ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘DGITM’

Le ministère des Transports en ordre de marche

Posted by ardsl sur 15 juin 2012

Une réélection au premier tour des législatives, un cabinet étoffé et des attributions enfin officialisées par décret : tout est en place pour que le nouveau ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, entre dans le vif du sujet.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait fait savoir que tout ministre qui serait battu aux élections législatives ne pourrait rester au gouvernement. Un obstacle que le nouveau ministre délégué aux Transports et à l’Économie maritime a franchi avec succès.

Frédéric Cuvillier a en effet été élu dès le premier tour dans la 5ème circonscription du Pas-de-Calais, avec 50,66% des voix.

Le périmètre du portefeuille délimité

Le nouveau ministre va donc pouvoir s’attaquer à ses missions, précisées par un décret du 9 juin 2012. Ce texte, qui rappelle le périmètre classiquement dévolu à la fonction, insiste sur le fait que Frédéric Cuvillier devra suivre la politique d’intermodalité et veiller en particulier « au développement des plates-formes multimodales ferroviaires et portuaires« . Au menu aussi : le suivi de « la politique industrielle dans le domaine des transports« , et, au titre de l’équipement, « la politique d’équipement routier et autoroutier« .

Le décret indique également que le ministre délégué aux Transports, en liaison avec les autres ministres concernés, contribue à la réglementation sociale et suit les questions sociales du secteur.

En quelques semaines de fonctions, Frédéric Cuvillier a déjà eu l’occasion de constater que ce type de dossiers ne manque pas, de Sernam à Novatrans en passant par SeaFrance, pour n’en citer que quelques-uns.

Ports et marine marchande

Également en charge de l’économie maritime, comme le stipule l’intitulé de son poste, le ministre, à ce titre, gère notamment les questions relatives aux transports maritimes, à la marine marchande et aux ports.

Pour exercer ses missions, Frédéric Cuvillier dispose des services placés sous l’autorité ou dont dispose sa ministre de tutelle, Nicole Bricq. Cela inclut notamment le Secrétariat général à la mer, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) et la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM).

La composition du cabinet

Plusieurs conseillers ont rejoint le cabinet du ministre délégué aux Transports et à l’Économie maritime, après les nominations d’Emmanuel Kesler et de Jérôme Martin aux postes respectifs de directeur et chef de cabinet :

  • Directeur adjoint du cabinet : François Poupard
  • Conseiller infrastructures de transport et ports : Olivier Rolin
  • Conseiller social : Jean-Marc Ambrosini
  • Conseiller services de transports collectifs, ferroviaires et routiers : Julien Matabon
  • Conseiller mer : François Lambert
  • Conseillère technique transport fluvial et urbains : Radia Ouati
  • Conseillère transport aérien et construction aéronautique : Alice-Anne Médard
  • Conseillère technique en charge des relations avec le Parlement et les élus : Laurence Nion.

(Source : wk-transport-logistique.fr).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le transport en bonne place dans le nouvel appareil d’État

Posted by ardsl sur 29 mai 2012

Le profil de non spécialiste de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports et à l’Économie maritime et de Nicole Bricq, sa ministre de tutelle (Écologie, Développement durable et Énergie) ont pu en décevoir certains. Tout comme le rang du ministère des Transports, 32e sur 34, dans la hiérarchie gouvernementale. En fait, les cabinets ministériels du nouvel appareil d’État sont truffés d’hommes de SNCF.

Le transport et notamment le transport public de voyageurs mal loti dans le gouvernement ? Ce serait ignorer les récentes nominations de spécialistes du transport, et notamment de SNCF dans de nombreux cabinets ministériels. Le secteur ferroviaire a rarement été aussi bien représenté à des postes clés de l’appareil d’État.

C’est ce qu’on constate au gré des nominations intervenues depuis l’élection de François Hollande le 6 mai 2012, et la prise de poste de Jean-Marc Ayrault à Matignon, le 15 mai.

À l’Elysée, un très bon connaisseur des transports terrestres a été nommé au sein du pôle politique publique comme conseiller environnement et territoires du président de la République. s’agit de Patrick Vieu (ENA). Ancien directeur des services Transports à la DGITM -2008- 2011- il avait intégré l’équipe de réflexion chargée durant la campagne du programme transport du candidat Hollande.

La « Pépynière »

À Matignon, il compte un ancien collègue de bureau. Xavier Piechaczyk jusqu’alors directeur adjoint du service transport a été nommé conseiller transport du premier ministre Jean-Marc Ayrault. Cet ingénieur des Ponts a notamment supervisé le processus des Assises du ferroviaire organisées par Nathalie Kosiuszko-Morizet dans l’équipe Sarkozy, et qui ont abouti à un consensus sur la nécessité de regrouper la gestion de l’infrastructure ferroviaire.

On peut donc imaginer qu’il n’y aura pas de hiatus sur cette question entre l’ancien et le nouveau gouvernement.

Mais il faudra compter aussi avec la sensibilité SNCF bien représentée dans le nouvel appareil d’État. Car le directeur de cabinet du ministre des transports Frédéric Cuvillier est un cheminot. Emmanuel Kesler a été nommé le 24 mai. Originaire de la Cour des comptes, cet énarque a été détaché à SNCF en 2003 où il a occupé diverses fonctions (directeur-adjoint de cabinet de Louis Gallois, directeur adjoint du matériel et directeur financier).

À l’évidence, SNCF a constitué une réservoir pour la gauche socialiste. Le nouveau pouvoir a pioché dans la “Pépynière“, c’est-à-dire auprès des jeunes cadres formés par Guillaume Pépy, président de la compagnie publique des chemins de fer.

Antoine de Rocquigny (ENA, directeur de cabinet du président de SNCF depuis 2010 rejoint ainsi Bercy. Il a été nommé directeur de cabinet adjoint du ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

En revanche, Guillaume Pépy a réussi à conserver le directeur du RER C. Selon Ville Rail et Transport, Pierre Cunéo a été approché pour diriger le cabinet de Marylise Lebranchu, la ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique. Mais la démarche n’a pas abouti.

Qui va gérer l’infrastructure ferroviaire ?

Mais d’autres connaisseurs de la chose ferroviaire ont également été appelés dans les sphères élevées du pouvoir. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie des finances et du commerce extérieur, a pour directeur de cabinet Rémy Rioux, qui fut administrateur de SNCF au titre de représentant du ministère de l’Économie.

Son directeur de cabinet adjoint est Alexis Kolher, jusqu’alors suppléant du représentant du ministère de l’Économie au conseil d’administration de la SNCF.

Ces nominations sont suivies d’autant plus près par la direction de SNCF et par celle de RFF que l’État va arbitrer dans les prochains mois au sujet du modèle d’organisation de la gestion de l’infrastructure ferroviaire française.

(Avec mobilicites.com).

Posted in Politique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

SNCF : régularité et recettes en hausse

Posted by ardsl sur 9 janvier 2012

2012 commence sous de meilleurs auspices que l’année précédente pour SNCF. Guillaume Pépy qui réunissait son Comité exécutif et une trentaine de journalistes autour d’un dîner le 4 janvier 2012 a trouvé des motifs de se réjouir. Meilleure régularité des trains, recettes commerciales en hausse et révolution des horaires pas trop mal réussie. Seule grande incertitude, la future gouvernance du rail français.

Premier motif de satisfaction pour le patron de SNCF, la régularité des trains qui en 2011 a progressé dans une fourchette de « 0,5 à un peu plus de 2 points« . Le détail est le suivant : 1,3% pour les Intercités, 2,2 pour les TER, 1,9 pour les TGV, 1,2 pour le Transilien, 0,5 pour le fret.

Les progrès sont également sensibles sur les 12 lignes TER décrétées « malades » par SNCF (du RER A et D en Île-de-France au TGV Paris-Tours en passant par Nîmes-Perpignan et tous les trains de nuit), car « 3 à 7 points ont été gagnés« .

En revanche, deux points noirs importants subsistent sur des axes très fréquentés, reconnaît Guillaume Pépy, patron de la compagnie ferroviaire : la ligne D du RER et l’étoile lyonnaise du TER, où des grèves tournantes d’agents SNCF empoisonnent l’existence des usagers et tendent les relations avec l’autorité organisatrice, la région Rhône-Alpes.

Autre indicateur en progrès sur le tableau de bord de la SNCF, les recettes commerciales ont progressé « de 5,4% en 2011« , soit davantage que la hausse des tarifs qui avait été appliquée début 2011. En voici la ventilation : + 7,7% pour le TER, 6,5 % pour le TGV, un peu moins de 4% pour le Transilien, 1,5% pour le fret et 1% pour les Intercités.

Moins de grèves en 2011

Sur le plan social, Guillaume Pepy souligne que « 2011 a été l’année où le nombre de jours de grève a été le plus faible depuis 2002« . Et cela explique sans doute en grande partie la réussite, sur le plan technique, du passage aux nouveaux horaires, le 11 décembre, les syndicats ayant joué le jeu pour ne pas affaiblir l’entreprise confrontée à des enjeux importants.

Marquée par l’extension du cadencement et menée avec le pilotage de Réseau Ferré de France (RFF), l’opération n’a pas été le big bang redouté, alors qu’au printemps 2011, l’exploitant ferroviaire plaidait de toutes ses forces pour une modification d’horaires a minima.

Toutefois, sur ce sujet qui constitue un enjeu de pouvoir entre l’opérateur ferroviaire historique et le gestionnaire du réseau, la SNCF veut garder la main. « Il faut déjà penser aux changements d’hiver de fin 2012 et veiller à ce que cela se passe bien« , considère Guillaume Pépy.

Il a annoncé un retour d’expérience avec le lancement d’une enquête d’opinion, pour savoir ce que « les élus nous reprochent ou pas » sur les horaires en cours.

Crispation autour de la gouvernance du rail

Sur les Assises du ferroviaire caractérisées par une puissante lutte d’influence entre RFF et SNCF et au final par l’absence de solution consensuelle sur l’évolution de la gouvernance, le président de SNCF ne s’est pas montré très prolixe. Peut-être parce que sa ministre de tutelle, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), a rejeté la solution d’une « réunification autour d’une SNCF pivot » prônée par la présidente de la commission chargée du sujet Véronique Morali.

Tout reste donc à faire pour aboutir à la réunification, seul point qui fasse l’unanimité. Mais dans quel sens ?

En off, aussi bien à SNCF qu’à RFF, on considère l’échéance fixée par la ministre de l’écologie peu réaliste et qu’en tout état de cause, rien ne sera décidé avant les élections présidentielles. NKM a demandé à la DGITM et aux présidents des deux établissements publics d’aboutir en mars 2012 à un schéma de gouvernance compatible avec la vision de Bruxelles.

Dans les mois à venir, les tensions risquent donc de continuer au sommet du système ferroviaire car chacun campe sur des positions tranchées. En off, les dirigeants de SNCF considèrent comme impensable un passage de SNCF Infra sous l’égide de RFF, l’actuel gestionnaire du réseau ferré, car les cheminots ne l’accepteraient pas et empêcheraient, en retour, toute négociation d’une convention collective du ferroviaire voyageurs alors que l’ouverture à la concurrence des trains Intercités est programmée pour 2014.

RFF qui plaide pour un gestionnaire de réseau autonome par rapport à SNCF souligne que dans l’immédiat, la ministre a demandé que la Direction de circulation ferroviaire soit rapprochée de RFF.

Pour finir, Guillaume Pépy s’est réjoui des succès de développement de Keolis et de son internationalisation, ce au moment ou son rival français Veolia-Transdev est en pleine incertitude avec le projet de Veolia Environnement de vendre sa participation (lire).

 (Source : mobilicites.com)

Posted in SNCF | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :