ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Dominique Dord’

Ondéa : hausse des tarifs de 6,25% à compter du 1er septembre

Posted by ardsl sur 7 août 2012

Ondéa n’a pas fait pas machine arrière : les tarifs ont augmenté dans leur ensemble de 6,25% le 1er septembre. Une hausse devenue nécessaire selon la CALB et Keolis, la société de transport exploitante du réseau Ondéa. Une telle hausse n’avait pas été observée depuis 2008.

Depuis le 1er septembre, le carnet de 10 tickets coûte 10€ au lieu de 9€ et l’abonnement annuel adulte 250€ au lieu de 230€.

Si la hausse est quasi générale, elle concerne en premier lieu les abonnements mensuels. Le ticket à l’unité reste au même prix, à savoir 1,20€ pour un aller simple et 3€ pour la journée.

Les abonnements annuels moins touchés

Ainsi comptez une augmentation avoisinant 12% pour les abonnements mensuels.

Deux facteurs majeurs

À l’évidence, cette hausse ne correspond pas à un simple ajustement annuel des tarifs, mais résulte à la fois de l’entrée en vigueur au 1er janvier 2012 d’un nouveau taux de TVA, passé de 5,5% à 7% et d’une nette augmentation des charges de l’entreprise de 150000€.

En cause, l’envolée du prix du carburant notamment, qui a induit 80000€ de charges supplémentaires et qui a impliqué par là même, une hausse des salaires d’une cinquante d’employés.

Une répercussion des coûts que la société Keolis a demandé à faire supporter en partie aux usagers lors du dernier conseil d’administration de la Communauté d’agglomération du lac du Bourget (CALB).

Malgré une réorganisation du réseau en 2009 et des ajustements annuels des tarifs, Keolis, délégataire de service public, a vu sa demande satisfaite après un long débat quant à l’enjeu d’une répercussion de la hausse des charges sur les usagers.

La politique de la CALB avait été de préserver autant que faire se peut les usagers du réseau. La CALB avait déjà versé près de trois millions d’euros à la société Keolis pour soutenir sa mission de service de transports publics.

Cette année, l’équilibre budgétaire de la CALB était en jeu. « Jusqu’à présent, la CALB finance par l’impôt 90 % du coût total du transport en commun. Ce qui reste à payer à l’usager représente 10 % », rappelle Dominique Dord, président de la CALB.

(Avec L’Essor Savoyard).

Posted in Savoie, Tarification | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Alain Caraco : « la ligne nouvelle du Lyon – Turin est un instrument qui nous permettra de faire de la desserte régionale moyenne distance rapide et attractive »

Posted by ardsl sur 15 juin 2012

Les électeurs de la première circonscription de la Savoie (centrée sur Aix-les-Bains) devaient départager dimanche 17 juin Alain Caraco (EÉLV, soutenu par le PS, candidat de la majorité présidentielle) et Dominique Dord (UMP, sortant). Le député sortant a été réélu avec 59% des voix. Les questions de transports étaient au cœur des enjeux électoraux. Dominique Dord et Alain Caraco sont favorables au projet de ligne nouvelle entre Lyon et Turin.

Le député réélu, l’UMP, Dominique Dord (qui cumule cette fonction avec son poste de maire d’Aix-les-Bains et de président de la Communauté d’agglomération du lac du Bourget) mettait en avant dans ses documents de campagne (où ne figure aucune référence à son appartenance à l’UMP, parti dont il est le trésorier) sa mobilisation sur des « dossiers stratégiques comme le Lyon – Turin marchandises« . Dominique Dord veut donner la priorité aux marchandises pour « enlever un million de camions de nos autoroutes savoyardes« .

Il s’oppose aux aménagements prévus pour les trains de voyageurs. « La ligne nouvelle pour les voyageurs peut et doit attendre. Une dizaine de minutes gagnées par les voyageurs entre Lyon et Chambéry ne justifie pas la dépense extravagante« , avance le député sortant. Il poursuit en estimant que « les trains de marchandises doivent disparaître au plus vite de la ligne historique qui passa au bord du lac du Bourget« .

Dominique Dord propose un réaménagement « à moindre frais la ligne Lyon – Saint-André-le-Gaz – Chambéry pour gagner quelques minutes« . Le candidat UMP est opposé au contournement autoroutier de La Motte-Servolex et Chambéry.

Son adversaire, Alain Caraco défendait le Lyon – Turin dans sa composante fret, mais aussi dans sa composante voyageurs. Il a livré sa vision des transports dans une interview à La Voix des Allobroges. Extraits.

N’est-ce pas antinomique de défendre un projet de société écologiste en faisant cause commune avec un PS productiviste pour qui la croissance économique est la seule solution pour sortir de la crise ?

Alain Caraco : « Si les écologistes et les socialistes étaient absolument d’accords sur tout, il n’y aurait qu’un parti. Reste que les écologistes sans les socialistes resteront marginaux encore assez longtemps, et que les socialistes sans les écologistes ne feront jamais de majorité. On a besoin de s’entendre et, fort heureusement, ce qui nous rapproche est bien plus important que ce qui nous sépare. La croissance du stress, des déchets, je n’en veux pas. Par contre, la croissance de la production des énergies renouvelables, du réseau de transport en commun, d’un service public qui assure l’éducation et la sécurité, je suis pour tout en étant écologiste. Cela ne me pose aucun problème. »

La croissance voulue par le PS fait plutôt référence à la relance d’une politique industrielle…

« Il faut une politique industrielle. On a besoin d’un appareil productif pour les énergies renouvelables. Par exemple, il n’y a quasiment pas de vélo à assistance électrique produit en France, alors qu’il y aurait un marché extraordinaire. Donc il y a beaucoup de choses à concilier. Quand une région veut acheter des nouvelles rames de TER, le temps d’attente est de trois ans entre la commande et la livraison, parce que l’appareil productif est sous dimensionné en France. Parallèlement, l’industrie de l’automobile est surdimensionnée et en surproduction. Il y a une reconversion à faire qui profitera à tout le monde. »

Si vous êtes élu, quel serait votre premier geste de député ?

« C’est le transport du quotidien : il nous faut une communauté de transport, c’est-à-dire une offre unifiée en matière d’itinéraire, de tarifs et d’informations. »

Et au niveau du projet TGV Lyon – Turin, quelle est votre position ?

« Aujourd’hui, on a un vrai problème de transport de voyageurs et de marchandises entre la région lyonnaise et les Alpes du Nord. Les infrastructures ferroviaires existantes sont insuffisantes pour gérer l’ensemble du trafic, donc on ne fera pas l’économie d’une infrastructure nouvelle. C’est la nécessité du projet. »

Pourtant, dans l’avant-pays savoyard, la contestation du projet prend de l’ampleur depuis quelques semaines…

« Il faut écouter les habitants concernés et aller plus loin dans les études d’impacts pour trouver des solutions aux pollutions. Ensuite, il y aura forcément des expropriations, et elles doivent se faire de façon humaine. Enfin, ce projet ne doit pas rester isolé du reste du réseau ferré : il doit permettre d’augmenter la cadence des trains TER entre Lyon et Chambéry et permettre aux gens de ne plus prendre leur voiture. »

Donc pour vous, il n’est toujours pas question de remettre en cause le Lyon – Turin ?

« Cela fait 20 ans que ce projet est dans les cartons. Cela fait 20 ans qu’on dit que c’est pour dans 20 ans. On a laissé passer plein d’occasions. Alors est-ce que le projet actuel est parfait ? Sûrement pas. Mais si on le laisse encore passer, est-ce qu’on aura une chance faire un meilleur projet dans un délai raisonnable ou plutôt le risque élevé de faire circuler des voitures ? Avec ensuite le besoin d’aller chercher les gaz de schistes parce qu’il faudra bien les alimenter, et de faire le contournement autoroutier de Chambéry parce qu’il faudra bien les faire passer quelque part… À mon avis, le risque de ne pas le faire est plus important que de le faire le Lyon – Turin. »

Ce n’est pas l’avis du groupe EÉLV à la Région qui ne soutient plus ce projet depuis quelques semaines…

« Le projet est desservi par son nom. Il n’y aura pas beaucoup de trajets voyageurs entre Lyon et Turin. En revanche, il sera indispensable pour améliorer les liaisons inter-cités régionales, on n’a pas le choix. Elles sont bien plus importantes pour l’avenir de notre région que le bout en bout Lyon – Turin ou Paris – Milan. C’est pour cela que je défends le projet. »

Justement, pourquoi ne pas se concentrer tout de suite sur le développement de la desserte régionale ferroviaire ?

« La ligne nouvelle du Lyon-Turin est un instrument qui nous permettra de faire de la desserte régionale moyenne distance rapide et attractive. Elle libérera les lignes classiques pour faire de la desserte régionale courte distance. »

Alain Caraco est notamment soutenu par la maire socialiste de Chambéry. Bernadette Laclais, par ailleurs première vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, a déclaré dans un entretien à La Voix des Allobroges : « je soutiens donc Alain Caraco […] car il défend le Lyon – Turin, ce qui n’est plus le cas d’un grand nombre de militants et surtout du groupe d’élus qui siège à la région Rhône-Alpes. C’est un sujet un peu complexe, car j’ai constaté que, chez Europe Écologie, ceux qui connaissent le réseau ferroviaire en Savoie sont favorables au Lyon – Turin, y compris à son volet voyageur. C’est qu’on a un grand problème avec 43 km de voie unique entre Saint-André-le-Gaz et Chambéry. Alain Caraco partage cette analyse, mais les élus écologistes de Savoie ont une vision qui n’est pas celles de ceux qui connaissent les difficultés du réseau ferroviaire. »

France Bleu Pays de Savoie avait organisé un débat avant le premier tour. Dominique Dord avait décliné l’invitation de la radio publique. Alain Caraco avait défendu la mise en place d’une autorité organisatrice de la mobilité durable pour gérer les questions de transport sur le secteur de Chambéry et Aix-les-Bains. Cet idée figure dans le programme de François Hollande pour les transports en septième position (lire). Il avait indirectement critiqué Dominique Dord en pointant du doigt la politique transports de la CALB. Pour Alain Caraco : « le mauvais élève c’est CALB, avec un versement transport trop fois plus faible qu’à Chambéry« . Et le candidat écologiste n’a pas manqué de citer un exemple très significatif : la desserte de l’université et de Technolac sur la commune du Bourget-du-Lac, avec un bus toutes les 10 minutes vers Chambéry (réseau STAC) et seulement toutes les 40 minutes vers Aix-les-Bains (réseau Ondéa).

Posted in Politique, Savoie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Lyon – Turin : la priorité au fret au centre du débat

Posted by ardsl sur 27 janvier 2012

Le ministre des Transports Thierry Mariani a répondu mardi 24 janvier au Sénat à Jean-Pierre Vial. Le parlementaire savoyard (UMP) s’inquiétait que certains éléments de l’enquête publique en cours semblent moins favorables au fret que par le passé.

Le ministre a assuré que « cette liaison est emblématique du report modal que nous voulons opérer au profit du fret ferroviaire ». Il confirme aussi que les ouvrages d’accès (dont les tunnels sous Belledonne, Chartreuse et Glandon) « figurent bien dans la section internationale au titre du nouvel accord franco-italien [qu’il signera] la semaine prochaine ».

Le dossier avance vite

Le dossier avance vite, à la satisfaction de beaucoup, dont l’Association anti-contournement autoroutier de Chambéry. Celle-ci, dans un courrier que reprend, notamment, le conseiller général de Modane, Xavier Lett, sur son blog, reproche à l’association environnementaliste FRAPNA d’avoir demandé un report de l’enquête publique : « le but réel de cette demande de report n’est-il pas de perdre les financements européens afin de permettre d’enterrer définitivement la création de cette ligne ferroviaire moderne ? La conséquence directe d’un tel objectif est de ne laisser aucune alternative à la transformation de la Savoie en couloir à camions ».

Par ailleurs, derrière le sénateur Jean-Pierre Vial et le député Dominique Dord (UMP), plusieurs élus ont signé une motion s’opposant au passage des marchandises par Chambéry. «Un débat qui va bien au-dela du clivage UMP-PS » explique Dominique Dord.

Les signataires de la motion s’opposant au passage des marchandises par Chambéry

Parmi les signataires, on trouve Gaston Arthaud-Berthet (conseiller général, Saint-Genix), Renaud Beretti (adjoint, Aix-les-Bains), Luc Berthoud (maire, La Motte-Servolex), Christiane Brunet (conseillère générale, Saint-Pierre-d’Albigny), Jean-Claude Carle (vice-président UMP du Sénat, conseiller régional UDC), Robert Clerc (conseiller général, Aix-les-Bains Nord), Sylvie Cochet (conseillère régionale), Jean-Claude Croze (maire, Brison-Saint-Innocent), David Dubonnet (maire, Barberaz), Xavier Dullin (conseiller régional UDC), Michel Dyen (maire, Saint-Alban Leysse), André Girard (maire, Francin), Claude Giroud (vice-président du Conseil général), Gilbert Guigue (conseiller général, Pont-de-Beauvoisin), Denis Guillermard (maire, Novalaise), Pierre Hérisson (sénateur UMP, Haute-Savoie, conseiller municipal d’opposition à Annecy), Jean-Claude Loiseau (conseiller général, Aix centre), Yves Mercier (maire, Voglans), Patrick Mignola (maire, La Ravoire), Raymond Perrouse (maire, Avressieux), Michel Ravier (maire, Chignin), Serge Simondin (président, communauté de communes Chautagne), Nicolas Verguet (maire, Belmont-Tramonet), Michel Arnaud (adjoint, Challes-les-Eaux), Ludovic Bouvier (adjoint, Sonnaz), Julien Donzel (conseiller munical, Challes-les-Eaux), Louis Caille (adjoint, Saint-Sulpice), Gilles Hammer (conseiller municipal, Cognin), Cédric Vial (maire, Les Échelles)…

(Source : Le Dauphiné Libéré).

Posted in Fret, Politique, Savoie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Lyon-Turin : ils veulent un tunnel sous la Chartreuse, sinon rien !

Posted by ardsl sur 24 décembre 2011

Pierre Hérisson, Jean-Pierre Vial, Luc Berthoud, Dominique Dord et Michel Dantin : tous font assaut d’arguments pour que le tunnel sous Chartreuse soit pris en compte dans la section internationale, et que tout trafic de fret supplémentaire soit évité d’Aix-les-Bains à Chambéry.

Voir passer sous l’Épine des trains de fret, ça les fait bouillir. « Qu’on fasse plutôt l’économie de ce tunnel », clamait même, hier matin, Luc Berthoud, maire de La Motte-Servolex, au risque d’écorner le consensus politique savoyard sur la future ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.

Dominique Dord va plus loin. Pour le député-maire de la cité thermale, si le fret doit « continuer durablement à passer par Aix et Chambéry, je préfère qu’on abandonne le Lyon-Turin et qu’on couvre la ligne historique ». Ce que veulent en fait les élus, ce sont des garanties.

Le Lyon-Turin, on s’en souvient, est double. À Avressieux, un tunnel doit franchir Dullin et L’Épine, ressortir à La Motte-Servolex et desservir, pour les voyageurs, l’ensemble du sillon alpin et, au-delà de Chambéry, Turin. Mais ce n’est pas l’essentiel. « Pour l’Europe, ce corridor est avant tout pour le fret », insiste Michel Dantin. Il faut donc le second tunnel, sous Chartreuse, qui ressort vers Les Marches et replonge sous Belledonne. Pour le député européen, « si on ne réalise pas ces accès, on n’est pas à l’abri d’une remise en cause des financements européens ». Or, l’Union est déjà prête à assurer 40 % du coût de la liaison entre Saint-Jean-de-Maurienne et le débouché du tunnel de l’Orsiera, en Italie. D’après Michel Dantin, elle ne serait pas hostile à faire de même pour les autres grands ouvrages en territoire français, pour autant qu’ils soient clairement programmés.

D’où la demande au président de la République, solennellement formulée le 12 décembre, « que l’avenant au traité de 2001 intègre bien à la section internationale les trois tunnels sous Chartreuse, Belledonne et Glandon ». Ledit avenant devant être signé avant la fin de l’année, n’est-ce pas trop tard ? « En 2001, Pierre Dumas avait conduit une délégation à l’Élysée trois jours avant la signature du traité de Turin », rappelle le sénateur Jean-Pierre Vial, comme pour souligner que les dernières lignes droites sont souvent essentielles dans ce genre de négociations.

Cette polémique n’aurait pas existé si Réseau Ferré de France, dont les élus se méfient, n’avait pas annoncé début 2010 que le tunnel de Dullin-L’Épine pouvait être creusé très vite (pour les feus JO d’Annecy 2018 !) et qu’il pourrait, étant bitube, accueillir du fret. Qui continuerait ensuite par la ligne classique jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. « Ce serait la victoire d’une certaine technocratie », estime Michel Dantin, « on amène tout jusqu’à Chambéry, et après advienne que pourra ».

(Source : Le Dauphiné Libéré).

Posted in Fret, Savoie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :