ARDSL Association Rail Dauphiné Savoie Léman

Le blog des usagers

Posts Tagged ‘Eric Fournier’

Le gouvernement français refuse le doublement du tunnel routier du Mont-Blanc

Posted by ardsl sur 17 septembre 2012

Le gouvernement français s’oppose au doublement du tunnel routier du Mont-Blanc.

Cette annonce fait suite aux déclarations de la SITMB (société italienne du tunnel Mont-Blanc) réclamant un second tube.

La bonne nouvelle a été dévoilée en avant-première vendredi 14 septembre par Éric Fournier, maire et président de la communauté de communes aux différents élus de la vallée.

Dans une lettre signée du ministre des Transports Frédéric Cuvillier, celui-ci assure en effet que « le gouvernement français ne poursuit nullement un tel projet qui serait contradictoire avec la politique des transports transalpine que nous conduisons conjointement avec le Gouvernement italien […] Ce que la SITMB appelle “projet” n’est absolument pas à l’ordre du jour pour les autorités françaises ».

Évidemment, la lecture de cette missive a été reçue avec le sourire par les élus de la vallée de Chamonix qui, prudents, ont tout de même voté une motion d’opposition, lors du conseil communautaire de la Communauté de communes de la vallée de Chamonix, à ce projet qui n’en serait finalement pas un. Côté français en tout cas.

Vous pouvez aussi lire ou relire notre billet précédent sur le sujet avec les points de vue de la SITMB, de l’ATMB, d’Éric Fournier (maire NC de Chamonix et conseiller régional UDC), de Sophie Dion (députée UMP de Haute-Savoie), de Jean-Jack Queyranne (président PS de la Région Rhône-Alpes) et de Dominique Martin (conseillère régional et conseiller municipal FN de Cluses).

(Avec ledauphine.com).

 

Publicités

Posted in Italie, Politique, Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La SITMB pour un second tube au tunnel du Mont-Blanc ; Éric Fournier farouchement contre

Posted by ardsl sur 22 août 2012

50 ans après le percement d’un premier tube au tunnel du Mont-Blanc, certains défendent avec plus ou moins de discrétion le percement d’un second tube. La SITMB (Societa Italiana per Azioni per il Traforo del Monte Bianco) a pris publiquement position pour un second tube le 14 août 2012. Le maire de Chamonix, Éric Fournier, annonce son opposition totale à un tel projet. Explications et décryptage de l’ARDSL.

Si l’idée de percer une voie sous le Mont-Blanc est née au 19e siècle, c’est le 14 août 1962, il y a tout juste 50 ans, que les travaux s’achevaient sous le plus haut sommet d’Europe. Le 14 août 1962 se terminait le percement du tunnel du Mont-Blanc. La galerie longue de 11,6 km reliant Chamonix, en Haute-Savoie, à Courmayeur, dans la Vallée d’Aoste en Italie, n’a été ouverte aux automobilistes que trois ans plus tard, en 1965.

Jusqu’à l’ouverture du tunnel du Fréjus, en Savoie, en 1980, le tunnel du Mont-Blanc était la seule voie praticable l’hiver entre la France et l’Italie, en-dehors de la Côte d’Azur. L’idée d’un tunnel avait fait l’objet de plusieurs projets depuis le XIXe siècle. Bien que situé au pied du sommet le plus élevé des Alpes, ce site permettait de relier deux vallées de faible altitude, celles de Chamonix et d’Aoste.

Après plusieurs tentatives avortées, la France et l’Italie signent une convention en 1953. Les travaux débutent en janvier 1959. Les Italiens et les Français se rejoignent le 14 août 1962, avec un écart d’axe de seulement 13,5 mètres.

Fort de ses 11,6 km, le tunnel du Mont-Blanc a détenu le record mondial jusqu’en 1978, année de l’ouverture du tunnel d’Arlberg, en Autriche (13,972 km). Il a été également dépassé en 1980 par ceux du Fréjus (12,901 km) et du Saint-Gothard (16,918 km).

Le tunnel du Mont-Blanc est géré par un groupement européen d’intérêt économique formé par la SITMB et la société française ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc).

Drame de 1999

Le 24 mars 1999, un poids lourd transportant de la farine et de la margarine prend feu dans le tunnel. L’incendie se propage aux véhicules derrière lui. Il faudra deux jours pour le maîtriser. Trente-neuf personnes perdent la vie. Suite à cette tragédie, 380 millions d’euros ont été investis pour reconstruire totalement le tunnel, rouvert à la circulation en 2002 seulement.

Les véhicules légers représentent les deux tiers du trafic. En 2010, quelque 3300 voitures empruntaient le tunnel chaque jour, contre 1560 poids lourds et 44 autocars. Le chiffre d’affaires du tunnel, à péage, était de 162 millions d’euros en 2011, pour des charges d’exploitation de 85 millions d’euros.

La SITMB réclame un second tube routier pour le tunnel du Mont-Blanc

Au tunnel du Fréjus, la galerie de sécurité en cours de construction pourrait être transformée en un second tube de circulation (lire). Le trafic routier pourrait alors considérablement augmenter sur cet axe, au détriment du tunnel du Mont-Blanc et du fret ferroviaire.

Pour éviter une perte de trafic pour le tunnel du Mont-Blanc, certains défendent la construction d’un second tube routier au Mont-Blanc. C’est la position défendue publiquement le 14 août 2012 à Courmayeur, par la société italienne du tunnel du Mont-Blanc, la SITMB. Des paroles claires pour un projet de longues dates, mais apparemment enterré après la catastrophe de mars 1999. La SITMB a également attaqué le PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) de la vallée de l’Arve, qui vise à réduire la pollution constatée sur France.

Dans un communiqué diffusé mercredi 22 août, la Société italienne pour le tunnel du Mont-Blanc (SITMB) a réitéré sa proposition de « lancer une étude de faisabilité sur la réalisation d’un second conduit » sous le Mont-Blanc « afin de renforcer les normes de sécurité« .

« L’objectif (…) ne serait pas de doubler la capacité du tunnel mais de séparer les flux de circulation (…) et de permettre la régularité sur le long terme du trafic international« , ajoute la SITMB, qui affirme que « les grands tunnels routiers transalpins bougent déjà dans cette direction« , en citant les tunnels franco-italiens du col de Tende et du Fréjus et le tunnel suisse de Saint-Gothard.

Pour le versant italien du dossier, le prix colossal des travaux réalisés sur les ouvrages autoroutiers menant au tunnel est sans aucun doute un moteur de poids. En effet, le doublement du tunnel – et donc la possibilité d’augmenter très sensiblement la circulation des poids lourds –, pourrait accélérer le remboursement des emprunts contractés pour lesdits travaux. Une donnée non négligeable en cette période de crise, et quand on sait le prix de passage d’un poids lourd (jusqu’à 300,50€ l’aller simple et 472€ l’aller-retour) dans l’ouvrage transfrontalier, on peut sans crainte penser que les Italiens voient d’abord dans ce projet une rentrée d’argent importante à moyen terme.

Il faut une décision gouvernementale selon ATMB

Interrogé sur la position française sur le sujet, le président d’Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), Hugues Hourdin, répond : « si la Société italienne du tunnel du Mont-Blanc s’interroge sur un éventuel doublement du tunnel du Mont-Blanc, ATMB ne s’est pas associé à cette démarche. Cette décision relève des gouvernements français et italien, voire de la commission européenne, car elle concerne la politique européenne des transports. »

Néanmoins, ATMB n’est pas contre un accroissement du trafic au tunnel du Mont-Blanc. La société française mène des investissements en ce sens. Les travaux du passage à 3 voies de la rampe entre Chamonix et le tunnel du Mont-Blanc vont d’ailleurs prochainement démarrer.

Dominique Martin (FN) pour

Lors de la campagne électorale pour les élections législatives, deux candidats ont défendu la construction d’un second tube au Mont-Blanc : Dominique Martin (Front National, conseiller régional et conseiller municipal de Cluses) et Romain Fromaget (Debout La République). Ils ont obtenu respectivement 14,55% et 0,34% des voix lors du premier tour dans la sixième circonscription de Haute-Savoie.

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier (NC) farouchement contre

Pour Éric Fournier (Nouveau Centre), maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional, la création d’un second tube au tunnel du Mont-Blanc est intolérable. Il évoque une « pure provocation« . Il dénonce en bloc ce projet. « Pour la vallée de Chamonix, vouloir entreprendre un tel projet, c’est ignorer, voire bafouer, les attentes de notre territoire et de ses habitants comme celles de tous les amoureux du massif ! À l’heure où ce territoire subit déjà de manière récurrente des pollutions atmosphériques inacceptables principalement liées aux circulations routières transfrontalières que nous avons entrepris de réduire via la mise en œuvre d’un Plan de Protection de l’Atmosphère, l’hypothèse d’un doublement des capacités du tunnel relève de la pure provocation ! C’est en effet la santé même de la vallée et de ses habitants qui est en jeu et que la réalisation de ce « projet » compromettrait irrémédiablement ».

Éric Fournier a sollicité un entretien téléphonique dans les plus brefs délais avec Delphine Batho, la ministre de l’Écologie.

Un « argument fallacieux » selon Sophie Dion

Sophie Dion, la députée UMP de la sixième circonscription de Haute-Savoie a exprimé son intention de rencontrer les représentants italiens avec le maire de Chamonix, Éric Fournier, et a affirmé que « c’est une mauvaise solution, une mauvaise idée. Elle n’est voulue ni par la société française du tunnel, ni par l’État francais. L’argument de dire que c’est pour la sécurité est totalement inopérant et fallacieux. D’autant qu’on ne peut contester que cela apporterait un trafic plus important« .

Où en est-on du dossier du second tube dans le tunnel du Mont-Blanc ?

« J’y suis en opposition totale, en accord d’ailleurs avec Éric Fournier le maire de Chamonix. Il y aura la rencontre de la conférence intergouvernementale en octobre à Rome, la question va se reposer. Aujourd’hui, la société française est contre, le gouvernement plutôt contre aussi, les élus également. Je ne sais pas s’il y aura un avis aussi explicite qu’on pourrait le souhaiter de la part du gouvernement, mais il n’y aura pas de démarche en faveur de cela en tout cas. »

Le Plan de pollution de l’atmosphère, contre lequel l’Italie a déposé un recours, devrait aussi y être abordé…

« Oui. C’est un recours de principe de droit : un moyen de légalité sur le respect de la procédure, la hiérarchie des normes et une atteinte au principe de libre circulation. Aujourd’hui, les sociétés française et italienne discutent et je pense qu’elles vont s’entendre pour que cela ne se termine pas à la barre du tribunal. Je souhaite vraiment qu’il y ait un terrain d’entente entre la France et l’Italie. L’idée consistera à engager des discussions sur la régulation journalière des poids lourds en transit de manière à concilier la protection de l’environnement et l’activité de nos entreprises notamment celles de la Vallée de l’Arve. Mon espoir, c’est qu’on débouche sur un accord en liaison avec le préfet. Ce n’est pas un problème de quotas. L’idée d’une sorte de contingentement, une régulation par jour et par catégorie est une idée qui me paraît raisonnable. Mais c’est une discussion qu’il faut engager, pas une position déjà tranchée. »

Jean-Jack Queyranne (PS) : « la priorité est au ferroviaire, pas au routier »

Pour le président socialiste de la Région Rhône-Alpes, « la priorité n’est pas au routier mais au ferroviaire, particulièrement au TGV Lyon – Turin. J’attends d’ailleurs du sommet franco-italien à la fin de l’année à Lyon, une confirmation de l’engagement ferme des deux gouvernements sur ce sujet. »

EÉLV monte au créneau

Les militants locaux du parti écologiste ont sauté sur leur plume la plus affûtée pour écrire à qui de droit, au gouvernement. Pas moins de trois lettres à trois ministres. Une pour la ministre de l’Écologie, une deuxième pour la ministre de la Santé et une troisième pour celle de l’Égalité, des Territoires et du Logement.

À la première, Delphine Batho, ils rappellent que “l’État français est inculpé par l’Union européenne pour non-respect des directives européennes de qualité de l’air, et risque d’avoir à verser une amende de 10 millions d’euros par année de dépassement et de 240000 euros par jour de dépassement.”

Pour la deuxième, Marisol Touraine, ils soulignent que “le coût des effets de la pollution atmosphérique sur la santé est encore largement supérieur puisqu’il est estimé à 35 milliards d’euros par an pour la France, dont 20 milliards seraient imputables à la pollution générée par le transport routier« .

À la troisième, Cécile Duflot, ils assurent sur le “report systématique des camions TIR vers le rail grâce à la ligne ferroviaire historique du Mont-Cenis et de son service de ferroutage entre Aiton, en France, et Orbassano, en Italie, est immédiatement réalisable”.

Et à tous, ils préviennent : ”nous ne comprendrions pas une autre position ou un silence du gouvernement sur ce sujet, nous attendons une rupture par rapport à la politique du tout routier“.

Voilà qui a le mérite d’être clair.

(Avec ATS, Le Dauphiné Libéré, lemessager.fr, AFP, La Tribune de Genève et Le Messager).

Posted in Fret, Italie, Politique, Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

De gros moyens pour rénover le Mont-Blanc Express

Posted by ardsl sur 4 mai 2012

Le renouveau de la ligne secondaire de la vallée du Mont-Blanc va en faire la véritable épinale dorsale du transport en commun local avec une liaison cadencée à la demie-heure entre Les Houches et Vallorcine.

Le Mont-Blanc Express est tout simplement une ligne unique en France.

Unique de par son cheminement audacieux dans une vallée aussi étroite qu’escarpée présentant pour un train des déclivités hors normes, mais aussi unique du fait de l’empattement de ses wagons. En effet, lorsque la France entière utilise des voies à écartement de 1,44 mètre, le Mont-Blanc Express, lui, se contente d’un petit mètre. À l’époque de sa construction, on avait décidé cela par mesure d’économie. Mais aujourd’hui, cette “économie” coûte cher, puisqu’aucun modèle français ne correspond à ce gabarit !

Un essor phénoménal pour l’économie touristique de la vallée de Chamonix

Cette ligne secondaire est née de la pression touristique. L’engouement pour aller à la rencontre des sommets du massif du Mont-Blanc dès le XVIIIe siècle fut tel que charrettes et diligences ne suffirent plus à la fin du XIXe. Chamonix est à “seulement” 28 heures de Paris, mais pour la dernière étape, de Saint-Gervais à Chamonix, il faut supporter 10 heures de char à bancs ! Aussi un train…

Pour le maire de Chamonix, Éric Fournier, « si RFF n’avait pas accepté le plan de rénovation, cela aurait occasionné la mort de la ligne ! »

La construction fut donc lancée et 63 ouvrages voûtés, 22 tabliers métalliques et deux viaducs plus tard, le 1er juillet 1908, la ligne fut inaugurée. Si les Saint-Gervolains furent déçus de ne pas voir la ligne passer par leur village, les Chamoniards virent dans cette ligne un essor phénoménal pour leur économie, devenue principalement touristique.

Le problème aujourd’hui, c’est que cette ligne plus que centenaire entretenue par RFF (Réseau Ferré de France) se retrouve encore avec des tronçons d’époque ! De même que le tunnel permettant la liaison entre la vallée de Chamonix et celle de Vallorcine (le tunnel des Montets) ne répond plus aux besoins de circulation du XXIe siècle. Et même pire. Selon le maire de Chamonix, Éric Fournier, porteur du dossier de rénovation de la ligne : « si RFF n’avait pas accepté le plan de rénovation, le tunnel ne répondait plus aux normes dès 2014. Cela aurait occasionné à coup sûr la mort de la ligne ! »

Aujourd’hui, après un interminable bras de fer entre les collectivités locales desservies par le Mont-Blanc Express et RFF, la ligne va enfin être rénovée, le tunnel des Montets remis aux normes et modifié, et le cadencement des trains augmenté pour faire de cette simple ligne secondaire, la véritable “épine dorsale” du transport en commun local.

Ce sont 20 années de “combat” qui aboutissent, pour le maire de Chamonix !

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Posted in Travaux, Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , | 2 Comments »

Éric Fournier veut faire de Chamonix une zone d’action prioritaire pour l’air

Posted by ardsl sur 1 mars 2012

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier, maire de Chamonix, propose de placer Chamonix en zone d’action prioritaire pour l’air (ZAPA). Il s’agirait de prendre de mesures de réductions du trafic motorisé en période de pic de pollutions. Explications.

L’édile chamoniard, également président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional (Nouveau Centre) veut ainsi limiter le trafic des poids lourds lors des épisodes de pollution.

ZAPA : jusqu’à 135 euros d’amende si vous roulez en zone interdite

Le décret sur les zones d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA) publié au Journal officiel du 22 février fixe le montant des amendes pour les automobilistes, chauffeurs de poids lourds, de bus et de cars qui contreviendront à la réglementation de ces zones interdites à certains véhicules jugés polluants : de 68 ou de 135 euros. À ce jour, huit villes sont candidates à l’expérimentation.

Les agglomérations volontaires pourront interdire les véhicules « les plus polluants » à pénétrer dans certaines zones, les ZAPA.

Maintenant que le décret est paru (JO du 22 février 2012), les villes vont-elles mordre aux Zapa, ces Zones d’actions prioritaires pour l’air créés par le Grenelle de l’Environnement ?

Le décret annonce la couleur : pour les automobilistes qui s’y aventureront avec un véhicule non autorisé parce que dépassant les seuils d’émissions de particules fines et d’oxyde d’azote, l’amende sera de 68 euros.

Pour les conducteurs de bus, autocars et autres poids lourds équipé d’un moteur antérieur à la norme Euro 4, le montant de l’amende s’élèvera à 135 euros. Avec immobilisation du véhicule dans tous les cas.

Dans les villes de plus de 100 000 habitants

La vallée de Chamonix, 9 février 2012. Photo : Daniel Zorloni.

Les ZAPA sont inscrites dans la loi Grenelle 2 votée en juillet 2010, et visent à réduire les émissions de particules et d’oxydes d’azote dans les agglomérations les plus polluées. Celles de plus de 100 000 habitants peuvent créer des ZAPA à titre expérimental.

Actuellement, huit agglomérations ont fait acte de candidature : Paris, Saint-Denis, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Nice, Aix-en-Provence. Les villes ont jusqu’au 16 juillet 2012 pour se porter candidates, mais la limite territoriale d’une ZAPA n’est pas encore clairement définie.

Selon une étude de faisabilité réalisée par l’Ademe, le pourcentage de véhicules non autorisés à pénétrer dans les ZAPA serait en 2012 de 64% pour les bus et autocars, 57% pour les poids lourds, 43% pour les véhicules utilitaires légers et 38% pour les véhicules légers.

Un second décret fixe, lui, la liste des véhicules dont l’accès à la zone ZAPA ne peut être interdit : il s’agit des véhicules d’intérêt général, des véhicules relevant du ministère de la Défense et des véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées.

Une ZAPA à Chamonix ?

Une modification de la loi semble nécessaire pour que Chamonix puisse s’inscrire dans le dispositif ZAPA, car la ville ne remplit pas le critère des 100 000 habitants. En effet Chamonix ne compte que 9 400 habitants permanents.

Dans tous les cas, il est urgent d’agir. La vallée de l’Arve subit des niveaux de pollution très importants. Pour réduire le trafic motorisé, il faut au plus vite rendre plus performant les transports respectueux de l’environnement. Cela signifie pour les particuliers de développer les transports publics par :

  • l’augmentation des fréquences des TER.
  • la modernisation des lignes ferroviaires (ligne du Mont-Blanc Express entre Saint-Gervais et Vallorcine, ligne Saint-Gervais – La Roche – Annecy / Annemasse).
  • l’utilisation du tramway du Mont-Blanc comme un transport public entre Le Fayet et le centre de Saint-Gervais.
  • la création d’un réseau de bus urbain à Sallanches (16 200 habitants), qui devrait également desservir les communes voisines (Cordon, Combloux, Megève, Praz-sur-Arly, Les Contamines-Montjoie, Saint-Gervais-les-Bains et Passy).
  • le développement d’un réel réseau de bus urbain à Cluses (18 000 habitants), qui devrait également desservir les communes voisines.
  • la création d’un réseau de bus urbain à Bonneville (12 300 habitants), qui devrait également desservir les communes voisines.

Pour les marchandises, il est impératif de réduire le trafic poids lourds. Le trafic international doit être reporté sur l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et Orbassano.

L’ARSMB (Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc) organise un débat public sur la pollution de la vallée de Chamonix vendredi 2 mars  à 20h30 à Chamonix (salle du Majestic).

(Avec mobilicites.com).

Posted in Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

La Région Rhône-Alpes donne son feu vert au Lyon-Turin

Posted by ardsl sur 10 février 2012

L’assemblée régionale a finalement dit oui à l’enquête publique lancée par le gouvernement sur le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Mais cela n’a pas été sans mal.

Cette enquête qui intéresse 74 communes de l’Isère et de Savoie tout au long du tracé a provoqué des débats sans fin parmi les élus régionaux. Si les élus du Front national ont déclaré d’emblée leur opposition à un projet « idéologique, au coût pharaonique en contradiction avec les intérêts de Rhône-Alpes », dixit Bruno Gollnisch, l’UDC (UMP, Radicaux et Nouveau centre) a développé des trésors de nuances sur la nécessaire concomitance des différentes phases du projet.

Alors que le maire de Chamonix Éric Fournier (UDC/Haute-Savoie) lançait sur le mode incantatoire : « les Alpes manquent d’air, donnons-leur du fer », Xavier Dullin (UDC/Savoie) entrait dans le détail pour prévenir toute avancée du projet en phases successives. Le risque selon lui serait de voir le fret transiter à travers l’agglomération de Chambéry et le long du lac du Bourget au cas où la réalisation des différentes étapes de la ligne ne serait pas globale et simultanée.

François Fillon à la rescousse

De leur côté, les élus d’Europe Écologie-Les Verts se sont abstenus lors du vote, une première depuis 2000. Motif invoqué : les rares études disponibles sur l’augmentation du trafic fret sous les Alpes sont farfelues sans parler de l’impact environnemental du chantier.

Plus surprenant, Jean-Jack Queyranne, le président (PS) de la Région a appelé à la rescousse le Premier ministre François Fillon dans le but de rassurer les élus de l’opposition UDC. Il a ni plus ni moins proposé de mettre aux voix un amendement reprenant mot pour mot une lettre de François Fillon à deux élus UMP, Pierre Hérisson et Michel  Bouvard, dans laquelle le chef du gouvernement s’engage à rendre opérationnel le tunnel international (l’ouvrage principal de 57 km) seulement lorsque les travaux précédents auront été réalisés. Notamment les tunnels sous la Chartreuse, Belledonne et le Glandon.

Bref, ce n’est pas un blanc-seing à l’aveugle que les conseillers régionaux ont donné au gouvernement.

Il faut dire que le chantier TGV Lyon-Turin ne pèse pas moins de vingt milliards d’euros (France et Italie confondues).

Télécharger l’avis de la Région Rhône-Alpes

(Avec Le Dauphiné Libéré).

Posted in Isère, Italie, Politique, Savoie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Mont-Blanc Express : une nouvelle signalisation, un renforcement de l’alimentation électrique et un renouvellement partiel de la voie

Posted by ardsl sur 7 janvier 2012

Le comité de pilotage de la modernisation du Mont-Blanc Express s’est réuni jeudi 5 janvier à Chambéry. Autour de la table : la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, RFF et Éric Fournier (maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional).

Le comité de pilotage s’est accordé sur la nécessité de mettre en oeuvre un programme fort de modernisation et de développement de la ligne Saint-Gervais – Vallorcine. Il s’agirait donc :

  • de changer la signalisation sur l’ensemble de la section française de la ligne
  • de créer les sous stations électriques nécessaires pour le renforcement des circulations
  • de procéder au renouvellement voie ballast (RVB) de certaines sections.

Ces travaux permettront notamment de densifier les circulations avec une possibilité de cadencement à la demi-heure sur une portion importante de l’itinéraire.

Si un accord de principe a été donné par l’ensemble des cofinanceurs, la recherche d’une ingénierie financière adaptée est encore en cours. Le calendrier de mise en oeuvre des travaux, avec un démarrage en avril, est confirmé.

Pour Éric Fournier : « Un grand pas, a donc été franchi, même si notre prudence de montagnards reste de mise. »

Posted in Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Éric Fournier : « nous voulons à travers la dynamisation du transport ferroviaire montrer qu’il est possible d’avoir un tourisme respecteux de l’environnement »

Posted by ardsl sur 5 janvier 2012

Le maire de Chamonix, Éric Fournier

Éric Fournier (Nouveau Centre), maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional était l’invité de la rédaction de France Bleu Pays de Savoie jeudi 5 janvier à 7h16.

Nous avons retranscrit l’entretien.

France Bleu Pays de Savoie : L’accord signé hier entre la SNCF et les Suisses sur l’exploitation de cette ligne du Mont-Blanc Express va-t-elle dans le bon sens pour vous ?

Éric Fournier : « Ah pour nous résolument la venue hier de Guillaume Pépy, le président de la SNCF est une très bonne nouvelle. Sa signature avec TMR, l’exploitant suisse renforce l’intérêt que nous portons au développement de cette ligne ferroviaire. Vous le savez la vallée de Chamonix est engagée dans un plan climat, c’est le premier plan climat des zones de montagne. Nous participons également activement au plan de protection de l’atmosphère et nous voulons à travers cette dynamisation du transport ferroviaire, que nous avons déjà engagée, montrer qu’il est possible d’avoir un tourisme respectueux demain de l’environnement et des grandes masses touristiques que constituent nos sites du pays du Mont-Blanc. »

D’après vous est-ce qu’il faut aller encore plus loin ? Dans le journal de 6h, on était avec Monsieur Christian Monteil, le président du Conseil général de la Haute-Savoie qui nous parlait d’un TGV régulier pour desservir les vallées du Chablais et de Chamonix.

« C’est une demande qui est déjà ancienne et que nous relayons pleinement avec l’ensemble des maires de station. »

Pourquoi ?

« En matière d’attractivité touristique et demain encore plus qu’aujourd’hui, il sera nécessaire de proposer à nos hôtes touristiques et il faut également penser à nos vallées qui sont également industrielles des dessertes de qualité sur le plan ferroviaire. L’évolution du coût des matières pétrolières, des coûts du transport nécessite que nous ayons ces capacités. Raisonner sur le ferroviaire, c’est relativement long. Il nous faut prévoir dès maintenant les améliorations en matière d’infrastructure qui seront nécessaires. Alors on parle beaucoup du CEVA. Mais CEVA, ça n’est pas suffisant pour la Haute-Savoie. Il faut absolument que maintenant nous ayons dans la vallée de l’Arve et dans le Chablais – et cette vallée de l’Arve a été un petit peu trop laissée pour compte sur ce sujet – des améliorations d’infrastructure en attendant la mise en oeuvre d’un TGV régulier. J’ai bien entendu effectivement les propos échangés avec Guillaume Pépy. »

Alors qu’a-t-il dit justement Guillaume Pépy sur cette demande ?

« Il est prêt à réévaluer les besoins et à relancer les études avec un accord et une contribution éventuelle des collectivités et du Conseil général. Donc ça c’est une bonne nouvelle également. Je crois qu’il nous faut raisonner sur la partie très symbolique du haut de vallée Saint-Gervais – Vallorcine sans oublier la desserte qui peut s’effectuer dans nos vallées et tout au long de la vallée de l’Arve jusqu’à Genève. »

Plus près de nous, Éric Fournier, les travaux de modernisation de la ligne justement du Mont-Blanc Express commencent au printemps. On en est où du financement ? On parle du bouclage aujourd’hui.

« Nous avons une réunion de comité de pilotage aujourd’hui à Chambéry avec l’ensemble des partenaires. Nous avons bon espoir. Nous sommes en phase pour faire des propositions permettant de boucler ce financement et d’engager ces travaux qui doivent commencer comme vous l’avez dit dès le mois d’avril. »

La part de Réseau Ferré de France qui au départ avait dit qu’il rénoverait dans le cadre d’Annecy 2018, puis finalement s’était désengagé, puis finalement revient.

« C’est l’objet du débat. Nous avons à faire comprendre à Réseau Ferré de France que l’engagement des collectivités ne vaut que s’il suit ces problématiques et ces investissements. »

Posted in Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Guillaume Pépy à Chamonix pour signer un rapprochement entre SNCF et les TMR

Posted by ardsl sur 4 janvier 2012

Le président de SNCF, Guillaume Pépy a participé mercredi 4 janvier à Chamonix à une réunion de travail sur la future gestion de la ligne ferroviaire Saint-Gervais – Vallorcine – Martigny. SNCF et les TMR (Transports de Martigny et Région) vont créer une société commune d’exploitation du Mont-Blanc Express.

Cette réunion de travail transfrontalière intervenait la veille du comité de pilotage de la modernisation du Mont-Blanc Express. Guillaume Pépy a ensuite tenu une conférence de presse.

La ligne entre Saint-Gervais et Vallorcine est longue de 55 kilomètres. Le Mont-Blanc Express transporte 1 100 000 voyageurs par an.

Guillaume Pépy, Raymond Carrupt (directeur des TMR) et Josiane Baud (directrice régionale SNCF) ont signé un protocole d’intention de coopération approfondie et opérationnelle entre SNCF et les TMR. Guillaume Pépy a insisté : « nous accompagnerons toujours ceux qui veulent faire plus » pour le Mont-Blanc Express. « Nous passons d’une coopération opérationnelle à une coopération plus étendue, pour faire comme si on n’était qu’un seul. Il y aura toujours la France et la Suisse, mais il faut qu’on sache faire l’addition du meilleur de Martigny et de Chamonix, comme si cette ligne ferroviaire était unique ! », a justifié Guillaume Pépy.

Cette coopération entre les TMR et SNCF réjouit Raymond Carrupt. Le directeur des TMR a déclaré : « nous renforçons aujourd’hui, une coopération transfrontalière centenaire. C’est important pour nous car sans cette aide de la SNCF, nous n’avons pas assez d’habitants dans la vallée de Trient pour faire vivre ce train. »

Éric Fournier (maire de Chamonix, président de la communauté de communes de Chamonix et conseiller régional NC/UDC) avait le sourire aux lèvres. Il faut dire que la venue de Guillaume Pépy à Chamonix arrive la veille d’une réunion du comité de pilotage des travaux de modernisation de la ligne Saint-Gervais – Vallorcine (prévue jeudi 5 janvier, à 14h, à Chambéry). Éric Fournier, qui avait déclaré (lors du comité de ligne) que la modernisation de la ligne devait être un projet de société, a de nouveau mis en avant la nécessité d’un tourisme plus durable à Chamonix. « Il faut que le ferroviaire soit à nouveau un acteur fort de notre tourisme de demain, dans une vallée aussi symbolique que celle de Chamonix ! », a-t-il plaidé.

Le président de SNCF a envoyé un signe fort de soutien à cette ligne. « L’engagement de la SNCF dans la vallée est durable. Je suis attaché à cette ligne. Il y a un intérêt général et touristique. On est là à jamais et nous accompagnerons toujours ceux qui veulent faire plus sur cette ligne. » Un soutien de poids avant la négociation du 5 janvier entre les élus et RFF qui doit permettre de se mettre d’accord sur le calendrier et la portée de la modernisation du Mont-Blanc Express.

La présidente du comité de ligne, Claire Donzel, et le président du Conseil général de la Haute-Savoie, Christian Monteil étaient également présents à Chamonix.

Les élus locaux ont offert à Guillaume Pépy, le livre de Frison-Roche « Premier de cordée« .

(Avec le messager.fr, France Bleu Pays de Savoie, TV8 Mont-Blanc et Le Dauphiné Libéré).

Posted in Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Modernisation du Mont-Blanc Express : duel au sommet entre Rhône-Alpes et RFF

Posted by ardsl sur 12 décembre 2011

2 rames du Mont-Blanc Express en gare de Vallorcine

Le projet avait été lancé fin 2006 par la signature d’un protocole d’intention réunissant la communauté de communes de la Vallée de Chamonix, le Conseil général de la Haute-Savoie, la région Rhône-Alpes, RFF, SNCF et le canton du Valais. Portant sur un total de 52 millions d’euros, il a été validé le 29 janvier 2011 aux Houches par la signature d’une convention de financement dans le cadre du plan de transport pour les Jeux olympiques d’Annecy, en 2018. Mais ce projet, antérieur à la candidature de la ville, restait indépendant des grands travaux ferroviaires voulus pour ces JO.

Rebondissement le 11 octobre dernier : une radio locale annonce que RFF se retire du projet Mont-Blanc Express. Information immédiatement démentie par RFF Rhône-Alpes-Auvergne, qui parle plutôt d’un rejet par plusieurs partenaires des deux scénarios de travaux proposés le 6 octobre lors d’un comité de pilotage à Annecy. En cause : un surcoût d’environ 10 millions, découlant des appels d’offres et consultations d’entreprises candidates. Le gestionnaire invite dès lors les partenaires à se retrouver le 18 octobre pour étudier un scénario moins coûteux.

Éric Fournier, le maire de Chamonix a défendu avec passion la modernisation de la ligne du Mont-Blanc Express lors du comité de ligne à Chamonix le 7 décembre

Éric Fournier, maire de Chamonix (Nouveau Centre), conseiller régional à la commission transports depuis près de dix ans, fustige une remise en cause du financement. Il ouvre sur Facebook un groupe nommé « Sauvons notre train » qui fédère en moins de 12 heures près de 2 400 membres. Les soutiens arrivent de partout en France mais aussi de l’étranger. Bernard Accoyer, maire d’Annecy-le-Vieux et président de l’Assemblée nationale y adhère. Éric Fournier assume le nom « dramatisé » choisi pour ce groupe : « Sauvons notre train », donc. Il explique que remettre les travaux en question pour des raisons financières c’est condamner à terme cette ligne, car si elle n’était plus performante, les partenaires risqueraient de s’en désintéresser.

Le 12 octobre, Éric Fournier est reçu en urgence au Conseil de la présidence de la République, à Paris, puis par le préfet de région et par le cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani. À son retour, il donne des nouvelles encourageantes : « Il me semble clair que les parties rencontrées s’attacheront au respect des engagements pris au titre de la convention. […] RFF a donc jusqu’à mardi pour revoir sa copie. » Mais, en fin de journée, Bernadette Laclais, la vice-présidente de Rhône-Alpes, chargée des transports, s’exprimait au nom des partenaires, jugeant « inacceptables » les propositions faites par RFF. Elle ajoutait que les collectivités n’ont pas vocation à financer la régénération d’infrastructures avec les 35 millions qu’elles ont consentis pour le volet « développement des services et cadencement ».

Si, pour Éric Fournier, les mauvais calculs sont dans les choix techniques de réalisation du chantier, RFF refuse catégoriquement tout surcoût et estime in fine que, « dans ces conditions, la probabilité que des travaux puissent débuter en 2012 est faible ». Chacun se renvoie donc la balle. Le 17 octobre, Éric Fournier a fait éditer un communiqué expliquant au public la situation et son point de vue. Il y dénonce entre autres que, en « voulant intégrer dans les opérations des travaux de régénération de la ligne qui relèvent de sa compétence exclusive, RFF fait encourir le risque le plus dramatique qui soit à ce projet » : un abandon pur et simple. Le document évoque des surcoûts réels de 70 % pour la réalisation des travaux de la ligne (soit 23 millions) et de 54 % pour la rénovation du tunnel des Montets, passant de 17 à 26 millions.

Finalement, la réunion du 18 octobre a été annulée, et les partenaires se sont rencontrés début novembre, à Paris, au secrétariat général de RFF, en présence du préfet de région pour trouver une solution. Mais, en vallée de Chamonix, on a préparé, au cas où, un plan B. « On peut accepter un délai d’un an maximum mais pas plus, on peut même être plus rapide mais il faut aller vite, vite, vite », commente Éric Fournier. Et l’ensemble des partenaires semble déterminé à attendre quelques mois, mais surtout pas des années.

Éric Fournier, maire de Chamonix : « Un plan B est possible s’il y a une réelle volonté de l’étudier »

Un plan B parle de laisser la partie travaux de voie du projet aux agents de l’établissement pour faire baisser les coûts, est-ce réaliste ?

Éric Fournier. « Lorsque je vois des coûts sensiblement inférieurs sur la partie valaisanne de la ligne TMR (Transports Martigny et région, exploitant Châtelard-Frontière – Martigny) et des propositions ne s’appuyant pas sur la ressource et les cheminots locaux qui ont pourtant un savoir-faire en matière de maintenance, je m’interroge. J’ai fait passer quelques lignes au préfet de région sur ce sujet, en expliquant qu’il y a une technicité existante, avec près de 17 km de RVB déjà faits au fil des ans. Pour moi, ce plan B est possible s’il y a une réelle volonté de l’étudier. Confier les travaux de voie à l’unité opérationnelle voie de l’ÉMB (Établissement Mont-Blanc SNCF, exploitant multifonctionnel de la ligne Saint-Gervais – Vallorcine) est sans doute la piste la plus sérieuse et la plus solide. Je relayerai cette proposition. »

Le projet : une restauration de la ligne de fond en comble

Pour la ligne 

  • Un renouvellement voie et ballast de 17 km
  • la (re)création d’une voie d’évitement au Buet
  • la réfection de trois ponts-rail
  • l’installation d’aiguillages motorisés dans certaines gares
  • l’automatisation de la signalisation
  • la création de deux nouvelles sous-stations électriques
  • le cadencement à un train toutes les 30 minutes
  • l’amélioration des gares et des services en ligne.

Pour le tunnel des Montets

  • le confortement de la structure du tunnel
  • le ripage et l’enrobage de la voie pour créer une plateforme routière plus large
  • l’aménagement et la sécurisation de la traversée routière avec automatisation de l’alternat pour supprimer les escortes par la gendarmerie et les services de secours et d’incendie. C’est le Conseil général de la Haute-Savoie qui finance cette partie précise.

(Source : Ville, Rail & Transports).

Note : Cet article a été publié par Ville, Rail & Transports avant la tenue du comité de ligne le 7 décembre à Chamonix. Lire le compte-rendu.

Posted in Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Retour sur le comité de ligne de Chamonix

Posted by ardsl sur 9 décembre 2011

Pierre Le Tiran, Pierre Salze (SNCF) et Philippe Soleil (RFF)

Le comité de ligne Saint-Gervais – Vallorcine s’est réuni mercredi 7 décembre à Chamonix sous la présidence de la conseillère régionale Claire Donzel. La discussion a notamment porté sur la modernisation de la ligne.

Les conditions hivernales n’ont pas contribué à une mobilisation importante de la population locale. Rare étaient les usagers présents. En revanche, les cheminots de l’établissement du Mont-Blanc (ÉMB) étaient présents pour défendre cette ligne à laquelle ils sont si attachés. Les élus locaux Éric Fournier (maire de Chamonix et président de la communauté de communes), Michel Charlet (conseiller général du canton de Chamonix) et Laure Schmutz (maire de Servoz) ont pu largement exprimer leur point de vue. Les services techniques de la Région Rhône-Alpes étaient représentés par Jacques Legaignoux (nouveau directeur des transports) et Sylvain Jaussaud (chargé d’étude). La présence de Karine Gavanesch la nouvelle chargée de mission transport ferroviaire au Conseil général de la Haute-Savoie marque le regain d’intérêt du département pour les questions ferroviaires. SNCF était représentée par Pierre Salze (directeur de l’ÉMB) et Pierre Le Tiran (responsable de ligne). RFF était représenté par Philippe Soleil, qui sera le directeur des travaux à venir sur la ligne.

Fréquentation de la ligne

La fréquentation précise de la ligne n’est pas connue en raison du dispositif de libre circulation dont bénéficient les habitants et les touristes séjournant sur le territoire de la communauté de communes de Chamonix. Cette libre circulation fait l’objet d’une convention avec la Région Rhône-Alpes. Cette convention est arrivée à son terme mi 2011. Des discussions sont en cours entre la Région et la communauté de communes de Chamonix pour son renouvellement. En attendant, la population locale et les touristes (via la carte d’hôte) bénéficient toujours de la gratuité du train sur le périmètre des transports urbains. 70% des utilisateurs de la ligne sont des bénéficiaires de ce dispositif.

La fréquentation de la ligne connaît d’importantes variations saisonnières. SNCF estime que le trafic monte à 7000 voyages/jour au mois d’août et tombe à 400 voyages/jour en novembre.

La fréquentation entre Le Fayet et Chamonix centre connaît une légère baisse en 2011, mais elle augmente sur le trajet entre Le Fayet et Les Praz de Chamonix. On observe une hausse de 19% de la fréquention sur le trajet Servoz – Le Fayet.

SNCF estime que le trafic interne à la ligne est en hausse en raison de l’attractivité de la vallée de Chamonix.

Le trafic avec le reste de la région Rhône-Alpes est stable. Une légère hausse du trafic est observée entre Paris et Chamonix.

Réalisation de l’offre

Seulement 125 trains ont dû être supprimés en 2011.

La ponctualité de la ligne est excellente avec 96% des trains à l’heure en 2011. Les rares retards sont le plus souvent liés à des attentes de correspondance au Fayet sur les trains en provenance de Bellegarde.

Aménagement des gares

Au premier plan Michel Charlet. Au second plan Eric Fournier

Michel Charlet a demandé des informations sur la modernisation de la gare de Chamonix. Courant 2012, un bureau multimodal sera ouvert en gare. Il délivrera aux voyageurs des informations sur les bus urbains ou les cars du Conseil général de la Haute-Savoie. Le groupe SNCF souhaite dynamiser la gare de Chamonix en y installant des activités marchandes. L’instruction des candidatures est en cours.

Les salles d’attente des gares de Vallorcine, Montroc et Argentière devraient être remise à niveau en 2012.

Pour la gare des Houches, d’importants travaux de mise aux normes de sécurité seraient nécessaires pour permettre de rouvrir le bâtiment voyageurs.

Les voyageurs montant à des arrêts sans billetterie doivent se présenter auprès du contrôleur pour obtenir un billet (sans surtaxe). Les abonnements TER devraient prochainement être disponibles par Internet. En revanche, pas de vente de billet en TER en ligne dans les prochains mois.

Multimodalité

L’ARDSL a rappelé la nécessité d’une harmonisation des horaires des différents transports collectifs du pays du Mont-Blanc.

Desserte événementielle

L’ARDSL a appuyé les dernières initiatives mises en oeuvre pour la fête des guides de Chamonix et le Kandahar en 2011. Daniel Zorloni, conducteur du Mont-Blanc Express, a souligné que de nombreux Valaisans s’étaient rendues au Kandahar grâce au Mont-Blanc Express. Il a demandé s’il était possible de renforcer ferroviaire la desserte entre Saint-Gervais et Chamonix lors du Kandahar 2012, en regrettant que les voyageurs arrivant depuis Lyon, Annecy ou Grenoble n’aient pu être acheminés par le Mont-Balnc Express jusqu’à la gare des Houches. SNCF a expliqué que cela nécessiterait de réduire le plan de transport entre Vallorcine et Chamonix.

Éric Fournier a appuyé ces remarques. Le maire de Chamonix considère que la mise en place de plan de transport spécifique aux grandes manifestations organisées dans la vallée s’avère indispensable. Pour le Kandahar 2012, qui aura lieu les 4 et 5 février, Éric Fournier affirme qu’un dispositif incitant les spectateurs à venir en transports en commun sera mis en place.

Service 2012

Les trains sont retardés de 7 à 8 minutes.

Service 2013

Les horaires des trains seront légèrement modifiés sur la section Chamonix – Martigny. Les TMR sont obligés de modifier de quelques minutes les horaires des arrivées et des départs à Martigny, en raison de la mise de l’horaire Romandie 2013 qui s’appuie sur une organisation différente de la desserte ferroviaire du bassin lémanique. Cela aura des conséquences, y compris en Valais.

Modernisation de la ligne en 2012 et 2013

Le maire de Chamonix a défendu avec passion la modernisation de la ligne du Mont-Blanc Express

Suite à une suggestion pertinente des cheminots, un comité de ligne devrait être organisé en mars 2012, juste avant le début des travaux de modernisation. Cela permettra une information précise sur le programme des travaux et la desserte routière de substitution.

Fin janvier 2011 aux Houches, une convention entre les collectivités locales et RFF avait été signé pour la modernisation de la ligne et du tunnel des Montets. Les travaux ont été estimés à 52,5M€. Le 6 octobre 2011 lors du comité de pilotage des travaux, RFF a informé les collectivités que les travaux auraient un coût très supérieur (22 M€ en plus) au montant initialement envisagé. RFF avait alors suggéré de renoncer à l’augmentation du débit de la ligne. Cette proposition a soulevé un tollé général de la partie des collectivités. Le maire de Chamonix, Éric Fournier, a pris la tête de la fronde. Une rencontre entre les élus locaux et le président de RFF, Hubert Du Mesnil, a eu lieu fin novembre à Paris.

Philippe Soleil a reconnu que le montant des travaux avait été sous estimé par RFF. Éric Fournier a avoué qu’on trouverait pas les 22M€ demandés par RFF. Il considère que les collectivités locales ne doivent payer l’entretien du réseau ferré national. Mais pour avancer les dossiers, les Régions participent de plus à l’entretien du réseau face aux efforts insuffisants de l’État en la matière. Le maire de Chamonix a notamment mentionné les efforts financiers de la Région Rhône-Alpes pour moderniser le sillon alpin sud (Valence – Chambéry). Il relie tout cela à la problématique du sous financement du réseau ferroviaire en France. Néanmoins, Eric Fournier pense que quelques millions supplémentaires pourront être mis par les collectivités pour compléter le financement.

RFF va présenter plusieurs scénarios de modernisation de la ligne lors du prochain comité de pilotage.

Selon les informations délivrées par Philippe Soleil et Éric Fournier, la ligne sera coupée entre Chamonix et la frontière du 2 avril au 7 décembre 2012 et du 1er avril  au 6 décembre 2013. Le financement de la modernisation du tunnel des Montets est acquis. Le Conseil général de la Haute-Savoie a décidé de rallonger son enveloppe budgétaire pour ce projet. En même temps que les travaux au tunnel, RFF mènera une opération conséquente de modernisation de la ligne ferroviaire entre Chamonix et la frontière. La voie ferrée et le ballast devraient être renouvelés sur une grande partie de l’itinéraire. Mais les travaux comprendront aussi des améliorations de la ligne. La signalisation sera changée dans l’objectif de permettre la circulation d’un train toutes les 30 minutes entre Chamonix et Vallorcine. Cela semble répondre aux besoins de mobilité de la vallée de Chamonix, puisque 80% des déplacements dans ce secteur sont des déplacements internes au périmètre de transports urbains de la communauté de communes de Chamonix selon Éric Fournier.

Pour Éric Fournier, le choix des collectivités locales de moderniser la ligne Saint-Gervais – Vallorcine constitue « un projet de société« . Il relie ce projet à la mise en  place dès janvier 2012 d’un plan de protection de l’atmosphère dans la vallée de l’Arve et à l’élaboration d’un plan climat volontariste par la communauté de communes de Chamonix.

La section Saint-Gervais – Chamonix ne sera pas totalement oubliée dans la modernisation du Mont-Blanc Express. Un renouvellement de la voie et du ballast est programmé en 2013 sur une section de 2 kilomètres à Servoz.

Concernant le tunnel des Montets, la modernisation permettra d’automatiser la circulation automobile lors des fermetures du col des Montets. Actuellement, des convois sont organisés sous la surveillance de la gendarmerie et des sapeurs pompiers.

Posted in Comités de ligne, Service 2012, Service 2013, Vallée de l'Arve | Tagué: , , , , , , , , , , | 3 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :