comprendre 180 places, dont 30 réservées au personnel de la gare. Les 150 autres places seront donc accessibles pour tout le monde, bien que payantes. Les travaux du parking débuteront fin novembre et devraient s’achever en mai 2013.

Déménagement des cars

La gare ponote se trouvait tellement enclavée que sa gare routière avait été transférée Place Michelet, ce qui ne manquait pas de générer d’importants bouchons et limitait encore un peu plus les places de stationnement. En déplaçant les cars jusqu’à la gare SNCF, les élus entendent bien libérer des places en centre-ville et favoriser une meilleure fluidité du trafic.

Autre avantage de ce déménagement des cars : avec le contournement, ils partiront aussitôt sur la 2×2 voies sans altérer la circulation en ville. Laurent Wauquiez explique que le centre ville ponot est pénalisé par la situation actuelle et estime que l’aménagement du Pôle d’Échanges Intermodal va permettre de le désengorger.

Calendrier des travaux

La première phase des travaux devrait être achevée en avril 2013. Elle comprend la réalisation de la passerelle, la création d’un dépose-minute Boulevard Bertrand de Doue et l’aménagement d’un parking de 180 places, dont 30 pour le personnel et le reste pour le grand public (payant).

Pour la seconde phase des travaux, il faudra attendre un peu plus, au moins jusqu’en 2014. Elle comprend la création d’une voie de désenclavement du site ferroviaire à partir du contournement, la réalisation d’une gare routière, une desserte du site par les transports en commun et l’aménagement d’un parking public et du parvis de la gare.

Le financement du projet (montants HT)

Le coût total du projet s’élève à 13 464 000 euros. Les financements sont répartis de la sorte :

  • 8,450 millions d’euros pour la Communauté d’Agglomération du Puy-en-Velay ;
  • 1,2 million d’euros pour l’Europe (via le FEDER) ;
  • 986000 euros pour l’État (via le FNADT). L’obtention de cette participation n’a pas été acquise en 2011 et à nouveau sollicitée pour 2012. En cas de refus, ce pourrait être à la Communauté d’Agglomération de prendre en charge ce montant ;
  • 772000 euros pour le Conseil Régional Auvergne (hors aménagements périphériques);
  • 720000 euros pour l’État (via le contrat de projet État-Région) ;
  • 490 000 euros pour la SNCF ;
  • 466 000 euros pour RFF ;
  • 380 000 euros pour le Conseil Général de la Haute-Loire.

(Avec zoomdici.fr).

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LGV Rhin-Rhône : il reste 50 kilomètres à réaliser

Posted by ardsl sur 28 juillet 2012

Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort (MRC) a rencontré mercredi 25 juillet Frédéric Cuvillier, ministre délégué au Transport, pour évoquer notamment le financement des 50 kilomètres aux deux extrémités de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, qui restent à réaliser.

Concernant l’achèvement de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, soit trente-cinq kilomètres de Belfort à Mulhouse et quinze kilomètres de Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Dijon, le financement de ces travaux est prévu par le protocole d’intentions signé en janvier dernier avec l’État.

Un gain de 25 minutes

« Madame Bacot, membre du Conseil général du Développement durable, a été particulièrement chargée de mettre au point le plan de financement définitif« , commente Jean-Pierre Chevènement. « J’ai demandé au ministre qu’elle prenne contact rapidement avec les collectivités locales, et notamment avec les trois régions de France-Comté, Bourgogne et Alsace afin de finaliser avec elle le bouclage du plan de financement. J’ai suggéré au ministre d’utiliser soit la procédure dite « investissements d’avenir », comme l’avait suggéré, en 2010, le président Sarkozy, soit les crédits inscrits au plan de croissance de 120 milliards d’euros adopté, sous l’impulsion de François Hollande, par le Conseil européen du 29 juin. L’achèvement de la branche Est représenterait un gain de temps de vingt-cinq minutes sur les parcours nord-sud et améliorerait substantiellement les temps de parcours sur l’axe Zurich – Paris. Après un échange de vue général sur l’état des projets TGV en France, j’ai souhaité que le dossier des branches Sud et Ouest du TGV Rhin-Rhône soit rapidement mis sur la table« , précise le sénateur du Territoire de Belfort.

« Le TGV Rhin-Rhône ne se limite pas à la seule branche Est : ses deux fonctionnalités nord-sud et est-ouest, qui en font un projet européen, doivent être respectées. S’il existe dans les cartons du ministère un projet de raccordement court entre Dijon et Saulieu, comme j’ai l’ai entendu dire, il faut qu’il soit rapidement porté à la connaissance des élus. Je rappelle que le projet Rhin-Rhône dans son intégralité a été inscrit dans la loi dite « Grenelle de l’environnement »« , rappelle Jean-Pierre Chevènement.

« Plus généralement« , conclut Jean-Pierre Chevènement, « la réalisation du TGV Rhin-Rhône amène nos voisins à vouloir s’en rapprocher (tunnel de Rastatt entre Strasbourg et Karlsruhe, modernisation, voire électrification du contournement ouest des Vosges). Je me tiens en liaison étroite avec l’ensemble des élus de la région, en particulier la présidente de la Région, Marie-Guite Dufay, afin que chacun se mobilise autant que possible pour faire avancer les principaux dossiers de désenclavement de la Franche-Comté« .

Belfort – Delle : démarrage rapide des travaux

Sur le dossier de la liaison Belfort – Delle, Jean-Pierre Chevènement explique que la Région de Franche-Comté a récemment accepté de pré-financer le surcoût incombant à l’État pour permettre un démarrage rapide des travaux. « J’ai demandé à Frédéric Cuvillier de veiller à ce que les engagements de l’État, en vue du contrat de plan 2016-2020, soient d’ores et déjà réservés à hauteur d’une trentaine de millions d’euros ».

(Avec Le Pays).

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Sathonay – Trévoux : études pour une réouverture en 2017

Posted by ardsl sur 26 juillet 2012

Le Conseil Régional Rhône-Alpes a approuvé lors de sa dernière Commission permanente, la convention avec l’État et Réseau Ferré de France pour le financement des études d’avant projet (phase 1) pour la réouverture au trafic ferroviaire de la ligne Sathonay – Trévoux.

L’étude comprendra la sécurité aux passages à niveau et les études socio-économiques. Réseau Ferré de France recevra une subvention forfaitaire de 100000 euros pour la participation à ces études.

La ligne Sathonay – Trévoux a été ouverte au trafic voyageurs jusqu’en 1938 et au trafic fret jusqu’en 2010, deux trains de fret par sens et par jour ralliant Sathonay à la zone industrielle de Neuville-sur-Saône.

Les études seront lancées selon un scénario de desserte qui envisage des navettes omnibus, avec six arrêts intermédiaires entre Trévoux et Sathonay. Les navettes auraient une fréquence de d’une demi-heure en heure de pointe. Des correspondance seraient assurées en gare de Sathonay avec les trains de la ligne Lyon – Bourg en Bresse passant par la ligne de la Dombes.

Le mode routier a été exclu des hypothèses car il rendrait impossible le transport de fret. Le matériel serait un matériel léger de type tram-train Dualis. L’investissement serait de 127 millions d’euros pour une mise en service en 2017.

La réouverture engendrerait une fréquentation de 5600 voyageurs par jour dès la réouverture. On évoque un potentiel de 6500 voyageurs par jour à l’horizon 2030.

Un temps de parcours de 40 à 45 minutes est envisagé entre Trévoux et Lyon Part-Dieu.

Le projet a été réintégré au Contrat de Projet État-Région 2007-2013 en ouvrant la possibilité d’inscrire des crédits d’études. Lors du comité de pilotage de février 2012, il avait été décidé de lancer un premier volet d’études opérationnelles.

La Région Rhône-Alpes finance à 100% un avant-projet phase 1 pour un montant de 150000€. Le rendu des études est attendu pour l’automne 2012. Les études lancées portent sur :

  • une mise à jour par RFF de l’étude de sécurité des passages à niveaux et étude d’exploitation
  • une étude du « PN42bis » par le Département de l’Ain)
  • une actualisation par RFF de l’étude de potentiel et socio économie du projet
  • une étude par SNCF de localisation des sites de maintenance
  • un engagement des démarches sur les gares pris en charge et animé par la Région (assistée par l’Agence d’Urbanisme de Lyon) avec l’élaboration d’un protocole d’intermodalité et d’insertion urbaine pour chaque gare, ainsi que la consolidation du programme d’aménagement pour chaque gare.

(Avec enviscope.com).

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Vers la réouverture aux voyageurs de la ligne Chalon-sur-Saône – Saint-Marcel

Posted by ardsl sur 3 juillet 2012

La Région Bourgogne porte le projet de réouverture de la ligne ferroviaire longue d’environ 5 kilomètres entre Chalon-sur-Saône (47200 habitants) et Saint-Marcel (6100 habitants).

Une étude inscrite au Contrat de Projet État Région 2007-2013 sur les lignes secondaires de Bourgogne ouvertes au seul trafic a été rendue en 2011. Elle démontre que le rétablissement du trafic voyageur serait intéressant sur les lignes Auxerre – Nevers et Chalon-sur-Saône – Saint-Marcel. La réouverture de cette dernière a été inscrite en 2007 au Schéma Régional des Infrastructures de Transports de la Région Bourgogne.

La Région Bourgogne a donc voté le 25 juin 2012 le financement d’une étude préliminaire sur la réouverture de la ligne Chalon – Saint-Marcel. Le rendu de l’étude est prévu pour le second semestre 2013. L’étude est co-financée par Le Grand Chalon (vote unanime le 28 juin 2012).

Le projet de réouverture aux voyageurs de cette ligne prévoit :

  • l’amélioration de la voie
  • l’électrification
  • la modernisation de la signalisation
  • une rénovation éventuelle du pont sur la Saône
  • la création de 3 haltes ferroviaires (2 haltes au niveau de zones d’activité et d’emploi et la halte terminale à Saint Marcel, dans une zone d’habitat et dans un site permettant de bons échanges avec les axes routiers vers l’Est). L’agglomération chalonnaise aurait alors 4 points d’arrêts des TER (au lieu de la seule gare SNCF de Chalon).
  • 24 allers-retours entre Chalon et Saint-Marcel. Les 17 AR Dijon – Chalon et les 7 AR Montchanin – Chalon seraient prolongés à Saint-Marcel.

Ce projet permettrait un report modal significatifs pour des déplacements locaux.

La ligne n° 882000 du RFN Chalon – Saint-Marcel est fermée au trafic voyageurs depuis le 1er juillet 1951. Le coût de la réouverture est estimé à 25M€. Fin 2010, une étude a estimé un trafic journalier possible dès la réouverture de 915 voyageurs par jour.

(Avec infos-chalon.com).

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Le Conseil général des Alpes-de-Haute Provence ne financera pas la réouverture de la ligne ferroviaire Digne – Saint-Auban

Posted by ardsl sur 17 février 2012

La réactivation de la ligne de chemin de fer entre Digne-les-Bains et Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) fait l’objet d’une campagne de mobilisation destinée à convaincre le plus grand nombre de « la nécessité de l’aménagement ferroviaire ».

Une réunion publique s’est tenue à Digne-les-Bains mercredi 1er février, en présence du maire de Digne-les-Bains, de conseillers régionaux et d’un représentant de Réseau Ferré de France (RFF). La réactivation de la ligne dépend de son inscription au contrat de projet État-Région 2014-2020, laquelle implique l’adhésion des citoyens et des collectivités.

Un coût de 96 M€

Le but de cette instance est d’être « un interlocuteur de la région afin de peser dans la décision politique », selon Colette Charriau, conseillère régionale déléguée au logement et à l’habitat et, adjointe au maire de Digne-les-Bains à l’urbanisme. Les élus ont tour à tour vanté les mérites du rail en termes « d’accessibilité du territoire ».

Toutefois, le montant de la réactivation de la ligne de 22 km est évalué à 96 millions d’euros, en raison de la traversée du site d’Arkema. Le tracé de la voie transite par la zone de l’usine où sont installées des sphères de chlorure de vinyle monomère (CVM) hautement explosif. « C’est l’endroit le plus dangereux de l’usine », observe Ivan Rascle pour la direction régionale de RFF. Il a souligné que : « l’explosion d’une cuve provoquerait une boule de feu de 170 mètres de diamètre ».

La solution retenue pour éviter le risque consiste à déplacer la voie ferrée : soit un budget de 34 millions d’euros, jugé trop élevé par Jean-Yves Petit, vice-président du conseil régional PACA délégué aux transports, qui souhaite « trouver une autre solution moins coûteuse ».

Gilbert Sauvan (candidat PS aux législatives dans la circonscription détenue par Jean-Louis Bianco, qui ne se représente pas), présent dans la salle, a fait connaître la position du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence : « nous ne sommes pas prêts à financer 25 M€ pour la réouverture de la ligne ferroviaire alors que cela représente le budget annuel pour les routes ». Le premier vice-président du Conseil général délégué aux infrastructures met la priorité sur le désenclavement routier tout en soutenant l’action engagée pour le fer. « La volonté politique y est, pas les moyens » a-t-il conclu.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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