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Lyria déclare la guerre à l’avion

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Lyria, la société qui exploite les TGV reliant Paris aux principales villes suisses, gagne en autonomie. Objectif : prendre des parts de marché au transport aérien.

Le Suisse Alain Barbey, directeur général de Lyria, a longtemps travaillé chez Swissair, la compagnie aérienne helvétique. « Pour gagner des parts de marché sur l’avion, qui offre aux passagers un certain standard, il faut offrir le même dans les trains« , a-t-il expliqué mardi 25 septembre à Paris.

Lyria, filiale à 74% de SNCF et à 26% des CFF, créée en 2002, dessert les principales villes suisses : Zurich, Genève, Berne, Lausanne, Bâle et Neuchâtel. Une filiale fort rentable qui devrait réaliser cette année 315 millions d’euros de chiffre d’affaires et transporter près de 4,5 millions de passagers, souvent aisés. SNCF lui accorde son autonomie, comme elle l’a déjà fait pour Thalys (qui dessert Bruxelles, Amsterdam et Cologne) et Eurostar (Londres).

3h05 entre Paris et Genève

Cette autonomie s’accompagne d’un beau cadeau : 19 nouvelles rames, alors que jusqu’ici Lyria louait ses voitures à SNCF. Alors, en quoi consiste cette autonomie ? « Outre le fait de posséder notre propre flotte, notre délégation de tâches s’étend au personnel, aux horaires, à la politique des prix, à la gestion des taux d’occupation, à la publicité, à la communication« , a énuméré Alain Barbey.

Et quid du standard comparable à celui offert par les compagnies aériennes ? Pour les premières classes, Lyria Première offre avec le billet un repas, distribue gratuitement des journaux, et recrute un personnel parlant français, allemand et anglais, susceptible de « répondre au mieux aux demandes, aux désirs des passagers« . Paris – Bâle s’effectue en 3h03, Paris – Genève en 3h05. « Or, trois heures, c’est le seuil psychologique pour transférer l’aérien vers le rail« , a commenté Alain Barbey.

Un recrutement différent

Avec le train, pas de temps perdu pour l’enregistrement, pour l’attente des bagages à l’arrivée, sans oublier le trajet entre l’aéroport et le centre-ville. Lyria a déjà gagné par K.-O. sur Bâle, Easy Jet préférant se retirer de cette destination, en revanche le transporteur low cost s’est maintenu sur Genève, diversifiant son offre. « Nous avons gagné 6 points sur Genève, enlevant 57% de parts de marché. Et 9 points sur Bâle, totalisant 73% de parts de marché« , a ajouté le directeur général de Lyria.

Encore faut-il, pour conserver cette avance, que le rail ne soit pas fréquemment paralysé par les grèves. « Lyria possède toute liberté pour recruter son personnel. Nous prenons les meilleurs, en France, en Suisse, également à l’international« , a répondu Frank Bernard, le président de Lyria. Un personnel que l’on veut « très motivé« , et peut-être un peu moins syndiqué qu’à SNCF.

Les dessertes Marseille – Genève et Nice – Genève seront gérées par Lyria à compter du 9 décembre 2012 (lire).

(Avec lepoint.fr).

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Swiss teste des liaisons «low cost» depuis Genève

Posted by ardsl sur 30 août 2012

Depuis mercredi 29 août, la compagnie propose des vols vers Madrid et Nice à partir de 49 francs. Athènes et Prague suivront dès mi-septembre.

Swiss vient marcher sur les plates-bandes genevoises d’Easy Jet. La compagnie aérienne teste deux liaisons «low cost» au départ de Genève en proposant des vols vers Madrid et Nice, révèle le magazine Travel Inside. Cette phase test durera jusqu’au 31 décembre 2012.

Le prix le plus bas proposé se monte à 49 francs pour un aller simple sur les deux destinations. Pour un aller et retour, il faudra débourser 89 francs sur Madrid et 99 francs sur Nice. Le voyage peut être effectué sans date butoir.

« Suite à un sondage mené auprès des passagers, nous avons constaté que ces derniers attendent des prix plus attrayants et davantage de flexibilité« , explique Thomas Benz, Head of Marketing Switzerland. « Telle est la raison du lancement de cette opération. Nous verrons d’ici fin 2012 comment réagira le marché et s’il convient de poursuivre dans cette voie à Genève. »

Dès la mi-septembre, Athènes et Prague seront également proposées à ces tarifs.

La compagnie à la croix blanche entend ainsi contrer la concurrence «low cost», et principalement Easy Jet qui détenait près de 40% de parts de marché à Genève en 2011, contre 15,3% pour Swiss.

(Avec tdg.ch).

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Barbara Dalibard : « le TGV low-cost sera 25% moins cher »

Posted by ardsl sur 19 juin 2012

SNCF va lancer en 2013 des voyages en TGV à bas coût entre Marne-la-Vallée TGV, Saint-Éxupéry, Marseille et Montpellier. Une petite révolution. Les explications de Barbara Dalibard, la patronne de SNCF Voyages.

Nom de code Aspartam. Sur le modèle des compagnies aériennes (Easy Jet, Ryanair ou Transavia…), SNCF lancera début 2013 la version « édulcorée » de son train à grande vitesse. Quatre rames Duplex transportant toujours plus de voyageurs, sur des sièges moins confortables que ceux du couturier Christian Lacroix, sans voiture-bar, avec une vente de billets — non remboursables — uniquement sur Internet et un seul bagage gratuit.

En échange, SNCF annonce des prix de billets 25% moins chers. Pour la première fois, la patronne de SNCF Voyages, Barbara Dalibard, détaille ce projet. Mais, à six mois de son lancement, le pari paraît bien risqué.

Avec iDTGV, SNCF a déjà une offre à bas prix. Que va changer le TGV low-cost ?

Barbara Dalibard : « Jusqu’ici, la SNCF ne propose qu’une offre à bas prix ou une offre confortable mais plus chère. Et le TGV reste un modèle généraliste qui ne répond pas à toutes les demandes. Or mon credo c’est : « Un train pour tous, un train pour chacun. » D’où l’importance de lancer une offre à grande vitesse entièrement à bas prix. iDTGV n’était qu’un premier pas. Notre nouvelle offre, qui a nécessité un investissement de 10M€, permettra de répondre à une demande massive de tout petit prix sans transiger sur la qualité ni sur la sécurité. »

On a évoqué un billet à 25€. Vous confirmez ?

« La gamme tarifaire n’est pas complètement bouclée mais ce sera sans doute inférieur. En tout cas, il n’y aura pas de tarif unique. Le billet en TGV low-cost sera 25% moins cher que le prix moyen d’une place de TGV classique. Cette offre devrait être rentable à horizon 2017. »

Quelles seront les destinations ?

« Quatre rames double duplex effectueront 8 ou 9 trajets par jour entre Marne-la-Vallée – Lyon – Montpellier ou Marseille. Chaque rame pourra transporter 1200 passagers en classe unique, contre 1000 aujourd’hui entre la seconde et la première classe. Ces trains, en cours de réaménagement, arboreront une nouvelle livrée. À l’intérieur, plus de voiture-bar, des sièges spécifiques aussi larges qu’actuellement mais qui permettront de loger son bagage en dessous. »

Y aura-t-il des services payants ?

« Oui, le deuxième bagage sera payant. En revanche, lors de la réservation, seulement sur Internet, pas question de prélever des frais de dossier ou de carte bancaire, les prix seront TTC. »

Pour tenir ces prix bas, sur quoi allez-vous faire des économies ?

« Le fait d’embarquer les passagers à partir de gares périphériques comme celle de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) ou de Lyon-Saint-Exupéry (Rhône) nous permet de réaliser une économie de 30% sur l’utilisation de la voie car chaque TGV sera immédiatement sur la ligne à grande vitesse et cela lui fera gagner du temps. Les rames rouleront environ douze heures par jour, contre huit heures pour les TGV classiques. La maintenance sera assurée de nuit sur notre site de Lyon. Enfin, les clients devront se présenter en gare quarante-cinq minutes avant le départ du train car le contrôle des billets se fera en amont par un contrôleur sur le quai pour limiter la fraude à bord. »

Où en êtes-vous des négociations avec les organisations syndicales ?

« La concertation a lieu actuellement. Le recrutement se fera sur la base du volontariat et le personnel conservera son statut de cheminot. En revanche, l’organisation du travail sera différente. »

 (Avec Le Parisien).

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Le téléphérique du Salève bat des records de fréquentation pour ses 80 ans

Posted by ardsl sur 29 mai 2012

Le téléphérique du Salève

Le téléphérique du Salève est devenue l’un des symboles de la coopération transfrontalière.

200621 voyageurs en 2011 ! En quatre-vingts ans d’existence, jamais le téléphérique du Salève n’avait enregistré une telle fréquentation. «C’est notre record historique», lance Maurice Giacomini, président du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) qui gère l’infrastructure.

Depuis 1932, les cabines s’élancent du Pas de l’Échelle à vers le sommet de la montagne des Genevois. En quatre minutes, elles parcourent les 665 mètres de dénivelés, survolant l’autoroute, les carrières puis les forêts. «Il fut un temps où l’on faisait le trajet en 3,10 minutes seulement. Mais, arrivés en haut, les gens n’avaient pas eu le temps de prendre de photo», précise Claude Séraphin, directeur d’exploitation.

Alors que la vue est le principal atout de cette attraction touristique. D’où la description du romancier et journaliste Joseph Kessel : «le paysage s’élargit de seconde en seconde, le radeau aérien montait, glissant sur cet incroyable fil qui portait notre vie. Grand lac bleu aux courbes sinueuses, campagne d’un vert nourri et tendre, monts qui se découvraient gradin par gradin.»

Des coups durs

Dans les années 1930, l’installation est saluée comme une réalisation d’avant-garde, un bijou technique mais aussi architectural, signé Maurice Braillard. À l’époque, on se presse pour accéder aux cabines. La fréquentation atteint 2000 à 2500 passagers le dimanche.

Le téléphérique connaît son premier coup d’arrêt durant la seconde guerre mondiale. En 1947, il redémarre. Nouvelle coupure de 1975 à 1984. Puis, en 2002, année terrible où seuls 72000 voyageurs l’empruntent, les Genevois menacent d’arrêter de payer pour cette infrastructure qu’ils sont seuls à financer. Les discussions franco-suisses reprennent. « À l’époque, on nous a dit que nous étions de doux rêveurs, qu’on allait jeter l’argent public par les fenêtres« , commente Maurice Giacomini. « Aujourd’hui, les mêmes affirment qu’on a eu bien raison !»

Créé le 1er janvier 2007, un groupement local de coopération transfrontalière prend les choses en main. « C’est un laboratoire politique« , insiste Maurice Giacomini. « La preuve que la coopération entre Genève et sa couronne fonctionne. » Via une délégation de service public, les instances franco-suisses confient l’exploitation à un opérateur privé, soit Veolia. «On monte au Salève pour faire du sport, prendre l’air, manger au restaurant», souligne Valérie Arnaud, responsable communication. Le profil type est un Genevois sportif âgé de 30 à 50 ans.

Au-delà de la fréquentation de l’installation, Veolia a réussi la prouesse de fédérer les différents acteurs du Salève, tels que le Bureau de la montagne, la Maison du Salève, le Muséum d’histoire naturelle ou encore Genève tourisme. «Nous avons voulu valoriser un produit touristique global», explique Valérie Arnaud.

De plus, en quelques années, le téléphérique a su se faire connaître par-delà les frontières, notamment grâce à la publicité sur les lignes EasyJet. Au point de devenir le 4e site haut-savoyard après les stars chamoniardes.

Développement durable

Comment expliquer un tel succès ? Le changement des mentalités, répondent en chœur les responsables. «Le téléphérique, c’est par excellence le véhicule du développement durable», souligne Claude Séraphin. S’appuyant sur les chiffres, Maurice Giacomini estime que le téléphérique bénéficie d’une marge de progression importante. «Le Salève accueille un million de visiteurs par an ; 20% empruntent le téléphérique.» Confiant dans l’avenir, le GLCT a prévu une 3e rénovation. Cet hiver, l’automate et les câbles seront ainsi remplacés.

Dates, chiffres, horaires et tarifs

Dates et chiffres

  • 1932. Inauguration du téléphérique, en août. L’ouvrage remplace le chemin de fer électrique.
  • 1939. Arrêt du téléphérique pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1947. Remise en fonction.
  • 1951. Système technique rénové.
  • 1975. L’exploitation est suspendue.
  • 1984. Après d’importants travaux, reprise de l’activité.
  • 2002. 72000 voyageurs.
  • 1er janvier 2007. Création du Groupement local de coopération transfrontalière (50% français, 50% État de Genève).
  • 1er janvier 2008. Reprise de l’exploitation par Veolia.
  • 2008. 107000 voyageurs.
  • 2011. 200621 voyageurs. Près de 5 millions de mètres de dénivelé parcourus en un an.
  • 9 juin 2012. Fête anniversaire des 80 ans, ouverte au public.
  • Vitesse de la benne : 6 m/sec.
  • Dénivelé : 665 mètres (départ à 435 m, arrivée à 1097 m).

Tarifs

Horaires

  • Jusqu’au 30 septembre : ouvert tous les jours de 9h30 à 19h et jusqu’à 23h les jeudis, vendredis et samedis.
  • Du 1er au 31 octobre : ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 18h.
  • Novembre et décembre : fermé.

Fréquence

Les départs se font toutes les 12 minutes.

Accès en transport public

Réseau TPG

Ligne 8. Arrêt « Veyrier Douane ». Plan

Pour prolonger la ligne 8 de Veyrier jusqu’au téléphérique du Salève, il faudrait que le département de la Haute-Savoie installe des feux sur la D1206 juste après la douane de Veyrier au Pas de l’Échelle.

Le billet combiné TPG + téléphérique est vendu uniquement dans les agences TPG.

Réseau TAC

Ligne 5. Arrêt « Pas-de-l’Échelle École ».

Transport à la demande : tous les jours (jusqu’à 19h30 du lundi au samedi ; de 9h30 à 12h30 et de 15h30 à 17h30 le dimanche). Contacter le 04 50 844 678.

Une navette peut vous conduire directement de la gare d’Annemasse à la gare de départ du téléphérique.

Le billet combiné TAC + téléphérique est vendu uniquement à l’office du tourisme d’Annnemasse (place de la gare).

(Avec La Tribune de Genève).

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Cointrin : la fréquentation s’envole

Posted by ardsl sur 29 décembre 2011

Avec ses 13 millions de passagers, la fréquentation de l’aéroport de Genève aura augmenté de 1,1 million de passagers cette année.

Et en 10 ans, il a doublé son trafic et renouvelé ses structures d’accueil.

Nous avons eu une très bonne saison d’hiver et un été exceptionnel, a précisé, le 16 décembre dernier, Robert Deillon, directeur général de l’aéroport international de Genève. Les compagnies low costs détiennent 40 % de part du marché, ce qui est considérable. Un exemple ? Easy Jet et Star Alliance (28 compagnies) représentent plus de 70 % du marché !

« C’est une croissance extraordinaire pour un petit aéroport », a commenté R. Deillon. Parmi les passagers, 50 % voyagent pour des activités professionnelles, 25 % pour des visites familiales et 25 % pour le tourisme. La grande majorité des passagers est constituée par les directeurs et les cadres, même en compagnie low cost, surtout entre la Suisse et l’Angleterre mais aussi avec la France.

Avec 14 vols par semaine outre Atlantique et 28 vers Moscou, l’aéroport de Genève est très performant pour un petit aéroport. Sans compter qu’un « potentiel est encore possible », a annoncé R. Deillon, avec des longs-courriers vers le Japon et Bangkok. Mais chaque nouvelle ligne demande beaucoup de prudence et de calculs prévisionnels… « Si une compagnie décidait, après une période d’essai, de renoncer à la destination Genève, l’image de marque de l’aéroport en serait égratignée pour longtemps », a précisé le directeur.

(Source : Le Messager).

 

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