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Baisse des tarifs des cars entre Saint-Éxupéry et les stations alpines

Posted by ardsl sur 10 octobre 2012

La Région Rhône-Alpes a décidé de baisser les tarifs des cars reliant Saint-Éxupéry aux stations alpines. Cette mesure est mise en place pour tenter d’enrayer la baisse de la fréquentation.

Tous les groupes politiques (sauf le FN) de l’assemblée plénière de la la Région Rhône-Alpes a voté jeudi 4 octobre la poursuite de l’organisation par délégation de service public des dessertes des stations de la Tarentaise et de la Maurienne en saison hivernale, depuis l’aéroport Saint-Éxupéry.

Le délégataire assurera les risques industriels et commerciaux liés à la fréquentation, mais percevra les premières années une contribution financière dégressive de la Région, en contrepartie des contraintes de service public. Afin de lutter contre la baisse de fréquentation de ces liaisons, il s’engagera à mettre en place un tarif plus attractif et lisible pour le voyageur, plafonné à 60€ pour un aller-simple et 90€ pour un aller-retour, à proposer une vente par Internet et à promouvoir activement le service. Pour assurer la continuité du service, une prolongation d’un an du contrat actuel a été adoptée.

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Cars complets : veuillez descendre !

Posted by ardsl sur 2 octobre 2012

Les cars TER sont de mieux en mieux remplis au départ de La Roche-sur-Foron et parfois même complets.

De plus en d’usagers pour les transports publics. Il n’est pas rare de voir désormais des cars TER ou des cars interurbains refuser des passagers ! Illustration avec deux cas de figures.

Vendredi 21 septembre 14h12 à La Roche-sur-Foron. C’est l’heure de départ du car TER 49887 à destination de Genève Eaux-Vives (via Annemasse). De nombreux voyageurs, dont des scolaires regagnant Annemasse ou le Chablais, chargent leurs bagages dans les soutes du car. Le conducteur du car laisse monter l’ensemble des passagers, avant de constater que 10 personnes n’ont pas trouvé de places assises. Il descend de car et part chercher un agent SNCF en gare. Les voyageurs restés debout sont invités à descendre et à attendre le train suivant prévu à 14h52. Le car peut alors prendre la direction d’Annemasse. Il est 14h22.

Christine Jalicot, chargée d’axe TER pour la Haute-Savoie, signale qu’une « vigilance particulière ainsi qu’un suivi » vont être mis en place. Elle ajoute que « ce car n’a pas été repéré comme sous capacitaire« . Ce car semble être de plus en plus utilisé par des voyageurs en correspondance à La Roche-sur-Foron avec le TER 884113 (Annecy 13h32 – Saint-Gervais 14h57) qui arrive à La Roche à 14h06.

Dimanche 30 septembre 18h55 à Lons-le-Saunier. C’est l’heure de départ du car 53512 à destination de Dole (via Sellières, Tassenières et Le Deschaux). La ligne Lons-le-Saunier – Dole fait partie du réseau Jura Go du Conseil général du Jura. Les voyageurs SNCF sont acceptés sur cette ligne en vertu d’une convention entre le CG39, la Région Franche-Comté et SNCF. Ce car arrive à 19h55 à Dole et assure la correspondance avec le TGV 9272 (Dole 20h09 – Paris 22h21) en provenance de Lausanne. Le transport est assuré par Monts Jura Autocars.

« Je suis monté dans le bus, j’ai payé ma place. Au bout d’un moment, comme il y avait trop de monde, le chauffeur a demandé aux gens qui n’avaient pas de correspondance TGV à Dole de descendre. Pour laisser la place à ceux qui avaient un train à prendre. On ne nous a pas remboursés, on nous a dit qu’un taxi allait nous récupérer », rapporte Jimmy Bresillon. Il fait partie des 7 personnes qui se sont retrouvées sur le quai, alors qu’il avait pris son billet pour rejoindre Dole par le bus de 18h55.

Ces personnes ont attendu en vain le taxi promis en compagnie de trois autres jeunes de 16 ans qui avaient payé leurs places. Finalement, c’est un autre conducteur de car, qui avait fini son service et devait rentrer à vide sur Dole, qui a accepté de les emmener. Une heure plus tard selon notre témoin, une vingtaine de minutes d’après le transporteur. « Le problème de ce dimanche, c’est qu’il n’y avait pas de taxi disponible », explique Marc-Olivier Chauvet, chef des centres de Lons et Dole de Monts Jura Autocars. « Nous n’aimons pas laisser des passagers à quai. Mais il est très difficile d’organiser ce service. Nos bus font cinquante-sept places et la SNCF ne nous donne pas d’élément pour nous permettre des prévisions. Ca n’est pas faute de les demander. On ne peut pas savoir à l’avance combien elle va nous envoyer de clients. La plupart du temps, ça va. Lorsque cela ne passe pas, nous faisons appel à des taxis et c’est nous qui payons. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière, par exemple », se défend cadre de Monts Jura autocars. Il ajoute que « dans le cadre de la délégation de service public qui nous a été confiée par le département, nous mettons les moyens qu’il faut en face de la demande. »

Cette situation est aussi le résultat d’une mauvaise organisation du service TER par la Région Franche-Comté qui persiste à faire passer les usagers de Lons-le-Saunier se rendant à Paris par Dole, un trajet qui oblige à emprunter les cars du Conseil général du Jura entre Lons-le-Saunier et Dole, alors que le trajet le plus rapide pour aller de Lons-le-Saunier à Paris consiste à transiter par Bourg-en-Bresse. Mais délibérément, la Région Franche-Comté refuse de mettre en correspondance les TER Lons-le-Saunier – Bourg-en-Bresse avec les TGV Bourg-en-Bresse – Paris.

(Avec Le Progrès).

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Keolis lorgne sur Grenoble

Posted by ardsl sur 18 septembre 2012

Après un jeu de chaises musicales suite au départ de David Azéma au milieu de l’été, Jean-Pierre Farandou a finalement été nommé à la tête de Keolis, filiale de SNCF. Une entreprise qu’il connaît bien, lui qui a dirigé Keolis-Lyon, la société exploitante du réseau TCL de 2005 à 2006 avant de prendre les commandes des TER. Interview.

Vous prenez les rênes d’une entreprise en forte croissance depuis quelques années, + 8% de chiffre d’affaires en 2011. Pensez-vous pouvoir poursuivre à ce rythme et quelle est votre stratégie pour y parvenir ?

« Notre chiffre d’affaires a en effet été multiplié par trois ces dix dernières années : 4,4 milliards en 2011, environ 4,8 milliards en 2012. Keolis, c’est l’histoire d’un petit qui est devenu discrètement grand, mais ça commence à se voir parce que les succès sont importants, notamment à l’international. Il y a dix ans, nous réalisions 80% de notre CA en France et 20% à l’international. Aujourd’hui nous en sommes presque à 50/50. Une croissance qui nous met à peu près à la hauteur du groupe RATP. Va-t-on continuer à croître à ce rythme ? Le développement ça ne se décrète pas. Premier objectif, conserver la confiance de nos clients, petits ou grands, français ou internationaux. Ce qui passe par la qualité de service et la relation avec les autorités organisatrices. La concurrence est rude, c’est déjà un challenge que de conserver ses positions. Nous regardons aussi avec attention l’évolution du débat sur les régies ou les Sociétés publiques locales, tout en respectant le choix des élus. »

À Nice justement, comment expliquez-vous le revirement de Christian Estrosi début juillet en faveur d’une régie des transports ? À quoi vous attendez vous le 21 septembre, lors du prochain conseil de la Métropole ?

« Je ne commenterai pas la décision des élus. On peut parfois être surpris parce que le processus avait été engagé dans une logique de délégation de service public et que nous avions joué le jeu le plus honnêtement possible. Les élus ont souhaité revenir sur leurs positions. Nous en prenons acte. »

Vous aviez gagné semble-t-il…

« Je ne peux pas dire si nous avions gagné mais ce que je sais c’est que nous avions joué le jeu. Nice est un très beau réseau. Nous aurions été ravis de l’avoir dans notre portefeuille parce qu’il y avait plein de synergies possibles avec nos autres grands réseaux : Lyon, Lille, Bordeaux. Nous avions des tas d’idées de développement. Nous regrettons que le processus se soit arrêté et que nous n’ayons pas pu jouer notre chance jusqu’au bout. »

Quelles pourraient être les conséquences pour la profession du passage en régie d’une ville comme Nice ?

« C’est une question à laquelle je ne peux répondre qu’en ma qualité de membre de l’Union des transports publics, pas en tant que président de Keolis. Mon point de vue, c’est qu’il faut essayer de conserver l’équilibre qui s’est installé en France entre DSP et régies. On le retrouve à l’UTP d’ailleurs où se côtoient le groupement des indépendants Agir et les grands groupes. Cet équilibre peut ne pas rester figé et peut osciller en fonction des années. Si cela reste marginal, il n’y a pas de problème. Mais si cela devenait un mouvement de fond, alors oui, ce serait plus problématique parce que c’est le fondement même de notre activité qui serait questionné. Les Français avaient inventé le concept de DSP, c’est un modèle qui fonctionne bien pour l’intérêt des collectivités et des opérateurs. Il n’y a qu’à voir la qualité des réseaux de transport français qui n’a rien à envier aux européens. C’est aussi un élément d’exportation de la filière et du savoir-faire français. C’est paradoxal de remettre en question la base française de nos activités alors que, par ailleurs, on essaie de promouvoir ce modèle à l’étranger. »

Vous dites que votre premier objectif est de garder la confiance de vos clients. Quels sont les autres objectifs du groupe que vous dirigez maintenant ?

« On peut les décliner par zones, ou par grands métiers. En France, nos positions sont bien établies. On pourrait faire un peu mieux dans l’interurbain où je souhaite que nous soyons plus ambitieux. Il faut gagner des appels d’offres et la confiance de nouveaux clients, c’est la mécanique de notre métier en France, comme à l’international. Nous avons prouvé que nous pouvions conserver nos contrats et que nous avons une vraie capacité à en remporter d’autres. Nous sommes aussi un grand opérateur de métro automatique. En France, avec Lyon, Rennes et Lille, nous exploitons 64 km de métro automatique. Et c’est grâce à ça que nous avons gagné l’exploitation du métro automatique d’Hyderabad en Inde, une ligne de 77 km. Cette capacité à exploiter des modes lourds est l’un de nos facteurs de croissance et l’un de nos meilleurs atouts. Nous sommes sans conteste le leader mondial du tramway en DSP. Le récent exemple de Dijon où Keolis a pu aider la collectivité à lancer deux lignes de tramway en à peine deux ans et demi et à les ouvrir avec six mois d’avance est une sacrée performance. Nos savoir-faire en matière de tramway et de métro sont des actifs précieux pour assurer notre développement à l’international. »

Quel est le taux de renouvellement de vos contrats en France ?

« En 2011, nous avons renouvelé 89% de nos contrats urbains en France exprimé en chiffre d’affaires. »

Gagnés contre qui ?

« En France, nous nous retrouvons toujours face aux même concurrents, principalement Veolia Transdev et Ratp Dev. A l’international, la palette est plus large et dépend un peu des zones géographiques. Il ne faut pas réduire l’approche de la concurrence aux seuls groupes français. En Asie, nous retrouvons souvent MTR, Serco ou le métro de Singapour. Dans l’univers anglo-saxon, nous sommes plutôt confrontés aux grands opérateurs privés britanniques comme FirstGroup, National-Express, Stagecoach ou Arriva. »

Vous êtes engagés dans plusieurs appels d’offres offensifs dont certains vont aboutir dans les prochains mois : le réseau urbain de Grenoble par exemple. Vos espoirs sont bons ?

« Si l’on se présente, c’est que l’on a un espoir. Grenoble est l’illustration d’une inflexion récente dans notre stratégie : nous nous intéressons de plus en plus aux sociétés d’économie mixte (SEM), alors que jusqu’à présent, même si nous sommes partenaires de SEM dans des villes comme Pau ou Le Mans, nous sommes plutôt orientés vers la DSP. Je compte confirmer cette évolution. Nous pouvons apporter aux élus notre savoir-faire, notamment dans les modes lourds. Le meilleur exemple de cette stratégie d’ouverture, c’est Metz que nous venons de remporter avec son formidable projet de bus à haut niveau de service, Mettis. Je suis très fier que le groupe Keolis puisse accompagner ce projet là. »

Vous profitez aussi du flottement de Veolia Transdev…

« Je n’ai pas à me prononcer sur le flottement de Veolia, mais peut-être que le jeu est plus ouvert qu’avant en matière de SEM… »

Les collectivités locales françaises sont confrontées à des équations budgétaires de plus en plus difficiles. Quel impact cela-peut-il avoir sur l’activité du secteur ?

« Deux courants s’opposent, d’un côté le besoin croissant de mobilité collective dans les grandes agglomérations, accentué par des phénomènes comme la congestion ou la flambée du prix du carburant. De l’autre, les difficultés budgétaires évidentes des collectivités. État, régions, départements, aucun n’échappe à des tensions budgétaires très fortes. Quels arbitrages feront les politiques qui font les lois et la fiscalité, et les élus locaux qui doivent gérer des budgets transport ? À nous, entreprises de transport, de réfléchir à notre capacité de produire du transport public moins cher, et d’attirer plus de monde dans les transports publics pour accroître les recettes commerciales. Mais n’oublions pas que le transport public est une activité fortement créatrice d’emplois, non délocalisables. C’est aussi une filière industrielle très importante. L’euro qu’on met dans le transport public a une multitude d’effets directs ou indirects. »

Renaît un mode de transport un peu oublié, l’autocar, qui pourrait être un bon complément aux TER par exemple ?

« Vous parlez de choix de l’autocar plutôt que du train pour les dessertes régionales. Il ne faut pas poser le problème en ces termes. Bien sûr, cela peut avoir un effet non négligeable sur les contributions des collectivités, mais la vraie clé c’est l’efficacité et le verdict de l’usager. Si c’est pour décevoir l’usager, pour régresser, ce n’est pas très porteur. Les élus ne feront pas ce choix uniquement à cause de contraintes budgétaires. Il faut qu’ils aient la conviction que le service proposé sera à la hauteur. Il faut démontrer, notamment dans les zones d’habitat diffus, que l’on peut apporter un meilleur service avec des autocars. Le train, par définition, ne passera pas partout, le mode routier est plus souple. J’ai toujours pensé que la combinaison d’un transport à la demande au départ d’une gare qui irrigue toute une zone, est plus performante qu’un train que l’on prolonge de 20 ou 30 kilomètres alors qu’à partir de cette gare là, les taux de remplissage sont faibles. »

Celle qui fait bouger les lignes, c’est la SNCF avec ses iDBUS, et elle fourbit ses armes dans la perspective de lignes routières interrégionales. Comment Keolis, bras armé de la SNCF, se prépare-t-il à ce nouveau marché ?

« iDBUS c’est une initiative de la SNCF. Quant aux lignes interrégionales, s’il s’agit de lignes en délégation de service public, oui, ça nous intéresse. En revanche, s’il s’agit d’exploiter des lignes aux risques et périls, nous serons plus réticents parce que nous considérons que nous n’avons pas forcément les compétences et l’expérience pour se lancer dans cette activité. »

Pierre Mongin, PDG du groupe RATP, considère que les groupes français de transport de voyageurs qui sont tous peu ou prou à capitaux publics, ne doivent plus aller à l’export en ordre dispersé. Qu’en pensez-vous ?

« Je ne vais pas parler de la stratégie des autres mais de celle de mon groupe. D’abord il faut être précis, Keolis n’est pas un groupe 100% français. Nous avons dans notre actionnariat, à hauteur de 30%, la Caisse des dépôts et des consignations du Québec. Il est évident que cet actionnaire attend d’être traité d’une manière équilibrée. Pour le reste, je ne vois pas comment on peut contraindre une société à brider son développement. Il se trouve, et c’est une chance pour la France, qu’on a trois opérateurs de niveau mondial. Ils ont tous trois légitimement envie de se développer. Les zones de développement se rejoignent forcément, et parfois nous nous retrouvons en concurrence. Moi, ça ne me choque pas. Il faut laisser à chaque groupe sa liberté de déterminer ses zones de développement. »

(Avec mobilicites.com).

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Les Chemins de fer de Provence sous gestion publique

Posted by ardsl sur 14 septembre 2012

La Région PACA reprendra en 2014 la gestion des Chemins de fer de Provence.

La délégation de service public attribuée à Veolia jusqu’en 2013 ne sera pas renouvelée. Après la Métropole Nice-Côte d’Azur qui souhaite gérer en 2013 en régie directe son réseau de transports confié jusqu’ici en DSP à Veolia, la Région PACA veut reprendre à la Compagnie ferroviaire Sud France (filiale de Veolia-Transdev), la gestion des Chemins de fer de Provence dès 2014.

Reprise par la Région et intégrée au réseau TER en 2007, la ligne qui relie Nice à Digne-les-Bains (200 km) a depuis été modernisée. La Région a ainsi lancé la réfection intégrale de la voie sur 25 km datant de la fin du XIXe siècle entre Nice et Plan-du-Var (55 millions d’euros) et acquis quatre rames modernes et climatisées (20 millions d’euros). Ainsi l’ensemble de la plate-forme est désormais équipé de rails neufs permettant d’effectuer des pointes à 100 km/h le long de la plaine du Var.

Lors de son assemblée fin juin, la Région a prolongé la DSP de six mois afin de permettre le passage de la gestion de la ligne en régie directe. Ce sera la première fois que cette ligne ferroviaire gérée jusqu’ici par un privé passe sous gestion publique. La prolongation de la DSP s’avère nécessaire car il faudra résoudre d’ici-là un certain nombre de problèmes (licence ferroviaire, dossier sécurité, statut du personnel…). La gestion publique s’effectuera vraisemblablement via un Épic.

La Région a également lancée en juin une étude sur la partie urbaine et périurbaine de l’agglomération de Nice.

(Avec lantenne.com).

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Les départements reviennent de plus en plus sur la gratuité des transports scolaires

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

Pour cette rentrée 2012, dans plusieurs départements, les parents d’élèves ont dû mettre pour la première fois la main à la poche pour que leurs enfants puissent emprunter des transports scolaires jusque-là gratuits. La gratuité des transports scolaires reste pratiquée par seulement 28 départements.

Selon les statistiques de l’Association des départements de France (ADF), le coût global des transports scolaires – hors Île-de-France – est supérieur à 3 milliards d’euros, dont 2 milliards sont à la charge des départements. Soit un coût moyen par an et par élève de 840 euros. Une compétence obligatoire qui coûte cher, voire de plus en plus cher avec la hausse du prix du carburant et de la TVA. C’est d’autant plus marqué dans l’actuel contexte économique où les pressions financières étranglent les départements. Ces dernières années, ces collectivités se sont vues amputées d’une partie de leurs recettes fiscales (taxe professionnelle, taxe d’habitation…) et ont hérité de dépenses sociales obligatoires (Allocation personnalisée d’autonomie, Prestation de compensation du handicap, RSA) qui plombent les budgets.

« Sur les 75 milliards accordés aux départements, les dépenses sociales pèsent 12 milliards d’euros. Or, l’État ne les a compensés qu’à hauteur de 7 milliards« , rappelle Claudy Lebreton, président de l’ADF. Autant dire que l’équation entre dépenses et investissements est devenue un exercice de haute voltige pour les collectivités départementales et se traduit inexorablement par des arbitrages politiques. C’est dans ce cadre-là que certaines d’entre elles ont pris la décision de réviser les conditions d’accès aux transports scolaires.

Gratuité dans 28 départements

Malgré tout, en 2012, 28 Conseils généraux financent encore à 100% la gratuité des transports scolaires, tandis que sept prennent à leur charge entre 95% et 99% des coûts du transport. Les autres participent de 50% à 94%. Selon Christophe Trébosc, secrétaire général de l’Association nationale pour les transports éducatifs de l’Éducation nationale (Anateep), « si le nombre de départements assurant la gratuité a longtemps été stable, nous observons une rupture à partir de 2010/2011« .

En effet, c’est à cette date-là que les Ardennes et l’Aube ont remis en question la gratuité. Ils ont été suivis par la Seine-Maritime. En ce début d’année, la Corrèze, le Loiret, l’Isère, les Hautes-Alpes ont rebattu les cartes en modifiant les conditions d’accès. Une raison à cela : la chasse au gaspillage et une recherche d’optimisation des moyens. En effet, l’instauration de frais d’inscription ou d’une participation vise surtout à optimiser l’exploitation. Notamment en espérant que les élèves inscrits prendront effectivement le car.

Terminée l’époque où les véhicules circulaient à moitié pleins. Pas question non plus de se défausser sur les familles et de réaliser des économies sur le dos. Car la fin de la gratuité, au sens littéral du terme, consisterait à faire payer aux familles le coût réel du transport. Inenvisageable. « Dans l’Yonne, le coût moyen par enfant transporté est de 850 euros. Mettre fin à la gratuité consisterait à faire payer cette somme-là aux familles« , rappelle Bernard Ristord, directeur de cabinet du président au Conseil général de l’Yonne.

Double peine

À l’Anateep, la position est claire. « Nous sommes pour la gratuité des transports scolaires car nous estimons que c’est un service public permettant l’accès à l’éducation qui, elle aussi, est gratuite« , explique Christian Trébosc. Autre argument mis en avant : la volonté de ne pas pénaliser les élèves obligés de prendre le car. « Ces derniers subissent un double peine : non seulement ils mettent plus de temps (donc accumulent de la fatigue), mais en plus leurs parents sont obligés de payer le transport« .

Néanmoins, l’Anateep se dit consciente des problématiques financières rencontrées par les départements pour continuer à assurer ce service dans des conditions de sécurité optimales. « Les dernières normes de sécurité (le port de la ceinture, l’accessibilité, l’installation d’éthylotests) sont de plus en plus lourdes« , reconnaît le secrétaire général. Lequel se dit favorable à ce que les usagers sachent que le transport scolaire a un coût. « C’est pourquoi nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il soit demandé aux familles une participation symbolique de 5% au maximum« .

Cinq questions à Claudy Lebreton, président de l’Association des départements de France

Quelle est la situation financière des départements ?

Le contexte général dans lequel nous sommes amenés à assumer des responsabilités est très lié à la situation nationale, européenne et mondiale. C’est-à-dire que nous subissons une grande tension sur les finances publiques. Depuis des années, nous voyons chuter nos recettes fiscales, alors que nos dépenses ne cessent de progresser. De toutes les collectivités territoriales, ce sont les départements qui sont le plus en grande difficulté financière. Tout cela nous pousse à regarder de très près toutes les sources d’économie potentielles. D’où les décisions qui ont été prises dans le secteur des transports.

Peut-on dire que la remise en question de la gratuité des transports scolaires est tendancielle ?

Les départements qui sont revenus sur la gratuité sont finalement très peu nombreux. De plus, aucun n’a décidé d’imposer du jour au lendemain une forte participation financière. Pour utiliser une métaphore médicale, il s’agit d’un traitement homéopathique. Par ailleurs, j’observe qu’une immense majorité de départements consacrent d’importants moyens aux transports scolaires : pour 39 d’entre eux, ils subventionnent ce service entre 95 et 100%.

Peut-on imaginer que les régions cofinancent le transport des lycéens ?

C’est un sujet d’actualité. Même si cette question-là n’a pas été abordée dans la campagne présidentielle, elle l’est dans tous les cercles initiés. François Hollande, dont je suis membre du comité de campagne, porte l’éventualité d’une nouvelle réforme de décentralisation. Nous en sommes au stade de la clarification des compétences entre l’Etat et les collectivités mais aussi entre les collectivités elles-mêmes. Le transport est une compétence partagée : l’urbain incombe aux agglomérations, l’interurbain aux conseils généraux, et le ferroviaire régional aux régions. Aujourd’hui, le grand enjeu est lié l’intermodalité. La tension sur les dépenses et les recettes publiques nous oblige à nous rapprocher. Mais cela demande du temps, des conciliabules, des négociations. Il est impératif d’aller vers plus de coopération, de mutualisation, de rationalité dans l’organisation des services publics. Je pense que d’ici 5 ans tout cela sera résolu et que nous serons parvenus à des gentlemen agreement entre les conseils généraux et régionaux en matière de transport.

Pour dégager de nouvelles ressources, seriez-vous partisan d’augmenter la participation demandée aux familles ?

Compte tenu de la situation économique et du pouvoir d’achat, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment d’augmenter fortement la participation des familles. De plus, les enfants qui fréquentent les bus ne sont pas forcément les plus aisés économiquement. Malgré tout, nous sommes en train de rechercher un équilibre entre ce qui reste des ressources liées à la fiscalité et ce qui va relever des usagers. D’où la tendance à actualiser les prix de façon modérée. Nous venons de la faire dans les Côtes-d’Armor, département que je préside. Nous avons augmenté de 10 euros la participation financière des familles. Ce qui la porte à 110 euros par an et par enfant. Autre piste étudiée par les collectivités pour réduire les coûts : la possibilité de revenir à des régies départementales. Il y a de plus en plus d’interrogations sur la pertinence des délégations de service public pour une raison très simple : les grands groupes de transport ont gagné beaucoup d’argent…

Pensez-vous que les départements qui ont instauré des tarifications uniques risquent de revoir les prix à la hausse ?

Non. J’espère que la situation économique et financière va se détendre. Il faut avoir le souci de la maîtrise des dépenses mais aussi celui des investissements publics pour produire du développement et de l’emploi. C’est un enjeu essentiel, un équilibre qu’il faut trouver. Aujourd’hui, avec le développement durable, il faut trouver un système qui encourage à l’utilisation du transport public. Dans les Côtes- d’Armor, avec un titre à 2 euros, nous sommes passés en 5 ans de 150000 voyageurs à 500000 aujourd’hui.

(Avec mobilicites.com et Transport Public).

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Chalon-sur-Saône : un réseau de bus réorganisé depuis le 3 septembre

Posted by ardsl sur 7 septembre 2012

Le réseau Zoom des bus de l’agglomération de Chalon-sur-Saône a été modifié en profondeur depuis lundi 3 septembre. Le réseau continue d’être exploité par la STAC (dont Veolia Transdev est actionnaire à 80%).

Le réseau de la plus peuplée des villes de Saône-et-Loire (47200 habitants) comptait auparavant 8 lignes urbaines, une navette gratuite desservant le centre-ville de Chalon, 13 lignes périurbaines, un service de transport pour les personnes à mobilité réduite et un service de vélos en libre service.

Le réseau de bus du Grand Chalon (105000 habitants) est utilisé en moyenne par 23000 voyageurs chaque jour. La fréquentation annuelle approche les 7 millions de voyages. La fréquentation a doublé en 8 ans.

Le nouveau réseau est marqué par la mise en place d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS). L’agglomération de Chalon compte ainsi très vite atteindre une fréquentation annuelle de 8 millions de voyages. « Pour grignoter des parts sur la voiture, il fallait franchir un cap dans l’offre proposée et mettre en place un réseau plus simple et intuitif », explique Ludovic Jourdain, le directeur de la STAC.

Le BHNS est la colonne vertébrale du nouveau réseau. Il bénéficie de voirie en partie réservée.

Avec le nouveau réseau, l’offre de transports publics sera augmentée (234000 kilomètres supplémentaires par an). 2 parkings relais sont mis en place à la périphérie de Chalon. Le Grand Chalon a dépensé 550000 euros H.T. pour le parking relais de SaôneOr. Ce sont cinquante places qui ont été affectées à la voiture des usagers du BHNS, indépendamment des arceaux fixés pour seize vélos, et des emplacements réservés à des engins motorisés à deux roues.

Le BHNS dessert notamment la gare SNCF de Chalon-sur-Saône et le nouvel hôpital.

Le coût total de son implantation dans le paysage local s’élève à quelque 11 millions d’euros. La Région Bourgogne a contribué au financement à hauteur d’1,9 million. L’État a apporté 950000€, à travers l’appel à projet TCSP du Grenelle 2.

Les nouvelles lignes

Ligne 1 : Chalon-sur-Saône gare SNCF – SaôneOr (BHNS)

  • 146 allers-retours du lundi au jeudi de 5h51 à 21h18.
  • Un bus toutes les 10 minutes en heures de pointe (sauf l’été).
  • Un bus toutes les 15 minutes en heures creuses.
  • Un service prolongé jusqu’à 23h30 les vendredis et les samedis.
  • Un bus toutes les 30 minutes le dimanche de 8h à 21h20.
  • Un temps de parcours de 19 minutes pour les 6,4 kilomètres entre la gare SNCF et Saôneor.

Ligne 2 : Champforgeuil – Nouvel hôpital – Saint-Rémy – CHS Sevrey

  • 114 allers-retours entre 5h40 et 20h30.
  • Un bus toutes les 15 minutes entre Champforgeuil et le centre hospitalier.
  • Dessert la gare SNCF.

Ligne 3 : Aubepins – ZI Sud

  • Un bus toutes les 15 minutes en heures de pointe.
  • Un bus toutes les 20 minutes en heures creuses.
  • Un service assuré entre 6h et 20h20.

Ligne 4 : Châtenoy-le-Royal – Crissey

  • Un bus toutes les 30 minutes entre 6h30 et 20h15.
  • Dessert la gare SNCF.

Ligne 5 :  Saint-Marcel – Chalon-sur-Saône gare SNCF

  • Un bus toutes les 30 minutes de 6h à 20h.

Ligne 6 :  Taisey – Hilaire

  • Un service assuré entre 6h30 et 19h30.
  • Un bus toutes les 30 minutes en heures de pointe.
  • Un bus toutes les heures en heures creuses.

Ligne 7 : Virey-le-Grand ESAT-AMEC – Chalon Gares-République

Cette ligne emprunte une partie de la rue Sabatier permettant de prendre le Flash si on le désire. Puis elle bifurque rue Ferrée pour regagner les Prés Saint-Jean sur le même tracé que le Flash.

La place de l’Obélisque n’est plus le point de convergence des lignes du réseau. Désormais, celles-ci se retrouvent toutes à la gare SNCF et au carrefour de la Colombière.

Navette centre-ville

  • Nouveau tracé resserré autour du centre-ville.
  • Des bus toutes les 15 minutes de 7h30 à 19h30.
  • La navette reste gratuite.

Pour en savoir plus, télécharger le dossier de presse

Évolutions tarifaires

Le prix du ticket unitaire est passé de 1€ à 1,20€.

Le carnet de 10 tickets plein tarifs est passé de 7,50€ à 8€.

L’abonnement orange est passé de 25€ à 30 euros. « Un prix dans la moyenne des villes similaires à Chalon », selon Ludovic Jourdain.

Veolia-Transdev renouvelé

Fin août, le Grand Chalon a décidé de renouveler Veolia-Transdev pour une durée de six ans à partir du 1er janvier 2013. Le groupe aurait fait un effort pour l’emporter face à RATP Dev, le contrat serait attribué pour un montant inférieur à celui de la DSP précédente. Le principal objectif de cette nouvelle DSP sera la montée en puissance de la desserte BHNS Flash. Veolia-Transdev devra également optimiser le système de transport à la demande et proposer une nouvelle offre de vélo en libre-service. La décision, qui doit encore être avalisée par l’assemblée communautaire, devrait être officialisée le 27 septembre.

(Avec Le Journal de Saône-et-Loire, infos-chalon.com et ville-rail-transports.com).

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Les élus grenoblois rêvent toujours d’une liaison par câble avec le Vercors

Posted by ardsl sur 3 septembre 2012

Lancé le 19 mars 2012 par Marc Baïetto, président de la Métro, le projet de transport par câble Grenoble – Vercors peut se résumer ainsi : une télécabine reliant Fontaine à Lans-en-Vercors avec une station intermédiaire à Saint-Nizier-du-Moucherotte (4,5 km + 5,5 km, soit 10 km), un trajet réalisé en 29 minutes, un débit de 2400 personnes/heure, un investissement de 40 à 50 millions d’euros assuré pour l’essentiel (environ les deux tiers) par un opérateur privé puisque la Métro souhaite confier cette délégation de service public à un privé ; le prix du ticket à l’unité serait de l’ordre de 4€ à 5€ pour l’aller et de 7€ à 8€ pour l’aller-retour, avec bien sûr des abonnements et des tarifs réduits. La mise en service est espérée pour fin 2014.

Voilà pour les grandes lignes. Le 6 juillet 2012, la Métro a pris une délibération pour lancer plusieurs études, car de nombreuses hypothèses sont possibles et nombre de questions se posent (équipement, coût, montage, fréquentation, liaison avec tout le Vercors, etc). Dans les prochaines semaines, il faudra que la Communauté de communes du massif du Vercors, le Conseil général de l’Isère (qui tous deux participeront au financement) et les communes de Fontaine, Saint-Nizier et Lans-en-Vercors délibèrent pour désigner la Métro comme maître d’ouvrage de ce projet. Fin octobre, la Métro devrait choisir un assistant à maîtrise d’ouvrage, car le projet est complexe.

L’appel d’offres pour trouver le partenaire privé pourrait être lancé début 2013, et c’est le candidat retenu qui lancera l’enquête publique. Sachant qu’il faut un an et demi de travaux pour réaliser un telle télécabine, ce dernier pourrait fonctionner fin 2014.

L’exemple de Bolzano

Une délégation d’élus grenoblois s’est rendue à Bolzano fin août 2012. Certes, Bolzano (105000 habitants) n’est pas l’agglomération grenobloise (404000 habitants). Et comparaison n’est pas raison. Mais les similitudes sont telles entre cette ville de l’extrême nord de l’Italie, dans le Tyrol du sud, enserrée dans les montagnes et reliée au plateau du Renon par un tout nouveau téléphérique (montant donc de 273 mètres à 1221 mètres d’altitude), et l’agglomération grenobloise qui rêve d’un transport par câble reliant Fontaine à Lans-en-Vercors (de 202 mètres à 1012 mètres d’altitude), que les élus isérois sont revenus gonflés à bloc de leur périple italien.

En 2009, la province du Haut-Adige a mis en service ce nouveau téléphérique, très performant, confortable et silencieux, pour remplacer une vieille télécabine monocâble en fin de vie, dont la fréquentation plafonnait alors à 300000 voyages par an.

Les responsables politiques de Bolzano tablaient, avec la nouvelle infrastructure, sur une hausse de fréquentation allant jusqu’à 500000 voyages par an. Or, trois ans après sa mise en service, le téléphérique de Bolzano dépasse les 900000 voyages par an, et le succès est tel, notamment vis-à-vis des touristes, qu’on vient de passer le prix de l’aller-retour de 6,50€ à 10€ pour contenir cet afflux de touriste, afin que la population du plateau du Renon (7000 habitants et une forte activité touristico-économique, avec 3000 lits touristiques et deux zones artisanales) ne soit pas “dépossédée” de cet exceptionnel outil d’aménagement du territoire.  Les habitants de Renon et Bolzano bénéficient d’abonnements à prix réduits.

Entre 2009 et 2012, le secteur touristique a vu son activité augmenter de 30% sur le plateau du Renon, grâce au nouveau téléphérique. Les habitants du plateau comme ceux de la ville sont ravis, les touristes aussi.

En bas, les cabines passent à ras des immeubles, devant les balcons, sans que quiconque y trouver matière à faire la révolution. En haut, la station d’arrivée est entourée d’hôtels, de restaurants et d’habitations. Et dès qu’on débarque de la cabine, on peut sauter dans un petit train qui parcourt le plateau.

Inutile de préciser que les élus isérois, et en particulier ceux du Vercors, sont revenus de Bolzano avec des rêves pleins la tête.

Reste aux élus du Vercors à convaincre leurs collègues de Saint-Nizier, et à la majorité de gauche de la Métro à convaincre ses 8 élus (dont 7 communistes) qui se sont abstenus en juillet. Un désaveu qui, s’agissant d’un dossier aussi sensible et novateur porté par le président de la Métro, fait forcément un peu tache …

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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Dijon s’offre un tramway et un préavis de grève

Posted by ardsl sur 31 août 2012

La cité des ducs de Bourgogne s’est dotée à une vitesse record de deux lignes de tramway. La première est inaugurée samedi 1er septembre, la seconde début décembre 2012. Indispensable pour accélérer le développement urbain de cette agglomération de 250000 habitants qui ne pouvait plus se passer d’un mode de transport lourd même si le réseau de bus était déjà musclé. Seul ombre au tableau, le préavis de grève déposé par la CGT le jour de l’inauguration.

Vingt kilomètres de ligne de tramway en trente mois ! Le Grand Dijon (252000 habitants et 22 communes) a mis le turbot. Et la première, longue de 8,5 kilomètres, est inaugurée samedi 1er septembre 2012. La suivante, 11,5 kilomètres, le sera le 8 décembre.

Avec ce nouveau mode, 95% de la population est à moins de 300 mètres d’un arrêt de transport public. Et c’en est fini des tickets papier, tous les voyageurs, abonnés et occasionnels circulent depuis juin avec une carte magnétique sans contact.

Coût des deux lignes de tramway, 399 millions d’euros dont près de 100 millions consacrés aux aménagements urbains. Financés par le Grand Dijon, la Banque européenne d’investissement (286,9 millions), l’État (47M€), le Conseil régional de Bourgogne (40M€), le Département de la Côte d’Or (20M€) et le FEDER (5,5M€). Le taux du versement transport a été porté à 2%, qui rapportera 52 millions d’euros en 2012.

Un investissement conséquent justifié par la hausse de la fréquentation dans les bus du réseau Divia (exploité par Keolis) et la volonté politique d’avoir une ville « douce à vivre« . Ce qui passait par une circulation automobile apaisée et un report modal de la voiture vers les transports collectifs. « Dijon est une ville embouteillée, surtout aux heures de pointe. Sur les boulevards intérieurs nous pouvions avoir entre 20000 et 25000 voitures par jour. Pour un Parisien, ce n’est rien du tout, mais pour nous c’est énorme« , affirme André Gervais, élu communiste du Grand Dijon, délégué au tramway et aux modes doux au Grand Dijon.

Autre impératif justifiant la construction d’un mode lourd, le contrat d’agglomération qui prévoit de créer des zones d’activités, de construire mille logements par an, un Zénith, une piscine olympique, un nouvel hôpital et d’étendre le campus universitaire. « Sans transport structurant, tous ces projets ne tiendraient pas le coup« .

Des Lianes et un plat de spaghettis

« Nous avions un bon réseau, mais vieillissant. Il était radio-concentrique, toutes les lignes passaient par le centre-ville. C’était un plat de spaghettis avec des lignes qui n’en finissaient plus« , décrit André Gervais. Le réseau de bus Divia a donc été hiérarchisé avec la création de six « Lianes », des lignes à haut niveau de service.

Le succès a été immédiat occasionnant des points de saturation. Notamment dans la rue de la Liberté (axe principal de Dijon) où transitaient plus de 1100 bus par jour. Conséquence : des conflits avec les piétons et un centre-ville qui était tout sauf apaisé. « En observant la fréquentation des Lianes dont l’une transportait plus de 20000 passagers par jour, l’étude d’opportunité a démontré qu’il fallait franchir une nouvelle étape, laquelle passait par un mode lourd. Le projet était financièrement réalisable car l’agglomération n’était pas endettée« .

Désenclavement

En 2008, le tramway était inscrit au programme des élections municipales. « Une fois élus, nous avons immédiatement lancé la consultation publique portant sur le choix du mode (tramway ou bus à haut niveau de service BHNS) et sur les tracés« . Le tramway l’a remporté. Et les tracés des deux Lianes principales retenus car les plus fréquentés.

« Nous avons étudié les corridors où étaient concentrés les principaux trafics et superposé les potentiels d’habitation et d’emplois actuels et futurs« , explique André Gervais. « Dans la partie sud de T2, il est prévu de construire 6000 logements sur d’anciens terrains militaires. Cette ligne offrira un temps de parcours de 34 minutes, deux fois moins que la Liane. Précédemment, il fallait une heure pour aller de Chenôve (la deuxième ville de l’agglomération dijonnaise) jusqu’à Valmy. Cela ne favorisait pas le développement des transports, ni les conditions d’accès aux grands services publics« .

Déployées sur trois communes (Dijon, Chenôve et Quetigny), les deux lignes de tram desserviront à terme la gare SNCF, le centre-ville, les grandes administrations, les pôles d’emplois de l’est dijonnais. Il doit « entrer » dans le CHU et traverser le campus universitaire. Il relie aussi l’auditorium, le palais des congrès, le parc des expositions, le conservatoire régional, la cité judiciaire, le grand stade, la piscine, le CREPS, le Zénith.

Et désenclave au passage trois quartiers prioritaires de la politique de la ville : le Mail, les Grésilles et le centre de Quetigny. Au total, il dessert un tiers de la population et des emplois et deux tiers des étudiants de l’agglo.

« On peut se faire plumer avec une DSP comme avec un PPP »

Autre première, le recours aux partenariats public privé (PPP) pour « maîtriser les coûts et partager les risques. Actuellement la problématique des autorités organisatrices de transport est bien d’équilibrer leurs investissements« , argumente André Gervais. Le premier, signé en juillet 2010 avec Ineo concerne la conception, la construction, la maintenance et le financement de l’ensemble des équipements électriques et les systèmes de commande des deux lignes de tramway. Le contrat sur 26 ans porte également sur la gestion de l’approvisionnement en énergie avec, entre autres, l’installation de 6200 modules photovoltaïques sur les toits et les ombrières du centre de maintenance des tramways et des bus. Ces unités produiront annuellement 1,3 gWh et permettront d’éviter l’émission de 120 tonnes de Co².

Le second PPP conclu en mai 2012 avec Heuliez et Barclays porte sur l’achat de 102 bus hybrides dont 61 articulés et 41 standards. Un contrat de 15 ans de 88 millions d’euros. C’est quasiment la moitié du parc qui sera renouvelé. « La qualité est essentielle pour gagner de nouveaux clients et sortir de l’image que le transport public est le transport du pauvre. Or le bon matériel coûte cher. Tout comme l’énergie« , observe André Gervais.

L’élu communiste affirme « vendre sans état d’âme » ce type de partenariat. « Il est tout aussi possible de se faire plumer dans une DSP que dans un PPP. Ce qui compte, c’est de savoir ce que l’on inscrit au cahier des charges et comment on négocie. Dans les deux PPP, nous avons défini des clauses de garantie. On sait qu’il n’y aura pas de dérive de coûts horrible« .

Préavis de grève le jour de l’inauguration

Autre solution pour réaliser des économies d’échelle, l’achat des rames de tramways avec Brest (20 pour Brest, 32 pour Dijon) qui a permis d’économiser 20% sur un marché de 126 millions d’euros avec Alstom et le regroupement sur le nouveau centre de maintenance du siège social de Divia, des dépôts de bus et de tramway. Une gestion, « en bon père de famille« , selon l’élu.

Tout était donc prêt pour l’entée en scène du tram de Dijon le 1er septembre, mais la moutarde est montée au nez de la CGT qui profite de la belle occasion d’une inauguration pour déposer un préavis de grève de 24h. Le syndicat dénonce la « dégradation des conditions de travail » des conducteurs de bus et tramway, qui seront à l’avenir obligés « de commencer leur service plus tôt et de le terminer plus tard« , selon Frédéric Pissot, délégué syndical CGT, cité par l’AFP. « La direction a fait des petites avancées mais on maintient notre préavis de grève car les salariés sont en colère« , a ajouté le syndicaliste. Les syndicats FO et CFDT ont eux, levé leur préavis de grève.

« L’amplitude de fonctionnement de notre réseau a été élargie à l’occasion de l’arrivée du tramway« , reconnaît Gilles Fargier, directeur de Keolis Dijon. (Il dirigea par le passé la Sibra à Annecy). « On peut considérer qu’il s’agit d’une dégradation des conditions de travail, on peut aussi considérer que cela fait partie de nos missions de service public« , relève-t-il. Ces changements visent notamment à desservir le CHU « dès 6h du matin pour que le personnel puisse s’y rendre en tramway« , précise le directeur du réseau.

Keolis prévoit des perturbations essentiellement sur son réseau de bus, mais « pas de difficultés majeures » sur la ligne de tramway.

Le réseau Divia en chiffres

  • 2 lignes de tram : T1 entre Dijon gare – Quetigny centre (8,5 kilomètres, 16 stations) et T2 entre Valmy – Chenôve centre (11,5 kilomètres, 21 stations, dès le 8 décembre).
  • 32 rames de tramway pour les lignes T1 et T2
  • 5 lignes de bus « Lianes »
  • 13 lignes de bus urbains
  • 3 lignes de bus de proximité
  • 2 navettes Flexo
  • 1 ligne de centre-ville
  • 1 ligne de quartier
  • 1 ligne express
  • 230 bus
  • 11 millions de km
  • 143000 voyages par jour
  • 750 salariés
  • 400 vélos en libre-service.

(Avec mobilicites.com).

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Pays de Gex : vers une ligne de bus à haut niveau de service ?

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

Le Conseil général de l’Ain, porteur du projet du BHNS (bus à haut niveau de service) entre Gex (10100 habitants) et Ferney-Voltaire (8200 habitants), a envoyé à toutes les communes concernées un contrat d’axe. Si l’une d’entre elles le refuse, le projet sera abandonné. À ce jour, c’est le cas d’Ornex (3500 habitants).

Le projet de BHNS consiste à remplacer l’offre de la ligne F actuelle des Transports publics genevois (TPG) qui relie Gex à la gare de Cornavin, via Ferney-Voltaire, par une offre de haut niveau de service sur sa partie française. L’objectif recherché est d’améliorer sa vitesse commerciale en aménageant des sites propres pour le bus sur les sections où la congestion routière est la plus pénalisante pour l’exploitation.

Quinze stations

L’offre proposée consiste à mettre en place une ligne de BHNS à deux branches qui se rejoignent au niveau de la station Cessy-centre, avec :

  • une branche courte reliant Gex-centre à Cornavin en empruntant directement la D1005 ;
  • une branche plus longue avec le même itinéraire entre Cessy-centre et Cornavin, desservant les Hauts de Cessy et les Vertes Campagnes avec un terminus à Gex-Zac ;
  • le renfort de la ligne actuelle à partir de Ferney-mairie qui rejoint le tracé BHNS au niveau de l’avenue du Jura.

Le tracé du BHNS comprend 15 stations :

  • Gex-Zac ;
  • Gex-Le Turet ;
  • Gex-centre ;
  • Gex-Jeanne d’Arc ;
  • Gex-Vertes Campagnes ;
  • Les Hauts de Cessy ;
  • Cessy-Moralay ou Cessy-mairie ;
  • Cessy-centre ;
  • P+R du Journans (Cessy) ;
  • Segny (à proximité du centre commercial) ;
  • Maconnex ;
  • Ornex ;
  • Ferney-avenue du Jura ;
  • Ferney-mairie ;
  • Ferney-place du Jura.

Des parkings-relais accompagneront ces arrêts de bus :

  • à Segny Journans (160 à 200 places) ;
  • à l’entrée de Ferney (50 à 80 places, côté Prévessin) ;
  • à Gex Zac
  • à Gex centre (20 à 30 places)
  • à Maconnex (100 à 150 places, à côté des Arcades).

Du temps gagné

La ligne de BHNS permettra de réduire les temps de parcours des bus. Ce gain de temps sera possible grâce aux aménagements notamment des sites propres (voie réservée aux bus) mais aussi des feux intelligents (qui passent au vert pour le bus).

La fréquence en heures de pointes devrait passer d’un bus toutes les 22 minutes à un bus toutes les 12 minutes.

Entretien avec Dominique Colin, directeur général adjoint chargé de l’aménagement du territoire, de l’économie et de l’environnement, au Conseil général de l’Ain.

Le Conseil général devait délibérer lundi 11 juin sur le Projet d’agglomération 2 et donc sur les projets de transports du Pays de Gex (BHNS et tram de Saint-Genis-Pouilly) ? Qu’en est-il ?

Dominique Colin : « Comme je le pensais, le président a suspendu le vote de la délibération considérant que le contexte n’était pas mûr pour qu’on puisse financer ce projet de BHNS. En absence de réaffirmation de l’engagement financier des Suisses, il ne pouvait pas présenter ce rapport devant l’assemblée et donc, les discussions vont continuer jusqu’à la session du 25 juin. S’il n’y a pas de réaffirmation de la part des suisses avant le 28 juin, il n’y aura pas de signature du Projet d’agglo… »

Qu’attendent les Suisses pour donner une décision ?

« La Confédération helvétique a réservé une enveloppe de 20 milliards sur vingt ans qui est distribuée aux différentes agglomérations en fonction de la qualité du projet (routier, infrastructure, transport en commun). Le Projet d’agglo 2 doit être signé le 28 juin 2012 et comprend nos deux projets. Les Suisses sont revenus en arrière car ils attendent l’élection du 17 juin du cinquième conseiller d’État ».

À combien se chiffre le projet du BHNS ?

« À 34 millions. Le Conseil Général va préfinancer. Mais encore une fois, le financement de ces projets transports est soumis à la condition du financement de la Confédération helvétique et du canton de Genève. C’est important de le savoir, que les gens ne se disent pas, c’est sûr, le département va le faire. Après le 17 juin et le vote du côté suisse, une réunion va sans doute avoir lieu avec les Suisses et ils vont réaffirmer avec moins de timidité ce qu’ils avaient déjà dit au mois de décembre ».

La commune d’Ornex a voté contre le contrat d’axe. Quelles en seront les conséquences ?

« Si il n’y a pas l’adhésion de toutes les communes, le projet ne se fera pas ».

Si les élus d’Ornex maintiennent leur refus, le projet sera stoppé ?

« Ah oui. On ne peut pas accepter qu’une commune s’engage à se créer des contraintes et qu’une autre à côté, qui ne veut faire aucun effort, puisse bénéficier du même service. Un contrat d’axe, il faut que tout le monde soit d’accord et que chacun s’engage à son niveau selon ses compétences pour que ce soit une réussite ».

Quels moyens avez-vous pour les faire changer d’avis ?

« Je pense que c’est une superbe opportunité pour eux d’avoir un moyen de transport efficace, rapide, divisant par deux les fréquences des bus. Si le projet est bien expliqué, il n’y a aucune raison que les communes ne comprennent pas l’enjeu. On va d’ailleurs rencontrer les élus d’Ornex le 26 juin et ce seront les derniers à voter ».

Avez-vous rencontré d’autres problèmes avec d’autres communes concernées par le tracé ?

« Segny a voté pour. À Gex et Ferney, ils ont voté contre. Ce sont les deux communes les plus compliquées techniquement car il y a plusieurs arrêts et des questions d’insertion sur voirie. Chaque commune a ses questions. À Cessy, un arrêt n’est pas tout à fait là où les élus le voudraient. À Segny, la question de l’expansion du centre commercial se pose. À Ornex, les élus abordent la question des différents projets urbains à venir, comment les lier avec le tracé. Mais ici, ce sont des questions techniques qui vont se développer dans l’élaboration du projet en lui-même ».

Le tracé est-il définitif ? Et, en imaginant qu’Ornex change d’avis et que les Suisses acceptent de financer, quand la ligne sera-t-elle opérationnelle ?

« Sur le tracé, on va au plus court donc il n’est pas vraiment négociable. À la fin juin, on devrait avoir une idée assez précise. L’échéance que l’on se donne, c’est plutôt janvier 2017 et cela tombe bien car ce sera la fin de la délégation de service publique (GLCT) pour les transports transfrontaliers. Cela permettra de faire les travaux pendant deux ans et mettre en place ce nouveau mode de transport sur cette route. Le 1er janvier 2017, les bus roulent ».

Le cas d’Ornex

Comme à Segny cette semaine, le contrat d’axe du BHNS a été présenté en conseil municipal d’Ornex le mardi 29 mai, mais, par le maire en personne, Jacques Mercier. Ce dernier n’a pas réussi à convaincre de l’utilité de cette ligne. Le vote a eu lieu et c’est le contre qui l’a emporté avec 10 voix, contre 9 oui et 2 abstentions.

Face à cette décision, le maire d’Ornex a demandé à Dominique Colin et son équipe de venir refaire la présentation, le 26 juin. « Si les élus d’Ornex disent une nouvelle fois « non », ils porteront la responsabilité de l’abandon du projet de BHNS » prévient Dominique Colin.

(Avec La Tribune Républicaine).

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Veolia gèrera le réseau STAS jusqu’en 2021

Posted by ardsl sur 7 juin 2012

Veolia a été le seul candidat à avoir remis une offre aux services de Saint-Étienne Métropole dans le cadre de la Délégation de service public (DSP) du réseau de transport en commun de l’agglomération. Son contrat est ainsi renouvelé dès le 1er juillet.

Le candidat sortant vient de remporter le renouvellement de sa délégation de service public des transports de la Communauté d’agglomération de Saint-Étienne Métropole pour neuf ans. Le contrat d’un montant de 47 millions d’euros par an, doit être signé en juin 2012 et entrera en vigueur le 1er juillet.

Dans le cadre de ce nouveau contrat de plus de 400 millions sur neuf ans, la Communauté d’agglomération (43 communes, 380000 habitants), a fixé de nouveaux objectifs à Veolia Transdev, notamment l’augmentation « continue » de la fréquentation sur la période du contrat et la maîtrise des dépenses.

La nouvelle délégation de service public qui démarre en juillet 2012 prévoit :

  • une nouvelle gamme tarifaire avec la création d’une zone unique sur l’ensemble du territoire (au lieu de 2 actuellement)
  • la possibilité de voyager librement de Firminy à Rive-de-Gier avec le même ticket du réseau STAS pendant 1h30
  • la possibilité de recharger sur la carte sans contact OùrA!
  • l’apport du post-paiement des billets à l’unité
  • une tarification sociale CMU
  • un tarif étudiant
  • le lancement d’un service de transport des personnes à mobilité réduite à la demande, sur toute l’agglomération avec des véhicules spécifiques.

Concernant l’information-voyageurs et la vente des titres, le contrat prévoit le déploiement de l’information temps réel sur mobile, l’ouverture d’un poste central d’information et la création d’une agence virtuelle sur internet.

Enfin, l’offre de tramway est augmentée avec l’acquisition de 3 rames de supplémentaires pour une mise en service prévue en 2015.

Dans un communiqué, les élus de l’opposition expliquent pourquoi ils se sont abstenus lors du vote de cette DSP . « Nos craintes ont été renforcées puisque nous avons appris que : les 3 nouvelles rames de tramway ne seraient pas en service avant 2015 au plus tôt, le projet de BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) ne verrait pas le jour avant 2019, et non plus 2014 comme annoncé, de futures hausses des tarifs à compter du 1er janvier 2013. Très concrètement pour le Pass 100 unités, en heures creuses aujourd’hui, nous pouvons faire 20 voyages, ce qui revient à 0,97 € le voyage. À compter du 1er janvier 2013, nous ne pourrons faire que 15 voyages maximum en heures creuses, ce qui reviendra à 1,05 € le voyage, soit une hausse du prix de 8,2 % ! »

(Avec zoomdici.fr et mobilicites.com).

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