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SNCF se fixe l’objectif de baisser ses prix en réduisant ses coûts

Posted by ardsl sur 25 septembre 2012

Dans un contexte de crise, SNCF affiche l’ambition de baisser ses tarifs à l’horizon 2020 en diminuant ses coûts, notamment énergétiques, en renouvelant sa gamme de réductions et en élargissant, parallèlement au rail, son offre routière.

« On doit aujourd’hui produire le service public moins cher. Nous devons être capables de baisser nos prix et pour baisser nos prix, il faut baisser nos coûts« , a souligné le président de SNCF Guillaume Pépy en clôturant un séminaire de presse organisé à Berlin.

« C’est un chantier essentiel dans les années de crise qui sont devant nous« , a-t-il résumé.

Depuis dix ans, les dépenses de consommation des ménages en transports ont progressé de 31%, et de 60% pour les services de transports collectifs, souligne l’entreprise publique.

« Cette forte demande de mobilité survient à un moment où les pouvoirs publics ont moins d’argent pour financer les politiques de transports et où les individus ont un budget de plus en plus contraint« , analyse Sophie Boissard, directrice générale déléguée de SNCF.

Pour la dirigeante, SNCF doit donc « produire de la mobilité à un meilleur prix sous peine d’avoir à réduire son offre« . Pour y parvenir, elle prévoit de refondre sa gamme d’offres avec notamment le lancement de produits Éco.

Ce travail a déjà commencé avec la branche SNCF Voyages et le programme grande vitesse Éco qui donnera accès, chaque année, à un million de places à moins de 25€ sur TGV. « Nous l’avions fait avec le Corail, nous allons le faire sur le TGV et nous le ferons sur les TER si les régions le souhaitent« , a annoncé Guillaume Pépy.

SNCF va aussi engager une réflexion sur la bonne combinaison, « le bon mix« , entre les différents modes de transports : trains, bus ou transport à la demande, a expliqué Sophie Boissard.

Pas d’impact sur l’emploi

Le groupe a lancé cet été des lignes d’autocars low cost iDBUS vers Londres et le nord de l’Europe, via son hub situé à Lille (un second hub doit être mis en service à Lyon en novembre).

Une première étape qui pourrait le conduire à transférer vers la route des liaisons ferroviaires nationales ou régionales peu rentables.

La politique de réduction des coûts ne devrait pas affecter l’emploi. Le groupe SNCF (250000 salariés) a prévu d’embaucher en 2012 10000 personnes, dont plus de la moitié (5300) pour l’établissement public (ÉPIC), l’entreprise historique SNCF (156000 cheminots).

Quelque 500 jeunes seront aussi recrutés, dans le cadre des emplois d’avenir mis en place par le gouvernement.

« Les effectifs sont désormais stables« , a assuré le directeur des ressources humaines François Nogué, ajoutant que « dans l’avenir, le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes« .

Le groupe, qui veut porter son chiffre d’affaires de 34 à 40 milliards d’euros en 2017, entend tirer ses économies du déménagement en 2013 du siège de Paris-Montparnasse vers Saint-Denis, censé épargner 10 millions d’euros de loyer par an, ainsi que d’une politique d' »optimisation des achats« .

SNCF prévoit aussi d’être moins gourmande en énergie, alors qu’elle anticipe une hausse de 7% par an du prix de l’électricité, et veut « doubler la part des énergies renouvelables (…) de 12 à 24% » dans sa consommation énergétique, largement dominée actuellement par le nucléaire (65%).

Guillaume Pépy a aussi réaffirmé les priorités du groupe depuis cinq ans : le réseau existant et la remise à niveau des trains de la vie quotidienne, « qui répond à la question que 100% des clients nous posent : pourquoi tout n’est pas comme le TGV ?« .

« Nous sommes des militants du réseau existant par rapport à l’extension des nouvelles lignes, que cela soit en Île-de-France ou à grande vitesse« , a insisté Guillaume Pépy.

(Avec AFP).

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Annecy inaugure ses bus hybrides

Posted by ardsl sur 17 septembre 2012

Vendredi 14 septembre à Annecy, deux bus hybrides acquis par la Communauté d’agglomération d’Annecy ont été inaugurés.

Le Dauphiné Libéré, 13 septembre

Le Dauphiné Libéré, 13 septembre

Le Dauphiné Libéré, 15 septembre

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Tramway de Dijon : les pompiers se testent à blanc

Posted by ardsl sur 22 août 2012

Lundi 20 août dans l’après-midi, une simulation d’incendie à l’hôtel Campanile de Dijon a permis aux sapeurs-pompiers de Dijon et au service de secours de l’exploitant Keolis de coordonner et tester l’efficacité de leurs actions.

Avant la mise en marche de l’exploitation commerciale programmée au 3 septembre, aucun point de sécurité ne sera laissé au hasard. Lundi 20 août, dans le quartier de la gare, centre névralgique où se croiseront les deux lignes de tramway, un exercice technique et de secours a été mis en place afin de tester les procédures et les méthodes de coordination entre les sapeurs-pompiers et le service de secours de Keolis Dijon, exploitant du tramway.

Manœuvrer la grande échelle entre les lignes aériennes

Thématique du jour : la simulation d’un incendie à l’hôtel Campanile de Dijon, situé au pied de l’arrêt Foch-Gare. Les problèmes d’accessibilité et de sécurité étaient au centre des préoccupations. En effet, dans certaines zones du centre-ville, l’accès est façade est rendue compliqué par la présence de la ligne aérienne de contact alimentée par un courant de 750 volts. « C’est un obstacle qui nous oblige à réaliser des mouvements d’échelle différents. Nous rencontrons des obstacles analogues sur les lignes SNCF ou dans certains sites industriels. Nous devons jongler dans la manœuvre de l’échelle pour éviter les lignes » explique le lieutenant-colonel Moutard.

La gestion de l’électricité est un élément majeur dans ce type d’intervention, pour garantir la sécurité des hommes en mission. « La coordination entre les deux centres opérationnelles – les pompiers et le service de secours de Keolis Dijon – doit être parfaite. Il faut s’assurer qu’il n’y ait plus de risque. Nous avons dû couper l’électricité pour intervenir. » Une perche de vérification d’absence de tension est utilisée pour garantir une totale sécurité. 250 pompiers ont été formés depuis le printemps pour intervenir sur ce type d’incident.

La totalité du réseau de tramway paralysé ?

Évidemment, sans électricité, le tramway est paralysé. Seulement, tout est prévu pour garantir la poursuite du fonctionnement du réseau. « Nous n’isolons qu’une partie de la ligne. Tout le réseau n’est pas interrompu » rassure André Gervais, adjoint au maire délégué à l’équipement urbain. Dans le cas de figure d’un incendie à l’arrêt Foch-Gare, seul le tronçon Dijon-Gare – République est paralysé. « Là, sur la ligne T1, il n’y aurait eu qu’un tramway bloqué à Darcy. Un plan B est prévu pour acheminer les voyageurs en bus. Les informations seront communiquées soit par affichage sur les « bornes infos », soit par message sonore » explique Nathalie Geerearts, responsable sécurité à Keolis Dijon. En cas de manifestation sociale, le même procédé sera par exemple répété.

Mardi 28 août, à quelques jours de l’inauguration de la ligne T1, les services de secours effectueront un nouvel exercice, mettant en scène un accident entre une rame de tramway et une voiture.

(Avec gazette.info).

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Genève : les trolleybus vont tester la propulsion sans câbles

Posted by ardsl sur 22 août 2012

Un trolleybus des TPG. Photo : Nathalie Teppe.

Le remplacement des lignes de contact par un nouveau système de «biberonnage» est à l’étude. Premier essai en mai 2013 sur la ligne 5, entre Palexpo et l’aéroport.

Pourra-t-on bientôt mieux admirer le ciel bleu à Genève ? C’est probable. Les Transports Publics Genevois, les Services Industriels, ABB et l’Office de la promotion des industries étudient depuis plus d’un an la mise en place d’un système qui permettra de dire adieu aux câbles électriques des trolleybus, qui surplombent le bitume genevois. Cette technologie de «biberonnage» alimentera des véhicules électriques pouvant transporter jusqu’à 200 personnes. Une première en Suisse.

Comment fonctionnera ce nouveau système ? Des stations de recharge électrique seront installées à différents arrêts, permettant ainsi aux trolleys de faire le plein d’énergie. «Celle-ci pourrait même, dans certains quartiers, être fournie en partie grâce à des panneaux solaires», note Jean-Luc Favre, directeur d’ABB Sécheron SA Genève. L’électricité sera probablement fournie par le haut du véhicule, doté de batterie de haute capacité. Combien de temps pour recharger une batterie ? Combien de stations ? L’entreprise reste évidemment discrète sur les détails de cette nouvelle technologie. Le système sera développé sur des lignes entières et sur des bus de grande capacité, pouvant transporter jusqu’à 200 personnes. Pourra-t-il être appliqué aux trams ? Pas dans les dix prochaines années, explique-t-on du côté d’ABB.

Première ligne en mai 2013

Une première ligne fonctionnera grâce à ce système en mai 2013 sur la ligne 5, entre Palexpo et l’aéroport, à l’occasion du Congrès mondial de l’Union internationale des transports publics qui se tiendra à Genève. Coût de cette ligne-test ? Cinq millions, études comprises. Puis, si l’essai est concluant, le «biberonnage» sera étendu au reste du réseau. «Notamment sur les nouvelles lignes», explique Philippe Anhorn, porte-parole des TPG. Objectif ? Oter des câbles plutôt disgracieux, sans forcément dépenser plus d’argent qu’auparavant : créer des lignes de contact et les entretenir génère effectivement des frais importants. «Ce ne sera pas plus coûteux qu’actuellement», relève Jean-Luc Favre.

Plus de moteurs diesel ?

Cette technologie pourrait également permettre aux véhicules fonctionnant aujourd’hui au diesel de passer eux aussi à l’électricité. « Les doubles articulés par exemple« , poursuit le directeur. « Il faudra pour cela adapter tout le système de traction du véhicule, ce qui permettra de gagner de la place. » Il pourrait donc n’y avoir à terme plus de bus au gasoil.

Un système testé aussi en Chine

Plusieurs prototypes du système à biberonnage existent à travers le monde. « Notamment à Shanghai. Mais sur de plus petits bus et pas sur des véhicules de 18 mètres« , explique Jean-Luc Favre, directeur d’ABB Sécheron. « L’originalité de ce projet tient dans le fait qu’il permettra d’alimenter des véhicules de grande capacité, sur des lignes entières. » La ligne prévue pour mai ne sera pas un prototype, mais un démonstrateur, précise quant à lui Philippe Anhorn. «Il s’agira d’un vrai service de transport.» Aujourd’hui, le réseau TPG compte 27 km de lignes de contact pour les trams, et environ 72 km pour les trolleys. À Lucerne, on étudie actuellement un système de dépannage à l’aide d’une réserve d’énergie. La batterie à très haute densité remplacera le moteur diesel en cas de panne.

(Avec La Tribune de Genève).

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Annecy et sa gare : 146 ans d’histoire

Posted by ardsl sur 15 août 2012

La gare SNCF d’Annecy est actuellement en chantier. Un nouveau hall devrait être inauguré le 7 octobre 2012. En attendant, plongeons-nous dans le passé ferroviaire d’Annecy.

Nous reviendrons dans un prochain article en photos sur les travaux en cours.

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Grand Dijon : le tramway, chantier majeur du XXIe siècle

Posted by ardsl sur 10 août 2012

La métamorphose de l’agglomération est accélérée par la réalisation de deux lignes de tramways dont la première, allant de la gare de Dijon à Quetigny-centre, sera inaugurée le 1er septembre, place de la République.

Le tramway est le plus vaste projet que l’agglomération dijonnaise ait porté. Objectif : devenir un modèle en matière d’écologie.

Redimensionner le réseau de transport en commun, transfigurer l’espace public, impulser une nouvelle dynamique pour le territoire, tant sur le plan économique, qu’urbanistique et environnemental : la réalisation du tramway de Dijon vise tous ces objectifs.

Que de chemin parcouru depuis les premières réflexions sur le retour de ce mode de déplacement urbain, disparu de la capitale bourguignonne en 1961, jusqu’à la déclaration d’utilité publique du 17 décembre 2009.

Le Grand Dijon, communauté de l’agglomération dijonnaise, allait porter ce projet majeur du XXIe siècle avec l’objectif de devenir un modèle en matière d’écologie.

Et c’est une série d’innovations qui vont l’accompagner. Tout d’abord en matière de commande groupée des rames auprès d’Alstom, avec Brest Métropole Océane. Au final, le Grand Dijon aura réalisé, pour ses 33 rames, de substantielles économies, ce qu’un professionnel du secteur qualifie même de « prix le mois cher pour une collectivité depuis 20 ans ! ».

Les appels d’offres passés en période de crise ont eux aussi contribué à créer l’émulation auprès des entreprises, et à tenir l’enveloppe d’investissement des 400 millions.

Une ville verte

Le 17 novembre 2011, le premier des 2000 nouveaux arbres longeant les voies du tramway, était planté. La plateforme enherbée, sur l’essentiel du tracé, allait métamorphoser le paysage de Dijon, Quetigny et Chenôve, sur le tracé du tramway.

Un système innovant de récupération de l’eau usée du parking de la Trémouille allait être mis en place, afin d’arroser la plateforme sans utiliser l’eau potable. Les anciens réservoirs créés par l’hydraulicien Henry Darcy allaient être réactivés.

En matière d’électrification, un partenariat public-privé innovant (PPP) allait aussi être signé en juillet 2010 pour un montant d’environ 55 millions d’euros.

Réduction des rejets

Si un trajet en tramway dégage 4, 61 fois moins de CO² qu’un déplacement en voiture individuelle, – et participe en ce sens à la réduction des émissions de gaz à effet de serre –, le chantier a permis de mettre en place plusieurs nouvelles unités de production d’énergie renouvelable. Ainsi, une partie de l’énergie de freinage du tramway de Dijon est-elle récupérée, et réinjectée dans le réseau d’électricité de la ville.

Sur un terrain à cheval sur Dijon et Chenôve, le vaste centre de maintenance, construit rue des Ateliers sur un ancien terrain SNCF racheté par le Grand Dijon, est un des rares en France réunissant bus et tramway afin de rationaliser les coûts d’exploitation.

Il a été conçu selon un véritable cahier des charges environnemental, avec entre autres, 15000 m² de panneaux photovoltaïques, la récupération des eaux pluviales, et un système innovant utilisant la chaleur des égouts pour chauffer les bâtiments d’exploitation.

Principaux équipements

Le tramway dessert les principaux équipements structurants de l’agglomération dijonnaise. Sur la ligne T1, qui sera inaugurée le 1er septembre, la gare, le centre-ville, l’auditorium et le parc des Expositions, le parc des Sports, le CHU, le campus universitaire, la piscine olympique puis Quetigny, avec le Grand-Marché, la plus grande zone commerciale de Bourgogne.

La ligne T2 insuffle une dynamique du nord au sud, avec Chenôve-centre relié au parc Valmy, via la gare et le centre-ville, la Toison-d’Or et le Zénith.

Chacune de ces lignes est associée à un parking relais, destiné à capter le flux de véhicules.

Car la philosophie générale est aussi d’établir de nouveaux équilibres en matière de déplacements urbains. Il s’agit d’un côté d’augmenter la part des transports en commun de 13% à 20% dans l’agglomération dijonnaise ; de l’autre, par la création de nouvelles pistes cyclables le long des deux lignes, de faire progresser la part du vélo de 2% à 10 %. Une évolution qui va de pair avec la piétonnisation du centre-ville de Dijon, de la place du Théâtre à la gare.

Bref, une véritable métamorphose !

185000 voyages par jour sont attendus à l’horizon 2015 sur le réseau de transport urbain au lieu des 135000 actuels, soit une progression d’environ 25%.

François Rebsamen : « un aboutissement »

Alors que la date d’inauguration de la première ligne du tramway se rapproche, le sénateur-maire (PS) de Dijon, François Rebsamen, a accepté de répondre aux questions du Bien Public.

Que signifie pour vous la date du 1er septembre ?

« C’est l’aboutissement de 12 ans de réflexion sur la volonté de doter Dijon d’un moyen de transport écologique, moderne, qui façonne le Dijon du XXIe siècle. Pour moi, cette date n’est pas une fin, mais un aboutissement sur le plus gros projet que la ville et l’agglomération n’aient jamais porté : 400 millions d’investissement, 4000 personnes qui travaillent, 2 lignes de tramway, 20 km… Dijon entre dans la cour des métropoles qui comptent en France ! »

Pourquoi le chantier du tramway de Dijon a-t-il pris de l’avance ?

« Il a été bien préparé en amont. Je n’ai pas voulu le lancer au cours du premier mandat de l’agglomération, parce qu’il fallait que tout soit prêt au jour J. Ensuite c’est parce que l’encadrement a été parfait, que les entreprises ont bien travaillé, que les ouvriers ont réussi cette gageure de faire en deux ans et demi ce que d’autres font en 5 ans. Cela restera un exploit. Des villes sont venues de l’étranger visiter le chantier de Dijon : Zürich, Amsterdam, Bruxelles, sans compter les villes françaises… On a presque rattrapé Brest qui a fait 13 km de tram ! […]. Malheureusement, la société Alstom n’est pas en avance. J’espère que toutes les rames seront livrées pour la venue du Président de la République le 8 décembre pour l’inauguration de la ligne T2 : j’ai obtenu son accord de principe ! »

Pourquoi s’être autant battu pour le tram ?

« Le réseau de bus qui était extrêmement performant était saturé. Soit on restait un chef-lieu de province, avec un réseau de bus performant, mais saturé, soit on prenait le virage du transport écologique, moderne et adapté qui allait révolutionner les échanges urbains dans la ville et dans l’agglomération. Parce que le tram va révolutionner nos relations ! Il donne une autre dimension à la ville. Il va donner envie aux habitants de découvrir la ville et l’agglomération. On en mesurera avec le temps tous les effets. Il y aura un engouement populaire ! »

Le tramway va-t-il être un levier de développement ?

« Oui, j’en suis persuadé. Les chefs d’entreprise préfèrent choisir une ville qui est en train de bouger à une ville figée où les choses n’évoluent pas. Le tramway est un atout formidable pour le rayonnement de Dijon. Nous sommes actuellement en compétition avec Reims sur deux dossiers d’implantation d’entreprises. Si on n’avait pas le tram, on serait sûrs de perdre. Aujourd’hui, on peut être en compétition avec Lille, Reims, ou Bordeaux, parce qu’on a le tram. Sans lui, on ne serait pas dans la course ! »

Le tram va aussi désenclaver certains quartiers…

« Ce schéma était inscrit à l’époque en accord avec le ministre de la Ville Jean-Louis Borloo. Nous avons obtenu des subventions particulières pour desservir les quartiers de la politique de la ville : Chenôve, les Grésilles, Quetigny-centre ; nous avons ainsi obtenu 17 millions sur les 47 apportés par l’État. Le tramway n’est pas uniquement un moyen de transport écologique, mais aussi un moyen de transport qui désenclave les quartiers ! »

Le tramway a-t-il pour objectif de chasser la voiture ?

« Ce n’est pas un combat contre la voiture, mais pour sa juste place, pour le partage de l’espace public, entre les piétons, les cyclistes, les voitures et le tram. Ce que j’ai voulu, c’est chasser les voitures ventouses du centre-ville, celles qui n’avaient rien à y faire, empêchent le commerce, et les véhicules de transit, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai fait la LiNo. Le but n’est donc pas de chasser la voiture du centre-ville, mais de redonner de la fluidité. On le verra, le tram va développer le commerce du centre-ville. Cela va de pair avec la piétonnisation. »

Quelle cohérence avec le train ?

« Prenons l’exemple du CHU, premier employeur de la ville, avec 5500 personnes qui y travaillent. Beaucoup n’habitent pas Dijon, et y viennent en voiture. Je pense que petit à petit, ils comprendront, avec le prix de l’essence et de la voiture qu’il est plus intéressant de prendre un train et le tram, plutôt que de prendre la voiture. À terme, cela va désengorger la ville, la rendre moins bruyante. Le tram va faire de Dijon une ville apaisée, et plus douce à vivre. »

(Avec Le Bien Public).

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Les CFF rouleront «à l’eau» en 2025

Posted by ardsl sur 14 juin 2012

Doris Leuthard, la conseillère fédérale à la tête du département des transports et de l’énergie. (Photo : Joël Grandcollot, lors de l’inauguration des travaux du CEVA le 15 novembre 2011 à Genève).

Swisscom, La Poste et les CFF ont présenté lundi 11 juin leurs objectifs pour diminuer leur consommation d’énergie.

Le regard lumineux et la coiffure en pétard, la conseillère fédérale Doris Leuthard irradiait de bonheur, lundi 11 juin, à Berne. Et pour cause. À ses côtés, les grands patrons de quatre grosses régies publiques (CFF, La Poste, Swisscom et Skyguide) ont présenté ensemble leur stratégie pour économiser de l’énergie. Du jamais-vu.

Premier consommateur d’électricité en Suisse, les CFF veulent rouler plus vert que vert. En 2013, huit trains sur dix circuleront à l’eau, si l’on peut dire. La régie des transports utilise déjà massivement l’énergie hydraulique des barrages pour couvrir sa fringale de courant. Elle veut faire un pas de plus. En 2025 au plus tard, elle se passera totalement du complément en énergie nucléaire.

Si les CFF peuvent nourrir des plans aussi ambitieux, c’est parce qu’ils possèdent un atout de taille : ils sont producteurs d’électricité et disposent de six centrales hydrauliques. Ces dernières seront modernisées et développées. Parallèlement, la régie s’engage dans un plan de réduction de la consommation. Son objectif : –20% d’ici à 2025, ce qui correspond à la consommation d’électricité de toute la ville de Winterthour. Comment y parvenir ? Le patron des CFF, Andreas Meyer, table sur des trains plus modernes et moins lourds, ainsi qu’une meilleure gestion du trafic.

Swisscom va notamment favoriser le télétravail afin d’éviter les déplacements professionnels inutiles.

La Poste  fait déjà largement appel au rail.

« Le tournant énergétique est techniquement réalisable et ces grandes entreprises d’État le démontrent et donnent l’exemple« , se réjouit Doris Leuthard. « Elles le font non parce que nous les y obligeons, mais parce que cela fait sens pour l’environnement et que c’est économiquement rentable. »

Du côté d’ÉconomieSuisse et de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), on approuve tous les efforts volontaires pour une meilleure efficience énergétique. On conteste en revanche que cela soit suffisant pour compenser la sortie du nucléaire voulue par les Chambres fédérales. Et l’on redoute dans ces sphères des mesures coercitives à venir de la part de la Confédération.

(Avec lematin.ch).

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SNCF veut maîtriser sa facture d’électricité

Posted by ardsl sur 29 décembre 2011

Pour SNCF, la sécurisation de l’approvisionnement en électricité à des prix convenables est une question cruciale. La compagnie ferroviaire a un besoin annuel proche de 9 térawattheures, notamment pour faire circuler ses TGV. Ce qui en fait le deuxième consommateur français, le premier aux heures de pointe. Et c’est justement aux heures de pointe que les besoins de SNCF sont les plus forts et que les prix sont les plus élevés. D’où sa décision de participer au consortium mené par Vattenfall.

Cette volonté de contrôler ses ressources énergétiques n’est pas nouvelle. La société a même possédé jusqu’en 2006 la Société Hydroélectrique du Midi (SHEM), qui exploitait une cinquantaine de centrales hydrauliques. Mais cet actif a été vendu cette année-là pour financer le plan fret.

Fin d’un tarif favorable

À l’époque, l’entreprise bénéficiait encore du tarif réglementé transitoire d’ajustement de marché (Tartam), favorable aux consommateurs industriels. Mais ce tarif a disparu le 1 er juillet 2011 avec l’entrée en vigueur de la réforme du marché de l’électricité. La traduction a été quasi immédiate sur les coûts : le projet de budget SNCF pour 2011 (périmètre établissement public), élaboré fin 2010, anticipait une hausse de 20,2 % du prix de l’énergie électrique de traction. Soit un surcoût de 92 millions d’euros et une addition totale évaluée à 574 millions sur ce poste. Et ce n’est pas fini : selon des éléments évoqués plus récemment par la direction en conseil d’administration devant les représentants des salariés, la facture électrique globale de l’établissement public devrait afficher une hausse d’environ 40 % au total entre 2008 et 2012, alors même que la consommation serait en baisse de 5 %. Confrontée ces dernières années à une forte hausse des péages pour utiliser le réseau et à une inflation des prélèvements de l’État, l’entreprise doit donc impérativement maîtriser ses coûts énergétiques. Interrogée, la direction SNCF s’est refusée à commenter ces informations. De son côté, SUD-rail s’est félicité dans un tract que SNCF se rende compte qu’il est utile de maîtriser de la production « d’électricité verte », en déplorant dans ce cadre la vente de la SHEM il y a cinq ans.

(Source : Les Échos).

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