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La vallée de l’Arve privée d’une arrivée à Paris avant 10h par le maire de Bourg-en-Bresse !

Posted by ardsl sur 5 juin 2012

Suite à des pressions exercées au plus haut niveau par le maire et conseiller régional socialiste de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, SNCF a décidé d’une modification de dernière minute de l’horaire du premier TGV reliant Genève à Paris au service 2012. Il s’agit du TGV quotidien 9762 (Genève 6h12 – Bellegarde 6h41/44 – Nurieux 7h06/08 – Bourg-en-Bresse 7h33/36 – Paris 9h29). À Bellegarde aucune correspondance TER n’est assurée depuis la vallée de l’Arve. Explications.

Réseau Ferré de France impose depuis le 11 décembre 2011, une nouvelle organisation de l’utilisation de la LGV Sud-Est. Ainsi les TGV cadencés Genève – Paris arrivent à Paris à la minute 52 (10h52, 12h52, 15h52, 16h52, 17h52, 18h52, 19h52, 21h52 et 22h52) et quittent la capitale à la minute 11 (7h11, 8h11, 9h11, 11h11, 12h11, 15h11, 16h11, 17h11, 18h11, 19h11 et 20h11).

Au service 2011, le premier TGV Genève – Paris du lundi au vendredi était le TGV 6560 : Genève 5h52 – Bellegarde 6h16/18 – Nurieux 6h41/43 – Bourg-en-Bresse 7h08/10 – Paris 9h03. Ce TGV était en correspondance :

  • à Nurieux : avec des cars TER venant de Saint-Claude et Nantua.
  • à Bellegarde-sur-Valserine : avec un train TER venant d’Évian et avec un car venant de Divonne (uniquement le lundi).

Le maintien de l’arrivée à Paris à 9h03 pour le premier TGV Genève – Paris au service 2012 était impossible. Avec la réorganisation des sillons sur la LGV Sud-Est, cet horaire revient de droit à un TGV partant de Lyon Part-Dieu à 7h04.

Pourquoi pas de TGV Genève – Paris 8h52 ?

Pour arriver à Paris dès 8h52, un TGV aurait dû partir de Genève à 5h42 (avec un unique arrêt intermédiaire à Bellegarde à 6h10). Avec des arrêts à Bellegarde (à 6h06), à Bourg (à 6h57), le TGV aurait dû partir de Genève dès 5h38.

Ce scénario n’était pas du goût des CFF qui considèrent que cet horaire était beaucoup trop matinal pour la clientèle genevoise. «Les Genevois avaient demandé un départ plus tardif pour Paris», avait expliqué la directrice SNCF Rhône-Alpes, Josiane Beaud, lors d’une conférence de presse à Annecy le 9 décembre 2011. Autrement dit, les CFF estiment que le potentiel de clients est trop faible à cette heure pour rentabiliser un TGV partant dès 5h38 de Genève.

Il faut rappeler que la Confédération Helvétique a financé le tiers de la modernisation de la ligne du Haut-Bugey afin de réduire le temps de parcours entre Genève et Paris. Si cela n’a jamais officiellement été formulé ainsi, mais les Suisses souhaitaient ainsi retarder le départ du premier TGV pour Paris. Il faut dire qu’il partait à 5h35 de Genève pour arriver à Paris à 9h03.

Les CFF et SNCF, réunis dans Lyria, leur filiale commune qui gère la desserte TGV entre Paris et la Suisse, s’étaient mis d’accord pour que le premier TGV quotidien soit le numéro 9760 avec l’horaire suivant : Genève 6h29 – Bellegarde 6h57/7h00 – Nurieux 7h23/25 – Bourg 7h54/57 – Paris 9h52.

La correspondance avec la vallée de l’Arve devait être assurée, par  le TER 96552/3 (Saint-Gervais 5h03 – Part-Dieu 8h22) qui dessert Bellegarde à 6h50. Ainsi on pourrait pu être avant 10h à Paris depuis la vallée de l’Arve. Mais c’était sans compter l’intervention du maire de Bourg-en-Bresse …

Jean-François Débat juge une arrivée à Paris à 9h52 trop tardive

Mais le report de la première arrivée à Paris depuis Bourg-en-Bresse à 9h52 au lieu de 9h03 a été contesté vigoureusement par le maire socialiste de Bourg-en-Bresse.  Jean-François Debat a usé de tous ses réseaux pour obtenir un premier TGV arriver au plus tard vers 9h30 à Paris.

Retarder le départ de Genève ou avancer l’arrivée à Paris ?

«Il a fallu trancher entre les deux»,  a expliqué Josiane Beaud. SNCF a donc finalement positionné le premier TGV Genève – Paris avec une arrivée à 9h29 à Paris. Ce TGV desservant Bellegarde à 6h44, exit la correspondance le TER arrivant de Saint-Gervais à 6h50 ! Conséquence les habitants de l’Arve ne peuvent arriver à Paris avant 10h52 (en empruntant le TER 884650/1 Saint-Gervais 6h03 – Bellegarde 7h51, puis le TGV 9264 Bellegarde 8h10 – Paris 10h52).

Guillaume Pépy, président de SNCF est intervenu personnellement dans ce dossier. Il affirmait dans Libération du 11 décembre 2012 : « on a avancé aussi l’horaire du train du matin de Bourg-en-Bresse, qui arrivait trop tard à Paris. Cela va nous coûter 250 000 euros : ce que nous allons verser à nos homologues suisses qui vont déplacer un train de fret afin que le TGV Genève-Paris passe plus tôt à Bourg en Bresse. »

La vallée de l’Arve a donc été sacrifiée en raison de l’intervention du maire et conseiller régional de Bourg-en-Bresse qui n’a défendu que l’intérêt particulier des habitants de sa ville.

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Quel avenir pour la ligne ferroviaire Bellegarde – Divonne – Nyon ?

Posted by ardsl sur 25 avril 2012

Jadis, des trains directs circulaient entre Paris et la station thermale, le wagon-couchettes étant détaché à Bellegarde et tracté jusqu’à Divonne. La ligne de chemin de fer du Pied du Jura, reliant Bellegarde à Divonne (38 kilomètres), actuellement partiellement désaffectée, rallie de plus en plus d’adeptes. RFF (Réseau ferré de France) étudie sa réhabilitation et on connaîtra le mois prochain les données chiffrées.

De leur côté, les élus ont pris conscience de l’intérêt d’une telle ligne en site propre, dont l’emprise est conservée. Et quand bien même la Région Rhône-Alpes n’en fait pas une priorité, on sent une mobilisation « dans l’intérêt de la population et de la qualité de vie en vue d’offrir une alternative à l’automobile », soulignait, mercredi 18 avril Xavier Geillon, président de Gexrail.

L’association, née en 2009, promeut la revitalisation de cette ligne, actuellement exploitée en partie depuis Crozet pour un peu de fret (deux trains de granulats quotidiens) et l’évacuation des ordures vers l’usine d’incinération des ordures ménagères du Sidefage, à Bellegarde, à une vitesse de 20 km/heure.

Une bonne trentaine d’auditeurs, dont plusieurs élus, a assisté à cette réunion d’information, qui a fait le point sur le projet et dégagé les perspectives futures, à l’aune de l’augmentation de la population gessienne et des difficultés de circulation.

Le dernier voyageur en 1980

La voie datant de 1899, d’abord exploitée par la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée), l’a été ensuite par SNCF. La ligne a été neutralisée entre Gex et Divonne en 1990. En 1999, le trafic de marchandises était interrompu entre Gex et Divonne. Le dernier voyageur a débarqué à Divonne en 1980.

Nyon – Divonne jusqu’en 1962

La ligne de chemin de fer entre Nyon et Divonne-les-Bains a été interrompue en 1962, au moment de la construction de l’autoroute Genève – Lausanne. Les CFF qui l’exploitaient trouvant coûteux la construction d’un passage dénivelé sous l’autoroute à Eysins. L’emprise de cette voie qui arrivait à Divonne par l’avenue Marcel-Anthonioz a été partiellement urbanisée, tant côté suisse que français.

De Divonne à Annemasse

Gexrail préconise la liaison avec le futur réseau RER transfrontalier par la création d’une ligne de raccordement de 5,7 km entre la gare de Thoiry et celle de Meyrin, nécessitant le creusement d’un tunnel sous la colline de Bourdigny (GE). Cette infrastructure pourrait relier Divonne à Annemasse, par Genève, via Gex, Thoiry, Meyrin et les Eaux-Vives.

Trois options pour réhabiliter la ligne

Gexrail plaide pour la réouverture de la ligne, pour son prolongement jusqu’à Nyon (ligne supprimée en 1962) et pour un raccordement au réseau cantonal genevois. Trois options ont été envisagées par l’association transfrontalière.

L’option minimaliste visant la réouverture et l’introduction du trafic de marchandises (coût entre 6 et 10 millions d’euros). L’option médiane elle, vise la réhabilitation et l’amélioration de la ligne, pour faire circuler des TER, elle qui est partiellement utilisée comme voie piétonne ou cycliste à Gex, Cessy et Divonne-les-Bains. La dernière option consiste en une réhabilitation totale et son intégration au projet d’agglo avec une vitesse de 80 km/heure.

Dans le meilleur des cas, après connaissance et adoption de la version minimaliste, l’étude prendrait un an, suivie de six mois de travaux.

L’utilisation préconisée et la mise en place d’une ligne de bus à haute capacité, sur un réseau routier à adapter, mais néanmoins frisant la congestion, a laissé sceptiques quelques auditeurs. L’action combinée de lobbying de plusieurs associations comme Alprail (Association lémanique pour la promotion du rail) militant pour la ligne du Tonkin et le CEVA, devrait accompagner l’action entreprise auprès des pouvoirs publics, de SNCF et des autorités suisses et françaises.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Pas d’augmentation des fréquences des bus transfrontaliers

Posted by ardsl sur 10 décembre 2011

L’offre des TPG augmente dès le 11 décembre (les détails ici). À l’exception de la ligne Thonon-Genève, rien n’est prévu pour les transports publics transfrontaliers.

Les Transports Publics Genevois desservent Veigy (ligne G), Saint-Julien et Valleiry (ligne D), Saint-Genis et Val-Thoiry (ligne Y), Ferney-Voltaire (ligne O), Gex (ligne F), Bois-Chatton (P+R) (ligne Z). La ligne T relie depuis quelques mois Challex à la gare de La Plaine (ligne T). Aucune de ces lignes ne verra ses fréquences augmenter le 12 décembre prochain, malgré des fréquentations en forte hausse.

Ces lignes transfrontalières sont gérées par un GLCT (groupement local de coopération transfrontalière) qui réunit le canton de Genève et les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Le GLCT est une institution binationale prévue par les Accords de Karlsruhe. Un GLTC permet des financements communs d’un service public spécifique, en l’occurrence les transports publics routiers. Le GLTC Unireso dispose d’un budget de 4,5 millions d’euros. Ainsi la ligne D Genève gare de Saint-Julien est subventionnée par le canton de Genève à hauteur de 600’000 euros et par le Conseil général de la Haute-Savoie à hauteur de 200000 euros. La clé de répartition est en l’occurrence de trois quarts, un quart. Elle varie pour chaque ligne en fonction du kilométrage parcouru en Suisse et en France.

Cette absence de renforcement des dessertes peut s’expliquer par :

  • des questions budgétaires : le canton de Genève n’a pas encore voté son budget 2012
  • des questions financières : les Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie et le canton de Genève ont des moyens limités
  • des questions techniques : comme le gabarit des routes ou la présence de passage à niveau.

Feu rouge pour relier le téléphérique depuis Veyrier

Pour prolonger la ligne 8 de Veyrier jusqu’au téléphérique du Salève, il faudrait que le département de la Haute-Savoie installe des feux sur la D1206 juste après la douane de Veyrier au Pas de l’Échelle.

À Collonges-sous-Salève et Archamps, un temps desservis par la ligne 44 qui monte de Carouge à La Croix-de-Rozon, un prolongement de la ligne vers le business park et le multiplex cinématographique est envisagé. Là aussi, il faut attendre l’adaptation du réseau routier français, notamment la construction d’un giratoire au Pont-de-Combe, et trouver le financement.

Du côté du pays de Gex, l’augmentation de la fréquentation de la ligne Y vers Saint-Genis-Pouilly et Val-Thoiry, consécutive à la prolongation du tram jusqu’au CERN, achoppe à des problèmes financiers et techniques. En revanche, une ligne nouvelle reliera courant 2012 Gex à Coppet par Divonne.

«Le contrat septennal qui lie le GLCT aux concessionnaires expire en 2014. Les négociations sont en cours pour augmenter le service et la qualité des transports publics régionaux » assure Leuk Godbert, directeur du GLCT.

(Avec La Tribune de Genève).

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Vers une étude sur le devenir de la ligne ferroviaire Bellegarde – Divonne

Posted by ardsl sur 15 novembre 2011

Aujourd’hui, il n’y a que quelques trains de matériaux et d’ordures qui circulent entre Bellegarde et Crozet (Ain). Le retour de trains voyageurs est-il possible sur la ligne Bellegarde – Divonne ?

Mise en service en 1899, la ligne dite du piémont du Jura a été abandonnée dans les années 1960 au profit d’une liaison par autocar.

Plusieurs pistes pourraient être étudiées. La première consisterait à une réouverture de la ligne entre le Pays-de-Gex et Bellegarde. Une autre option pourrait être un raccordement au réseau CFF ou au réseau de tram des TPG. Cette dernière hypothèse serait une réponse durable à la problématique des déplacements pendulaires entre le Pays-de-Gex et Genève.

L’ARDSL soutient la réouverture de cette ligne, comme la nouvelle association locale le Tr’Ain. Le député-maire UMP de Divonne compte s’emparer de ce dossier. Ce projet « qui a été réactivé par des associations » selon le mot d’Étienne Blanc n’est plus « une chimère ». Le président de la CCPG (Communauté de Communes du Pays de Gex) aura une première réunion de travail avec RFF (Réseau Ferré de France), le propriétaire des voies ainsi que la SNCF au mois de novembre à Lyon. Des études vont être également lancées pour envisager ce qui est faisable, du tram-train à la voie ferrée pure et dure.

Lors du dernier conseil communautaire, à la fin d’octobre, les maires du Pays de Gex ont décidé à l’unanimité de soutenir un projet de réhabilitation de la ligne.

(Avec le dauphine.com et La Tribune de Genève).

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